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Présentation de Haïti

Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Haïti

Constitution de 1987 : le Président est élu pour 5 ans au suffrage universel direct. Il ne peut exercer deux mandats consécutifs, ni en briguer un troisième. Il désigne le

Premier ministre dont la nomination doit être ratifiée par les deux chambres du Parlement. Le gouvernement est responsable devant le Parlement.
Bicaméralisme : Chambre des Députés (119 membres, élus au suffrage universel direct pour 4 ans) et Sénat (30 sénateurs, élus au suffrage direct pour 6 ans, renouvellement par tiers tous les deux ans).
Nom du Chef de l’Etat : Président Jocelerme PRIVERT (provisoire)

Données géographiques

Superficie : 27 560 km2 (Banque mondiale)
Capitale : Port-au-Prince (environ 3 millions d’habitants)
Villes principales : Cap-Haïtien, Gonaïves, Hinche, Jacmel (la moitié de la population est urbaine)
Haïti est composée de 10 départements dirigés par un délégué nommé par le gouvernement
Langues officielles : le créole (langue parlée par la majorité de la population) et le français (langue d’apprentissage scolaire)
Fête nationale et de l’Indépendance : le 1er janvier
Indice de développement humain : 0,48 - 163ème (sur 187 pays, source PNUD rapport 2014) ; 72 % des Haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté (moins de 2 US$ par jour) et la moitié vivent avec moins d’un dollar par jour

Données démographiques

Population 10 711 000 habitants (Banque mondiale, 2015)
Densité : 388 habitants/ km2
Croissance démographique annuelle : 1,38 % (PNUD, 2010-2015) la moitié de la population est âgée de moins de 20 ans
Taux de fécondité : 2,97 enfants par femme (Banque mondiale, 2015)
Espérance de vie à la naissance : 62,8 ans (PNUD, 2014)
Taux d’alphabétisation : 48,68 % (PNUD,2005-2013)- 500 000 enfants en âge de l’être ne sont pas scolarisés
Religions : 55 % catholiques, plus de 40 % protestants, mais la proportion est désormais inverse dans les grandes villes ; la pratique du vaudou reste dominante.

Données économiques

Monnaie : la gourde haïtienne (HTG). 1 HTG = 0,015 euro au 16 novembre 2016 (taux de chancellerie)
PIB (FMI, 2015) : 8,7 milliards de US$ (FMI, 2015) (3,65 MdsUS$ en 2000 et 2,8 MdsUS$ en 1990)
PIB par habitant (2015 FMI) : 813,45 US$ par habitant
Taux de croissance : 1,65 % ( Banque mondiale, 2015)
Taux de chômage : 27 % (officiel, mais deux tiers des Haïtiens touchés par le chômage ou le sous-emploi)
Déficit budgétaire : -2,39 % du PIB (FMI,2015)
Taux d’inflation : 9,02 % (2015 Banque mondiale)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2014) :

  • secteur primaire : 21,4 % (moitié de la population active),
  • secteur secondaire : 19,9 % (un quart population active),
  • secteur tertiaire : 56 % du PIB
    Importations (OEC, 2013) : 2,09 Mds US$ : - principaux fournisseurs : Etats-Unis (27 %) et République dominicaine (35 %)
    Exportations (OEC, 2013) : 1 03 Mds US$ - principal client : Etats-Unis (plus de 83 % des exportations haïtiennes)
    Transferts de fonds de la diaspora : 2,1 MdUS$ en 2015 – selon les années, ces transferts représentent entre un quart et un tiers du PIB haïtien annuel – 10 % de ces transferts proviennent de France (2006)
    Exportations de la France vers Haïti : 43,907 M€ (DGT, 2015)
    Importations d’Haïti vers la France : 12,571 M€ (DGT, 2015)
    Solde commercial de la France : 31,336 M€

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/haiti/

Communauté française en Haïti (2016) : 1738 inscrits dont 39 % sont binationaux.
Communauté haïtienne en France : 100 000 (estimation - dont 40 000 sur le territoire métropolitain, 30 000 en Guadeloupe, 25 000 en Guyane et 5 000 en Martinique et Saint-Barthélemy).

