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Présentation

Relations politiques

La France et le Japon entretiennent un dialogue politique régulier sur tous les grands sujets d’actualité internationale : la régulation du système économique et financier et les efforts pour améliorer la gouvernance économique mondiale dans le cadre des réunions du G20, la lutte contre les dérèglements climatiques, les questions de sécurité internationale (lutte contre le terrorisme et la piraterie, maintien de la paix, crises régionales). Les contacts politiques franco-japonais sont fréquents en marge des grandes réunions multilatérales. La France apporte son soutien à l’objectif du Japon d’assumer de nouvelles responsabilités politiques sur la scène internationale.

La concertation entre les deux pays s’articule autour du dialogue stratégique qui se tient à intervalles réguliers alternativement en France et au Japon, et qui a été rehaussé au niveau des ministres des Affaires étrangères en janvier 2012. Des consultations régulières se tiennent également au niveau des Secrétaires Généraux des Affaires étrangères. Le dialogue sur les questions stratégiques et de défense est également dynamique, avec l’instauration, en janvier 2014, d’un dialogue « 2+2 » entre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense.

Le partenariat stratégique euro-nippon gagne en substance. Deux négociations, lancées en mars 2013, sont menées en parallèle : un accord-cadre (dit accord de partenariat stratégique) et un accord de partenariat économique entre l’Union européenne et le Japon, dont la négociation a été lancée en mars 2013. A l’occasion du Sommet UE-Chine de 2014, les deux parties sont convenues de développer leur coopération et leur coordination dans le cadre de missions de l’UE en Afrique du Nord, au Sahel et dans la Corne de l’Afrique. Le dernier sommet UE-Japon s’est tenu à Tokyo le 29 mai 2015. Il a été l’occasion d’adopter une « Vision conjointe pour renforcer le Partenariat stratégique dans la recherché et l’innovation ».

Sur le plan bilatéral, la relation s’inscrit dans le cadre de la feuille de route 2013-2018 adoptée à l’occasion de la visite d’Etat du président de la République au Japon en juin 2013, qui vise à renforcer le « partenariat d’exception » dans tous les domaines. Dans ce contexte, les échanges au plus haut niveau ont été renforcés en organisant un sommet annuel entre les deux pays. Le Premier ministre ABE s’est rendu en France, en mai 2014.

La quatrième session du dialogue stratégique s’est tenue en janvier 2014. Le premier dialogue « 2+2 » élevé au niveau ministériel s’est tenu au même moment. La deuxième session du dialogue ministériel « 2+2 », à laquelle le ministre des Affaires étrangères a participé conjointement avec le ministre de la Défense, a eu lieu en mars 2015. Un accord intergouvernemental relatif au transfert d’équipements et de technologies de défense a été signé à cette occasion.

Le ministre des Affaires étrangères et du Développement international s’est rendu au Japon les 4-5 octobre 2014. Après avoir accueilli son homologue japonais en France en janvier, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international s’est rendu au Japon du 13 au 15 mars 2015.

La visite du Premier ministre Valls au Japon du 3 au 5 octobre 2015 s’est inscrite dans cette continuité. Placée sous le signe du lancement de l’Année France-Japon de l’Innovation 2015-2016, elle a été l’occasion d’adopter une Déclaration conjointe sur l’innovation. Elle a également vu l’adoption d’un Communiqué relatif au Dialogue de haut niveau sur la coopération franco-japonaise dans le domaine de l’énergie nucléaire et d’un Plan franco-japonais pour le développement durable, la santé et la sécurité en Afrique.

Le Premier ministre du Japon, M. Shinzo ABE, s’est rendu en France à l’occasion de la Conférence Paris Climat 2015 (29-30 novembre 2015). Dans ce cadre, il s’est entretenu avec le Président de la République et le Premier ministre. La Conférence a également été l’occasion d’un entretien entre le ministre des Affaires étrangère, M. Laurent FABIUS et la ministre japonaise de l’Environnement, Mme Tamayo MARUKAWA.

Le ministre des Affaires étrangères, M. Jean-Marc AYRAULT, a reçu son homologue japonais, M. Fumio KISHIDA, le 20 mars 2016. Il s’est également rendu à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Hiroshima (10-11 avril), puis été reçu à Tokyo par le Premier ministre du Japon, M. Shinzo ABE, ainsi que par le ministre des Affaires étrangères, M. Fumio KISHIDA.

Le Premier ministre du Japon, M. Shinzo ABE, a effectué une visite en France, le 2 mai 2016, dans le cadre de sa tournée européenne de préparation du G7. Il a été reçu à cette occasion par le Président de la République.

Le Président de la République s’est rendu au Japon les 26 et 27 mai 2016 à l’occasion du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G7 à Ise-shima.

http://www.ambafrance-jp.org/

Relations économiques

Le Japon est la 3ème économie mondiale et notre 2ème partenaire commercial en Asie après la Chine ; il est le 1er investisseur asiatique et le 5e pays créateur d’emplois en France. La France est le 2ème pays européen exportateur au Japon, derrière l’Allemagne.

