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Présentation

Relations politiques

Proches par une langue et une histoire partagées, voisines par la présence des collectivités françaises d’Amérique, Haïti et la France entretiennent des liens étroits d’amitié et de solidarité. Si les relations commerciales avec Haïti sont traditionnellement modestes, les relations politiques se renforcent par de nombreuses visites, notamment le déplacement à Port-au-Prince du président François Hollande le 12 mai 2015. L’élan de solidarité observé en France après le séisme du 12 janvier 2010 a clairement donné un nouveau souffle à cette relation, même si les actions de la coopération française s’étaient déjà considérablement développées depuis la tenue d’élections libres en 2006.

Dates importantes

  • 12 février 1838 : Traité de paix et d’amitié
  • 24 septembre 1945 : Accord culturel
  • 6 juin 1973 : Accord de coopération culturelle, scientifique et technique
  • 26 mai 1983 : Renouvellement de l’accord de coopération du 6 juin 1973
  • 31 décembre 2007 : Document cadre de partenariat (DCP)
  • 17 février 2010 : visite du Président Sarkozy à Port-au-Prince
  • 12 mai 2015 : visite officielle du Président Hollande à Port-au-Prince

Visites

Récentes visites françaises en Haïti

M. Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, du 29 juillet au 2 août 2014, accompagné du sénateur Bernard Piras, Président du groupe d’amitié France-Caraïbe (entretiens avec le Président Martelly, le Premier ministre Lamotte et le Président du Sénat Desras).

M. François Hollande, Président de la République, a effectué le 12 mai 2015, une visite officielle à Port-au-Prince. Il était accompagné de la ministre de l’’Ecologie ; du Développement durable et de l’Energie, Mme Ségolène Royal, de la ministre de la Justice, Mme Christiane Taubira, de la ministre de la Culture et de la Communication, Mme Fleur Pellerin, de la ministre des Outre-mer, Mme George Pau-Langevin, de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Mme Marisol Touraine, de la secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, Mme Annick Girardin et du secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger, M. Matthias Fekl.

Récentes visites haïtiennes en France

Le Président Michel Martelly a effectué deux visites officielles en France en 2014 : les 20 et 21 février, puis le 31 octobre. Dans le cadre de ce dernier déplacement, il s’est rendu le 1er novembre 2014, au fort de Joux afin, de rendre hommage à Toussaint Louverture qui y est mort, emprisonné. La ministre de l’Outremer, Mme George Pau Langevin, l’accompagnait.

Visites ministérielles

- M. Laurent Lamothe, Premier ministre, entretien avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le ministre des Outre-mer Victorin Lurel et la ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, Mme Marie-Georges Pau-Langevin (13 septembre 2013) ;

- Mme Stéphanie Villedrouin, ministre du tourisme, entretien avec Mme Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme (24 septembre 2013).

Relations économiques

Le commerce entre la France et Haïti est très réduit avec un volume d’échanges oscillant entre 35 et 50 M€ par an. Le solde a toujours été favorable à la France. Les exportations françaises progressent régulièrement et s’élèvent en 2014 à 48 M€. Elles sont principalement constituées à 42,5 % par des équipements mécaniques, du matériel électrique et informatique. Les produits issus des industries agroalimentaires représentent 22 % de nos exportations. Enfin, les véhicules automobiles constituent 6,5 % du total.

Depuis dix ans, les exportations de produits haïtiens vers la France ont représenté, annuellement, entre 6 et 9 M€ (8,66 M€ en 2014) et sont composées aux trois quarts d’huiles essentielles, principalement du vétiver.

Alors qu’avant le séisme, seuls trois groupes français disposaient d’une représentation active en Haïti (Total, Air France et CMA-CGM), aujourd’hui une vingtaine d’entreprises françaises relancent le courant d’affaires entre nos deux pays.

Ces sociétés à capitaux français, souvent de taille plus réduite, sont actives dans le domaine des services (commerce, publicité, hôtellerie, restauration notamment) et du BTP (gros et second œuvres, constructions modulaires, fourniture de matériaux). Plusieurs PME ont également remporté, ces dernières années, des marchés lancés par les bailleurs de fonds internationaux, dont le fabriquant de ponts Matière, qui avait été retenu par l’Agence française de développement (AFD) en 2008, pour la réalisation du pont de Montrouis, détruit par les ouragans mais reconstruit en un temps record.
Enfin, la France avait plaidé avec succès pour le déblocage de l’aide communautaire qui atteignait avant le séisme plus de 304 M€ dans le cadre du Xème Fonds Européen de Développement (FED 2008-2013) dont elle est le premier contributeur (à hauteur de 19,55 %). Le. XI° FED (2014-2020) consacre 420 M€ d’aide à Haïti.

