La France et Haïti
Brève
Trois ans après le séisme du 12 janvier 2010 qui a dévasté la région de Port-au-Prince et endeuillé Haïti, la France demeure aux côtés des Haïtiens pour soutenir le processus de reconstruction et le développement durable du pays.
Présentation
Sommaire
La France a été le premier pays à envoyer des secours, en provenance de Martinique et de Guadeloupe, dès le lendemain du séisme du 12 janvier 2010. Au plus fort de sa mobilisation, plus de 1170 personnes sont intervenues sur place. La France consacre 326M€ pour l’urgence humanitaire, mais surtout pour la reconstruction.
Relations politiques
Proche par une langue et une histoire partagées, au voisinage des Départements Français d’Amérique (DFA), Haïti et la France entretiennent des liens étroits d’amitié et de solidarité. Si les relations commerciales avec Haïti sont traditionnellement modestes, les relations politiques se renforcent par de nombreuses visites. Le Président de la République a effectué, le 17 février 2010, la première visite d’un Chef de l’Etat français en Haïti, et a posé les bases d’un engagement durable en faveur de ce pays. Par ailleurs, les actions de la coopération française s’étaient déjà considérablement développées depuis la tenue d’élections libres en 2006.
Dates importantes
12 février 1838 : Traité de paix et d’amitié
24 septembre 1945 : Accord culturel
6 juin 1973 : Accord de coopération culturelle, scientifique et technique
26 mai 1983 : Renouvellement de l’accord de coopération du 6 juin 1973
31 décembre 2007 : Document cadre de partenariat (DCP)
17 février 2010 : visite du Président de la République à Port-au-Prince
Ambassadeur de France en Haïti : M. Didier Le BRET (depuis septembre 2009)
Principales visites françaises en Haïti
Le Président de la République, M. Nicolas SARKOZY a effectué, le 17 février 2010, la première visite d’un chef de l’Etat français à Haïti. Trois ministres accompagnaient le président : M. Bernard Kouchner (Ministre des Affaires étrangères), Mme Marie-Luce Penchard (Ministre chargée de l’Outre-Mer) et M. Alain Joyandet (Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie).
Visites ministérielles
M. Edouard COURTIAL, Secrétaire d’Etat chargé des Français de l’Etranger (13-14 octobre 2011).
M. Alain JUPPÉ, Ministre des Affaires étrangères et européennes (13-14 mai 2011) pour l’investiture du président haïtien. Entretiens avec Michel MARTELLY (mise en œuvre des engagements de la France), Leonel FERNANDEZ (République dominicaine), Bill CLINTON (ONU) et Michaëlle JEAN (UNESCO).
M. Bernard KOUCHNER, Ministre des Affaires étrangères et européennes, les 25 et 26 septembre 2010 pour souligner les engagements de la France pour la reconstruction.
M. Frédéric MITTERRAND, Ministre de la Culture et de la Communication, du 26 au 29 juin 2010.
Mme Rama YADE, Secrétaire d’Etat chargée des Sports, du 29 au 31 mai 2010, accompagnée d’une importante délégation de représentants des principales fédérations sportives françaises.
M. Alain JOYANDET, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, à Port-au-Prince du 14 au 16 janvier 2010 pour coordonner l’action des secours français.
M. KOUCHNER, Ministre des Affaires etrangères et européennes, visite conjointe avec son homologue brésilien en Haïti les 18-19 septembre 2009.
M. Michel BARNIER, Ministre de l’agriculture et de la pêche, février 2009.
M. Alain JOYANDET, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, s’est rendu à deux reprises en Haïti en 2008 (21-23 avril puis 8-9 septembre) afin d’exprimer la solidarité de la France à l’égard des populations haïtiennes durement touchées par le passage consécutif de quatre ouragans.
M. Jean-Marie BOCKEL, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, a participé le 1er janvier 2008 aux cérémonies de commémoration de l’indépendance d’Haïti.
