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Présentation

Données générales

Nom officiel : République des Iles Marshall
Nature du régime : République
Contrat de libre association avec les Etats-Unis
Chef de l’Etat et du Gouvernement : Mme Hilda HEINE

Données géographiques

Superficie : 181 km² (30 atolls) ZEE : 2 120 000 km2
Capitale : Majuro
Langue(s) officielle(s) : marshallais, anglais
Monnaie : Dollar US
Fête nationale : Constitution Day, le 1er mai

Données démographiques

Population (2015) : 52 993 (source Banque Mondiale)
Densité : 292 hab/km²
Croissance démographique (2015) : +0,2 % (source Banque Mondiale)
Espérance de vie : 72 ans pour les femmes et 67 ans pour les hommes (source CPS)
Taux d’alphabétisation : 93,7%
Religion(s) : protestants (54%) notamment évangélistes (25%) ; catholiques (8,4%)
Indice de développement humain : aucune donnée

Données économiques

PIB (2015) : 200million USD (source FMI)
PIB par habitant (2015) : 3 527 USD (source FMI)
Taux de croissance (2015) : - 0,5% (source Banque Asiatique de développement)
Taux d’inflation (2014) : -0,9% (source Banque Mondiale)

Principaux clients : Etats-Unis, Japon, Australie, Taïwan
Principaux fournisseurs : Etats-Unis, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Singapour, Fidji, Taïwan

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • services : 53,4%
  • agriculture : 31,7%
  • industrie : 14,9%

Exportations de la France vers les Iles Marshall : peu significatives
Importations françaises depuis les Iles Marshall : peu significatives

Politique intérieure

Les Iles Marshall sont une république dont le Président assume les fonctions de chef d’Etat et de chef de gouvernement. Le Président de la République est élu pour un mandat de quatre ans par la Chambre basse du Parlement (le Nitijela) qui compte 33 membres. Une chambre haute consultative, qui représente le Sénat Coutumier (l’Iroij), compte 12 membres.

Lors des élections du 16 novembre 2015, M. Casten Nemra est élu membre du Parlement comme représentant de Jaluit, après avoir passé huit ans comme secrétaire en chef auprès de trois gouvernements successifs. Le 4 janvier 2016, il est élu président de la République par ce même Parlement en obtenant 17 voix contre 16 à son adversaire Alvin Jacklick, un vétéran de la politique marshallaise.

Installé dans ses fonctions le 11 janvier 2016, il devient à seulement 44 ans le plus jeune président de l’archipel. Deux semaines après son investiture, le 26 janvier suivant, il est renversé lors d’un vote du Parlement. Le lendemain, le Parlement élit Hilda Heine pour lui succéder. En obtenant 24 voix sur les 33 parlementaires, elle est la première femme à diriger un petit Etat insulaire du Pacifique.

Situation économique

Composées d’archipels coralliens d’un niveau moyen de 2 mètres au dessus de la mer, les Iles Marshall ne disposent que de ressources naturelles limitées (noix de coco, coprah, manioc, patates douces et bananes). Les licences de pêche accordées aux flottes étrangères et le produit de l’immatriculation des pavillons de complaisance (4ème rang mondial en 2007, plus de 1 400 navires enregistrés) constituent les principales sources de revenus du pays. Le secteur touristique progresse lentement (10 000 visiteurs en 2007, surtout Américains, Japonais et Taïwanais), handicapé par les coûts d’accès aux Iles Marshall. Le chômage touche un tiers de la population.

L’aide étrangère représente 70% du PIB. Le second « Compact of Free Association » avec les Etats-Unis (2004-2023) a été doté de 57,7 millions de dollars annuels en 2004/2005, de 63,8 millions entre 2005 et 2013, et de 68,8 millions entre 2014 et 2023. Il dirige ses financements vers six secteurs prioritaires : Education, Santé, Environnement, renforcement du secteur public, infrastructures et aide au Développement du secteur privé.

Entrée en récession dès le début de la crise économique mondiale de 2008 , l’économie a depuis progressé avec un taux de croissance moyen de 2,35% entre 2010 et 2013 avant d’être à nouveau en récession en 2014 à -1% et -0,5% en 2015.La croissance des dernières années a reposé sur l’expansion du secteur de la pêche, le secteur de la construction, l’augmentation des exportations, la baisse des prix des commodités et de l’inflation. Cette croissance a bénéficié des accords signés sur l’utilisation des terres (accords de Kwajalein) et de l’extension de l’aéroport, financée par les États-Unis. En 2014, la production de coprah, un des principaux produits d’exportation, a atteint un niveau proche de son record. Mais elle n’a pas permis de compenser la baisse des subventions. L’aide américaine reste cruciale pour ce pays

Avec plus de 2 500 bateaux placés sous sa juridiction, les Îles Marshall sont régulièrement citées par la Fédération internationale des ouvriers du transport (IFT) comme pays abritant un grand nombre de pavillons de complaisance. Le naufrage de la plate-forme pétrolière du groupe British Petroleum dans le golfe du Mexique, battant pavillon des Iles Marshall, avait provoqué en 2010 la plus grande marée noire de l’histoire des Etats-Unis et relancé le débat du respect des lois internationales.

