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La France et l’Italie

Brève

Italie - Réunion franco-italienne en vue de favoriser les échanges de jeunes dans le cadre du service civique (16 octobre 2015)

Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports et Harlem Désir, secrétaire d’État chargé des affaires européennes, ont reçu au Quai d’Orsay ce vendredi 16 octobre 2015 à 18h leurs homologues italiens Luigi Bobba, secrétaire d’État au travail et aux politiques sociales et Sandro Gozi, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, pour une réunion de travail consacrée au renforcement de la coopération dans le domaine du service civique, afin de promouvoir et faciliter les échanges de jeunes entre nos deux pays.

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Présentation

Relations politiques et visites

Les contacts politiques bilatéraux, sur les crises internationales, sur les questions européennes et sur les enjeux économiques et culturels sont très réguliers. M. Matteo Renzi a réservé son premier déplacement en Europe, en tant que président du Conseil, à la France, où il a rencontré le président de la République, le 15 mars 2014. Les contacts ont été nombreux depuis, notamment en amont et en marge des Conseils européens. Des sommets bilatéraux se tiennent sur une base annuelle, depuis 1982 : le dernier en date (le 33e) remonte au 8 mars 2016 à Venise.
M. Giorgio Napolitano, lorsqu’il était président de la République italienne, avait effectué une visite d’Etat en France, en novembre 2012, qui avait permis de rendre hommage au parcours exemplaire de cet européen convaincu ayant présidé, avec une grande autorité morale et politique aux destinées de l’Italie. Son successeur, M. Sergio Mattarella, a été reçu à Paris par le Président de la République le 30 mars 2015.

Les administrations des deux pays ont, en outre, développé des coopérations structurées par la mise en place de différents groupes de travail (sur les questions industrielles, migratoires, …). Les rencontres annuelles entre les secrétaires généraux des deux ministères des Affaires étrangères permettent de dresser le bilan et de fixer les orientations des actions entreprises dans ce cadre. Le dernier entretien entre secrétaires généraux a eu lieu, à Paris, en amont du 32ème Sommet bilatéral, le 10 février 2015.

Les deux pays mènent également une concertation étroite dans le cadre du G20 / G7. L’Italie, pôle onusien dans le domaine de l’agriculture, joue ainsi un rôle actif pour promouvoir le thème de la régulation des prix des matières premières agricoles. Elle partage les grandes priorités françaises, notamment en matière de régulation financière et de renforcement de l’efficience du système institutionnel mondial. Rome demeure très attachée au caractère informel du G20 et au maintien d’un rôle clé du G7.

Relations économiques

La France et l’Italie sont, l’une pour l’autre, le deuxième partenaire commercial (avec 67 milliards d’euros d’échanges en 2014). L’Italie représente le premier marché pour les ventes de produits agroalimentaires français et constitue l’un des débouchés privilégiés pour les exportations françaises d’équipements mécaniques (15,6%) et de produits chimiques (14,4%). Les investissements directs étrangers (IDE) en Italie proviennent pour une grande part de France (environ 1/5e du stock).

Avec un solde commercial bilatéral de -5,5 milliards d’euros en 2015, l’Italie représente notre 6ème plus fort déficit commercial. Notre balance commerciale bilatérale souffre d’un déséquilibre des échanges dans certains secteurs-clés comme les machines industrielles et le textile. La part de marché des produits français en Italie confirme néanmoins sa tendance à la stabilisation, à 8,6%, après toute une décennie de recul. La France est le premier investisseur en Italie (hors Luxembourg et Pays-Bas qui constituent des plateformes d’investissements étrangers), avec un stock d’investissements représentant 1/5e des investissements internationaux en Italie (42 milliards d’euros) L’Italie est le cinquième investisseur en France, derrière les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse. Au total, près de 1300 filiales italiennes sont installées en France, employant près de 80 000 salariés).

