Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Royaume hachémite de Jordanie
Nature du régime : Monarchie parlementaire
Chef de l’Etat : Roi Abdallah II de Jordanie (depuis le 7 février 1999)

Données géographiques

Superficie : 92.300 km2
Capitale : Amman
Villes principales : Amman (2,5 millions d’habitants) ; Irbid (1,1 millions d’habitants) ; Zarka (900 000 habitants)
Décalage horaire avec Paris : + 1 heure
Langue officielle : Arabe
Langues courantes : Arabe, Anglais
Monnaie : Dinar jordanien (JD). Taux d’échange actuel : 1JD = 1.25 €
Fête nationale : 25 mai (commémoration de la déclaration d’indépendance de 1946, au terme du mandat britannique)

Données démographiques
(département jordanien des statistiques)

Population : : 9.531.000 (dont 6.613.000 Jordaniens) (2015)
Densité : 73,5 hab/km2
Indice de fécondité : 3,5 enfants par femme
Croissance démographique : 2,2 %
Espérance de vie : homme = 72,7 ans ; femme = 76,7 ans (2012)
Taux d’alphabétisation : 93,2%
Religions : Islam sunnite (92%), Chrétiens (6%), autres (2% : Druzes, Chiites)
Indice de développement humain (PNUD) : 0,748 (80ème mondial)

Données économiques
(mission économique de l’ambassade de France en Jordanie)

PIB : 37,62 milliards $ (2015)
PIB par habitant : 5516 $ (2015)

Taux de croissance : 2,3% (2016)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 15,8 % (2016)
Taux d’inflation : - 0,3% (2016)

Solde public : - 3,8% (2016)

Principaux clients : Etats-Unis, Irak, Arabie Saoudite, Syrie
Principaux fournisseurs : Arabie Saoudite, Chine, Etats-Unis, Allemagne, Italie

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 3,1 %
  • industrie : 29,9 %
  • services : 67 %

Commerce bilatéral (2016)
Exportations de la France vers la Jordanie : 339 M€
Importations françaises depuis la Jordanie : 31 M€

Pour plus de détails, voir : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/Jordanie

Composition du gouvernement

Hani al-Mulki : Premier ministre et ministre de la Défense

Ministres

  • Ghaleb Zubi : Ministre de l’Intérieur
  • Ayman Safadi : Ministre des Affaires étrangères et des Expatriés
  • Omar Razzaz : Ministre de l’Education
  • Hazem Nasser : Ministre de l’Eau et de l’Irrigation
  • Khaled Huneifat : Ministre de l’Agriculture
  • Yaseen Khayyat : Ministre de l’Environnement
  • Omar Malhas : Ministre des Finances
  • Yassira Ghosheh : Ministre du Développement du Secteur public
  • Imad Fakhoury : Ministre du Plan et de la Coopération internationale
  • Lina Annab : Ministre du Tourisme et des Antiquités
  • Ali Ghazzawi : Ministre du Travail
  • Mamdouh Abbadi : Ministre d’Etat pour les Affaires de la Primature
  • Walid Masri : Ministre des Affaires municipales
  • Mohammad Momani : Ministre d’Etat pour les Affaires médiatiques et la communication
  • Wajih Azaizeh : Ministre du Développement social
  • Ibrahim Saif : Ministre de l’Energie et des Ressources minérales
  • Sami Halaseh : Ministre des Travaux publics et du Logement
  • Awad Mashagbeh : Ministre de la Justice
  • Mahmoud Shayyab : Ministre de la Santé
  • Khaled Huneifat : Ministre d’Etat
  • Wael Arabiyat : Ministre des Waqfs et des Affaires islamiques
  • Musa Maaytah : Ministre des Affaires politiques et parlementaires
  • Nabih Shoqum : Ministre de la Culture
  • Rami Wreikat : Ministre de la Jeunesse
  • Malek Haddad : Ministre des Transports
  • Adel Tweisi : Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
  • Majd Shweikeh : Ministre de l’Information et des Technologies de la communication
  • Yarub Qudah : Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Approvisionnements
  • Bisher Khasawneh : Ministre d’Etat aux Affaires juridiques