Mme Rama YADE, Secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme s’est rendue en Haïti (13-16 septembre 2007).
M. Philippe DOUSTE-BLAZY, Ministre des Affaires étrangères, a représenté la France aux cérémonies d’investiture du Président Préval (14 mai 2006).
En 2005, Mme Brigitte GIRARDIN, Ministre de la Coopération, du Développement et de la Francophonie, a effectué une visite en Haïti (9 et 10 septembre).
En 2004, l’intensification des contacts à haut niveau s’était concrétisé par quatre visites ministérielles en cinq mois : Mme Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de la Défense (avril), le ministre des Affaires étrangères, M. BARNIER (à deux reprises en mai), et le secrétaire d’Etat, M. Renaud MUSELIER (août).
Principales visites haïtiennes en France
Le président René PRÉVAL a effectué une visite officielle en France (29 et 30 juin 2006), accompagné du ministre des Affaires étrangères, M. Jean Renald CLERISME, et du ministre des Haïtiens vivant à l’Etranger, M. Jean GENÉUS. Le président PREVAL avait été reçu officiellement en France, lors de son premier mandat, en juin 1996.
Visites ministérielles récentes
M. Laurent LAMOTHE, Ministre des affaires étrangères et des Cultes, accompagné de MM. Wilson LALEAU, Ministre du Commerce et de l’Industrie, Hervé DAY, Ministre de la Planification et de la Coopération extérieure et de Mme Stéphanie BALMIR-VILLEDROUIN, Ministre du Tourisme, ainsi que d’une délégation d’hommes d’affaires (23-25 janv. 2012)
– entretiens avec MM. Alain JUPPE, Pierre LELLOUCHE, Frédéric MITTERRAND et Frédéric LEFEBVRE.
M. Jean Fritz JEAN-LOUIS, secrétaire d’Etat aux collectivités locales (26 nov.-1er déc. 2011).
M. Joël Desrosiers JEAN-PIERRE, Ministre de l’Education et de la formation professionnelle pour signer avec la France un accord en matière de formation (1er juillet 2010).
M. Evans LESCOUFLAIR, Ministre de la jeunesse, des Sports et de l’Action civique. Réunion de travail avec les fondations d’entreprise françaises présidée par M. Bernard Kouchner (5 mai 2010).
M. Paul Antoine BIEN-AIMÉ, Ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales a participé à la conférence des villes et régions du monde pour Haïti organisée en Martinique (23 mars 2010).
Mme Marie-Laurence JOCELYN-LASSÈGUE, Ministre de la Culture et de la Communication s’est entretenue à Paris avec M. Frédéric MITTERRAND (16 février 2010).
Mme Michèle PIERRE-LOUIS, Premier Ministre, a effectué une visite en France (15-19 novembre 2008) et s’est entretenue avec MM. KOUCHNER, BARNIER, JOYANDET et Mme YADE.
Relations économiques
Le commerce entre la France et Haïti est, depuis une dizaine d’années, relativement modeste avec un volume d’échange oscillant entre 35 et 50M€ par an. Le solde a toujours été favorable à la France. En 2009, avec une augmentation de plus de 50%, les exportations françaises retrouvaient le niveau de 2000. Après une forte augmentation en 2010, pour atteindre 44M€, les exportations françaises s’élèvent en 2011 à 36M€. Elles sont principalement constituées de produits agricoles et agroalimentaires (près de 40%), de biens d’équipements (30%) et de produits industriels (20%, dont la moitié de produits chimiques).
Depuis dix ans, les exportations de produits haïtiens vers la France ont représenté, annuellement, entre 6 et 8M€ (7,3M€ en 2010 et 7,4M€ en 2011) et sont composées aux trois quarts d’essence de vétiver.
