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Présentation

Données générales

Nom officiel : Etat d’Israël
Nature du régime : Démocratie parlementaire
Premier ministre : Benyamin Netanyahou
Chef de l’Etat : Reuven Rivlin

Données géographiques

Superficie : 20.406 km²
Capitale : l’Etat d’Israël a fixé sa capitale à Jérusalem en dépit de l’absence d’accord international sur le statut de cette ville.
Villes principales : Tel Aviv, Haïfa, Beer Sheva, Jérusalem (« corpus separatum »)
Langues officielles : hébreu et arabe
Monnaie : shekel (1€ = 4,22 NIS)
Fête nationale : Fête de l’indépendance de l’Etat d’Israël, le 5 du mois d’Iyar (24 avril 2015)

Données démographiques
(bureau central de statistiques israélien)

Population : 8,345 millions d’habitants, dont environ 910.000 dans les territoires unilatéralement annexés et dans les colonies (2015) ; 6.251.000 juifs (74.9%), 1.730.000 arabes (20,7%), 364.000 autres (4,4%)
Densité : 359 habitants/km² (2013)
Croissance démographique : +2.0 % (entre 2014 et 2015)
Indice de fécondité : 3,05 enfants par femme (2013)
Espérance de vie : 80,3 ans pour les hommes, 83,9 ans pour les femmes (2013)
Taux d’alphabétisation : 97% (2012)
Religions : judaïsme (75%), islam (17%), christianisme (2%), religion druze (1.6%), autres (3,9%) (2013)
Indice de développement humain : 0,.884 (19ème, classement PNUD 2014)

Données économiques
(sources : FMI, Service économique pour le Moyen-Orient)

PIB (2014) : 1049 milliards de shekels, soit 304 Md$ (prévision 2015 : 315 Md$)
PIB par habitant (2014) : 131 385 shekels, soit 36 721 $ (prévision 2015 : 38 006 $)
Taux de croissance : 4,0 % (2008), -0,1 % (2009), 2,4 % (2010), 5 % (2011), 3,4 % (2012), 3,3 % (2013), 2,8 % (2014), 3,5% (prévision 2015)
Taux de chômage (2014) : 5,9% (prévision 2015 : 6 %)
Taux d’inflation (2014) : 0,8 %
Déficit commercial (2014) : 49.1 milliards de shekels soit environ 13,7 Md$
Solde courant (2014) : 1,9 % (prévision 2015 : 2 %)
Principaux clients (hors commerce de diamants, 2014) : Etats-Unis (22%), Royaume-Uni (7,5%), Turquie (5,8%), Chine (5,2%)
Principaux fournisseurs (hors commerce de diamants, 2014, par pays d’achat) : Etats-Unis (12%) Chine (9,3%), Allemagne (7,3%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2013) :

  • Agriculture : 1,4%
  • Industrie : 20.2%
  • Services : 78.4% Exportations françaises de biens (2014) : 1,16 Md € (hors matériel militaire) Importations françaises de biens (2014) : 1,2 Md € (hors matériel militaire) Déficit public (2014) : 2,8 % du PIB (prévision 2015 : 2,5 %) Dette publique (2014) : 67,5 % du PIB (prévision 2015 : 66 %)

Ambassade et consulats en Israël et données consulaires

Ambassade de France : Tel Aviv
Consulats de France : Tel Aviv, Haifa, Jérusalem
Communauté française en Israël (hors Jérusalem) : environ 51.945 immatriculés (2015)
Communauté israélienne en France : environ 2.000 immatriculés (2015)

Pour plus de détails voir : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/israel

Politique intérieure

Le gouvernement issu des élections législatives du 17 mars est entré en fonction le 14 mai 2015. B. Netanyahou n’a pu constituer qu’une coalition disposant d’une majorité infime d’un siège à la Knesset (61 sièges sur 120). Le 30 mai 2016, suite à un accord de la coalition avec Israël Beitenou, le parti de M. Liberman est entré au gouvernement, élargissant la majorité à la Knesset (66 sièges sur 120). Celle-ci repose sur une répartition des portefeuilles entre les 7 partis qui la composent et un programme qui tient compte des revendications de chacun d’entre eux :

- Likoud (droite) – 30 sièges à la Knesset : B. Netanyahou a su réserver à son parti 12 postes ministériels sur 18, correspondant aux principaux portefeuilles politiques et sécuritaires. Le programme du gouvernement prévoit certaines réformes chères au parti (relance du projet de loi fondamentale « Israël, Etat-nation du peuple juif, mise en place du vote des Israéliens établis à l’étranger, législation permettant à la Knesset de réinstaurer une loi invalidée par la Cour suprême).

