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Présentation du Koweït

Présentation

Données générales

Nom officiel : Etat du Koweït
Nature du régime : monarchie parlementaire
Constitution : 1962
Chef de l’Etat et/ou du gouvernement :
Emir : Cheikh Sabah Al Ahmad Al Jaber Al Sabah (depuis 2006)
Prince héritier : Cheikh Nawaf Al Ahmad Al Jaber Al Sabah
Premier ministre : Cheikh Jaber Al Moubarak Al Hamad Al Sabah (depuis décembre 2011)
Le pays est doté d’un parlement composé de 50 députés élus au suffrage universel.
Le Koweït est un des six membres du Conseil de Coopération des Etats Arabes du Golfe (CCEAG, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Oman, Bahreïn), de la Ligue des Etats Arabes et de l’Organisation de la Coopération Islamique.

Données géographiques

Superficie : 17.818 km²
Capitale : Koweït (Kuwait-City)
Villes principales : Kuwait-City (2,68 Millions hab), Jahra, Ahmadi
Langue(s) officielle(s) : arabe
Monnaie : dinar koweitien (1KD = 2, 95 €, septembre 2016)
Fête nationale : 25 février (indépendance acquise en 1961)

Données démographiques

Population : 4,1 millions d’habitants
Nationaux : 1,3 million
Non-nationaux : 2,7 millions
Densité : 115/hab/km²
Taux de croissance de la population : 2,9
Indice de fécondité : 2,3
Espérance de vie à la naissance : 75 ans
Taux d’alphabétisation : 94 %
Religions : musulmans (85% : chiites duodécimains un tiers, sunnites de rite malékite, deux tiers ; Islam : religion officielle), chrétiens (11,1%), hindous (3,5 %), autres (0,2%).
Indice de développement humain : 0,790 ; 54ème rang mondial

Données économiques
(DGT, FMI - les données 2015 constituent à ce stade des prévisions)

PIB nominal du Koweït : 121 Mds $(2015)
PIB par habitant PPA : 29611 $/hab (2015)
Taux de croissance 2015 : 0,3%
Taux de chômage : 5 % (2014)
Taux d’inflation : 3,4% (2015)
Solde public : 1,2% du PIB (2015)
Solde courant : + 11,2 Mds $ (2015)
Balance des paiements : 0,3 Md $ (2015)

Principaux clients en ordre décroissant (2015) : Corée du Sud, Chine, Inde, Japon, Etats-Unis, Pakistan, Singapour
Principaux fournisseurs en ordre décroissant (2015) : Chine, Etats-Unis, Arabie saoudite, Japon, Allemagne, France, Inde.

Production de pétrole brut : 2,83 mb/j (2015)
Quota OPEP : 2,2 mb/j (depuis janvier 2009)
Réserves : 5èmes réserves pétrolières dans le monde, 7% des réserves mondiales
11ème producteur et 5ème exportateur de pétrole de la planète
95% des exportations du Koweït constituées par le pétrole brut et les produits dérivés
Membre fondateur de l’OPEP (1960)

Exportations de la France vers le Koweït (2015) : 947 M€
Importations françaises depuis le Koweït (2015) : 437 M€
Solde de la balance commerciale (2014) : 510M€
Part de marché française : 4,74% (2015)

Sources : FMI, Banque mondiale, PNUD, Unicef, ministère de l’Economie et des Finances

Le site du ministère de l’économie et des finances propose de plus amples données statistiques.

Consulats de France : une chancellerie consulaire au sein de l’ambassade
Communauté française au Koweït : plus de 1100 Français enregistrés. Le Lycée français, établissement homologué, accueille environ 1500 élèves de la maternelle à la terminale.

Politique intérieure

Le système politique koweitien, à la fois monarchique et parlementaire, est l’un des plus libéraux du monde arabe et a fortiori de la péninsule arabique. Le parlement est élu au suffrage universel (cinquante membres renouvelés tous les quatre ans). La vie politique est marquée par une véritable culture du débat (presse libre, rôle des salons politiques ou diwaniya). Le système est, en outre, un des plus inclusifs de la zone : le parlement comprend des sunnites, des chiites, des islamistes, des représentants tribaux et des libéraux.

La forme participative du pouvoir au Koweït, incluant les femmes qui ont le droit de vote depuis 2005, a permis de pacifier sunnites et chiites du pays. Ces derniers apparaissent comme un soutien important à l’émir et à la famille régnante Al Sabah.

L’instabilité gouvernementale a cependant longtemps été la faiblesse du modèle monarchique constitutionnel de l’émirat. Depuis deux ans cependant, le Koweït jouit d’une stabilité gouvernementale inédite dans un pays qui pourrait apparaître comme clivé (70% de sunnites, 30% de chiites, 65% de familles d’origine bédouine, 35% de citadins, des bidouns – environ 120 000 apatrides sans papiers –, une population composée d’1/3 de Koweïtiens et 2/3 d’étrangers). Le pays est aujourd’hui gouverné par 15 ministres, quasiment tous technocrates et représentant les différents courants (islamistes, modernistes), segments (bédouins, familles marchandes) et membres de la famille régnante.

