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La France et le Koweït

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Relations politiques

La relation bilatérale est ancienne et confiante. La mémoire de la participation de la France à la libération du Koweït (1991) reste vive et sa fermeté sur l’application des résolutions de l’ONU concernant le Koweït (reconnaissance de la frontière, paiement d’indemnités, restitution d’archives et de restes de soldats koweitiens) par l’Irak est appréciée.

Visites

Visites koweïtiennes en France

Premier Ministre, Cheikh Jaber Al Sabah, septembre 2012.
Ministre des Communications et des transports, M. Mutiab Ahmad Al Ozeina, novembre 2012.
Ministre de l’Education et de l’enseignement supérieur, Dr. N. Falah Al Hajraf, novembre 2013.
Ministre des Affaires étrangères, Cheikh Sabah Khaled Al Sabah, janvier 2014.
Président de l’Assemblée nationale du Koweït, M. Marzouk Ali Al Ghanim, janvier 2014.
Directeur Général de Kuwait Investment Authority (KIA), M. Bader M. Al Saad, février 2014.
Ministre des finances, M. Anas Khalid Al Saleh, février 2014.
Ministre des Affaires étrangères, Cheikh Sabah Khaled Al Sabah, septembre 2014.
Ministre des Affaires étrangères, Cheikh Sabah Khaled Al Sabah, mai 2015.
Ministre des Affaires étrangères, Cheikh Sabah Khaled Al Sabah, juin 2015.
Premier ministre, Cheikh Jaber Al Moubarak Al Sabah, octobre 2015.

Visites françaises au Koweït

Ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, E. Besson, mars 2012.
Ministre du Commerce extérieur, N. Bricq, mars 2013.
Chef d’Etat-major des armées, Amiral Guillaud, avril 2013.
Ministre délégué à la Mémoire et aux Anciens combattants, K. Arif, mai 2014.
Ministre des Affaires étrangères et du Développement international, M. Laurent Fabius, janvier 2015.
Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, Mme Annick Girardin, mars 2015.
Ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, juin 2015.
Ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, août 2016.

Relations économiques

Les échanges entre la France et le Koweït sont de nouveau en hausse et le dynamisme de nos exportations mérite d’être signalé pour 2015 (+122% sur un an).

La valeur globale des échanges commerciaux a atteint 1,7 milliard d’euros en 2015, contre 1,3 milliard d’euros en 2014. Cette augmentation de 31% sur un an permet de passer d’un déficit quasi constant (-257 millions d’euros en 2014) à un excédent confortable de 510 millions d’euros. Cet excèdent s’explique par la forte hausse des exportations françaises vers le Koweït, soutenues par les ventes d’aéronefs et de matériels de transport : 733 millions d’euros contre 114 millions d’euros en 2014 ; achat de 25 Airbus en 2013 (1,3 milliard d’euros) avec un second versement effectué en 2015. Augmentant de 122% sur un an, les exportations françaises s’élèvent à 1,11 milliard d’euros en 2015 contre 500 millions d’euros en 2014. La France se positionne comme le 10ème fournisseur du Koweït depuis 2014, derrière l’Allemagne et la Corée du Sud mais devant l’Inde et l’Italie.

Pour l’année 2015, les importations en provenance du Koweït affichent une baisse sensible, associée à l’effondrement des cours mondiaux du pétrole brut dans la mesure où ces importations sont composées à 97% d’hydrocarbures. Après une nette reprise enregistrée en 2012 (+331%) et en 2013 (+49%), les importations koweïtiennes ont atteint 604 millions d’euros en 2015, contre 754 millions d’euros en 2014, soit une baisse de 20% sur un an. En 2014, la France était le 13ème client du Koweït, selon le FMI.

Décroissant régulièrement depuis les années 2000, notre part de marché se stabilise aux environs de 3% depuis 2014, contre 6,3% en 1994.

Le Koweït est considéré, en dépit de la récente détérioration des comptes publics (déficit budgétaire annoncé de 21 millions d’euros pour l’année fiscale 2015/2016), comme un marché intéressant et solvable. Près de 30 milliards d’euros de contrats ont été attribués en 2015 contre 27 milliards d’euros en 2014. Sous l’impulsion du gouvernement, conscient du retard à rattraper en matière d’infrastructures et d’équipements industriels, cette tendance pourrait se confirmer en 2016 où le montant des contrats attribués pourrait atteindre 40 milliards d’euros selon le ministère du Plan. Les secteurs des hydrocarbures, de la santé, des transports et de l’énergie (eau comprise) sont signalés.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération franco-koweitienne s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération culturelle, scientifique et technique reposant sur un accord bilatéral signé à Paris le 18 septembre 1969, complété par un accord de coopération archéologique signé le 1er mars 1983, ainsi que sur le protocole de coopération dans le domaine de la santé, signé en 2006. Le Koweït fait partie, au même titre que l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabe unis, le Qatar et Oman, des pays bénéficiant de conditions dérogatoires pour la formation en France de ses médecins spécialistes.

La France occupe au Koweït une place originale et représente une ouverture vers l’Europe, jouit dans ce pays au plan culturel, éducatif et universitaire d’une image positive. A la suite de la signature, en janvier 2015, d’une lettre d’intention pour le renforcement de la coopération sur le français, ce dernier a été introduit à titre expérimental dans plusieurs collèges dès la rentrée 2015.

Le lycée français de Koweït, homologué par l’agence pour l’enseignement du français à l’étranger, accueille plus de 1300 élèves dont 15% de français, 12 % de nationaux et 73% d’étrangers tiers. 50% des élèves koweitiens du lycée poursuivent des études supérieures en France.

L’Institut français au Koweït créé en 2012 réunit l’ensemble du réseau culturel et résulte de la fusion de l’Institut Voltaire (centre de langue) et du Cercle francophone de Koweït (disposant de plus de 20 000 ouvrages).

La coopération universitaire franco-koweitienne se développe dans un contexte de prédominance du modèle anglo-saxon. Les filières d’enseignement scientifique, en particulier les écoles d’ingénieurs et de commerce, constituent les centres d’intérêts principaux des étudiants koweitiens. Une centaine d’étudiants sont inscrits au sein des établissements français d’enseignement supérieur, plaçant la France au 10ème rang des pays d’accueil des étudiants koweitiens. En outre, la création d’un département de langue française à l’université de Koweït inscrit durablement la langue française dans le cursus universitaire du pays.

En matière de formation médicale, un accord, signé en 2006, permet la spécialisation en France d’un contingent de dix médecins Koweitiens par an, dans des conditions identiques à celles des internes français.

Plusieurs organismes français, tels le Bureau de recherches géologiques et minières, l’Institut Français du Pétrole ou l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, développent des actions de coopération en partenariat avec le Kuwait Institute for Scientific Research (KISR), présidé par le ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

La France mène des activités dans le domaine de l’archéologie depuis 1983. Les programmes de fouilles se concentrent sur l’île de Failaka qui comprend une forteresse hellénistique et une église paléochrétienne. A l’heure actuelle, l’équipe d’experts français est la plus importante des équipes étrangères présentes au Koweït. A noter que cette équipe bénéficie d’un montage intéressant, associant l’Institut français du Proche-Orient, le Conseil national de la culture koweïtien et TOTAL (qui finance à hauteur de 20.000 euros les déplacements de chercheurs). En 2015 est prévu la réalisation du premier documentaire franco-koweïtien mettant en valeur le patrimoine historique du Koweït (Faïlaka).

Mise à jour : 10.12.16

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