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Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : République de Lettonie
Superficie : 64 600 km²
Capitale : Riga
Population (2016) : 1, 955 millions d’habitants (-0,57 %)
Espérance de vie : 69,5 ans pour les hommes et 79,1 ans pour les femmes
Villes principales : Daugavpils, Liepāja, Jelgava, Jūrmala
Langue officielle : letton
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2014)
Fête nationale : 18 novembre

Données économiques 2015

PIB : 24,8 Mds €
PIB par habitant : 12 500 € (24ème rang de l’UE)
Salaire mensuel brut moyen : 818 € (France : 2 874 €)
Salaire minimum : 370 € (France 1450 €)
Taux de croissance : 2,8 % (la prévision pour 2016 est de 3 %)
Taux de chômage : 9,7 %, prévision de 9,1 % en 2016
Taux d’inflation : 0,2 % (0,6 % en 2014), prévision de 0,4 % en 2016
Déficit public/PIB : 1,5 %, prévision de 1,6% en 2016
Dette publique : 37 % du PIB

Principaux clients : Lituanie (19 %), Estonie (11,7 %), Russie (8 %), Allemagne (6,6 %)
Principaux fournisseurs : Lituanie (17,5 %), Allemagne (11,1 %), Pologne (11,4 %), Russie (8,4 %),
Investissements, stock d’IDE français : 64,2 M € (19e rang)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 4,1 %
  • industrie : 21,7 %
  • services : 73,7 %

Exportations de la France vers la Lettonie (2015) : 275,5 M €
Composées comme suit par secteurs :
- agro-alimentaire 24,1%
- équipements mécaniques, matériel électrique et électronique 35,3%
- produits cosmétiques et chimiques 11,4%

Importations françaises de Lettonie (2015) : 213,6 M €
Composées comme suit par secteurs :
- bois et produits dérivés 21,8 %
- produits pétroliers et coke 33,3 %
- équipements et machines 16,5 %

Solde excédentaire de 61,9 M €

La Lettonie et l’UE

Contribution nationale au budget de l’UE en 2015 : 235,6 millions €

Fonds européens perçus en 2014 : 1 062 millions € Bénéficiaire net en 2014 : 818 M €

PAC : en 2020, le montant de l’aide sera de 196 euros/ha, contre 95 euros/ha en 2013, soit une augmentation de +135 % (986 M d’€) pour atteindre 1,7 Md d’€.

Nombre de députés au Parlement européen : 8 / 751
Nombre de voix au Conseil de l’UE depuis 2014 (en fonction de la population) : 0,46 % (précédemment, la Lettonie avait 4 voix sur 345, soit 1,2 %)

Politique intérieure

Prochaines échéances électorales : municipales en 2017, législatives en 2018.

Lorsqu’elle a recouvré son indépendance en 1991, la Lettonie a rétabli la Constitution de 1922 qui attribuait un rôle majeur à la Saeima, parlement monocaméral composé de cent membres élus pour quatre ans au scrutin proportionnel. Le président de la République est élu par les députés de la Saeima pour un mandat de quatre ans. Le vote se déroule à bulletin secret et à la majorité absolue (soit cinquante-et-une voix minimum sur cent). Son mandat est renouvelable une fois. Le président nomme le premier ministre, qui détient le pouvoir exécutif. Une Cour constitutionnelle est chargée depuis 1996 de contrôler la constitutionnalité des lois.

Raimonds Vējonis a été élu le 4 juin 2015 à la présidence de la République. Le président sortant, Andris Bērziņš,. plusieurs fois ministre de l’Environnement et ministre de la Défense au moment de son élection, est aussi le président du parti des Verts et des Paysans, qui se positionne comme une formation de droite conservatrice. Candidat de compromis, élu avec les voix du parti russophone Centre de la concorde , son action s’inscrit dans la continuité de celle de son prédecesseur, avec toutefois un accent supplémentaire sur la dimension sécuritaire.

Les élections législatives du 4 octobre 2014 avaient conforté la position du parti pro-russe Centre de la concorde (centre-gauche) comme première force politique lettone (23 % des votes). Toutefois, c’est une coalition de centre-droit composée des partis Unité (21,8 %), Alliance Nationale (16 %) et Union des Verts et des Paysans (19,5 %) qui formait le gouvernement. Le prolongement du mandat de Mme Laimdota Straujuma, à la tête du gouvernement depuis janvier 2014, avait fait l’objet d’un consensus général de la part des partenaires de la coalition. Mme Straujuma a démissionné le 7 décembre 2015, pour redevenir députée. Cumulée à l’indisponibilité du président en janvier 2015, cette démission a créé une vacance du pouvoir durant quelques semaines.