Politique intérieure

Processus électoral

Le processus électoral pour les élections législatives, locales et présidentielles a débuté le 9 août 2015. . Au premier tour de la présidentielle, le 25 octobre 2015, M. Jovenel Moïse (parti haïtien Tet Kale) avait remporté 33 % des suffrages exprimés contre 25 % pour son opposant M. Jude Célestin, de la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne. Dénonçant des fraudes massives, Jude Célestin avait refusé de participer au second tour prévu initialement le 27 décembre, puis le 24 janvier 2016 et finalement reporté sine die. Le 7 février, date prévue par la Constitution, le Président Martelly a quitté la présidence, après avoir conclu un accord avec les Présidents des deux chambres. M. Jocelerme Privert, Président du Sénat, a été élu par l’assemblée nationale Président provisoire pour une période de 120 jours. M. Enex Jean-Charles a été investi par le parlement, le 25 mars, comme Premier ministre de consensus. Après l’invalidation du premier tour de la présidentielle du 25 octobre 2015 par le Conseil électoral provisoire (CEP), une nouvelle élection présidentielle s’est tenue le 20 novembre. Selon les résultats préliminaires publiés le 28 novembre par le CEP, M. Jovenel Moïse aurait remporté 55,6 % des suffrages (et serait donc élu dès le premier tour), devant M.Jude Célestin avec 19,52 %.

Situation humanitaire

Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, seul Etat du continent à faire partie du groupe des pays les moins avancés, est classé en 167ème position en terme de développement humain (sur 187 Etats) par le PNUD. Les trois-quarts de la population vivent dans la pauvreté (78 % avec moins de 2 US$/jour/personne), la moitié de la population survivant même dans un état d’indigence avec moins de 1 US$/jour.

Suite à une sécheresse prolongée et au phénomène El Nino, 3,5 millions d’Haïtiens souffrent d’insécurité alimentaire et nutritionnelle et Haïti fait partie de la vingtaine de pays identifiés par la FAO comme particulièrement vulnérables dans ce domaine.

L’épidémie de choléra a causé, depuis octobre 2010, plus de 8000 décès sur le demi-million de cas répertoriés.

Comme en témoignent les conséquences dramatiques du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et de l’ouragan Matthew qui a frappé Haïti le 4 octobre 2016, Haïti est très vulnérables aux catastrophes naturelles, notamment à cause de sa topographie (nombreux bassins versants et zones inondables), de son environnement dégradé (moins de 2 % de couverture forestière), de la fragilité de ses infrastructures et de la faiblesse de ses institutions.

Situation sécuritaire

Suite au départ du Président Aristide, en février 2004, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait autorisé le déploiement immédiat d’une Force multinationale intérimaire pour une période de trois mois (Etats-Unis, Canada, France). En juin 2004, la Mission des Nations Unies pour la stabilité en Haïti (MINUSTAH) lui a succédé. La MINUSTAH œuvre au renforcement de la Police nationale haïtienne (PNH), appuie la réforme du système judiciaire haïtien et l’organisation des élections. Elle a notamment réussi à démanteler les gangs violents qui exerçaient un contrôle social étroit dans certains quartiers des grandes villes. Les indices de criminalité sont désormais plus bas en Haïti que dans les pays voisins, Cuba excepté.

Situation économique

En dépit d’une croissance d’environ 4 % par an, l’économie haïtienne reste marquée par une triple dépendance : budgétaire (50 % du budget et 80 % des investissements proviennent de l’aide extérieure), énergétique (importation de la totalité des hydrocarbures) et alimentaire (importation de 60 % des besoins alimentaires en dépit d’un fort potentiel agricole).

Après presque une décennie de stabilité monétaire, la dévaluation de la gourde face au dollar, à l’été 2015, a considérablement renchéri le coût des importations dans ce pays qui ne produit qu’une très faible partie de ce qu’il consomme.

Politique extérieure

Haïti est membre de l’Organisation des Etats américains (OEA), de l’Association des Etats de la Caraïbe (Haïti a accueilli en avril 2013 le Vème Sommet des Chefs d’Etats de la Caraïbe) et a été admise au sein de la CARICOM en 2002.
Les relations qu’entretient Haïti avec la République dominicaine sont complexes, en raison de la présence sur le sol dominicain de plus d’un million d’Haïtiens, et de plusieurs centaines de milliers de ressortissants dominicains d’origine haïtienne. Si, après le séisme, la République dominicaine a fait preuve d’une très grande solidarité et les contacts à haut niveau s’étaient multipliés, signe d’une volonté de renforcer les relations entre les deux pays, des sources de tension sont apparues notamment sur le statut légal des centaines de milliers de ressortissants dominicains d’origine, et surtout d’ascendance, haïtienne.

Haïti ne reconnait pas formellement la République populaire de Chine et entretient de forts liens avec Taiwan, un de ses principaux bailleurs de fonds nationaux, avec le Vénézuéla.

Le gouvernement haïtien a signé, le 10 décembre 2009, l’Accord de Partenariat Économique (APE) qui lie Haïti ainsi que 14 autres États de la Caraïbe (CARIFORUM) avec l’Union européenne. Haïti est le dernier pays à adhérer à cet accord – qu’il n’a toutefois pas encore ratifié.

Mise à jour : 29.11.16

Informations complémentaires

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