Le Parlement est l’enceinte légitime des débats et a traditionnellement permis à l’opposition, notamment aux islamistes, de contrer le gouvernement et indirectement l’Emir. A la tête de ce Parlement, a été hissé un président jeune, M. Marzouq Al Ghanim.

La presse koweïtienne est la plus libérale de la région avec des médias écrits et audiovisuels inquisiteurs, polémistes, abordant toutes les questions y compris les plus taboues et s’emparant de tous les sujets à l’exception de la personne de l’Emir, dont le rôle et la personne sont protégés par la constitution. A cette presse s’ajoutent les réseaux sociaux qui font du Koweït le pays le plus « branché » dans le monde (record mondial de tweets et de publications instagram par habitant).
Le ciment national demeure l’Emir et la famille Al Sabah en général, intimement mêlée à la population du pays. Les familles marchandes détiennent une fortune supérieure à celle desdirigeants, perpétuant ainsi le pacte qui lie les Koweïtiens entre eux et qui a été reconfirmé au lendemain de la libération du pays.

Le 26 juin 2015, un attentat à la bombe visant des fidèles réunis dans la mosquée chiite Imam Al Sadeq à l’heure de la prière, a entraîné la mort de 27 personnes. Il s’agit là du premier attentat commis sur le sol koweïtien depuis 1985. Immédiatement, l’Emir et les personnalités politiques et les médias du pays ont insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale.

Situation économique

Le Koweït est un pays rentier : les revenus tirés de la production pétrolière (2,9Mb/j), et des investissements réalisés à l’étranger ont permis à la population koweitienne de bénéficier d’un niveau de vie élevé (avec un PIB par habitant dépassant les 50 000 $, soit le deuxième plus important de la zone) grâce à un État providence particulièrement généreux. Le secteur des hydrocarbures (5ème réserves mondiales) entrant pour plus de 60% dans la composition du PIB, l’évolution de la croissance économique est étroitement corrélée à celle du prix du baril de brut. Elle est également tirée par les services et le secteur immobilier.

Au cours des dernières années, le Koweït a ainsi accumulé plus de 230 Mds$ d’excédents courants, investis largement à l’étranger. Les comptes publics ont depuis 16 années consécutives affichés de très larges excédents (35Mds€ pour l’année fiscale 2013/2014 soit 26% du PIB). Cependant, la baisse des prix du baril de brut (inférieur à 50$ début 2015) est en train de ralentir cette dynamique voire même de l’inversée. Sur l’année fiscale 2014/2015, l’excèdent budgétaire a été ramené à 12,5 Mds€ soit 8,7% du PIB. Selon les premières estimations, le Koweït affichera un budget déficitaire sur l’année 2015/2016. Le montant des actifs gérés par le fonds souverain Kuwait Investment Authority (KIA) serait par ailleurs compris entre 400 et 700 Mds$.

La performance économique et financière de l’année 2015 a subi le contrecoup de l’évolution intervenue depuis plus d’un an sur le marché international des hydrocarbures. La croissance en volume du PIB a été comparable à ce qu’elle avait été en 2013-2014 . D’une part parce que la production d’hydrocarbures a stagné, voire légèrement diminué. D’autre part parce que la croissance du PIB hors hydrocarbures a été un peu moins soutenue que les années précédentes.

Après une mise en œuvre laborieuse du plan quinquennal de développement de 127 Mds$ adopté en 2009, l’élection d’un Parlement plus coopératif en décembre 2012 a permis de relancer et de finaliser certains grands dossiers bloqués de longue date.

Certains dossiers tels que la privatisation et le renouvellement de la flotte de Kuwait Airways, l’appel d’offres du pont Cheikh Jaber, la réforme de l’autorité pour les investissements étrangers, la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport international ainsi que les projets du plan quadriennal de développement 2010-2014 ont pu être lancés. Le nouveau Parlement élu en juillet 2013 (le précédent ayant été invalidé) a poursuivi dans cette voie avec une accélération assez nette dans le lancement des grands projets à venir. Finalement, près de 110Mds$ d’investissement auront été réalisés sur cette période avec une priorité qui a été donnée aux secteurs de la santé (neuf nouveaux hôpitaux publics), aux travaux publics (construction d’une nouvelle cité universitaire, projet de métro) et de l’énergie (centrales électriques, usines de dessalement). Un nouveau plan de développement quinquennal a débuté en avril 2015 et prévoit des investissements annuels qui devraient être d’un montant de 11,8 Mds KWD (35 Mds€).

