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La France et la Grèce

Relations politiques

Relations politiques

Depuis l’après-guerre, les deux pays ont toujours su promouvoir leurs relations, tant sur un plan bilatéral que dans le cadre de l’Union européenne. Les amitiés qui liaient le Général de Gaulle et Valéry Giscard d’Estaing à Constantin Caramanlis ont permis de développer une coopération économique et financière active, mais également d’approfondir les relations politiques entre les deux pays.

La France apporte ainsi un soutien décisif à la Grèce, au moment du retour à la démocratie en 1974. Cette aide est d’ailleurs symbolisée par un slogan encore vivace "Grèce, France : Alliance". La France joue également un rôle déterminant dans les négociations qui aboutissent à l’entrée de la Grèce dans la CEE, en 1981.

La visite officielle de François Hollande à Athènes, le 19 février 2013, a permis de mettre en lumière l’excellent niveau de la relation franco-grecque. Les autorités grecques ont salué le soutien apporté par la France dans la plus grave crise économique ayant touché le pays depuis le rétablissement de la démocratie La volonté des nouvelles autorités françaises de mettre en place des mesures de croissance au niveau européen, qui bénéficieront également à la Grèce, a été particulièrement remarquée. Aujourd’hui, les Grecs nous savent gré de notre engagement résolu à leurs côtés.


Relations économiques et commerciales

Après avoir reculés depuis 2009, les échanges bilatéraux entre la France et la Grèce se sont stabilisés au 1er semestre 2013 à 1,4 Md€ avec un excédent pour la France de 801,2 M€. Nos exportations cessent de reculer pour atteindre plus de 1,1 Md€. La France passe ainsi au 5ème rang des fournisseurs de la Grèce tout en augmentant sa part de marché (+0,6 point). La Grèce constitue notre 1er excédent commercial dans la zone euro et le 2ème dans l’UE.

La stabilisation de nos exportations s’accompagne d’une hausse des parts de marché des entreprises françaises. Selon les chiffres publiés par l’Autorité nationale des statistiques de Grèce (ELSTAT), la part de marché de la France s’établit à 4,9% au 1er semestre 2013, après 4,3% au 1er semestre 2012.

A titre de comparaison, l’Allemagne connaît également une hausse de sa part de marché (de 9,1% à 9,4%), tout comme l’Italie (de 7,4% à 7,5%). Pays-Bas mis à part (de 4,3% à 4,7%), les autres principaux concurrents de la France sur le marché grec régressent commercialement : Espagne (de 2,8% à 2,7%), Belgique (de 2,7% à 2,6%), Royaume-Uni (de 2,4% à 2,3%).

A court terme et malgré le contexte économique local, nos perspectives exportatrices ne sont pas nécessairement défavorables grâce à la bonne résistance de nos fleurons traditionnels (viandes de boucherie, préparations pharmaceutiques, parfumerie).

Avec 308 M€ au 1er semestre 2013 (+0,6%), elle n’a assuré que 0,1% de nos importations, ce qui en fait notre 57ème fournisseur. Elle vient au 22ème rang pour nos achats parmi nos 27 partenaires de l’UE.
La Grèce exporte traditionnellement peu vers la France. Avec 308 M€ au 1er semestre 2013 (+0,6%), elle n’a assuré que 0,1% de nos importations, ce qui en fait notre 57ème fournisseur. Elle vient au 22ème rang pour nos achats parmi nos 27 partenaires de l’UE.


La coopération culturelle, scientifique et technique

Les échanges culturels entre la France et la Grèce, historiquement très anciens, sont particulièrement denses. Ils s’appuient sur quatre structures : l’Ecole Française d’Athènes fondée en 1846 et dédiée à l’archéologie, l’Institut Français d’Athènes et ses annexes en province, l’Institut Français de Thessalonique et le Lycée franco-hellénique d’Athènes, "Eugène Delacroix". Le 6 juin 2008, le Secrétaire d’Etat chargé des Affaires Européennes a signé, pour le compte du Ministre, un accord qui sécurise et stabilise le statut de l’Institut Français de Thessalonique.

Cette relation privilégiée est portée par une francophilie ancienne, très ancrée, qui a été illustrée récemment par l’entrée de la Grèce, en tant que membre de plein droit, au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie (septembre 2006). Environ 300.000 élèves apprennent notre langue et le pays compte quelques 4.000 professeurs de français. Le français est la deuxième langue vivante obligatoire à l’école primaire et au collège (en concurrence avec l’allemand), mais souffre de l’absence d’une deuxième langue vivante obligatoire au lycée, ce qui pénalise notre offre d’enseignement supérieur.

Les liens culturels historiques entre la France et la Grèce permettent également d’entretenir des relations artistiques riches. Les échanges dans ce domaine sont nourris, et les biens culturels français prisés des élites grecques. La promotion du cinéma français a été renforcée par la création d’un festival du film français, avec l’aide des distributeurs locaux, et une participation renforcée dans les grands festivals internationaux, comme celui de Thessalonique.


Coopération policière et judiciaire

La coopération franco-grecque en matière de sécurité intérieure a connu un net essor après la participation de la France à la préparation des Jeux Olympiques de 2004 à Athènes. Après les incendies de l’été 2007, la France a, par ailleurs, apporté à la Grèce une aide rapide et massive que cette dernière a fortement appréciée.

Un peu plus tard, en novembre de la même année, la Grèce a adhéré à la Force d’Intervention Rapide Européenne, (aujourd’hui F.I.R.E 5) créée par la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal pour lutter contre les feux de forêts. Le soutien de la France s’est de nouveau manifesté, durant l’été 20 09, à l’occasion des nouveaux feux de forêts qui ont touché le pays.

Aujourd’hui, l’immigration irrégulière est devenue le premier enjeu de sécurité intérieure en Grèce. Confrontée à une augmentation importante de l’immigration clandestine impactant la sécurité européenne, la Grèce a sollicité un soutien accru de l’Union européenne mais aussi de la France.

Sur le plan bilatéral, la France a mis à la disposition de l’agence européenne Frontex, chaque année, dans le cadre de l’opération Poséidon, des moyens terrestres et aéronavals. De 2006 à 2010, l’accent a plutôt été mis sur la mise à disposition de moyens aéronavals (mise à disposition du patrouilleur de service public Arago).

En novembre 2010, la France a dépéché des moyens terrestres (18 agents) au sein du dispositif RABIT (garde frontières européens) déployé le long de la frontière gréco-turque.


Mise à jour : 02.04.14

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