- Koulanou (centre-droit) – 10 sièges à la Knesset : Moshe Kahlon a obtenu pour son parti trois ministères (les Finances, pour lui-même, le Logement et construction, et l’Environnement), ainsi que la présidence de la commission des Affaires sociales de la Knesset, qui seront essentiels pour mettre en œuvre son programme socio-économique : baisse du prix des logements, réduction du coût de la vie, augmentation de la concurrence dans plusieurs secteurs, lutte contre la pauvreté, etc.).

- Judaïsme de la Torah (ultra-orthodoxes ashkénazes) - 6 sièges : le parti dispose du ministère de la Santé et d’un vice-ministre de l’Education, ainsi que de la présidence de la commission des Finances de la Knesset. Il a obtenu le "détricotage" méthodique des réformes "laïques" menées par Yaïr Lapid pendant la mandature précédente (annulation des sanctions pénales pour les ultra-orthodoxes échappant à la conscription, retour en arrière sur la loi facilitant la conversion au judaïsme, etc.).

- Shas (ultra-orthodoxes sépharades) – 7 sièges à la Knesset : le parti s’est vu confier les ministères de l’Economie, du Développement du Néguev et de la Galilée, des Services religieux (juifs), ainsi que deux vice-ministres, dont un aux Finances, et la présidence de la commission parlementaire de l’Education. Shas a obtenu notamment la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité, la réévaluation du salaire minimum et l’augmentation du nombre de logements sociaux.

- Foyer juif (nationaliste-religieux) – 8 sièges : le "Foyer juif" a obtenu gain de cause sur l’essentiel de ses demandes. Il obtient donc l’Education et le ministère de la Diaspora, pour N. Bennett ; la Justice, pour A. Shaked, qui présidera ex officio le comité ministériel pour la législation (organe chargé de donner d’approuver les propositions de loi formulées par les membres de la Knesset) ; l’Agriculture, pour U. Ariel, qui devrait également contrôler la « division des implantations » de l’Organisation sioniste mondiale (celle-ci dispose d’un budget important pour soutenir la colonisation) ; un vice-ministre de la Défense ; la présidence de la commission des Lois de la Knesset. L’accord prévoit notamment l’élaboration d’un plan destiné à permettre la légalisation en droit israélien d’une série de colonies sauvages.

- Israel Beitenou (ultra-nationaliste laïc) – 5 sièges : M. Liberman a obtenu, outre le portefeuille Défense, celui de de l’Aliya et de l’Intégration. Selon l’accord de coalition, une rallonge budgétaire d’1,4 milliards de shekels sera allouée aux retraités. Cependant, l’accord n’inclut pas d’éléments sur la peine de mort pour les terroristes, ni l’objectif de renversement du Hamas à Gaza, qui étaient pourtant les deux marqueurs de la rhétorique libermanienne depuis 2015.

Opposition  : Les travaillistes de Y. Herzog, alliés à T. Livni) disposent de 24 sièges à la Knesset. La liste unique formée pour la première fois par les quatre partis arabes est arrivée en troisième position avec 13 sièges. Yesh Atid (11 sièges) continuera de porter les revendications en faveur des classes moyennes qui avaient fait son succès aux élections de 2013.

Situation économique

Malgré les tensions régionales, l’économie israélienne s’est progressivement transformée, passant d’un système de pays émergent à un modèle de pays avancé, avec une économie très ouverte et un PIB par habitant supérieur à 36.000 dollars (28ème rang mondial).

Outre quelques secteurs traditionnels forts comme la chimie ou la plasturgie, une partie importante du tissu industriel d’Israël s’est progressivement réorientée vers le secteur des hautes technologies (aéronautique, électronique civile et de défense, télécommunications, logiciels informatiques, biotechnologies). Le niveau de recherche et de développement civil par rapport au PIB serait un des plus élevés du monde (4,5%).

Depuis 2010, Israël est membre de l’OCDE. Son économie compte parmi les économies développées qui résistent le mieux à la crise, avec un taux de croissance de 3,4 % en 2013. La guerre de Gaza n’a pas entraîné de ralentissement durable de la croissance, en dépit de la chute du tourisme et du ralentissement de la consommation des ménages. Le taux de croissance moyen pour 2014 a atteint 2 ,8 % et 3,5 % sont attendus pour l’année 2015. Les coûts directs de l’opération, évalués à 1 Md €, ont été couverts par une coupe de 2% en moyenne sur les budgets des différents ministères. Le budget du Ministère de la Défense (qui représente traditionnellement 20% du budget) sera renforcé en 2015.