Politique extérieure

Le Koweït, en dépit de son ancrage marqué au sein du CCEAG, revendique une place singulière dans le paysage régional. Sa richesse et la structure de son économie de rente le rapprochent fortement du Qatar, dont il a le même PIB. Pour autant, le Koweït a fait le choix depuis le traumatisme de l’invasion irakienne (1990) d’une politique mettant en avant des considérations de bon voisinage, de modération et de médiation dans un contexte régional extrêmement troublé. La leçon de la guerre du Golfe a modéré toute velléité de surexposition régionale, a induit une proximité et reconnaissance particulières envers l’ONU et une propension à une politique de l’humanitaire et de l’aide au développement.

Cette politique se traduit d’abord au niveau régional. Avec l’Arabie saoudite, les relations sont denses et proches (le gouvernement koweïtien en exil a trouvé refuge à Taëf en 1990). Sur les grands enjeux régionaux, les deux pays se concertent régulièrement et convergent, même si le Koweït doit tenir compte de ses équilibres externes et internes (70% sunnites – 30% chiites), différents de ceux de son grand voisin.

Depuis l’intervention au Yémen de la Coalition internationale emmenée par l’Arabie saoudite (mars 2015), à laquelle Koweït participe formellement, l’émirat mène une politique de médiation et de bons offices. Il a ainsi accueilli, entre avril et août 2016, les négociations inter-yéménites, autour du RSSGNU, Ismael Ould Cheikh Ahmad.
L’Irak et le Koweït entretiennent de bonnes relations depuis l’invasion de 1990. Les Koweïtiens sont reconnaissants à la logistique onusienne de superviser la réconciliation. Les frontières ont ainsi été délimitées, les relations de gouvernement à gouvernement sont, depuis la chute de Saddam Hussein, confiantes et constructives et les conflits et différends latents (accès au Chatt Al Arab) sont traités au travers de mécanismes régulateurs. Le Premier ministre irakien s’est rendu au Koweït à la fin de l’année 2014 pour clore la commission mixte bilatérale mais aussi remercier le Koweït d’avoir accepté de différer les derniers remboursements (4,6 Mds $) dus au titre des dommages de guerre.

Avec l’Iran, les relations se veulent à la fois cordiales, constructives et méfiantes. Il est certainement de l’intérêt stratégique du Koweït d’éviter toute surenchère à l’égard de l’Iran et de le juger, surtout depuis l’élection saluée de Rohani, sur ses actes et non sur ses intentions. La priorité immédiate du Koweït est de veiller à la sécurité des installations nucléaires civiles proches de son territoire et de cantonner les velléités d’hégémonie régionale de l’Iran.

Le CCEAG constitue le premier cercle de la politique extérieure koweïtienne. Au sein de l’organisation, sous présidence du Koweït en 2014, le pays est apparu soucieux de veiller à la bonne entente au sein de l’organisation. La médiation personnelle de l’Emir a ainsi été décisive dans le processus de résolution de la crise ouverte née en mars 2014, entre l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, d’une part, le Qatar, d’autre part.

Le Koweït a exercé par ailleurs la présidence du sommet de la Ligue arabe (jusqu’en mars 2015) en œuvrant en faveur de la cause palestinienne, comme en témoigne la visite historique que le ministre des Affaires étrangères a effectuée à Jérusalem en septembre 2014.

Sur les grands sujets régionaux (Syrie, Daech, Egypte), le Koweït fait le choix de l’action humanitaire : le Koweït a ainsi accueilli en janvier 2013 et 2014 les conférences internationales des donateurs pour le peuple syrien, tout en donnant l’exemple (500 M$ d’aide en 2014). A l’automne 2014, il a manifesté son appartenance à la coalition anti-Daech, sans s’impliquer dans des opérations militaires. Le report d’un an du remboursement de la dette irakienne au Koweït a ainsi été présenté comme la contribution de l’émirat au renforcement de Bagdad dans la lutte contre Daech. En Egypte, depuis l’éviction de M. Morsi, le Koweït se tient aux côtés des autorités égyptiennes et se montre fort généreux avec le Caire. La première visite étrangère au Koweït en 2015 a été celle du président Sissi le 5 janvier. Au Yémen, le Koweït a attribué une aide de 100 M$ avant le début du Ramadan.

La politique d’aide de l’émirat, notamment dans l’action humanitaire, a permis au Koweït ces dernières années de se forger une respectabilité internationale et a valu à l’Emir de recevoir du Secrétaire général des Nations Unies le titre honorifique de « leader humanitaire mondial » : aide à la Syrie, aide à l’Afrique (don à l’OMS pour la lutte contre Ebola, aide humanitaire au Soudan du Sud), etc.

Les Etats-Unis demeurent la clé de voûte du système de sécurité du Koweït, plus de 20 000 soldats américains sont présents sur son sol. Pour autant, le Koweït est preneur de relations diversifiées, notamment avec les autres membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et avec les puissances émergentes.

Mise à jour : 23.09.16

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