Actions de la France dans le cadre de la reconstruction

Après le séisme du 10 janvier 2010, la France a mis en œuvre un programme d’appui ambitieux (326 M€) visant à participer à la création de meilleures conditions institutionnelles, économiques et sociales pour un développement durable et équitable. Cinq ans après le séisme, les engagements de l’AFD excèdent les 160M€.Dans le cadre de la reconstruction, la France achève, en partenariat avec les Etats-Unis, la reconstruction de l’hôpital de l’université d’Etat d’Haïti. Elle poursuit ses opérations de réaménagement urbain de deux quartiers de Port au Prince (Martissant et Baillergeau) et a appuyé la définition d’une réforme foncière portée par les autorités haïtiennes.

La coopération française se centre désormais sur les questions d’éducation et de formation : les Présidents,, français et haïtien, ont signé à Port-au-Prince, le 12 mai 2015, une déclaration d’intention sur la mise à disposition par la France de 50M€ sur cinq ans pour renforcer la coopération entre la France et Haïti dans les secteurs de l’enseignement, de la formation professionnelle et de la recherche. Il s’agit de moderniser le secteur éducatif, former les enseignants et mobiliser le réseau français au service du renforcement de la francophonie en Haïti.

L’action de notre pays s’inscrit dans un cadre multilatéral et européen. Elle est mise en œuvre en concertation avec les autorités haïtiennes, en étroite coordination avec nos principaux partenaires internationaux, et sous la forme d’une programmation conjointe avec les services de la Commission et les autres Etats membres de l’UE.

La France mène une coopération dense, notamment en mobilisant de nombreux acteurs non-étatiques

Dans le domaine de la coopération policière et militaire, outre la participation française à la MINUSTAH, la professionnalisation de la Police Judiciaire haïtienne fait l’objet d’un appui de long terme de la France. L’accent est désormais mis sur la lutte contre la criminalité organisée, dans une logique régionale et des programmes étendus à l’ensemble des grandes Antilles.

En matière de coopération culturelle et linguistique, la programmation française s’appuie sur les activités des 5 alliances françaises implantées dans le pays, de l’Institut français d’Haïti -dont la relocalisation et la reconstruction ont été annoncées par le Président de la République lors de sa visite du 12 mai 2015.- et du lycée Alexandre Dumas, qui accueille 700 élèves.

L’aide alimentaire française est désormais entièrement consacrée à des achats locaux, qui visent à renforcer les capacités de production des agriculteurs haïtiens, et sont ensuite affectés au programme national des cantines scolaires. Elle s’est élevé à plus d’une quinzaine de millions d’euros au cours des dix dernières années.

Enfin, en matière d’adoption internationale, la France était traditionnellement le premier pays d’accueil des enfants adoptés en Haïti avant le séisme. Après la ratification par les autorités haïtienne de la Convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale, entrée en vigueur le 1er avril 2014, les adoptions, désormais encadrées par un opérateur agréé, ont repris, de manière progressive et pour un nombre limité de dossiers.

Au-delà des 90 M€ de dons récoltés dans les semaines qui ont suivi le séisme du 12 janvier 2010 par les organismes caritatifs français, la solidarité avec Haïti mobilise depuis longtemps le milieu associatif, les grandes ONG et de nombreuses collectivités territoriales françaises.

Plus d’une centaine d’associations françaises ou franco-haïtiennes œuvrent dans les domaines de l’intégration et du droit de séjour en France, de l’aide au développement ou des échanges artistiques.

Les grandes ONG françaises sont, pour la plupart, présentes sur le terrain depuis un quart de siècle et interviennent dans les domaines de l’éducation, de la santé ou de l’agriculture. Leur connaissance de la société leur permet d’agir sur l’ensemble du territoire, et d’amplifier leurs opérations dans l’urgence, comme ce fut le cas pour le choléra, en ciblant les populations les plus fragilisées ou les zones les plus enclavées.

La coopération décentralisée s’appuie, en 2015, sur 46 collectivités territoriales françaises et met l’accent sur la formation des élus, la gestion municipale, l’aménagement du territoire et la relance des activités économiques. Ce travail est coordonné par Cités Unies France (CUF) qui œuvre à une meilleure prise en compte de la gouvernance locale dans le cadre de la reconstruction. Grâce à l’appui d’associations des collectivités territoriales telles que l’Association des Maires de France (AMF) et l’Assemblée des Départements de France (ADF), 1429 communes, 16 départements et une région ont contribué au Fonds de concours mis en place par le ministère des Affaires étrangères à hauteur de 2 M€, alloués essentiellement à des projets d’ONG présentes en Haïti et à la lutte contre le choléra)

Déjà avant le séisme, la coopération régionale avec les collectivités françaises d’Amérique avait été relancée par les financements ouverts sur les Fonds de coopération régionale (FCR) de la zone Antilles-Guyane. Ces coopérations concernent les secteurs suivants : l’éducation (coopération entre l’Université Antilles-Guyane et l’Ecole normale supérieure de Port-au Prince) ; la santé (formation des médecins haïtiens en Guadeloupe, appui à l’école d’infirmières sages-femmes de Port-au-Prince, etc.) ; la justice et la sécurité (lutte contre le trafic de stupéfiants, brigades financières et des mineurs) et la culture.

Mise à jour : 06.10.15

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