Accès rapide :

Les Nations unies et le Libéria

Présentation

Sanctions

Le Conseil de Sécurité a mis en place en 2003 un régime de sanctions adapté au changement de situation du pays. Ce régime imposait un embargo général sur les armes, sur les diamants, sur le bois ainsi que l’interdiction de voyager pour tous les individus qui entravaient le processus de paix.

Par ailleurs, le Conseil de Sécurité avait décidé de geler les avoirs de Charles Taylor et de ses proches afin d’éviter qu’ils ne déstabilisent à nouveau la région. Ce dispositif est progressivement levé. La résolution 1683, adoptée le 13 juin 2006, prévoit un régime d’exemption à l’embargo sur les armes au profit des personnels de la sécurité présidentielle ainsi qu’au profit des forces de police et de sécurité formées par la Mission des Nations unies au Libéria (MINUL).

La résolution 1689 du 20 juin 2006 lève l’embargo sur le bois, et la résolution 1753, adoptée le 27 avril 2007, met un terme à l’embargo sur les diamants. Enfin, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité le 12 décembre 2012 la résolution 2049, renouvelant le régime de sanctions pour une période de 12 mois et prorogeant pour la même période le mandat du Groupe d’experts.

Saluant les progrès constants que le gouvernement libérien fait dans la reconstruction du pays et soulignant la nécessité que l’armée, la police et les forces de sécurité aux frontières soient préparées pour protéger les Libériens au moment où la mission des Nations unies au Libéria (MINUL) se retire, le Conseil de sécurité a décidé, le 10 décembre 2013 de reconduire, pour une période de 12 mois, le mesures imposées au titre des résolutions 1521 (2003) et 1532 (2004).


La MINUL

Une décennie après la fin de la guerre civile, la présence des Nations unies au Libéria marque encore fortement le quotidien des Libériens : 8771 personnes (5926 militaires, 1458 policiers et 1387 civils) sont chargés de pallier la faiblesse des forces de sécurité en cours de restructuration pour assurer le maintien de l’ordre sur l’ensemble du territoire et notamment à la frontière libéro-ivoirienne.

Par ses résolutions 2066 (18 septembre 2012) et 2116 (18 septembre 2013), le Conseil de sécurité a renouvelé, par deux fois pour un an, le mandat de la MINUL et décidé de réduire de plus de la moitié (4.200 casques bleus) son personnel militaire au cours du triennal 2012 - 2015. Ces résolutions appellent aussi, de manière plus pressante qu’auparavant, le gouvernement libérien à redoubler d’efforts pour assurer la sécurité sur son territoire.

Pour épauler la police libérienne dans cette transition, la composante de police de la MINUL sera augmentée. Le programme de réduction des effectifs militaires est bien engagé et devrait permettre d’atteindre un plafond de 3750 militaires et 1795 policiers d’ici mi-2015. Katrin Landgren (Suède) est Représentante spéciale du Secrétaire générale au Libéria depuis le 27 avril 2012.


Mise à jour : 29.01.14

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014