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Iran - Question nucléaire (Q&R- Extrait du point de presse du 10 juin 2013)

Q : Une reaction aux derniers developpements au site d’eau lourde Iranien d’Arak ? Etes-vous satisfaits par des "garanties" fournies par Tehran sur l’accesiblite au site par l’AIEA et les declarations par l’Iran concernant l’objective finale du programme a Arak ?


R : Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du conseil des gouverneurs de l’AIEA exigent la suspension de toutes les activités iraniennes liées à l’eau lourde. L’installation de la cuve de ce réacteur, si elle était confirmée par l’AIEA, serait un nouveau manquement de l’Iran à ses obligations et un geste supplémentaire de provocation.

La construction d’un réacteur à eau lourde à Arak est très préoccupante et permettra à l’Iran, une fois le réacteur opérationnel, de produire du plutonium. Comme l’a rappelé le directeur général de l’AIEA dans son rapport du 22 mai, la coopération iranienne avec l’agence est, de longue date, très insuffisante concernant le réacteur à eau lourde d’Arak. L’Iran refuse depuis 2006 de fournir des informations actualisées sur le dessin du réacteur. Il interdit également depuis plus de deux ans tout accès à l’usine de production d’eau lourde.

Malgré ses affirmations, l’Iran continue donc de n’apporter aucune preuve que ses activités nucléaires, celles liées à l’eau lourde comme à l’enrichissement de l’uranium, n’ont qu’une finalité civile.

Nous appelons l’Iran à entendre le message d’unité et de fermeté à l’égard des manquements iraniens, lancé la semaine dernière à Vienne à l’AIEA par le groupe E3 + 3 (France, Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Russie, Chine). A défaut, la pression diplomatique continuera d’augmenter sur l’Iran.


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