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Présentation

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Relations politiques

Les contacts politiques bilatéraux, sur les crises internationales, sur les questions européennes et sur les enjeux économiques et culturels sont très réguliers. Le Président de la République, M. Hollande, s’est rendu à trois reprises à Rome en 2012 et Mario Monti, en tant que président du Conseil italien avait effectué quatre visites en France, depuis mai 2012. Matteo Renzi a réservé son premier déplacement en Europe, en tant que président du Conseil, à la France, où il a rencontré le Président de la République, le 15 mars 2014. Les contacts ont été nombreux depuis, notamment en marge des Conseils européens.

Le président de la République italienne, M. Giorgio Napolitano a effectué une visite d’Etat en France, en novembre 2012. Cette visite a donné l’occasion de rendre hommage au parcours exemplaire de cet européen convaincu qui a présidé, avec une grande autorité morale et politique, aux destinées de l’Italie.

Les administrations des deux pays ont, en outre, développé des coopérations structurées par la mise en place de différents groupes de travail. Les rencontres annuelles entre les secrétaires généraux des deux ministères des Affaires étrangères permettent de dresser le bilan et de fixer les orientations des actions entreprises dans ce cadre. Le dernier entretien entre secrétaires généraux a eu lieu, à Rome, le 4 novembre 2013.

Les deux pays mènent également une concertation étroite dans le cadre du G20 / G7. L’Italie, pôle onusien dans le domaine de l’agriculture, joue ainsi un rôle actif pour promouvoir le thème de la régulation des prix des matières premières agricoles. Elle partage les grandes priorités françaises, notamment en matière de régulation financière et de renforcement de l’efficience du système institutionnel mondial. Rome demeure très attachée au caractère informel du G20 et au maintien d’un rôle clé du G8.

Relations économiques

La France et l’Italie sont, l’une pour l’autre, le deuxième partenaire commercial (avec 66 milliards d’euros d’échanges en 2013). L’Italie représente le premier marché pour les ventes de produits agroalimentaires français et constitue l’un des débouchés privilégiés pour les exportations françaises d’automobiles (12%) et de produits métallurgiques (10%). Les IDE accueillis en Italie proviennent pour une grande part de France (environ 1/5e du stock), la France étant le deuxième investisseur étranger dans le pays. Les groupes français sont présents aussi bien dans la grande distribution italienne, l’énergie que les banques. En ce qui concerne l’industrie, la France est bien positionnée sur les biens d’équipement et produits intermédiaires. Le secteur de l’énergie concentre environ 10% des investissements français. Les services représentent près des trois quarts des stocks d’IDE français en Italie, dont près de 30% pour l’assurance et les banques. En matière de grands contrats, le partenariat nucléaire entre la France et l’Italie a été largement vidé de sa substance après le référendum tenu en Italie à la mi-juin 2011, qui a confirmé l’arrêt complet de la relance du programme nucléaire civil italien.

De manière générale, ce sont les secteurs à fort contenu technologique qui représentent aujourd’hui les opportunités de partenariats les plus intéressantes. C’est dans ces domaines, où l’Italie possède un savoir-faire développé et reconnu mondialement, que le pays cherche des partenaires internationaux (aérospatiale, industrie des composants automobiles, chimie, mécanique, télécommunications et informatique, industrie pharmaceutique et biotechnologique).

Coopération culturelle, scientifique et technique

Les relations culturelles franco-italiennes sont anciennes et intenses. L’Italie reste le partenaire culturel le plus prestigieux de la France avec une présence continue, caractérisée par l’organisation de grandes saisons dans différents domaines artistiques (cinéma, danse, théâtre, musique …). Notre action s’appuie sur des institutions prestigieuses comme la Villa Médicis et l’Ecole française de Rome, et le Centre Jean Bérard à Naples. Les réseaux d’enseignement comprennent cinq établissements dont trois lycées (lycée Chateaubriand à Rome) et deux collèges. S’y ajoute une trentaine d’Alliances françaises. Les « rendez-vous du Palais Farnèse », organisés depuis 2005 sous la forme de colloques à l’Ambassade de France, bénéficient d’une audience importante et illustrent la vigueur du débat d’idées entre la France et l’Italie.

Le français est la seconde langue étudiée en Italie après l’anglais, bien que la réforme italienne de l’éducation, mise en œuvre à compter de 2010, rende optionnel l’enseignement d’une deuxième langue vivante au collège. Un accord relatif à la double délivrance du baccalauréat et de l’Esame di Stato a été signé en 2009 et permet aujourd’hui de valoriser avec succès une formation bilingue et biculturelle. Dans le domaine universitaire, une Université Franco-Italienne (UFI) a été créée en 1998, afin de promouvoir les échanges d’enseignants et d’étudiants, favoriser des initiatives d’intérêt commun en matière de formation et de recherche, et faciliter l’accès des actions de coopération franco-italiennes aux programmes communautaires et internationaux.

La coopération spatiale est structurée par un accord intergouvernemental de coopération (2007). Celui-ci a été complété par des déclarations sur la préférence européenne des lanceurs (engagement de l’Italie à utiliser les lanceurs européens « dans la mesure du possible » et sous réserve des prix pratiqués par le prestataire) et sur GMES (soutien conjoint au programme satellitaire destiné à réunir des données en matière de sécurité environnementale).

Site de l’Institut français en Italie

Mise à jour : 17.11.14

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