Présentation de l’Iran

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République islamique d’Iran
Nature du régime : République islamique
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Hassan Rohani

Données géographiques

Superficie : 1 648 000km2
Capitale : Téhéran
Villes principales : Machhad, Ispahan, Karaj, Tabriz
Langue (s) officielle (s) : Persan
Langue (s) courante (s) : kurde, baloutchi, turc, arabe
Monnaie : Rial (1 euro = 35330 IRR en avril 2017)
Fête nationale : 11 février (révolution islamique)

Données démographiques

Population : 80,5 millions (2015/2016)
Densité : 48,85 hab/km2
Croissance démographique : 1,2%
Espérance de vie : 75,39 en 2014 (74,30 ans pour les hommes et 75,56 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation : 84% (pour les Iraniens âgés de plus de 15 ans)
Religion : musulmans (99,4%), en très grande majorité chiite, musulmans sunnites, bahaïs (religion interdite), chrétiens (117.700), zoroastriens (25.271), juifs (8.756).
Indice de développement humain : 0,77 (2014)

Données économiques*
Source : Fonds Monétaire Internationale (FMI)

PIB 2016/2017 : 377 milliards de dollars
PIB 2016/2017 : 4 682 dollars
Taux de croissance 2016/2017 : 6,6% (+52,2% secteur pétrolier ; +0,8% secteur non-pétrolier)
Taux de chômage (2016/2017) : 12,5%
Taux d’inflation (2016/2017, fin de période) : 10,5%

Principaux clients : Chine, Inde, Japon, Corée du Sud.
Principaux fournisseurs : Emirats Arabes Unies, Chine, Turquie, Corée du Sud, Inde.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (source : Banque centrale d’Iran) :

  • agriculture : 9%
  • hydrocarbures : 15%
  • industrie : 23%
  • services : 53%

Exportations de la France vers l’Iran (2016) : 722 millions d’euros
Importations françaises depuis l’Iran (2016) : 1 384 millions d’euros
Solde commercial : -662 millions d’euros

Plus de données statistiques sont disponibles sur le site du ministère de l’économie et des finances : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/Iran

Composition du gouvernement

Président de la République, Président du Conseil, Hodjatoleslam Hassan ROHANI
(depuis le 4 août 2013)

Vice-présidents de la République

  • Premier vice-président, M. Eshagh JAHANGUIRI
  • Vice-président, conseiller et directeur du bureau du Président, M. Mohammad Agha NAHAVANDIAN
  • Vice-président pour les affaires exécutives, M. Mohammad SHARIATMADARI
  • Vice-président chargé de la planification et directeur de l’organisation du budget, M. Mohammad Bagher NOBAKHT HAGHIGHI
  • Vice-président pour les affaires juridiques, M. Majead ANSARI
  • Vice-président pour les affaires parlementaires, M. Hossein-Ali AMIRI
  • Vice-président chargé des affaires scientifiques et technologiques, M. Sorena SATTARI
  • Vice-présidente chargée des droits de la femme et des affaires familiales, Mme Shahindokht MOLAVERDI
  • Vice-présidente, directrice de l’organisation du patrimoine culturel et du tourisme, Mme Zahra AHMADIPOUR
  • Vice-président, directeur de l’organisation iranienne de l’énergie atomique, M. Ali Akbar SALEHI
  • Vice-président, directeur de la fondation des Martyrs, M. Seyed Mohammad-Ali SHAHIDI.
  • Vice-présidente, directrice de l’organisation de la protection de l’environnement, Mme Massoumeh EBTEKAR
  • Vice-président, directeur de l’organisation de l’administration et du recrutement, M. Jamshid ANSARI

Ministres

  • Ministre de l’éducation, M. Kakhroddin Ahmadi DAANESH ASHTIANI
  • Ministre de l’information et des technologies de communication, M. Mahmoud VAEZI
  • Ministre des renseignements, Mahmoud ALAVI
  • Ministre de l’économie, M. Ali TAYEBNIA
  • Ministre des affaires étrangères, M. Mohammad Javad ZARIF
  • Ministre de la santé, M. Hassan GHAZIZADEH HASHEMI
  • Ministre du travail et de l’action sociale, M. Ali RABIEI
  • Ministre de l’agriculture, M. Mahmoud HOJJATI
  • Ministre de la justice, Mostafa POUR-MOHAMMADI
  • Ministre de la défense, M. Hossein DEHGHAN
  • Ministre des routes et de l’urbanisme, M. Abbas Ahmad AKHOUNDI
  • Ministre de l’industrie, des mines et du commerce, M. Mohammad Reza NEMATZADEH
  • Ministre de la culture et de la guidance islamique, M. Seyed Reza SALEHI AMIRI
  • Ministre de l’intérieur, M. Abdolreza RAHMANI FAZLI
  • Ministre des sciences, de la recherche et de la technologie, M. Mohammad FARHADI
  • Ministre du pétrole, M. Bijan NAMDAR ZANGANEH
  • Ministre de l’énergie, M. Hamid TCHIT-TCHIAN
  • Ministre des sports et de la jeunesse, M. Masoud SOLTANIFAR