Politique extérieure

L’axe central de la diplomatie israélienne réside dans sa relation avec les Etats-Unis, considérés comme le principal allié stratégique, capable et désireux de garantir les intérêts vitaux d’Israël.

La relation avec l’Union Européenne est également essentielle, ne serait-ce qu’en raison de l’ampleur des échanges commerciaux : l’UE est, devant les Etats-Unis, le premier partenaire commercial d’Israël, avec une part de marché de 30 %. Elle est régie par un accord d’association signé en 1995 et entré en vigueur en 2000, dont la mise en œuvre donne lieu à l’élaboration de plans d’action communs (dont le dernier a été adopté en avril 2005). Les autorités israéliennes ayant sollicité un véritable statut privilégié, les 27 Etats membres de l’UE ont décidé de procéder à un rehaussement de la relation UE/Israël, lors du Conseil d’association bilatéral du 16 juin 2008. Le processus de rehaussement est suspendu depuis l’opération militaire israélienne à Gaza dite « Plomb durci » de janvier 2009. Sa reprise est liée notamment à l’avancée du processus de paix. En vertu des conclusions du Conseil des Affaires étrangères du 10 décembre 2012, les colonies ont désormais vocation à être exclues des accords conclus entre l’UE et Israël. Dans ces conclusions, l’UE s’était déclarée « déterminée à faire en sorte que - conformément au droit international - tous les accords entre l’État d’Israël et l’Union européenne indiquent clairement et expressément qu’ils ne s’appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967 ». Une clause territoriale de ce type a été acceptée par Israël dans le MoU relatif au programme de recherche Horizon 2020 (16 novembre 2013).

Au sein du monde arabe, deux pays font l’objet d’une attention particulière en Israël :

  • la Jordanie, qui est à ce jour le seul Etat arabe avec lequel Israël entretient, depuis l’accord de paix conclu en 1994, des relations dépassant le stade de la « paix froide » ;
  • l’Egypte constitue aussi un cas à part, compte tenu de l’accord de paix la liant à Israël (1979), de son statut de partenaire obligé dans la gestion de certains aspects du processus de paix (notamment ce qui concerne la bande de Gaza) et de l’insécurité dans la région du Sinaï.

Concernant la Syrie, les autorités israéliennes, qui ont appelé au départ de Bachar al-Assad dès juillet 2011, s’inquiètent du renforcement de l’influence de l’Iran et du Hezbollah, du développement de la menace jihadiste, de l’afflux de réfugiés et de la dégradation de la situation sécuritaire sur le plateau du Golan. Israël, qui a ouvertement pris position en faveur d’une intervention occidentale à la suite de l’utilisation par le régime d’armes chimiques, se montre aujourd’hui très attaché à l’élimination de l’arsenal chimique de Bachar al-Assad.

Les autorités israéliennes, qui n’ont cessé d’appeler la communauté internationale à maintenir l’ensemble des sanctions contre l’Iran et à demander l’arrêt complet de son programme nucléaire,ont dénoncé l’accord sur le nucléaire iranien conclu le 14 juillet entre l’Iran et le P5 + 1, comme une "erreur historique". B. Netanyahou a indiqué qu’Israël ne s’estimait pas lié par cet accord et continuerait de se défendre par ses propres moyens.

Concernant le Liban, la principale inquiétude israélienne porte sur la montée en puissance de l’arsenal militaire du Hezbollah et sur les conséquences éventuelles de l’aggravation des tensions pour le front Nord. Israël est préoccupé par l’implication massive du Hezbollah en Syrie et des transferts d’armement (notamment chimique).

Israël soutient pleinement la coalition internationale formée pour lutter contre Daesh en Irak.

Enfin, les relations entre Israël et la Turquie sont en voie de normalisation. La Turquie a été le premier Etat musulman à reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël, en 1948. En 1996, la Turquie s’est rapprochée significativement d’Israël, par une série d’accords stratégiques. Mais le dialogue politique s’est peu à peu détérioré depuis la seconde Intifada (2000) jusqu’au début 2009, avec la condamnation publique de l’intervention israélienne à Gaza par le Premier ministre turc à Davos en janvier 2009. Les relations se sont ensuite fortement dégradées lors de la crise de la « Flotille de Gaza », en mai 2010, qui a fait neuf victimes turques. Après l’échec d’une première tentative de médiation sous l’égide de l’ONU de nouveaux contacts ont permis d’engager un début de normalisation en mars 2013. Les discussions entre Tel Aviv et Ankara se sont intensifiées au second semestre 2015, pour finalement aboutir à la signature d’un accord de réconciliation le 28 juin 2016.

Mise à jour : 30.06.16


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