Présence française
Section consulaire de l’ambassade de France à Amman
Communauté française en Jordanie (septembre 2015) : 2212 immatriculés
Communauté jordanienne en France (juin 2015) : 320 immatriculés

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Jordanie est une monarchie parlementaire où le Roi dispose de prérogatives importantes telles que la nomination du Premier ministre, du chef d’état-major des forces armées et des directeurs des services de sécurité. Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement, divisé en une Chambre des représentants, élue au suffrage universel tous les 4 ans et un Sénat nommé par le Roi.

Toutefois, le Parlement dispose de peu de prérogatives pour contrôler l’action du gouvernement. Cette faiblesse est renforcée par le découpage électoral qui favorise la surreprésentation des zones rurales et des notables fidèles à la monarchie, au détriment des zones urbaines plus politisées et des partis politiques nationaux. Cette situation explique le faible taux de participation (moins de 40% du corps électoral).

Dans un environnement régional marqué par les crises, la Jordanie s’efforce de préserver sa stabilité et son identité. Sa population est pour moitié transjordanienne et pour moitié d’origine palestinienne. Le HCR recense deux millions de réfugiés palestiniens enregistrés dont 17% vivent encore dans dix camps répartis sur le territoire. La communauté irakienne est également importante (450.000 selon les autorités dont 60.000 réfugiés selon le HCR) et le nombre des réfugiés syriens est très important (656.000 selon le HCR).

Sur la question des réfugiés irakiens, syriens et palestiniens en Jordanie :
http://www.unhcr.org/pages/49e486566.html
http://data.unhcr.org/syrianrefugees/regional.php
http://www.unrwa.org/etemplate.php?id=100

Dans le contexte des printemps arabes, le gouvernement a lancé une réforme constitutionnelle en septembre 2011, afin d’étendre les prérogatives de l’autorité judiciaire, renforcer les pouvoirs du parlement et créer une cour constitutionnelle. La loi électorale a également été modifiée en juillet 2012 et en mars 2016. Le Premier ministre Hani al Mulki a été nommé le 29 mai 2016, succédant à Abdallah En-Nsour, qui était à la tête du gouvernement depuis le 10 octobre 2012. Les élections législatives du 20 septembre, qualifiées de « bien gérées et inclusives » par la mission d’observation électorale de l’Union européenne, ont conduit à la formation d’un parlement majoritairement composé d’indépendants mais avec une opposition regroupée autour de la Coalition nationale pour la réforme, dominée par les Frères musulmans. Hani al-Mulqi a été reconduit dans ses fonctions le 25 septembre 2016.

Pour accéder à la constitution du Royaume Hachémite de Jordanie :
http://www.representatives.jo/pdf/constitution_en.pdf

Situation économique

L’économie jordanienne repose sur les services, notamment financiers et tourisme ainsi que les transferts d’expatriés, en particulier du Golfe. L’industrie (textile, pharmacie, engrais) représente près de 20% du PIB. Le secteur minier (potasse, phosphates) est le 2ème poste à l’export. La Jordanie a engagé une démarche de diversification de ses sources d’approvisionnement et de développement de sa production d’énergies renouvelables notamment éoliennes et solaires. La rareté de ses ressources hydriques est également une difficulté à laquelle elle doit faire face, en particulier concernant l’agriculture.

L’économie jordanienne a subi de plein fouet l’impact combiné de la crise financière internationale, du printemps arabe et de la crise en Syrie sur son commerce extérieur et sur les flux touristiques. Son taux de croissance, après avoir oscillé autour de 8% entre 2004 et 2008, s’est stabilisé à un niveau plus modeste (estimé à +2,3% en 2016), équivalent à celui de la population (+2,2%). Le taux de chômage était de 15,8% en 2016.

