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Présentation

Données générales

Nom officiel : République italienne
Nature du régime : démocratie parlementaire
Président de la République : M. Sergio Mattarella (élu le 31 janvier 2015), membre du Parti démocrate
Président du conseil (chef du gouvernement) : M. Matteo Renzi (depuis le 22 février 2014), membre du parti démocrate

Données géographiques

Superficie : 310 226 km2
Capitale : Rome (2 874 000 habitants, aire urbaine : 4 103 250 habitants)
Villes principales : Milan (1 336 000 ; aire urbaine : 7 123 563 d’habitants), Turin (897 000), Naples (989 000), Palerme (676 000).
Langue officielle : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 2 juin (fête de la République, depuis 1946)

Données démographiques

Population : 60 782 700 (au 1er janvier 2014)
Croissance démographique : 1,2 % (Banque mondiale, 2013)
Espérance de vie : 82, 3 (Banque mondiale, 2013) hommes 79,9, femmes 84,8
Taux d’alphabétisation : 99% (Unicef, 2012)
Religion (s) : Chrétiens (80%, essentiellement catholiques), musulmans (1,5 %), athéistes et agnostiques (<20%)
Indice de développement humain : 26ème rang mondial (2013)

Données économiques

PIB (2014) : 1 572 milliards €
Taux de croissance (2014) : -0,4 % (prévisions 2015 : 0,6%-0,7%)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2014) : 12, 7% (prévisions 2015 : 12,4%)
Taux d’inflation (2014) : +0,2% (prévisions 2015 : 0,2%)
Déficit public (en % du PIB) (2014) : -3,0 % (prévisions 2015 : -2,6%)
Solde commercial (2014) : 42,8 milliards d’euros

Principaux clients (2014) : 1° Allemagne (12,5%) - 2° France (10,5 %) - 3° Etats-Unis (7,5 %) ; 4° Royaume-Uni (5,2%), 5 Suisse (4,8%) ; 6° Espagne (4,5 %)
Principaux fournisseurs (2014) : 1° Allemagne (15,4 %) - 2° France (8,6 %) - 3° Chine (7,1%). 4° Pays-Bas (5,5 %), 5° Espagne (4,8%), 6 Russie (4,6 %), 7° Belgique (4,2 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 2 %
  • industrie : 25 %
  • services : 73 %

Exportations de la France vers l’Italie (2014) : 30,8 milliards d’euros
Importations françaises depuis l’Italie (2014) : 36,2 milliards d’euros
Solde commercial bilatéral (2014) : -5,4 milliards d’euros

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/italie

Consulats de France : Milan, Turin, Naples
Communauté française en Italie : 46.300 inscrits (août 2014)
Communauté italienne en France : 380.000 personnes

Politique intérieure

Le gouvernement italien actuel, dirigé par Matteo Renzi, est constitué d’une coalition entre le Parti démocrate (PD), le Nouveau Centre-Droit (NCD), le Choix civique pour l’Italie (SC) et l’Union de Centre (UdC). Il dispose d’une majorité théorique de 381 députés sur 630 à la Chambre (soit 60% des sièges), et 168 sièges sur 321 au Sénat (soit 52%) Les principaux partis d’oppositions sont le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo (91 députés), Forza italia de Silvio Berlusconi (70 députés), et la Ligue du Nord de Matteo Salvini (17 députés).

Les dernières élections législatives (chambre des députés et Sénat) se sont tenues les 24 et 25 février 2013. Les résultats de ces élections ont été profondément influencés par un triple contexte de crise : socio-économique (récession de 2,3% en 2012 et taux de chômage de 36% chez les 18-35 ans), politique (perte de confiance et scandales financiers à répétition) et européenne (rejet des politiques de rigueur). Elles ont abouti à une absence de majorité au Sénat alors que les deux chambres du parlement disposaient encore strictement des mêmes pouvoirs. Face à ce blocage, le président Giorgio Napolitano, a chargé des groupes de travail politico-techniques d’élaborer une « plateforme programmatique », renvoyant ainsi la désignation du président du Conseil à après l’élection du président de la République.