Politique étrangère

La relation avec les Etats-Unis demeure primordiale. Le « Compact of Free Association », qui prévoit notamment la prise en charge par les autorités américaines de la Défense et de la sécurité du pays, assurent aux Etats-Unis une relation privilégiée avec Majuro.

Le ministère américain de la Défense dispose également, à travers un accord bilatéral, de l’accès au lagon et de la disposition de certaines îles de l’atoll Kwajalein. Leur utilisation pour des tirs de missiles a été accordée aux Etats-Unis jusqu’en 2066, avec une option jusqu’en 2086. L’un de ces essais, qui consistait en la destruction d’un missile tiré de la base Ronald Reagan située sur cet atoll par un missile intercepteur de nouvelle génération, a eu lieu le 15 avril 2011.

Une des dispositions complémentaires du « Compact » concerne le règlement des plaintes et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires américains dans les îles de Bikini et d’Enewetak (de 1946 à 1958, 67 essais nucléaires ont été effectués par les Etats-Unis).

Au titre de l’accord, 40 agences américaines développent des programmes avec les Iles Marshall (parmi celles-ci, on compte l’Administration fédérale de l’aviation, le Service postal, l’Administration pour les petites entreprises, l’Agence pour le Développement (USAID), les Ministères de l’Energie, de l’Agriculture et de l’Intérieur, etc.).

Taïwan occupe une place importante dans les relations étrangères marshallaises. En mai 2005, l’ancien Président taïwanais, M. Chen Shui-Bian, avait été le premier chef d’Etat taiwanais à effectuer une visite officielle aux Iles Marshall. Taiwan apporte une aide financière substantielle aux Iles Marshall ainsi qu’un soutien matériel et une assistance technique dans le secteur de l’agriculture. Le 29 août 2016, un accord sur la pêche a été conclu entre les deux pays, faisant des Iles Marshall le quatrième Etat du Pacifique à signer un pacte de coopération avec Taipei dans ce domaine, après les îles Salomon, Nauru et les Tuvalu.

Le Japon figure également parmi les principaux partenaires des Iles Marshall avec, en 2015, des exportations à près de 1,7 Mds d’euros et la visite en 2016 du parlementaire M. Kazunori TANAKA, envoyé spécial du Premier ministre.. Les Etats Unis, le Japon et Taiwan disposent d’une représentation diplomatique à Majuro.

Les Îles Marshall sont membres des principales organisations régionales : Communauté du Pacifique – Secrétariat (CPS), Programme régional Océanien de l’Environnement (PROE) et Forum des Iles du Pacifique (FIP). Le pays a accueilli le sommet du FIP en septembre 2013 et a pris la présidence de l’organisation pour un an. Lors de ce sommet, les Etats membres du FIP ont adopté la Déclaration de Majuro pour le leadership sur le climat. Elles sont membres du G77 et de l’Alliance des Petits Etats insulaires (AOSIS).

Les Îles Marshall sont très vulnérables aux dérèglements climatiques. Face à la hausse annoncée du niveau des mers, le gouvernement construit des digues et des murs, un projet estimé à 18 millions d’euros, soit près de 10% de la richesse du pays. Très actives lors de la conférence de Paris en décembre 2015 (COP21), les autorités marshallaises ont contribué, en partenariat avec l’Union européenne, à la création d’un groupe intitulé « High Ambition Coalition » qui rassemble plus de cent pays, dont la France, dans le but de coordonner les politiques, les économies et les transformations technologiques nécessaires pour l’atteinte des objectifs sur le réchauffement climatique.

Théâtre de nombreux essais nucléaires dans les années 40 et 50, les Iles Marshall ont déposé en 2014 une plainte auprès de la Cour Internationale de Justice (CIJ) contre neuf pays : les Etats-Unis, la Chine, la Corée du Nord, la France, l’Inde, Israël, le Pakistan, la Russie et le Royaume-Uni.

Elles exigeaient que ces nations prennent toutes les mesures nécessaires pour s’acquitter de ce que les Marshall estiment être leurs obligations au regard du traité de 1968 sur la non-prolifération des armes nucléaires ou, pour ceux qui n’ont pas signé ce traité, du droit international coutumier.

Seules les plaintes contre le Royaume-Uni, le Pakistan et l’Inde ont été admises, car ces trois nations ont accepté par le passé la compétence obligatoire de la CIJ. Les autres plaintes ne pourront être examinées que si les pays l’acceptent. . La Cour a tenu des audiences du 7 au 16 mars 2016.

M. Tony de Brum, ancien ministre des affaires étrangères marshallais ayant reçu le prix Nobel alternatif en 2015 pour son action en faveur du désarmement nucléaire, a attenté en parallèle contre les Etats-Unis une action judiciaire intitulée « Zéro nucléaire ». Rejetée en février 2015 par la Cour fédérale pour des motifs constitutionnels, un appel de cette décision est pendant.

Mise à jour : 13.09.16


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