Alors qu’avant le séisme, seuls deux groupes français disposaient d’une représentation active en Haïti (Total et Air France), aujourd’hui une dizaine d’entreprises françaises relancent le courant d’affaire entre nos deux pays. Une délégation d’entrepreneurs français, conduite par le MEDEF, s’est rendue en Haïti en septembre 2010, prélude à plusieurs missions de prospection individuelles de PME françaises.
Une vingtaine de sociétés à capitaux français, de taille plus réduite, sont actives dans le domaine des services (commerce, publicité, hôtellerie, restauration notamment) et du BTP (gros et second œuvres, constructions modulaires, fourniture de matériaux). Plusieurs PME ont également remporté, ces dernières années, des marchés lancés par les bailleurs de fonds internationaux, dont le fabriquant de ponts Matière, qui avait été retenu par l’Agence Française de Développement (AFD) en 2008, pour la réalisation du pont de Montrouis, détruit par les ouragans mais reconstruit en un temps record.
Enfin, la France avait plaidé avec succès pour le déblocage de l’aide communautaire qui atteignait avant le séisme plus de 304M€ dans le cadre du 10ème Fonds Européen de Développement (FED 2008-2013) dont elle est le premier contributeur (à hauteur de 19,55%).
Actions de la France dans le cadre de la reconstruction
Les actions de la coopération française bilatérale se sont considérablement développées depuis le départ du Président Aristide et l’élection du Président Préval en 2006 : de 12M€ en 2005, leur volume a atteint 26M€ en 2008 et avoisinait les 30M€ en 2009. Le séisme du 12 janvier implique un approfondissement important de la coopération française dans le cadre de la reconstruction.
Dès le lendemain du séisme du 12 janvier 2010, les premières équipes françaises de secouristes sont arrivées de Martinique et de Guadeloupe. Notre pays a déployé plus de 1170 personnes pour venir en aide aux sinistrés. Nos équipes ont dégagé des survivants, effectué 17.000 consultations médicales, 2550 hospitalisations, 1300 interventions chirurgicales et évacué environ 3000 personnes, dont 1200 Haïtiens soignés aux Antilles. Montant des opérations dans la phase d’urgence : plus de 25M€.
Au cours de la visite qu’il a effectuée le 17 février 2010, le Président de la République a annoncé un effort d’une exceptionnelle ampleur puisque l’aide française à la reconstruction a atteint, pour 2010 et 2011, un volume de 326M€.
L’appui financier de la France est mis en œuvre : annulation de la totalité de la dette haïtienne envers la France (57,5M€), déblocage de 20M€ d’aide budgétaire en 2010, dont 5M€ dès le mois d’avril 2010 (incluant 1M€ pour l’achat de semences en vue de la campagne agricole). Près de vingt autres millions d’euros d’aide budgétaire ont été versés début 2012. Deux ans après le séisme, les engagements en cours de l’AFD excèdent les 100M€.
http://www.afd.fr/home/pays/amerique-latine-et-caraibes/alc/haiti
La France apporte son appui au rétablissement des capacités de l’Etat haïtien, à la formation des cadres administratifs et de magistrats, à la fourniture d’équipements et de véhicules pour la police et la sécurité civile. Elle participe à la mise en place d’un projet foncier, préfigurant un cadastre.
Notre pays s’attache à la remise sur pied du système de santé en participant, notamment, à la réhabilitation-reconstruction de l’Hôpital-Université d’Etat de Port-au-Prince (partenariat avec les Etats-Unis) et apporte son soutien à des centres de santé maternelle et infantile (partenariat avec le Brésil). La France a conduit une étude de faisabilité pour la mise en place d’un système de couverture maladie minimum pour les populations les plus défavorisées.
Le réseau universitaire français, notamment dans les Antilles et en Guyane, s’est fortement mobilisé pour apporter son concours à la reconstruction de l’enseignement supérieur en Haïti grâce à des programmes de formation à distance, des stages et l’accueil d’au moins 700 étudiants et universitaires haïtiens supplémentaires en 2010 et 2011 ; en matière éducative, des Volontaires du Service Civique travaillent toujours à la scolarisation des enfants et des adolescents.
