Géographie et histoire

Géographie

Les Fidji se situent dans l’océan Pacifique, au carrefour de la Mélanésie et de la Polynésie, à l’est du Vanuatu, à l’ouest des Tonga et au sud des Tuvalu. L’archipel se compose d’environ 300 îles dont une centaine inhabitées. Les trois îles principales sont Viti Levu, Vanua Levu et Ovalau (où se situe l’ancienne capitale Levuka, classée au patrimoine national de l’UNESCO).

La capitale, Suva, se situe sur l’île Viti Levu où vivent les trois quarts de la population – à environ trois heures de route du principal aéroport international du pays (Nadi International Airport). La plupart des îles sont volcaniques, avec des sommets culminants à 1 200 m d’altitude. Les plus petites îles sont généralement entourées de récifs coralliens.
Le climat est de type tropical humide avec une température annuelle moyenne de 27 à 30°C. La saison la plus « froide » est de juin à août (minimum 17°C), la plus chaude étant de décembre à mars. Le décalage horaire avec la France est de 12 heures en hiver et 10 heures en été.

Histoire

Les premiers habitants des Fidji, des Austronésiens en provenance du sud-est asiatique, peuplent les îles mélanésiennes au second millénaire avant notre ère. L’explorateur Abel Tasman découvre l’archipel en 1643, sans y débarquer, puis en 1774, le capitaine Cook en visite une partie ainsi que Dumont d’Urville en 1827. Les premiers missionnaires s’installent vers 1830. Les Fidji deviennent colonie britannique à partir de 1874, avec le soutien du chef traditionnel suprême Ratu Cakobau.

Les Fidji proclament leur indépendance en 1970. Elles sont membres du Commonwealth jusqu’en 1987, date à laquelle le colonel Sitiveni Rabuka, soutenu par les chefs traditionnalistes fidjiens, s’empare du pouvoir et proclame la République. L’archipel est alors mis au ban du Commonwealth. La nouvelle constitution de 1990, qui réserve aux seuls autochtones les responsabilités politiques, provoque le départ massif d’une partie de la population indienne.

Une révision constitutionnelle, rééquilibrant la répartition ethnique des sièges au sein du Parlement, est adoptée en juillet 1997. Elle est suivie de la présentation des excuses officielles du général Rabuka auprès de la reine Elisabeth et de la réintégration de l’archipel dans le Commonwealth.

En mai 1999, les élections législatives qui suivirent cette réforme portent un indo-Fidjien à la tête du gouvernement en la personne de Mahendra Chaudhry. Le 19 mai 2000, un groupe paramilitaire dirigé par M. Georges Speight, s’introduit au Parlement et prend en otage le Premier ministre et 35 parlementaires au nom de la protection des intérêts « du peuple indigène fidjien ». Le Président de la République donne alors les pleins pouvoirs au chef d’état major de l’armée, le contre-amiral Bainimarama qui rétablit l’ordre et rend le pouvoir aux civils. Des élections libres sont organisées et un nouveau Premier ministre, M. Laisenia QARASE est désigné par le Parlement dès juillet.

Mise à jour : 21.02.17

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