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Géographie et histoire

Géographie

Situé sur le territoire très montagneux et verdoyant du massif du Drakensberg (1300 m d’altitude), le plus élevé d’Afrique australe, le Lesotho est un petit pays enclavé au sein de la République d’Afrique du Sud. Son climat est tempéré (les températures y varient de +32° en été, de novembre à février, à -7° en hiver, de mai à août) quoique sujet, ces dernières années, à de fortes perturbations (sécheresses, inondations). Il compte une population d’environ 2 millions d’habitants. Le décalage horaire est de GMT+2.

Histoire

L’établissement progressif de groupes d’éleveurs sothos à partir du XVIe siècle constitue le premier ferment de la nation basotho. Au XIXe siècle, le roi Mosheshoe Ier réussit à unifier les ethnies sothos du sud face aux expansionnismes boers et zoulous. Le royaume accepte toutefois de composer avec les missionnaires qui cherchent à évangéliser le pays, et se rapproche des Britanniques (traité d’alliance de 1843, puis mise sous protectorat en 1868, le royaume prenant alors le nom de Basutoland).
Le pays accède à l’indépendance en 1966 et se dote des institutions d’une monarchie constitutionnelle. En 1970, le souverain Mosheshoe II est contraint à l’exil temporaire par le Premier Ministre sortant Leabua Jonathan. Ce dernier, refusant le verdict des urnes, instaure une dictature qui, en dépit d’un début de guerilla, se prolonge jusqu’au coup d’Etat militaire de 1986. Cette intervention de l’armée permet le retour du roi. Le souverain doit de nouveau se retirer en 1987 au profit de son fils Letsie III. En 1995, deux ans après la restauration du gouvernement constitutionnel, Mosheshoe II est de nouveau officiellement réinstallé grâce à une nouvelle intervention militaire. Il meurt en janvier 1996, date à laquelle Letsie III lui succède définitivement.
Les élections contestées de mars 1998 suscitent des troubles (émeutes, début de mutinerie militaire). Dépassé, le gouvernement sotho est contraint de solliciter intervention militaire de la SADC en septembre 1998. Les affrontements entre les forces de la SADC et certaines unités militaires, ainsi que les pillages, ravagent la capitale Maseru (350 millions de dollars de dégâts), ainsi que les villes de Mafeteng et Mohale’Hoek. Le retour au calme permet le départ des troupes de la SADC en mai 1999, et une reprise de la démocratisation du pays, avec l’introduction d’une part de proportionnelle dans le mode scrutin qui garantit une meilleure représentation de l’opposition.

Mise à jour : 09.03.17

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