Présence française

Consulat (s) de France : Section consulaire de l’ambassade à Téhéran
Communauté française en Iran : 1077 personnes (dont 784 à Téhéran)
Communauté iranienne en France : 10 100 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Situation politique

La République islamique d’Iran, proclamée le 1er avril 1979, est un régime autoritaire revendiquant une double légitimité théocratique et populaire. Elle repose sur la loi islamique (charia) et sur le principe de la tutelle du jurisconsulte (velayat-e faqih) : la constitution iranienne place l’ensemble des institutions (politiques, judiciaires, militaires et médiatiques) sous l’autorité du Guide suprême de la révolution islamique et du conseil des gardiens. Cette fonction est assumée depuis juin 1989 (décès de l’ayatollah Khomeyni) par l’ayatollah Khamenei. Il est assisté du conseil suprême de sécurité nationale, dont le responsable est le vice-amiral Ali Shamkhani et du conseil de discernement des intérêts supérieurs du régime, présidé par le hodjatoleslam Rafsandjani jusqu’à son décès en janvier dernier, qui exerce depuis octobre 2005 une fonction de supervision des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Le président de la République, Hassan Rohani exerce certaines fonctions de chef d’Etat (signature des traités, accréditation des ambassadeurs, etc.) et assume celles de chef de gouvernement ; il est responsable devant le Guide et devant le Parlement, mais n’est pas le chef des armées. Hassan Rohani a été élu à la présidence de la République islamique, dès le premier tour du scrutin, le 14 juin 2013, à 50,68% des suffrages exprimés (taux de participation électorale estimé à 72,7%). Il a été réélu au premier tour le 20 mai 2017 avec 57% des voix exprimées.

Le nouveau président, issu historiquement de la frange conservatrice, a fait campagne sur un programme centriste et a obtenu l’appui des grandes figures réformatrices, telles que l’ancien président Mohammad Khatami. Investi le 4 août 2013, Hassan Rohani a nommé un gouvernement d’experts et chargés de négocier et de mettre en œuvre un compromis sur le dossier nucléaire. Les priorités affichées du gouvernement sont le redressement économique du pays, qui passe par la levée complète des sanctions et une détente avec la communauté internationale, amorcée depuis l’été 2013. Les élections du Majles en février et avril 2016 ont conforté le président Rohani et se sont traduites par la victoire de la liste de coalition réformateurs/conservateurs modérés à Téhéran tout en éliminant les membres les plus fondamentalistes du Parlement.

Situation des droits de l’Homme

La situation des droits de l’Homme a entre 2009 et 2013, connu une dégradation importante. Dans le prolongement de la répression exercée contre le mouvement vert, né de la contestation de l’élection du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, la liberté d’expression, d’association et de réunion connaissent toujours d’importantes restrictions.

Les deux principaux chefs de file du Mouvement vert, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, sont maintenus à l’isolement, depuis le 14 février 2011. De nombreux activistes politiques ainsi que des défenseurs des droits de l’Homme, notamment ceux issus de l’ex-centre pour la défense des droits de l’Homme fondé par la lauréate du Prix Nobel de la Paix 2003, Shirin Ebadi, tels que Narguess Mohammadi, Abdolfattah Soltani, ou encore Mohammad Ali Dadkhah, sont emprisonnés.

Ces derniers mois, les atteintes à la liberté sur les réseaux sociaux se sont multipliées. Les milieux culturels font également l’objet d’une forte pression.

Le nombre des exécutions capitales est préoccupant. L’Iran figure aujourd’hui au premier rang des exécutions per capita dans le monde. En avril 2016, Zeid Ra’ad Al Hussein, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a appelé les autorités iraniennes à mettre un terme aux exécutions de délinquants mineurs au moment des faits et d’auteurs d’infractions liées aux drogues, tout en instaurant de manière générale un moratoire sur l’application de la peine de mort.