Le parti russophone du Centre de la concorde cristallise la problématique traditionnelle rencontrée dans les pays de l’ex-Union soviétique, où la communauté d’origine culturelle russe ravive, dans certaines franges de la population, la crainte du « cheval de Troie » de Moscou. Une minorité de députés de ce parti et les représentants de quelques groupes plus radicaux ont échoué à faire adopter par référendum, le 18 février 2012, la reconnaissance du russe comme seconde langue officielle (participation au scrutin : 70,73 %, oui au russe comme langue officielle : 24,8 %, non : 74,8 %). Ce référendum a donné lieu à une forte mobilisation et à un long débat, qui se poursuit sur le terrain des questions mémorielles et de la place de la Russie dans l’histoire de la Lettonie.

Les russophones représentent 30 % de la population lettone (et 50 % de celle de la capitale). À l’intention des membres de cette minorité qui résident de longue date en Lettonie sans posséder pour autant la nationalité lettone, Riga a mis en place une politique d’intégration (notamment par le biais de l’enseignement du letton) et de promotion de la naturalisation. Depuis l’entrée en vigueur de la loi lettone sur la nationalité en 1995, plus de 143 000 personnes ont obtenu la nationalité lettone, ce qui a contribué à faire passer la part des « non citoyens » (ne détenant ni passeport letton, ni passeport russe) dans la population de 29 % en 1995 à 12 % en 2015 (257 000 personnes).

Résultats des élections du 4 octobre 2014

Centre de la concorde : 24 sièges
Parti de centre-gauche pro-russe. Président : M. Jānis Urbanovičs

Unité : 23 sièges
Parti de centre-droit.. Présidente : Mme Solvita Āboltiņa

L’Union des verts et des paysans : 21 sièges
Parti de droite. Président : Raimonds Vējonis

L’Alliance nationale : 17 sièges
Parti nationaliste d’extrême-droite. Président : M. Gaidis Bērziņš

Association lettone des régions : 8 sièges
Parti centriste. Président : M. Mārtiņš Bondars.

Du cœur pour la Lettonie : 7 sièges
Parti de droite. Présidente : Mme Inguna Sudraba.

Autre parti n’ayant pas franchi la barrière de 5 %
PDHLU - Pour les droits de l’Homme en Lettonie unie
Parti russophone de gauche. Présidente : Mme Tatjana Ždanoka.

Questions économiques

Situation économique

Après trois années de récession (2008, 2009, 2010), l’économie lettone a affiché en 2011 un des meilleurs taux de croissance de la zone UE (5,5 %, soit au-dessus des prévisions) et un taux de croissance élevé en 2012 (5 %) et 2013 (4 %), avant de revenir à un rythme plus mesuré (2,4 % en 2014, 2,7 % en 2015 et 2,4 % prévu en 2016). L’ajustement interne drastique engagé dans le cadre du programme UE/FMI a permis à la Lettonie d’accroître ses parts sur ses principaux marchés d’exportations, les exportations lettones bénéficiant de l’amélioration de la compétitivité procurée par le fort ajustement à la baisse des salaires. Les exportations sont composées de produits agroalimentaires (20,2 % des ventes à l’export), de ceux de la filière bois (16,1 % des ventes), des machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques (15,5 % des ventes) et des produits métallurgiques (10,8 % des ventes).

L’acceptation sociale de ces sévères mesures d’ajustement économique puise son explication dans deux facteurs spécifiquement lettons. D’abord, la population a connu des conditions de vie difficiles durant la période soviétique. Ensuite, la réactivité des autorités lettones à engager ces mesures énergiques, avant même la perte de confiance des acteurs économiques, a permis un redressement rapide. Ces deux éléments s’appuient sur une économie de taille réduite, avec effet quasi instantané des mesures (soutenues par les banques scandinaves), un faible endettement public extérieur au début de la crise, et même une économie grise qui accroît la flexibilité déjà considérable du marché du travail.

Sur le plan commercial, les premiers clients de la Lettonie sont la Lituanie, l’Estonie, la Russie et l’Allemagne. Ses premiers fournisseurs sont la Lituanie, l’Allemagne, la Pologne et la Russie. La France est le 11ème client et le 13ème fournisseur de la Lettonie. Les principaux investisseurs étrangers en Lettonie sont les pays nordiques, notamment la Suède, qui représentent environ un tiers des investissements directs étrangers, et les Pays-Bas (8 %).