Le 20 avril 2013, après six tours de scrutin et l’échec de plusieurs candidats, l’élection présidentielle a abouti à la réélection de Giorgio Napolitano, à une large majorité, Elle a ouvert la voie à la formation d’un gouvernement de grande coalition entre le Parti démocrate, la droite de Silvio Berlusconi et les centristes. Enrico Letta, numéro deux du parti démocrate, a alors été investi en tant que président du Conseil, à la tête d’un gouvernement alliant des hommes politiques de gauche, de droite, du centre et des techniciens.

10 mois plus tard, le 20 février 2014, Enrico Letta a présenté sa démission, après avoir été mis en minorité par la direction du Parti démocrate. Cette dernière avait voté à une écrasante majorité la motion présentée par Matteo Renzi, jeune maire de Florence et secrétaire national du PD depuis décembre 2013, appelant à un changement urgent de gouvernement, afin d’ouvrir une nouvelle phase de réformes en Italie.

Officiellement chargé de former un nouveau gouvernement par le président de la République, Matteo Renzi a composé une équipe gouvernementale jeune, paritaire et largement dominée par le PD. La composition de ce gouvernement reflète néanmoins le sens politique de Matteo Renzi, par le respect des équilibres partisans. ,En nommant par ailleurs à l’Economie Pier Carlo Padoan, ancien haut responsable du FMI et de l’OCDE, il est parvenu à rassurer les marchés et les partenaires extérieurs de l’Italie. L’optimisme et le volontarisme de Matteo Renzi a trouvé un fort écho en Europe, créant ainsi un climat favorable à son ambition réformatrice.

Bénéficiant d’une forte popularité et de son succès aux élections européennes de mai 2014 (auxquelles le PD a obtenu plus de 40% des voix), Matteo Renzi s’attache à réformer en profondeur les institutions et l’économie italiennes.

Sur le plan institutionnel, son gouvernement travaille à la réduction des pouvoirs du Sénat (qui conservera essentiellement un rôle consultatif), la suppression des provinces et la recentralisation des compétences des régions vers l’Etat. D’importantes réformes sont aussi en cours d’examen dans le domaine de l’éducation (« la Buona Scuola ») et de la Justice.

La politique économique et sociale de M. Renzi consiste à relancer la compétitivité de l’industrie italienne, tout en préservant le pouvoir d’achat des ménages. Le gouvernement actuel est parvenu à réformer la fiscalité et le marché du travail (« Jobs Act », dont le premier volet a été adopté en 2014), et à prendre des mesures en faveur de l’investissement. L’opinion publique a particulièrement bien accueilli les mesures sociales prises par le gouvernement : réduction de l’impôt sur le revenu des salaires inférieurs à 1500 euros, « bonus » accordés aux ménages à faibles revenus, accélération du remboursement des retards de paiement des administrations publiques. Enfin, l’actuel président du Conseil s’est attaché à inscrire son action dans le respect des règles des traités européens : dans la continuité de ses prédécesseurs (MM. Monti et Letta), il s’est engagé à assainir les finances publiques et à ramener, à moyen terme, le solde public à l’équilibre.

Depuis le début de l’année, Matteo Renzi a enregistré plusieurs succès politiques. Le 31 janvier 2015, suite à la démission de Giorgio Napolitano (le 15 janvier 2015), son candidat à la présidence de la République, Sergio Mattarella, a été élu à une large majorité. Cette élection rapide a permis d’éviter que ne se reproduise la crise politique et institutionnelle de 2013. Le 4 mai, une nouvelle loi électorale (dite « Italicum »), en rupture avec la précédente, a été adoptée par le Parlement. Après son entrée en vigueur courant 2016, cette réforme permettra à l’Italie de connaître des majorités parlementaires plus stables et une organisation politique privilégiant les partis plutôt que les coalitions (53% des sièges pour le parti arrivé en tête des élections législatives). L’Italicum a néanmoins fait émerger des dissensions au sein du PD, une partie des députés démocrates ayant voté contre le projet de loi.

