Présentation

Relations politiques

Depuis la visite officielle à Paris du Président Mahama en mai 2013, la relation bilatérale entre la France et le Ghana se renforce. Un dialogue politique bilatéral annuel, au niveau des secrétaires généraux des deux ministères des Affaires étrangères, a été mis en place depuis 2013.

Principales visites récentes de personnalités françaises au Ghana :

  • Août 2012 : Déplacement de Mme Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, à l’occasion des funérailles du Président Atta Mills.
  • Janvier 2013 : Déplacement de Mme Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, à l’occasion de l’investiture du président Mahama.
  • Novembre 2013 : Déplacement de Mme Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, pour s’entretenir avec les ministres de l’Énergie et du Commerce et de l’Industrie.
  • Octobre 2014 : Déplacement à Accra du Secrétaire général adjoint du Ministère des Affaires étrangères, pour la tenue de la 2ème session du dialogue politique
  • Août 2015 : Déplacement de Mme Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.
  • Octobre 2016 : Visite de Manuel Valls, Premier ministre
  • Janvier 2017 : Déplacement de Jean-Marie le Guen, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, à l’occasion de l’investiture du président Akufo-Addo.

Principales visites récentes de personnalités ghanéennes en France :

  • Mai 2013 : Visite officielle du président Mahama
  • 10 octobre 2013 : Entretien à Paris de Mme Hannah Tetteh, Ministre des Affaires étrangères, avec son homologue Laurent Fabius
  • 24 octobre 2013 : Déplacement d’une délégation conduite par le secrétaire général ghanéen aux affaires étrangères pour la première session de dialogue politique
  • Décembre 2013 : Participation du président Mahama au Sommet de l’Elysée.
  • 11 septembre 2014 : Entretien, à Paris, de Mme Hannah Tetteh, Ministre des Affaires étrangères, avec son homologue Laurent Fabius
  • 18-20 mai 2015 : visite en France du président du Parlement ghanéen, M. Edward Adjaho.
  • 4-8 octobre 2015 : Visite à Paris et à Bordeaux du président Mahama ; entretien avec le Président de la République
  • 5 octobre 2015 : Entretien, à Paris, de Mme Hannah Tetteh, Ministre des Affaires étrangères, avec son homologue Laurent Fabius
  • 23 novembre 2015 : Déplacement d’une délégation conduite par le secrétaire général ghanéen aux affaires étrangères pour la troisième session de dialogue politique
  • Novembre 2015 : Participation du président Mahama à Paris au déjeuner organisé à Paris par le Président de la République avec des chefs d’Etats africains en amont de la COP21
  • Décembre 2015 : Participation du président Mahama à la session d’ouverture de la COP21.
  • 27 septembre 2016 : Entretien à Paris du président Mahama avec le président de la République.

Relations économiques

Commerce

L’année 2016 a été marquée par une contraction des échanges franco-ghanéens, dont un fort repli des exportations françaises (-41.5%), à l’inverse de la tendance observée en 2015 mais dont les chiffres restent supérieurs à ceux observés en 2014 (+38.4%). Les effets de la baisse des cours du pétrole et de l’or combinés avec la diminution de la production de cacao ont eu un impact négatif sur les livraisons ghanéennes à la France. Cela a engendré une forte réduction de notre déficit commercial bilatéral et un excédent, hors hydrocarbures. Après une année exceptionnelle, les ventes françaises au Ghana ont diminué de -41% en 2016.

Les succès français au Ghana sont essentiellement le fait de Technip qui depuis 2009 a signé 2,5 Mds€ de contrats pour les différents champs pétrolifères ghanéens. Peuvent également être rappelés les contrats signés ces cinq dernières années par Forclum (équipements électriques), Alcatel Lucent (réseau de fibres optiques et de téléphonie mobile 4G) ou encore Gemalto (egates).

Les ventes françaises demeurent toutefois très concentrées autour de trois grands secteurs qui en représentent près de 70% (produits pétroliers raffinés, spécialités pharmaceutiques, agro-alimentaire). Des marges de développement non négligeables existent donc, notamment dans les secteurs liés à la gestion déléguée (distribution de l’eau, électricité, traitement des déchets, transport urbain, services de santé…), les biens de consommation de luxe intermédiaire, l’agroalimentaire et le tourisme.