Situation énergétique

Sur le plan énergétique, la part des énergies primaires dans la consommation finale se répartit en Lettonie de la manière suivante : produits pétroliers 32 % ; gaz naturel 27 % ; bois de chauffage 27 % ; énergie électrique 13 % ; charbon 2 %. Ce mix énergétique est fortement influencé par la période soviétique, durant laquelle la consommation était fondée exclusivement sur trois sources d’énergie : les produits pétroliers, le gaz naturel et le bois. L’existence d’un réseau pour le gaz domestique et de grands réservoirs naturels de gaz ont permis à cette énergie de garder ses positions. Dans le domaine des énergies renouvelables, la prédominance du bois et de l’électricité produite par de grands barrages hydroélectriques ont limité l’émergence de nouvelles sources concurrentes d’énergie.

En dépit d’un potentiel important dans le domaine de l’hydroélectricité et de la biomasse (bois), seulement 44 % de la consommation d’énergie primaire proviennent des ressources énergétiques nationales. La dépendance de la Lettonie vis-à-vis de l’étranger (37 % en 2014 contre 43 % en 2010) va toutefois décroissant, du fait des interconnexions des États baltes avec leurs voisins scandinaves (LitPol Link, Estlink 2, NordBalt).

Cette dépendance à l’égard du gaz naturel russe est quelque peu atténuée par l’activité de stockage, qui permet à la Lettonie de gérer à l’avance une année de consommation annuelle. En effet, Latvijas Gāze importe et distribue le gaz en Lettonie, mais aussi dans les pays limitrophes, à partir du réservoir géologique d’Inčukalns au nord de Riga, d’une capacité de stockage de près de 5 Mds de m3. Elle maintient annuellement un stock alimenté en été à partir de la Russie et de la CEI, puis redistribué en hiver. À cet égard, la Lettonie, qui souhaite valoriser davantage sa grande capacité de stockage souterrain de gaz naturel, a récemment pris position pour la construction d’un terminal GNL, qui serait directement relié au réservoir d’Inčukalns. Le terminal flottant de GNL Indépendance , inauguré à Klaipeda (Lituanie) le 27 octobre 2014, opérant sous le régime du « third party access », donne accès au terminal à tout pays voisin ou partenaire intéressé à utiliser ses capacités pour son propre compte, et ce sur une base non-discriminatoire. Au besoin, le terminal pourrait à terme satisfaire jusqu’à 90 % des besoins en gaz de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie. Si ce projet met fin à la dépendance vis-à-vis du gaz russe (la compagnie nationale gazière Latvijas Gāze est par ailleurs détenue à hauteur de 34 % par le groupe russe Gazprom), il compromet la construction d’un terminal similaire en Lettonie.

L’importation des produits pétroliers provient pour plus de la moitié de la Russie ou de fournisseurs (Lituanie notamment) dont les approvisionnements proviennent également de la Russie.

L’essentiel de la production électrique provient de trois usines hydroélectriques installées sur le fleuve Daugava et de deux centrales de cogénération (à gaz) situées à Riga. La production hydroélectrique (50 % de la production totale d’électricité en moyenne) n’est pas pérenne, car elle est produite par des barrages tous situés sur le fleuve Daugava dont le débit peut être soumis à de fortes fluctuations. En conséquence, la Lettonie doit importer selon les années de 30 à 45 % de l’énergie électrique consommée, en provenance d’Estonie, de Lituanie et de Russie (avant sa fermeture en 2009, un tiers des importations provenaient de la centrale nucléaire d’Ignalina en Lituanie) ou recourir à de fortes importations de gaz pour alimenter ses usines de cogénération.

Transports

La compagnie nationale de transport Air Baltic a mis à l’étude le renouvellement complet de sa flotte. L’avionneur canadien Bombardier a été préféré à Airbus pour l’achat de 20 avions CS300. Cependant, ce projet ambitieux se heurte aux difficultés financières sérieuses de la compagnie Air Baltic, dont les résultats d’exploitation pourraient rendre le financement de cet achat difficile. Airbus se dit toujours disponible.

Dans le domaine du rail, une liaison ferroviaire entre les trois pays Baltes (Tallinn-Riga-Kaunas) jusqu’à la frontière polonaise est à l’étude. Le projet Rail Baltica, d’une valeur totale de 3,68 Mds €, sera financé par l’Union européenne à hauteur de 85 %. Des appels d’offres portant sur les études de faisabilité doivent être lancées avant la fin de l’année 2016. Les travaux de construction devraient commencer en 2019 ou 2020.

Politique extérieure

La Lettonie est devenue membre de l’OTAN en mars 2004. En répondant au sentiment d’insécurité des Lettons face à une éventuelle menace russe, cette adhésion était pour Riga une priorité de politique étrangère depuis l’indépendance recouvrée en 1991. À ce titre, des efforts budgétaires importants ont été consentis en matière de défense, même si la grave crise financière de 2008 les a interrompus. L’objectif est aujourd’hui que les dépenses de défense atteignent 2 % du PIB d’ici 2018 (1,4 % en 2016).

