La France et la Guinée équatoriale

Présentation

Relations politiques

Les relations entre la France et la Guinée équatoriale, antérieures à la découverte de gisements d’hydrocarbures sur le territoire équatoguinéen, se sont d’abord développées dans le cadre de la coopération bilatérale, puis de la zone Franc et de la Francophonie, dès les années 1980 (le français est la deuxième langue officielle du pays depuis 1989).

En 2010, à la suite d’une plainte déposée par l’association Transparency International France, la justice française a ouvert une instruction concernant les biens acquis en France par trois chefs d’Etat et leurs familles, parmi lesquels le président Obiang et son fils aîné, Teodoro Nguema Obiang Mangue.
Dans le cadre de cette affaire, la Guinée équatoriale a déposé en juin 2016 une requête devant la Cour internationale de justice qui a été enregistrée sous le nom : « Immunités et procédures pénales. Guinée équatoriale contre France ».

Dernières visites bilatérales

  • Janvier 2017 : entretien entre le président de la République et le président Obiang et entretien entre les deux ministres des Affaires étrangères en marge du sommet Afrique-France à Bamako.
  • Novembre 2015 : entretien entre le Premier ministre et le président Obiang en marge de l’ouverture de la COP21.
  • Février 2015 : déplacement de la secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie, Mme Annick Girardin, à l’occasion de la finale de la coupe d’Afrique des nations.
  • Septembre 2014 : entretien entre le président de la République et le président Obiang à New York en marge de l’AGNU.
  • Décembre 2013 : participation du président Obiang au sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique.
  • Août 2012 : visite du ministre des affaires étrangères, M. Agapito Mba Mokuy.
  • Novembre 2011 : visite du président Obiang à Cannes à l’occasion du Sommet du G20.
  • Mai-juin 2010 : visite du président Obiang à Nice à l’occasion du Sommet Afrique-France.
  • Décembre 2009 : visite de M. Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie à l’occasion de l’investiture du président Obiang et de l’inauguration de l’institut culturel d’expression française de Bata.
  • Mars 2009 : M. Bernard Laporte, secrétaire d’Etat aux sports.
  • Septembre 2008 : M. Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire.
  • Juillet 2008 : M. Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie, à l’occasion du comité des ministres de tutelle de l’ASECNA.
  • Octobre 2007 : M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie à l’occasion de la pose de la première pierre de l’institut culturel d’expression française de Bata.
  • Octobre 2007 : rencontre entre le président Obiang et le président Sarkozy à Paris.

Relations économiques

(sources : DGT)

Les exportations françaises vers la Guinée équatoriale ont baissé de 25,8% en 2015 pour atteindre 76,6 M EUR. Cette baisse est imputable pour l’essentiel au poste « équipements mécaniques et le matériel électrique » (-39,1% à 29,8 M€) suite notamment à la diminution des investissements publics.

Les importations françaises de Guinée Equatoriale ont baissé de 52,2% à 358 M€, en raison pour l’essentiel de la baisse de 50,2% des exportations d’hydrocarbures qui représentent 99% du total.

Les IDE d’origine française représentent un stock de 128 M€ en 2014. Bien que les entreprises françaises soient absente des activités d’exploration et de production pétrolières, on dénombre 18 filiales françaises, les principales étant actives dans la distribution (Total distribution, CFAO), l’hôtellerie (Accor), le BTP (Bouygues, Vinci, Razel), l’ingénierie (Egis, Veritas), la Banque (Société générale), l’agroalimentaire (Castel), le transport (Air France, Bolloré Africa Logistics). L’activité des entreprises de BTP, qui avaient obtenu des très importants contrats, a fortement diminué.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Le service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France à Malabo conduit une politique de coopération civile qui vise à :

  • conforter le partenariat entre la France et la Guinée équatoriale ;
  • œuvrer à l’enracinement du bilinguisme (français-espagnol) ;
  • promouvoir la gouvernance démocratique ;
  • consolider la présence économique française dans un contexte de plus en plus concurrentiel.
    La coopération bilatérale entre la France et la Guinée équatoriale a pour particularité d’être financée à près de 80% par l’Etat équatoguinéen.

La France dispose sur le terrain de plusieurs relais :

  • l’Institut français de Guinée équatoriale à Malabo ;
  • la maison de la francophonie Leopold Sedar Senghor : mise à disposition gracieusement par le président Obiang et située à Bata, elle vise à promouvoir le français sur la partie continentale du pays ;
  • l’école française « Le Concorde » de Malabo homologuée par l’AEFE.

Le SCAC dispose par ailleurs d’un programme de bourses d’études, de stages et de bourses linguistiques, dont bénéficient les professeurs, enseignants-chercheurs et cadres de l’administration équato-guinéenne. Un fonds social de développement (FSD) permet de financer des microprojets à portée sociale. Le développement du français, essentiellement pratiqué par l’élite équato-guinéenne, constitue l’un des objectifs essentiels de l’action du SCAC.

Autres domaines de coopération

La France mène une coopération avec la Guinée équatoriale en matière de défense dont l’objectif est de faciliter l’intégration de ce pays au sein des instances militaires et de sécurité de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). S’agissant de la défense, outre les formations offertes aux officiers équatoguinéens au sein des écoles françaises et des écoles à vocation régionale appuyées par la France sur le continent africain, l’école navale à vocation régionale de Bata a été inaugurée en 2010 (à la demande et sur financement du gouvernement équatoguinéen). Au sein de la future académie navale de TICA, les enseignements seront dispensés par des cadres militaires équato-guinéens, avec l’appui de coopérants français.

Mise à jour : 07.03.17

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