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Actions de la France dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement supérieur

Présentation

La réponse de la France dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement supérieur repose sur une organisation en deux phases temporelles distinctes : l’urgence et la reconstruction dans la perspective du développement.

La phase de l’urgence

Quatre projets ont été mis en œuvre dans la perspective de l’urgence.

Dès mars 2010, des volontaires du service civique (voir fiche) ont été envoyés à Port-au-Prince pour aider les autorités locales à la rescolarisation. Sachant que des centaines de milliers d’enfants se trouvaient exposés à toutes sortes de risques dans les camps et les rues, cette mesure était considérée comme relevant du domaine de l’urgence.

Dès la visite du Président de la République en Haïti, le 17 février 2010, un dispositif d’enseignement numérique et à distance a été mis en place avec une première université, Quisqueya. Il s’agissait par ce projet, destiné à être étendu aussi rapidement que possible à 12 universités de Port-au-Prince et de province, de contribuer au redémarrage des universités pour éviter l’hémorragie des étudiants et professeurs, tous tentés par le départ à l’étranger (voir fiche).

Un accueil exceptionnel de 700 étudiants finissants, sur deux ans, a été mis en œuvre dès septembre 2010. L’objectif était de contribuer au relèvement du pays par la formation de ses cadres, avec un dispositif encourageant au retour et à la valorisation effective des formations effectuées en France (voir fiche).

Le séisme a provoqué de nombreux handicaps et l’intégration des enfants handicapés dans le système éducatif constituait par conséquent une problématique entrant dans le champ de l’urgence. Dès avril 2010, des missions de l’INSHEA (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés) ont permis de créer, à la demande du secrétariat d’Etat aux Handicapés, un groupe de pilotage interministériel pour la scolarisation rapide des handicapés et de démarrer les premières expériences d’éducation inclusive.

La reconstruction et le développement

Dès septembre 2010, l’éducation nationale française a décidé de s’inscrire dans une logique de soutien institutionnel large et durable pour la reconstruction du système éducatif haïtien.

De nombreux acteurs de l’éducation, notamment les académies de la Martinique, de Montpellier ou d’Aix-Marseille, les opérateurs tels que l’ESEN, le CNDP ou le CNED, ont été sollicités pour apporter leur expertise. Un groupe de pilotage de haut niveau a été créé autour de la Direction des Relations Européennes, Internationales et de la Coopération (direction représentant les ministères de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la recherche). Le CIEP (Centre International d’Etudes Pédagogiques) a été chargé de la coordination opérationnelle de l’appui de la France dans le domaine de l’éducation.

Si les aides apportées pendant la phase d’urgence ont été intégralement financées par la France, la coopération large et durable s’inscrira dans le cadre des financements internationaux promis par les bailleurs pour la reconstruction de Haïti. Les projets français seront élaborés en réponse aux demandes du ministère haïtien et mis en œuvre en pleine coopération avec les autorités haïtiennes, sous la coordination du CIEP. Plusieurs domaines seront privilégiés : la gouvernance, la formation des maîtres et la maîtrise du français.

Dans le cadre de l’enseignement supérieur, un consortium de quarante universités a été créé pour gérer l’accueil et le suivi des 700 étudiants et pour permettre de déployer un effort particulier dans l’accueil d’étudiants haïtiens au cours des prochaines années.

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