Relations bilatérales

Présentation

Relations politiques

La relation franco-italienne est dense, à la mesure d’une coopération entre deux grands partenaires frontaliers, membres fondateurs de l’Union européenne et étroitement liés par les échanges économiques, la culture et l’histoire. La coopération bilatérale est rythmée par un sommet annuel, institutionnalisé en février 1982 à Rome. Le trente-troisième sommet bilatéral, organisé le 8 mars 2016, à Venise, a permis au président de la République française et au Président du Conseil de la République italienne de réaffirmer la qualité de la relation bilatérale franco-italienne.

Les administrations des deux pays ont, en outre, développé des coopérations structurées par la mise en place de différents groupes de travail (sur les questions industrielles et migratoires notamment). Les rencontres annuelles entre les Secrétaires généraux des deux ministères des affaires étrangères permettent de dresser le bilan et de fixer les orientations des actions entreprises dans ce cadre. Le dernier entretien entre Secrétaires généraux a eu lieu, à Paris, en amont du 32ème Sommet bilatéral, le 10 février 2015.

Les deux pays mènent également une concertation étroite dans le cadre du G20/G7. L’Italie, pôle onusien dans le domaine de l’agriculture, joue ainsi un rôle actif pour promouvoir le thème de la régulation des prix des matières premières agricoles. Elle partage les grandes priorités françaises, notamment en matière de régulation financière et de renforcement de l’efficience du système institutionnel mondial. Rome demeure très attachée au caractère informel du G20 et au maintien d’un rôle clé du G7, dont elle assure la présidence en 2017.

Visites

Les contacts politiques bilatéraux, sur les crises internationales, sur les questions européennes et sur les enjeux économiques et culturels, sont très réguliers. M. Giorgio Napolitano, lorsqu’il était président de la République italienne, a effectué une visite d’Etat en France, en novembre 2012, qui a permis de rendre hommage au parcours exemplaire de cet européen convaincu ayant présidé, avec une grande autorité morale et politique aux destinées de l’Italie. Son successeur, M. Sergio Mattarella, a été reçu à Paris par le président de la République le 30 mars 2015.

M. Matteo Renzi a réservé son premier déplacement en Europe, en tant que président du Conseil, à la France, où il a rencontré le président de la République, le 15 mars 2014. De même, Paolo Gentiloni et Angelino Alfano ont souhaité effectuer leurs premiers déplacements à l’étranger à Paris (respectivement le 10 janvier 2017 et le 21 décembre 2016). Les contacts sont nombreux, notamment en amont et en marge des Conseils européens.

Relations économiques

La France et l’Italie sont, l’une pour l’autre, le deuxième partenaire commercial (avec 70 milliards d’euros d’échanges en 2015). L’Italie représente le premier marché pour les ventes de produits agroalimentaires français et constitue l’un des débouchés privilégiés pour les exportations françaises d’équipements mécaniques (15,6%) et de produits chimiques (14,4%). Les investissements directs étrangers (IDE) en Italie proviennent pour une grande part de France (environ 1/5e du stock).

Avec un solde commercial bilatéral de 5,5 milliards d’euros en 2015, l’Italie représente notre 6ème plus fort déficit commercial. La France est le premier investisseur en Italie (hors Luxembourg et Pays-Bas qui constituent des plateformes d’investissements étrangers), avec un stock d’investissements représentant 1/5e des investissements internationaux en Italie (42 milliards d’euros).L’Italie est le cinquième investisseur en France, derrière les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse. Au total, près de 1300 filiales italiennes sont installées en France, employant près de 80 000 salariés.

Les groupes français sont présents aussi bien dans la grande distribution italienne (1 600 filiales et 200 000 emplois), l’énergie que les banques. Le secteur de l’énergie concentre environ 10% des investissements français. Les services représentent près des trois quarts des stocks d’IDE français en Italie, dont près de 30% pour l’assurance et les banques.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Les relations culturelles franco-italiennes sont anciennes et denses. Elles sont rythmées par de grandes saisons dans différents domaines artistiques (cinéma, danse, théâtre et musique). Notre action s’appuie sur des institutions prestigieuses comme la Villa Médicis, l’Ecole française de Rome et le Centre Jean Bérard à Naples. Les réseaux d’enseignement comprennent cinq établissements dont trois lycées (lycée Chateaubriand à Rome) et deux collèges. S’y ajoute une trentaine d’Alliances françaisesLe français est la seconde langue étudiée en Italie après l’anglais.. Un accord relatif à la double délivrance du baccalauréat et de l’Esame di Stato, dit ESABAC, a été signé en 2009 et permet de valoriser avec succès une formation bilingue et biculturelle. Le dispositif a a été étendu au domaine technologique en 2016. Dans le domaine universitaire, une Université Franco-Italienne (UFI) a été créée en 1998, afin de promouvoir les échanges d’enseignants et d’étudiants, favoriser des initiatives d’intérêt commun en matière de formation et de recherche, et faciliter l’accès des actions de coopération franco-italiennes aux programmes communautaires et internationaux.

Dans le domaine scientifique, la France et l’Italie ont développé une coopération spatiale structurée par un accord intergouvernemental de coopération (2007).

http://institutfrancais-italia.com/fr

Coopération transfrontalière

Les relations transfrontalières entre la France et l’Italie sont dominées par les questions d’infrastructures et de transports qui s’inscrivent le plus souvent dans le cadre de programmes cofinancés par l’Union européenne. Plusieurs grands projets de coopération transfrontalière sont emblématiques de la relation bilatérale : le Tunnel du Mont-Blanc, qui relie depuis 1965 Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie) à Courmayeur (Val d’Aoste) ; le Tunnel du Fréjus qui relie Modane (France) à Bardonnèche (Italie) ; le projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin, initié en 1996 et dont l’accord intergouvernemental pour le lancement des travaux définitifs de la section transfrontalière est entré en vigueur le 1er mars 2017. Le « Lyon-Turin » est actuellement le projet phare de notre relation bilatérale. Ce chantier poursuit des objectifs très ambitieux, tant sur le plan de la relation bilatérale (effacement de la barrière alpine) que sur les plans européen (développement du corridor sud), environnemental (report modal) et économique

Mise à jour : 02.05.17

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