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Présentation

Relations politiques

Les contacts bilatéraux demeurent très étroits. Le premier séminaire intergouvernemental franco-palestinien s’est tenu à Paris le 10 septembre 2015, sous la présidence des deux Premiers ministres et en présence de nombreux ministres des deux gouvernements. Il a permis de donner une image concrète du soutien français à la construction d’un Etat palestinien. Au-delà de la signature d’un protocole d’accord de consultations politiques, la volonté de renforcer notre coopération économique et financière bilatérale (prolongation du « french grant », appui aux PME, Institut des Finances, lancement de la négociation d’un accord de protection des investissements) a été réaffirmée. La seconde tranche de notre aide budgétaire a été signée à cette occasion. Dans le domaine de l’éducation où l’ouverture d’un lycée français à Ramallah à la rentrée 2016 apparait comme le projet emblématique de cette coopération, la négociation d’un protocole de coopération a été proposée par la partie palestinienne. La gouvernance locale (échange de fonctionnaires, intercommunalité) et l’eau, premier secteur de concentration de l’AFD ont été confirmées comme des domaines prioritaires.

Le président de la République François Hollande a effectué une visite d’Etat en Israël et une visite officielle dans les Territoires palestiniens du 17 au 19 novembre 2013. Il était accompagné d’une importante délégation composée de six ministres, de nombreux parlementaires, d’une quarantaine de chefs d’entreprises (Alstom, Vinci, SNCF, etc.) et de personnalités de la société civile.
Cette visite a été l’occasion de marquer le soutien de la France aux négociations de paix et de confirmer l’engagement de longue date de la France en faveur de la création d’un Etat palestinien indépendant et viable.

Derniers entretiens bilatéraux

Le président de la République a reçu le 21 juillet 2016 Mahmoud Abbas à l’Elysée. Il s’était entretenu précédemment avec le président palestinien le 6 août 2015 à Ismaïlia puis le 22 septembre 2015 à l’Elysée ainsi que le 30 novembre 2015 en marge de la COP21 au Bourget.

Le ministre s’est entretenu avec Mahmoud Abbas le 30 juillet 2016 à Paris et le 15 mai 2016 à Ramallah lors de sa visite dans les Territoires palestiniens.
Il s’est entretenu à Paris avec son homologue palestinien, Riyad al-Malki le 18 août 2015, le 5 janvier 2016 et le 29 février 2016 à Genève.

Le Président Abbas s’est rendu à Paris le 11 janvier 2015 pour marcher aux côtés du président de la République et d’une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, à la suite des attentats terroristes des 7 et 9 janvier.

Coopération

La France figure parmi les principaux contributeurs d’aide aux Territoires palestiniens. Elle y a consacré près de 40 millions d’euros en 2015 (394 millions d’euros sur la période 2008-2014), répartis de la manière suivante :

  • une aide budgétaire directe de 16 millions d’euros (150 millions d’euro sur la période 2008-2014, l’autorité palestinienne étant le premier récipiendaire au monde de l’aide budgétaire française) qui contribue activement à la consolidation des institutions du futur Etat palestinien et au paiement des salaires des fonctionnaires, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé en Cisjordanie et à Gaza ;
  • une coopération mise en œuvre par l’Agence française de développement (AFD) de 11 millions d’euros (137 millions d’euros sur la période 2008-2014) dont 6 millions d’euros alloués au programme de développement municipal visant à organiser le financement des investissements des collectivités palestiniennes ; 5 millions d’euros alloués au projet de « développement local en zone C » ayant pour objectif de soutenir les populations fragilisées en leur permettant d’œuvrer de façon autonome à l’amélioration de leurs conditions de vie.
  • une aide humanitaire et aux réfugiés (via l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient - UNRWA) de 6,4 millions d’euros (plus de 60 millions d’euros sur la période 2008-2014 dont 3 millions en 2014 consacrée à l’aide d’urgence pour répondre à la crise de Gaza) ;
  • une action portée par le service de coopération et d’action culturelle du consulat général de France à Jérusalem, d’un montant de 2,5 millions d’euros autour de quatre axes sectoriels : culture et médias ; enseignement du français ; coopération universitaire et institutionnelle ; coopération sociale.

La coopération décentralisée est par ailleurs en pleine expansion : une centaine de collectivités françaises sont impliquées dans des opérations représentant un montant annuel évalué à environ 3 millions d’euros.
Notre coopération s’organise en fonction de priorités géographiques : zone C, Jérusalem-Est, Gaza. L’AFD, comme le service de coopération et d’action culturelle, situent une proportion de plus en plus importante de leurs projets dans ces trois régions.

La France et l’Autorité palestinienne accordent enfin une attention particulière au développement de leurs relations économiques. Le projet de zone industrielle (ZI) de Bethléem est ainsi emblématique de la volonté des autorités françaises et palestiniennes d’appuyer le secteur privé. Il a fait l’objet d’un accord signé en 2008 par le président de la République et le président Abbas afin de promouvoir le développement économique et la création d’emplois dans les Territoires palestiniens en accompagnement du plan d’actions défini lors de la conférence de Paris de 2007.

Il s’agit à ce jour du seul projet de ZI dans les Territoires palestiniens à connaître des avancées concrètes. Elle a été inaugurée par le ministre de l’économie le 7 septembre 2015, en présence du Premier ministre palestinien.

Il existe en outre entre la France et l’Autorité palestinienne un protocole de don (« French Grant ») financé par le ministère des finances (ligne de 10 millions d’euros dont près de 7 millions ont été consommés début 2015), visant à soutenir l’acquisition, par des PME palestiniennes, de matériel industriel français. Par ailleurs, un institut des finances publiques, financé par la France, a été inauguré par le ministre des finances en novembre 2013. L’objectif de l’institut est d’appuyer la mise en place de réformes et de rapprocher la qualité des services économiques et financiers palestiniens des standards internationaux.

Mise à jour : 23.12.16

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