La France mène via l’AFD une opération de rénovation urbaine et de construction d’au moins 1000 logements dans deux quartiers populaires touchés par le séisme à Port-au-Prince. Une centaine de chantiers de réhabilitation, de déblaiement et l’installation de camps d’accueil ont été effectués par 150 jeunes des régiments du Service Militaire Adapté (SMA) de Martinique et de Guadeloupe et par des régiments du génie, dans les mois qui ont suivis le séisme.
L’action de la France s’inscrit également dans un cadre européen et multilatéral
L’Union européenne (Commission et Etats membres) a mobilisé près de 295M€ d’aide humanitaire immédiate. Pour la poursuite de l’assistance humanitaire, la reconstruction et l’appui budgétaire au gouvernement haïtien, l’Union européenne mobilise plus de 1,2Mds€. Dans le cadre de la force de gendarmerie européenne, la France avait mis, en 2010, deux escadrons de gendarmes mobiles à disposition de la MINUSTAH (146 gendarmes formant une unité de police constituée) en plus de la soixantaine de gendarmes et policiers déployés individuellement.
Sur le plan diplomatique et dans les enceintes impliquées dans la reconstruction, la France est un membre actif du groupe des partenaires-clé d’Haïti qui, outre les grandes organisations multilatérales (ONU, Banque mondiale, BID, UE, OEA), regroupe les Etats-Unis, le Canada, le Brésil et l’Espagne notamment. Le Ministre des Affaires étrangères et européennes a co-présidé la Conférence internationale des donateurs pour un nouvel avenir en Haïti, organisée le 31 mars 2010 au siège des Nations unies à New York. Les autorités haïtiennes y ont présenté leur « Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement National » (PARDN), soutenu par des annonces de financement de la communauté internationale de 9,9MdsUS$ (7Mds€) sur le long terme.
Les principes de l’action de la communauté internationale y ont été consacrés : reconstruction du pays (pas seulement de ses infrastructures) ; pilotée par les Haïtiens eux-mêmes ; avec l’implication d’acteurs non-étatiques (ONG, entreprises, diaspora, collectivités territoriales) ; et avec le soutien sur le long terme de la communauté internationale. La France siégeait au sein de la Commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), qui rassemblait, jusqu’à la fin du mois d’octobre 2011, à parité, des représentants haïtiens et internationaux et assurait la validation, la coordination et le suivi des projets de reconstruction.
L’action de la France mobilise de nombreux acteurs non-étatiques
Au-delà des 90M€ de dons récoltés dans les semaines qui ont suivi le séisme du 12 janvier 2010 par les organismes caritatifs français, la solidarité avec Haïti mobilise depuis longtemps le milieu associatif, les grandes ONG et de nombreuses collectivités territoriales françaises.
Plus d’une centaine d’associations françaises ou franco-haïtiennes oeuvrent dans les domaines de l’intégration et du droit de séjour en France, de l’aide au développement ou des échanges artistiques.
Les grandes ONG françaises sont, pour la plupart, présentes sur le terrain depuis plus de 20 ans et interviennent dans les domaines de l’éducation, de la santé ou de l’agriculture. Leur connaissance de la société leur permet d’agir sur l’ensemble du territoire, et d’amplifier leurs opérations dans l’urgence, comme ce fut le cas pour le choléra, en ciblant les populations les plus fragilisées ou les zones les plus enclavées.