Depuis leur accession à l’Alliance en avril 2004, les trois États baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) bénéficient d’une mission de « police du ciel » permanente fournie, sur une base volontaire, par les Alliés. Initialement prévue pour la période 2004-2011, cette solution intérimaire a été reconduite. Une réévaluation aura lieu en 2018. La France, qui a participé à ces missions en 2007, 2010, 2011 et 2013 avec 4 Mirage, est à nouveau engagée en 2016 avec 4 Mirage M2000-5 basés sur la base de Šiauliai (Lituanie). L’occupation russe de la Crimée a amené les Alliés, dans leur ensemble, à renforcer leur présence dans ce cadre de « police du ciel » au-dessus des pays baltes. En 2017, des éléments français participeront au bataillon sous commandement britannique qui s’installera en Estonie.

Aux côtés des Français, la Lettonie est aussi engagée en Afrique : 7 soldats lettons se trouvent au Mali (EUTM). Dans le cadre de la mise en œuvre de l’article 42.7 du TUE, six formateurs lettons ont été déployés en Irak, pour renforcer l’efficacité opérationnelle de l’armée irakienne, et un officier letton est présent au Mali (MINUSMA).

Les relations avec la Russie sont complexes en raison notamment de l’existence en Lettonie d’une importante minorité russophone. Des trois États baltes, ce pays est celui dont la structure démographique a été la plus modifiée du fait de l’annexion soviétique. La réforme du système éducatif a notamment focalisé les critiques de la Russie : les écoles secondaires russophones ont dû porter à 60 % la part de l’enseignement en letton, seule langue officielle du pays, alors que certains au sein de la minorité russophone demandent au contraire que le russe soit reconnu comme seconde langue officielle. Riga considère en outre que Moscou cherche à exercer des pressions sur la politique intérieure lettone, notamment par le biais des médias russophones et de certaines ONG.
À cet égard, la décision des autorités russes, prise en juin 2008, de dispenser de visa pour la Russie les « non citoyens » de Lettonie est de nature à ralentir le processus de naturalisation : en effet, si les « non citoyens » peuvent accéder à l’espace Schengen au même titre que les citoyens lettons, ces derniers ont en revanche besoin d’un visa pour se rendre en Russie.

Les Russes insistent par ailleurs sur l’octroi du droit de vote aux élections municipales aux « non-citoyens » (majoritairement des russes ethniques), rappelant qu’il s’agit là d’une recommandation faite régulièrement par le Conseil de l’Europe, et sur l’octroi automatique de la citoyenneté lettone aux enfants des « non-citoyens » nés en Lettonie après le 21 août 1991. Les Lettons laissent entrevoir une possible ouverture sur la deuxième proposition, sans douleur pour eux et politiquement symbolique. Ils écartent catégoriquement la première qui ferait progresser de façon substantielle le nombre de soutiens potentiels du parti russophone Centre de la concorde bien au-delà des 23 % (résultat obtenu aux élections législatives du 4 octobre 2014).

Bien que le statut de la minorité russophone en Lettonie constitue l’un des principaux obstacles à la normalisation totale des relations entre les deux pays, ces dernières ont néanmoins progressé jusqu’à un passé récent, guidées par des considérations pragmatiques, notamment en matière d’échanges commerciaux (la Russie reste le 3ème client et le 4ème fournisseur de la Lettonie, même si sa part de marché régresse). La signature en 2007 d’un traité frontalier a ainsi été une étape importante dans l’établissement de bonnes relations entre les deux pays. Par ailleurs, des efforts ont été entrepris sous les présidences Medvedev et Zatlers, afin de limiter les divergences d’appréciations portant sur l’histoire récente : pacte Ribbentrop-Molotov, rôle de la légion lettone de la Waffen-SS (des rassemblements d’anciens combattants lettons sont organisés chaque 16 mars, date anniversaire des derniers combats « héroïques » en 1944 des légionnaires lettons de la Waffen SS en Courlande contre l’armée soviétique), signification du 9 mai 1945 (considéré comme le jour de la victoire par Moscou ou comme le premier jour de l’occupation soviétique par de nombreux Lettons). Les travaux de la commission bilatérale d’historiens, créée dans ce cadre pour contribuer à aplanir les divergences d’interprétation, ont toutefois été suspendus en septembre 2014.

La crise ukrainienne a en effet ravivé les tensions russo-lettones. La Lettonie soutient fermement l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Elle s’inquiète également de la propagande russe et des provocations de certains hommes politiques russes, qui agitent de façon plus ou moins voilée la menace d’une intervention russe en Lettonie.

Mise à jour : 19.09.16


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