La situation budgétaire jordanienne est marquée par un endettement important qui a atteint 94,4% du PIB en 2016. Le royaume reçoit un soutien budgétaire important de la part de ses principaux partenaires (FMI, BM, Etats-Unis, pays du Golfe, UE, Japon, France). Suite à l’octroi par le FMI le 3 août 2012 d’une ligne de crédit de 2 milliards de dollars sur trois ans, la Jordanie s’est engagée dans une démarche de réforme structurelle de son économie et de ses finances publiques : baisse et meilleur ciblage des subventions (énergie notamment), réformes fiscales, formation professionnelle. Le FMI a approuvé fin août 2016 un nouveau prêt de 723 millions de dollars à la Jordanie pour la période 2016-2021.

L’afflux massif de près de 650 000 réfugiés syriens pèse également sur les infrastructures (éducation, santé notamment) et les ressources du pays (eau, énergie), ainsi que sur la situation de l’emploi et le marché immobilier

Pour plus de détails sur la situation économique, voir : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/Jordanie
Sur l’aide apportée par le FMI : http://www.imf.org/external/country/jor/index.htm

Politique étrangère

L’alliance avec les Etats-Unis constitue le fil rouge de la diplomatie jordanienne. Les Etats-Unis fournissent à la Jordanie une aide militaire et économique importante. Un accord de libre-échange a été signé en 2001 (le premier entre Washington et un pays arabe) et les Etats-Unis sont le 6ème fournisseur et le 1er client de la Jordanie.

La diplomatie jordanienne est déterminée par une situation géographique complexe du fait des conflits qui touchent son voisinage. Dans ce contexte difficile, la Jordanie a fondé sa politique étrangère sur trois piliers.

Le premier est l’alliance avec les Etats-Unis. Les Etats-Unis fournissent en effet à la Jordanie une aide militaire et économique importante, qui a atteint 1,6 milliards de dollars par an en 2016. Un accord de libre échange a été signé en 2001, le premier entre Washington et un pays arabe, et les Etats-Unis sont le 6ème fournisseur et le 1er client de la Jordanie.

Le deuxième est la coopération avec Israël. La Jordanie a signé un traité de paix avec Israël en 1994 (accord de Wadi Araba). Une coopération économique et sécuritaire discrète mais intense lie les deux pays. Les relations entre les deux pays sont limitées néanmoins par les tensions récurrentes à Jérusalem et dans les Territoires palestiniens, alors que la monarchie hachémite fonde une partie de sa légitimité sur son rôle de garant des Lieux saints musulmans de Jérusalem et que plus de la moitié de sa population est d’origine palestinienne.

Le troisième pilier est la relation avec les pays du Golfe, notamment avec le Koweït (premier investisseur étranger en Jordanie), les Emirats arabes unis et l’Arabie Saoudite, qui est l’autre grand partenaire économique. La relation avec le Conseil de Coopération des Etats Arabes du Golfe fait l’objet d’un partenariat renforcé dont les projets de coopération s’appuient sur une enveloppe de 5 milliards de dollars d’aides-projets sur 2012-2016.

Face aux conséquences du conflit syrien, la Jordanie a adopté une politique d’équilibre entre l’Arabie saoudite, l’Iraq, la Syrie et la Russie. Elle concentre ses efforts sur la sécurisation de sa frontière nord face à l’afflux des réfugiés et aux attaques terroristes et utilise son influence sur les groupes rebelles du Front Sud pour soutenir les négociations à Genève et Astana.

De même en Irak, qui constituait le principal débouché économique du royaume jusqu’en 2014, la Jordanie a apporté son appui au gouvernement irakien de Haidar Abbadi avec l’espoir que celui-ci conduira un processus politique impliquant toutes les composantes du peuple irakien. Elle s’est associée à la Coalition internationale visant à soutenir l’Etat irakien dans sa lutte contre l’organisation terroriste Daech. Dans ce cadre, elle a participé à des frappes aériennes conduites contre cette organisation terroriste depuis septembre 2014.

Mise à jour : 18.05.17

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