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Relations politiques et dernières visites

La Guerre froide a durablement éloigné la Hongrie de la France, comme du reste de l’Europe occidentale. Il aura donc fallu attendre le début des années 1990 pour ouvrir une nouvelle page de nos relations bilatérales, qui se sont progressivement densifiées sur les plans politique, économique et culturel, notamment grâce au soutien de la France à l’adhésion de la Hongrie à l’OTAN et à l’Union européenne.

La visite du Président de la République à Budapest en septembre 2007 a permis d’établir les bases d’un partenariat stratégique, signé en mai 2008 à l’occasion d’une visite à Paris du premier ministre M. Gyurcsany. Ce partenariat a permis de renforcer notre dialogue sur les principaux enjeux communautaires, d’engager ou d’approfondir des coopérations portant notamment sur les pôles de compétitivité, le secteur agricole, les questions environnementales. Il a également facilité la préparation de la présidence hongroise de l’UE au premier semestre 2011. La France maintient un dialogue politique dense avec la Hongrie. Elle a reçu en 2015 le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes M. Szabolcs Takács, le ministre de la Justice M. László Trócsányi et le Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur et aux Affaires étrangères M. László Szabó. Elle est également impliquée dans les travaux du Groupe de Visegrád : le Président de la République s’est ainsi rendu le 19 juin dernier à Bratislava pour participer au Sommet « V4 + France. »

Relations économiques

Après un léger tassement dû à la crise économique à partir de 2009, le volume de nos échanges commerciaux est reparti à la hausse en 2014 : +8,7%, pour atteindre 6,7 milliards d’euros. Cela s’explique avant tout par une hausse sensible de nos exportations vers la Hongrie (+13,8% en 2014). Notre solde commercial tend donc à se rééquilibrer : la France n’accuse plus qu’un léger déficit de 128 millions d’euros (contre 387M€ en 2013). La France est désormais le 5e partenaire commercial de la Hongrie et représente 4,61% de ses échanges globaux.

En 2014, la France se plaçait au 10e rang des fournisseurs de la Hongrie, le trio de tête revenant à l’Allemagne, l’Autriche et la Russie. La France était le 6e client de la Hongrie (4,5 % des ventes hongroises à l’étranger) - qui était notre 28e fournisseur. Ce sont nos exportations d’équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique qui ont constitué le premier poste de nos ventes avec la Hongrie, (29%), suivis par les matériels de transport (24%).

La France est également le 3e investisseur en Hongrie (3,1 milliards d’euros) avec plus de 350 entreprises implantées, employant près de 43 000 salariés. Cinq sociétés françaises figurent parmi les 25 premiers investisseurs étrangers en Hongrie : Groupama, EDF, Sanofi, Auchan et GDF Suez.

L’attrait du marché hongrois s’est quelque peu détérioré depuis 2010. Certaines mesures mises en place par le gouvernement à la faveur de sa majorité des deux tiers au Parlement ont généré de l’instabilité juridique pour les investissements étrangers. Après une période de crise pour certains de nos grands groupes, la plupart des contentieux économiques ont aujourd’hui été réglés. Cependant, mise en place de taxes sectorielles visant particulièrement les multinationales étrangères, ou favorisant des groupes proches du pouvoir, a touché nos entreprises. En l’absence de dialogue réel avec les autorités, Auchan et ses concurrents anglais, allemands et autrichiens, ont fait appel des mesures discriminatoires au niveau européen.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Notre implantation culturelle en Hongrie est ancienne. La France a attiré des générations d’artistes hongrois, poètes (Endre Ady, Attila József, Gyula Illyes), romanciers (Dezső Kosztolanyi), musiciens (Franz Liszt, György Ligeti, György Kurtag, Péter Eötvös), peintres (Mihály Munkácsy, József Rippl-Ronay) ou photographes (Brassaï, André Kertesz). Si les liens se sont quelque peu distendus pendant la période communiste, nos échanges culturels avec la Hongrie ont ensuite repris avec intensité.

Notre présence repose sur plusieurs institutions : l’Institut français de Budapest (ouvert en 1992), les cinq Alliances françaises implantées dans les principales villes de province (Debrecen, Györ, Miskolc, Pecs, Szeged), la fondation franco-hongroise pour la jeunesse, le lycée français Gustave Eiffel de Budapest, onze lycées bilingues francophones, et le centre universitaire français de l’Université de Szeged, qui coordonne différentes formations universitaires en langue française et accueille un double master entre l’Université de Szeged et l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille.

En Europe, la France est le cinquième pays d’accueil des étudiants hongrois après l’Allemagne et l’Autriche et le deuxième partenaire pour les échanges Erasmus. La mobilité entrante est de bon niveau (60% au niveau Master et Doctorat), principalement orientés vers les sciences de l’ingénieur et les sciences économiques. Cet engagement permet à la langue française de demeurer la troisième langue étrangère en enseignée en Hongrie (25.000 apprenants dans le système éducatif).

Le portail de ressources pédagogiques en français (www.franciaoktatas.eu) cofinancé depuis 2011 par une trentaine de d’établissements partenaires, est bien implanté et connaît un certain succès auprès des enseignants et des apprenants. Le plan pluriannuel d’action « le français dans la diplomatie et la fonction publique », financé à 25 % par les partenaires hongrois et à 75 % par l’OIF, a permis d’assurer entre 2006 et 2009 la formation de 500 fonctionnaires hongrois.

La Hongrie est membre observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 2004. Elle souhaite passer du statut d’observateur à celui de membre associé. Le dossier de candidature devrait être déposé auprès de l’OIF au cours du premier semestre 2014, avant le prochain sommet de la Francophonie.

Le partenariat Hubert Curien (PHC) « Balaton » lancé en 1994 soutient chaque année une quarantaine de projets scientifiques bilatéraux, amorçant des coopérations entre jeunes chercheurs. Ce partenariat a favorisé, en 2009, la signature d’un important accord de coopération scientifique avec l’ANR.

La coopération dans le domaine de la justice, vise la formation de hauts fonctionnaires et la modernisation de l’administration publique. La France soutient la participation hongroise aux cycles de formation proposés par l’ENA et organise des actions visant à accompagner la réforme de l’administration hongroise.

Le débat d’idées est au cœur de l’action de l’Institut français de Budapest qui développe ce secteur avec succès.

En 2015, le montant de l’enveloppe de l’ambassade dédiée à la coopération culturelle, scientifique et technique s’élève à 1,3 millions d’euros.

Coopération décentralisée

En partie grâce au rôle précurseur de l’association « Initiative France-Hongrie » (facilitant la mise en place de projets communs entre des collectivités territoriales et locales des deux pays), notre coopération décentralisée a permis d’établir des relations dynamiques entre plusieurs niveaux de collectivités locales. On compte aujourd’hui 141 projets de coopérations décentralisées engageant 5 régions, 12 départements, 44 communes (notamment entre Paris et Budapest, ou encore entre la région Champagne-Ardenne et la Grande plaine du Nord, et entre Valenciennes et Miskolc).

  • Ambassadeur de France à Budapest : M. Eric Fournier (septembre 2015)
  • Ambassadeur de Hongrie à Paris : M. Georges Károlyi (janvier 2015)
  • Président du groupe d’amitié France-Hongrie au Sénat : M. Claude Kern
  • Président du groupe d’amitié France-Hongrie à l’Assemblée nationale : M. Rudy Salles

Mise à jour : 16.10.15

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