Les groupes français sont présents aussi bien dans la grande distribution italienne (1600 filiales et 200 000 emplois), l’énergie que les banques. En ce qui concerne l’industrie, la France est bien positionnée sur les biens d’équipement et produits intermédiaires. Le secteur de l’énergie concentre environ 10% des investissements français. Les services représentent près des trois quarts des stocks d’IDE français en Italie, dont près de 30% pour l’assurance et les banques. En matière de grands contrats, le partenariat nucléaire entre la France et l’Italie a été largement vidé de sa substance après le référendum tenu en Italie en 2011, qui a confirmé l’arrêt complet de la relance du programme nucléaire civil italien.

De manière générale, ce sont les secteurs à fort contenu technologique qui représentent aujourd’hui les opportunités de partenariats les plus intéressantes. C’est dans ces domaines, où l’Italie possède un savoir-faire développé et reconnu mondialement, que le pays cherche des partenaires internationaux (aérospatiale, industrie des composants automobiles, chimie, mécanique, télécommunications et informatique, industrie pharmaceutique et biotechnologique).

Coopération culturelle, scientifique et technique

Les relations culturelles franco-italiennes sont anciennes et denses. L’Italie reste un partenaire culturel privilégié de la France avec une présence continue, caractérisée par l’organisation de grandes saisons dans différents domaines artistiques (cinéma, danse, théâtre, musique …). Notre action s’appuie sur des institutions prestigieuses comme la Villa Médicis et l’Ecole française de Rome, et le Centre Jean Bérard à Naples. Les réseaux d’enseignement comprennent cinq établissements dont trois lycées (lycée Chateaubriand à Rome) et deux collèges. S’y ajoute une trentaine d’Alliances françaises. Les « rendez-vous du Palais Farnèse », organisés depuis 2005 sous la forme de colloques à l’Ambassade de France, bénéficient d’une audience importante et illustrent la vigueur du débat d’idées entre la France et l’Italie.

Le français est la seconde langue étudiée en Italie après l’anglais, bien que la réforme italienne de l’éducation, mise en œuvre à compter de 2010, rende optionnel l’enseignement d’une deuxième langue vivante au collège. Un accord relatif à la double délivrance du baccalauréat et de l’Esame di Stato, dit ESABAC, a été signé en 2009 et permet aujourd’hui de valoriser avec succès une formation bilingue et biculturelle. Le dispositif a concerné 279 lycées et 12 000 élèves italiens en 2015. Dans le domaine universitaire, une Université Franco-Italienne (UFI) a été créée en 1998, afin de promouvoir les échanges d’enseignants et d’étudiants, favoriser des initiatives d’intérêt commun en matière de formation et de recherche, et faciliter l’accès des actions de coopération franco-italiennes aux programmes communautaires et internationaux.

La coopération spatiale est structurée par un accord intergouvernemental de coopération (2007). Celui-ci a été complété par des déclarations sur la préférence européenne des lanceurs (engagement de l’Italie à utiliser les lanceurs européens « dans la mesure du possible » et sous réserve des prix pratiqués par le prestataire) et sur le programme GMES (soutien conjoint au programme satellitaire destiné à réunir des données en matière de sécurité environnementale).

Site de l’Institut français en Italie

Coopération transfrontalière

Les relations transfrontalières entre la France et l’Italie sont dominées par les questions d’infrastructures et de transports, qui s’inscrivent le plus souvent dans le cadre de programmes cofinancés par l’Union européenne. Plusieurs grands projets de coopération transfrontalière sont emblématiques de la relation bilatérale, au nombre desquels le Tunnel du Mont-Blanc, principal point de franchissement des Alpes, qui relie, depuis 1965, Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie) à Courmayeur (Val d’Aoste), ou le Tunnel du Fréjus, d’une longueur d’environ 13 kilomètres, entre Modane (France) à Bardonnèche (Italie). Le projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin, initié en 1996, est actuellement le projet phare en franco-italien, avec des objectifs très ambitieux, tant sur le plan de la relation bilatérale (effacement de la barrière alpine) que sur le plan européen (développement du corridor sud). Les enjeux environnementaux (report modal) comme les retombées financières (emplois, taxation, péages) expliquent la forte mobilisation politique autour de la ligne ferroviaire, dont la mise en service est envisagée à l’horizon 2028.

Mise à jour : 07.04.16

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