Le Japon est le 12ème fournisseur de la France, son 11ème client et son 23ème déficit commercial en 2014. La résorption du déficit commercial de la France avec le Japon constatée depuis le milieu des années 2000 s’est accélérée, passant notamment de 3 Mds € en 2011 à moins de 1 Md € en 2014. Nos principaux postes d’exportation sont l’agroalimentaire (dont le vin), les produits pharmaceutiques, l’aéronautique et l’habillement. En 2015, le déficit commercial bilatéral s’est dégradé à 2 Mds € (+108%), du fait principalement des aléas calendaires des livraisons aéronautiques.

L’archipel est la première destination des investissements français en Asie, et cette réussite tempère la persistance de notre déficit commercial. Le Japon est traditionnellement peu ouvert aux investissements étrangers, avec un stock d’IDE entrants total de 146 Mds d’euros en 2014 (+7,5%), à 3,5% du PIB, soit le plus faible ratio des pays de l’OCDE. Dans ce contexte, la France conserve sa 3ème position au Japon en termes de stock investi à 23,3 Mds € (+15,4%), derrière les Etats-Unis et les Pays-Bas. A l’inverse, le Japon est la 2ème source d’IDE dans le monde à 905 Mds (+14,2%). Le nombre des implantations françaises au Japon s’est stabilisé autour de 400 entités (200 seulement en 1980) pour 59 000 emplois.

Le Japon est le premier investisseur asiatique en France. La France constitue le 2ème pays d’accueil des investissements japonais créateurs d’emploi en Europe (18 % du total), derrière le Royaume-Uni (27 %) et devant l’Allemagne (12 %), avec des projets dans les secteurs à forte valeur ajoutée : automobile, électronique et agroalimentaire. La présence japonaise en France est très forte avec 450 implantations employant environ 71 500 personnes sur le sol français. L‘investissement japonais en France est particulièrement apprécié pour sa qualité et son respect des normes sociales et environnementales.

Après le séisme et le tsunami du 11 mars, la France a décidé l’envoi d’une assistance technique et humanitaire (couvertures, eau potable, médicaments, équipements de radioprotection et de mesure de la radioactivité, etc.) de grande ampleur. Elle a également fait part de sa disponibilité à apporter une aide supplémentaire au Japon pendant la phase de reconstruction.

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’une des premières priorités de la France au Japon est la coopération universitaire et scientifique, organisée autour de 250 accords interuniversitaires, conclus entre établissements d’enseignement supérieur et organismes de recherche français et partenaires japonais. La suppression de la deuxième langue obligatoire au concours d’entrée à l’université a cependant fait baisser l’apprentissage du français au Japon.

La coopération scientifique et technologique est au cœur des partenariats avec le Japon, pays qui consacre 3,7% de son PIB à la recherche. Le rapprochement des pôles de compétitivité français et des "clusters" japonais est une priorité des deux pays.

Le nucléaire est un domaine privilégié de coopération. La forte similitude des programmes nucléaires français et japonais permet de développer des partenariats industriels très actifs dans de nombreux domaines.

La coopération a également trouvé à s’exprimer pendant la crise : Areva a envoyé une centaine de tonnes de bore afin de limiter les risques liés à l’état des réacteurs de la centrale de Fukushima, ainsi que du matériel de radioprotection et de mesure, et a dépêché des experts spécialistes de la décontamination nucléaire. Ces derniers ont rejoint le centre de crise mis en place à Fukushima par le gouvernement japonais, en lien avec Tepco.

La coopération nucléaire se concentre désormais dans les domaines de la sûreté, de la gestion des conséquences de l’accident de Fukushima, et du développement d’une offre conjointe à destination des pays tiers (réacteur ATMEA). Le comité franco-japonais de coopération sur le nucléaire civil a tenu sa dernière session en septembre 2014.

Le 90ème anniversaire de la Maison franco-japonaise de Tokyo souligne la vigueur de la coopération culturelle franco-japonaise, qui repose très largement sur le mécénat des grandes entreprises.

Site de l’Institut français au Japon

Coopération décentralisée

Près de 75 projets de coopération décentralisée unissent aujourd’hui les collectivités territoriales françaises et japonaises, le plus souvent sous la forme de jumelages. Ils permettent de traiter de sujets concrets d’intérêt commun, tels les transports, l’environnement et l’aménagement urbain.

Les premières Rencontres franco-japonaises de la coopération décentralisée se sont tenues en octobre 2008 à Nancy, dans le cadre de la commémoration du 150ème anniversaire des relations diplomatiques. Cette réunion a permis d’enrichir les relations franco-japonaises d’une nouvelle dimension et de susciter des projets innovants de la part des régions, des départements français et de leurs homologues japonais, en présence de nombreux élus des deux pays. Après les éditions de Kanazawa (mai 2010), de Chartres et Compiègne (août 2012), et de Takamatsu (octobre 2014), les cinquièmes Rencontres franco-japonaises de la coopération décentralisée se tiendront à Tours les 5-6 octobre 2016. Elles seront centrées sur le thème de l’innovation

En réponse à la catastrophe de Fukushima en mars 2011, la fédération des collectivités territoriales Cités Unies France, chargée notamment de l’organisation des Rencontres, a décidé la création d’un fonds spécial d’urgence destiné à être abondé par toute collectivité locale désireuse de répondre à cet appel à la solidarité.

Mise à jour : 08.07.16

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