Les membres des minorités ethniques, notamment les Kurdes, Ahwazis et religieuses font face à de discriminations sociales. Les Baha’is, dont la religion n’est pas reconnue par la constitution iranienne (contrairement aux chrétiens, juifs et zoroastriens qui disposent d’un siège au parlement iranien) sont dans une situation particulièrement vulnérable et risquent la peine de mort.

Chaque année, l’assemblée générale des Nations unies vote une résolution sur la situation des droits de l’Homme en Iran. Une résolution du conseil des droits de l’Homme de l’ONU a créé un rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en Iran, que Téhéran ne laisse pas accéder à son territoire.

Situation économique

L’accord sur le nucléaire et la levée des sanctions ont déjà des conséquences sur l’économie iranienne

L’élection du président Rohani en juin 2013 et sa priorité affichée de redressement de la situation économique, ainsi que la conclusion de l’accord de Vienne et la levée des sanctions a créé un regain d’optimisme parmi les acteurs économiques. Apres deux années de récession économique, et une année de croissance atone, l’Iran a renoué avec la croissance et ce malgré la baisse des cours du pétrole et du gaz. La stabilité du taux de change a été préservée et le déficit public a été globalement contenu, comme l’inflation.

L’Iran multiplie les accords économiques mais se heurte aux difficultés liées à la levée partielle des sanctions

Depuis la levée des sanctions l’Iran multiplie les accords d’investissements et les mémorandums d’ententes avec plusieurs pays dont la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Afrique du Sud, l’Italie, l’Allemagne ou encore la France. Les échanges commerciaux iraniens progressent sensiblement mais semblent toutefois liés à la reprise des exportations iraniennes de pétrole. Cependant l’utilisation du dollar par l’Iran est toujours prohibée, ce qui l’empêche de se raccorder au système mondial de paiement bancaire. Les banques iraniennes pour lesquelles les sanctions ont été levées connaissent toujours de sérieuses difficultés pour reprendre leur activité, ce qui crée des difficultés au niveau de la phase financement des projets. Ces difficultés sont renforcées par l’obsolescence des banques iraniennes au regard des normes bancaires internationales. Ce constat a poussé l’Iran à se rapprocher du groupe d’action financière (GAFI) et à se voir octroyer un plan d’action lors de la dernière assemblée plénière de Busan en juin dernier. En dépit de la timide reprise économique et de la reprise spectaculaire des exportations de pétrole, l’Iran critique la mise en œuvre de l’accord de Vienne sur le plan économique en raison de la faiblesse des flux financiers et de la réticence des acteurs bancaires de premier rang.

Politique étrangère

Après près d’une décennie d’isolement diplomatique, l’Iran cherche à renouer avec la communauté internationale

Le pari du candidat Rohani était de renouer avec la communauté internationale, après des relations fortement dégradées durant les deux présidences de Mahmoud Ahmadinejad. Il a conduit des initiatives à destination des voisins directs de l’Iran, de l’Europe, des grands émergents et de l’Asie. Le système politique iranien complexe se reflète également en politique extérieure où l’action des gardiens de la Révolution, qui ne sont pas sous le contrôle du gouvernement, est importante.

Ce renouveau permis par l’accord de Vienne a néanmoins coïncidé avec un fort regain des tensions régionales. Le sac des représentations diplomatiques saoudiennes en Iran qui a suivi l’exécution du dignitaire chiite Nimr par l’Arabie saoudite en janvier dernier, a poussé Riyad à rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran. Les tensions se sont encore intensifiées avec l’impossibilité d’arriver à un accord sur la participation des Iraniens au pèlerinage de la Mecque en 2016. Ces développements illustrent la rivalité constante entre deux grands pays de la région.

Le soutien aux alliés régionaux (Syrie, Irak et Hezbollah) demeure la priorité stratégique de l’Iran

Le régime considère que l’accord de Vienne ne remet pas en cause sa politique régionale. Depuis le déclenchement de la crise syrienne, l’Iran a apporté un appui crucial à Bachar al-Assad qui se traduit par un engagement financier massif, des livraisons d’armes et par l’envoi de conseillers militaires iraniens auprès de l’armée syrienne.

Téhéran apporte par ailleurs un appui très important au gouvernement irakien. Les liens politiques, économiques et sécuritaires entre les deux pays sont très étroits. Les forces iraniennes ont, dès juin 2014, apporté un soutien opérationnel à l’armée irakienne mais aussi aux peshmergas kurdes et aux milices chiites pour faire face à l’avancée de l’organisation terroriste Daech.

Au Liban, le Hezbollah reste pleinement soutenu par l’Iran pour imposer sa politique.

Mise à jour : 25.04.17

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