La coopération décentralisée, mise en œuvre par une trentaine de collectivités territoriales françaises, est dynamique et répond à une volonté des autorités haïtiennes de mener une politique de décentralisation. Les collectivités françaises interviennent en matière de formation des élus, de gestion municipale, d’aménagement du territoire, de relance des activités économiques et pour l’affirmation de la culture haïtienne. Une coordination est engagée au sein du groupe-pays Haïti de Cités Unies France (CUF). La conférence internationale des collectivités territoriales pour Haïti a rassemblé des élus et des experts haïtiens et internationaux à Fort de France le 23 mars 2010 et a permis une prise en compte de la gouvernance locale dans le cadre de la reconstruction. Grâce à l’appui d’associations des collectivités territoriales telles que l’Association des Maires de France (AMF) et l’Assemblée des Départements de France (ADF), 1429 communes, 16 départements et une région ont contribué au Fonds de concours mis en place par le ministère des Affaires étrangères à hauteur de 2M€, alloués essentiellement à des projets menés par des ONG présentes en Haïti, et le reliquat affecté à la lutte contre l’épidémie de choléra.
Déjà avant le séisme, la coopération régionale avec les Départements Français d’Amérique (DFA) avait été relancée par les financements ouverts sur les Fonds de coopération régionale (FCR) de la zone Antilles-Guyane. Ces coopérations concernent les secteurs suivants : l’éducation (coopération entre l’Université Antilles-Guyane et l’Ecole normale supérieure de Port-au Prince) ; la santé (formation des médecins haïtiens en Guadeloupe, appui à l’école d’infirmières sages-femmes de Port-au-Prince, etc.) ; la justice et la sécurité (lutte contre le trafic de stupéfiants, brigades financières et des mineurs) et la culture.
En matière de coopération culturelle et linguistique, la programmation française s’appuie sur les activités des 6 alliances françaises implantées dans le pays, de l’Institut Français d’Haïti, dont les salles de cours ont été rapidement reconstruites a près le séisme et du Lycée Alexandre Dumas, premier établissement à avoir ré-ouvert ses portes après le séisme, qui accueille 700 élèves. La France mène seule, ou avec des partenaires de la Francophonie, des opérations de restauration du patrimoine, des dons de livres, l’installation de bibliothèques dans les camps et la constitution d’une bibliothèque numérique haïtienne, ou apporte son soutien aux médias audiovisuels par des dons de programmes et des sessions de formation.
L’aide alimentaire française, dont une forte composante est consacrée aux achats locaux -qui permettent de soutenir les agriculteurs haïtiens- a atteint 3,4M€ en 2010 et 3,3M€ en 2011.
Dans le domaine de la coopération policière et militaire, outre la participation française à la MINUSTAH, la professionnalisation de la Police Judiciaire haïtienne fait l’objet d’un appui de long terme de la France. L’objectif est de doter cette police d’équipements adaptés (création d’un institut médico-légal, d’un fichier central de la police judiciaire) ; de renforcer son réseau (création d’antennes de la direction centrale de la police judiciaire) ; de former ses agents, notamment dans les domaines de la surveillance financière et de la protection des mineurs (en partenariat avec l’UNICEF).
Enfin, en matière d’adoption internationale, la France était traditionnellement le premier pays d’accueil des enfants adoptés en Haïti : 403 en 2007, 731 en 2008 et 651 en 2009. A la suite du séisme du 12 janvier 2010, et afin d’éviter les dérives et les trafics dont les enfants abandonnés ou en difficulté sont les premières victimes en cas de catastrophe, la France a décidé, conformément aux recommandations internationales, le gel de toutes nouvelles adoptions. En accord avec les autorités haïtiennes, seuls les enfants dont les procédures étaient en cours au moment du séisme, pour lesquels un jugement d’adoption a été prononcé en Haïti ou dont l’adoptabilité a été reconnue par les autorités locales, ont pu dans le cadre d’un dispositif spécifique être accueillis par leur famille en France. Un millier d’enfants ont bénéficié de ces mesures exceptionnelles. En décembre 2011, à la faveur de signaux positifs des autorités haïtiennes, la France a décidé de reprendre les adoptions en Haïti, de manière progressive pour un nombre limité de dossiers soumis à la décision de gel, et encadrées par un opérateur agréé.
Mise à jour : 01.06.12.
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