Présentation

Données générales

Carte du Liberia

Présentation du pays

Nom officiel : République du Libéria
Nature du régime : présidentiel, calqué sur celui des Etats-Unis d’Amérique
Chef de l’Etat : Mme Ellen Johnson Sirleaf
Vice-président : M. Joseph Boakai

Données géographiques

Superficie : 111 370 km²
Capitale : Monrovia
Villes principales : Gbarnga, Harper, Sanniquellie, Voinjama, Zwedru
Langue (s) officielle (s) : Anglais
Langue (s) courante (s) : Krio
Monnaie : Dollar libérien
Fête nationale : 26 juillet

Données démographiques

Population (2016) : 4,61 millions d’habitants (Banque mondiale)
Croissance démographique (2016) : 2,5 % (Banque mondiale)
Espérance de vie (2016) : 62 ans (Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 47,6 % (Estimation Unesco)
Religions : christianisme (2/3), religions traditionnelles (18%), islam (15%)
Indice de développement humain (2016) : 0,427 (177ème pays sur 188 selon le PNUD)

Données économiques

PIB (2016) : 2,1 milliards $ (Banque mondiale)
PIB par habitant (2016) : 473 $ (Banque mondiale)
Croissance (2016) : - 1,6 % (Banque mondiale)
Inflation (2016) : 5 % (Banque mondiale)
Balance commerciale (2015) : -0,86 milliard $ (Banque mondiale)
Principaux clients : Afrique du Sud, Etats-Unis, Espagne
Principaux fournisseurs : Corée du Sud, Chine, Singapour, Japon
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 34 %
  • industrie : 13 %
  • services : 53 %

Exportations de la France vers le Libéria (2016) : 21,74 M€ (DGT)
Importations françaises depuis le Libéria (2016) : 22,5 M€ (DGT)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Au pouvoir depuis 2006, Ellen Johnson Sirleaf achèvera son deuxième et dernier mandat le 31 décembre 2017. Ce second mandat aura été fortement marqué par les effets de l’épidémie Ebola qui, entre mars 2014 et juin 2016, a causé plus de 4800 décès et une forte désorganisation du tissu économique et social.
20 candidats (19 hommes et une seule femme) sont en lice pour briguer la succession de la Présidente Johnson Sirleaf, lors du scrutin présidentiel du 10 octobre. Le vice-Président Joseph Boakai se présente sous l’étiquette du parti majoritaire (Unity Party), alors que George Weah, l’ancien footballeur et principal opposant, a fait acte de candidature sous la bannière du « Congress for democratic change » (CDC). George Weah a fait alliance avec deux autres partis d’opposition, dont les figures de proue sont la Sénatrice Jewell Howard-Taylor (ex-épouse de l’ancien président Charles Taylor) et Alex Tyler, ex-Président de la Chambre des Représentants, écarté pour faits de corruption.
La campagne électorale, qui a débuté le 31 juillet, s’est déroulée sans heurts majeurs. Dans une déclaration signée en marge du Sommet de la CEDEAO qui s’est tenu à Monrovia le 4 juin 2017, les candidats à l’élection présidentielle s’étaient engagés à ce que la campagne se déroule pacifiquement et dans le respect mutuel.
A la demande des autorités libériennes, qui plaidaient pour le maintien d’une force sous régionale jusqu’à l’élection présidentielle d’octobre 2017, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a décidé de proroger le mandat des casques bleus de la MINUL jusqu’au 31 mars 2018.

Situation économique

Malgré la fin de l’épidémie d’Ebola, officiellement constatée par l’OMS en juin 2016, l’activité économique peine à rebondir. La baisse des cours des matières premières exportées (minerai de fer en particulier) représente un choc plus important qu’initialement prévu en raison de la chute des volumes de production. Dans une moindre mesure, le démantèlement progressif de la mission de maintien de la paix de l’ONU pèse sur l’activité, notamment par l’intermédiaire du secteur des services. Le Libéria est entré en récession en 2016 (-1,6 %) après deux années de croissance atone (0,7% en 2014 et 0% en 2015). Le FMI projette en 2017/18 une reprise de 2,6% portée principalement par le secteur minier (or et fer).

Le pays est soutenu par le Fonds monétaire international à travers un programme adossé à une facilité élargie de crédit. Les difficultés macroéconomiques du Liberia ont perturbé la conduite du programme (plusieurs critères de performance n’ont pas été respectés). La mise en œuvre de mesures correctives a toutefois permis l’adoption des 5e et 6e revues du programme.

Politique étrangère

Le Libéria entretient historiquement une relation privilégiée avec les Etats-Unis. La présidente Johnson Sirleaf a été reçue plusieurs fois à la Maison-Blanche au cours de ses deux mandats.

Le dialogue a repris entre le Libéria et ses voisins opposés au régime de Charles Taylor : la Sierra Leone (Taylor y avait soutenu les activités de rébellion du RUF), la Guinée (qui a soutenu les activités du LURD et subi des incursions libériennes en 2001), la Côte d’Ivoire (où des éléments libériens ont combattu dans l’Ouest début 2003 et ont pris part au conflit de 2010-2011).

Ellen Johnson Sirleaf est par ailleurs appelée, durant la dernière partie de son mandat, à jouer un rôle important dans la sous-région. Elle a été élue, lors du sommet de Dakar du 4 juin 2016, à la présidence de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), pour un mandat d’un an. Elle prend la succession de Macky Sall, président de la République du Sénégal.

Mise à jour : 02.10.17

Informations complémentaires

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