Situation économique

Troisième économie européenne, l’Italie dispose d’atouts importants : taux d’endettement privé faible, inexistence de bulle immobilière, gestion rigoureuse du déficit public. Son tissu industriel, dense et dynamique, composé d’un réseau de 4 millions de PME, peine, néanmoins, à s’adapter à l’intensification de la mondialisation (absence de gains de productivité, perte de compétitivité, rigidité du marché du travail, insuffisance de l’innovation et des dépenses de R&D).

L’Italie reste aujourd’hui vulnérable du fait de sa situation économique dégradée et d’un endettement public dont la dynamique peine à s’inverser. Le contexte économique devrait néanmoins s’améliorer à partir de 2016. Le poids de la dette publique est encore très important (132,1% du PIB fin 2014), mais grâce à un déficit public maîtrisé (-3% en 2014, -2,6% en 2015), le gouvernement prévoit sa diminution à partir de l’année prochaine. En récession depuis 2012 (-2,8% en 2012, -1,7% en 2013, -0,4% en 2014), le pays devrait progressivement renouer avec la croissance : entre 0,6 et 0,7% en 2015, 1,4% en 2016. Néanmoins, le taux de chômage, encore élevé (12,7% en 2014), ne diminuera que lentement dans les années à venir (12,4% en 2016).

Sur le plan du commerce extérieur, l’état de l’économie italienne s’est d’ores et déjà nettement amélioré en 2014, avec un excédent en progression de 45% d’une année sur l’autre et atteignant près de 43 Mds€ (86 Mds€ hors produits énergétiques). Cette performance résulte de l’effet combiné de la hausse des exportations (surtout en direction des pays de l’UE), et de la baisse des importations (nette baisse des importations en valeur de produits énergétiques et poursuite de la baisse de la demande intérieure).

Politique extérieure

Les priorités de politique étrangère italienne sont l’Union européenne, dimension indispensable pour sa modernisation et son rayonnement international, l’alliance atlantique et le lien particulier avec Washington, garant de sa sécurité, les Balkans et, la Méditerranée, zones privilégiées pour ses échanges économiques et culturels. L’Italie concentre ses moyens diplomatiques et militaires sur cet environnement régional.

Membre du Quint et du « groupe de contact », l’Italie est un partenaire fondamental de la France dans les Balkans qui constituent pour Rome une zone de coopération économique intense. L’Italie est ainsi le plus fervent promoteur de la perspective européenne des Balkans occidentaux. Cela vaut en particulier pour la Serbie et l’Albanie. Partageant une frontière avec la Slovénie, elle a accueilli avec satisfaction le règlement en 2009 du différend maritime croato-slovène ouvrant la voie à la poursuite du processus d’adhésion de la Croatie. L’Italie a fortement promu les mesures de libéralisation du régime de visas de l’UE en faveur de ces pays. Rome a reconnu le Kosovo le 21 février 2008.

Souhaitant accompagner les transitions démocratiques dans les pays du Sud de la Méditerranée, Rome a cherché à rebâtir une relation solide avec la Libye, la Tunisie et l’Egypte, en multipliant les contacts de haut niveau et en négociant de nouveaux accords de partenariat (sécurité, immigration, énergie, économie). Elle se montre aujourd’hui très préoccupée par l’instabilité croissante en Libye, pays qu’elle considère comme prioritaire tant sur les plans sécuritaire qu’humanitaire. Par ailleurs, l’Italie plaide pour un renforcement de la coopération européenne dans la gestion des migrations en Méditerranée.

Mise à jour : 07.05.15


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