Investissements

Selon la CNUCED, les IDE reçus par le Ghana en 2015 se sont élevés à 3,2 Mds$, contre 3,6 Mds$ en 2014 soit une légère baisse.
D’après les données Banque de France, Le stock d’investissement français dans le pays s’élève à 1 535 M€ en 2015, ce qui fait du Ghana la septième destination en Afrique sub-saharienne pour les investissements français. Il a connu une évolution de 37% par an entre 2011 et 2015. Ces investissements correspondent d’une part à des opérations de modernisation de capacité parmi la cinquantaine de filiales locales d’entreprises françaises présentes au Ghana (nouveau siège de la Société Générale, modernisation du réseau de distribution de Total, augmentation de capacité pour les outils de production existants en ce qui concerne Air Liquide, Grel et Golden Exotics) auxquelles peuvent être ajoutées une vingtaine d’investissements de Français indépendants (restauration, distribution).

A noter cependant l’exploitation de plus de 20 000 ha de plantations d’hévéa par GREL, filiale de la SIPH détenue à 24,4% par Michelin, le rachat par Danone, en partenariat avec le fonds d’investissement Abraaj, de Fan Milk fabricant et distributeur de produits laitiers et jus de fruits, Touton qui a investi dans une unité de transformation de cacao ainsi que le choix du Ghana comme plateforme régionale par des entreprises de biens de consommation (L’Oréal, Pernod Ricard) attirées par l’émergence d’une classe moyenne.

En novembre 2016 ont été lancés les travaux de construction du futur port de Tema, un projet d’un montant de 1,5 milliard de dollars réalisé par un consortium mené par Bolloré. Par ailleurs, les électriciens Engie et un consortium EDF-Veolia ont exprimé leur intérêt pour la concession des activités distribution d’Electricity Company of Ghana (ECG). Le 28 février, Air France a inauguré son vol direct Paris-Accra.

Coopération civile

Du DCP bilatéral à la programmation conjointe européenne

La France et le Ghana ont signé un Document Cadre de Partenariat (DCP) pour la période 2013-2016, qui répondait aux priorités du gouvernement ghanéen en matière de développement, de croissance et de réduction de la pauvreté. Ce partenariat s’articulait autour de 4 axes prioritaires et portait sur un peu plus de 300 millions d’euros d’engagements nouveaux (dont 90% de prêts) : développement durable ; soutien à la croissance ; gouvernance ; culture – langue française – université et.

Pour la période 2017-2020 au DCP, la programmation conjointe européenne au Ghana se substituera au DCP.
La France, avec la délégation de l’UE, l’Allemagne et quatre autres Etats membres au Ghana, soutient et s’engage dans le processus nouveau de programmation conjointe dont l’objectif est de concentrer et mutualiser les actions et les moyens dans des secteurs prioritaires, les rendant plus visibles et cohérents avec les objectifs du Gouvernement du Ghana.
Le document de programmation conjointe, reposant sur une analyse pays partagée et une stratégie commune de réponses à apporter, se concentrera sur les secteurs de la gouvernance et la décentralisation, l’économie (soutien au secteur privé, notamment pour l’agriculture et l’énergie), et la lutte contre le changement climatique et le genre.
Les engagements en cours et à venir sur cette période devraient être à hauteur de 1,2Mds€, dont 220M€ pour la France, essentiellement à travers des prêts non souverains de l’AFD et de sa filiale Proparco.

Autres domaines prioritaires de coopération bilatérale civile

Les autres actions de coopération, menées en bilatéral et complémentaires à la programmation conjointe européenne, concernent les secteurs de :

  • L’enseignement du français et la francophonie (FSP FLE lycée – université, formation des enseignants, soutien à l’association du Ghana à l’OIF…)
  • La coopération universitaire et la mobilité étudiante (partenariats entre institutions françaises et ghanéennes, augmentation du nombre d’étudiants ghanéens partant en France)
  • L’action culturelle (appui à l’unique opérateur linguistique et culturelle au Ghana, le réseau des 5 Alliances françaises)
  • Le développement durable / changement climatique (suivi post CoP12 et 22, Initiative énergies renouvelables en Afrique, débats d’idées…)
  • L’appui à la société civile et à l’Etat de droit (FSP PISCCA appui à la société civile ghanéenne, plaidoyer peine de mort, anti-corruption, migrations…)
  • La santé (participation au CCM du Fonds Mondial, projet Initiative 5% avec IRD)

Des marqueurs « genre » sont par ailleurs identifiés pour l’ensemble des actions de la France au Ghana, complétées d’activités spécifiques.

Coopération en matière de sécurité

La coopération militaire et de défense

Notre coopération militaire avec le Ghana est principalement axée sur la formation. Elle passe par la participation française au Centre International de Formation au Maintien de la Paix « Kofi Annan » (KAIPTC), l’enseignement du français en milieu militaire, l’envoi d’officiers ghanéens en stage en France ou dans les Ecoles Nationales à Vocation Régionale (ENVR). Un officier de liaison occupe un poste de directeur de stage auprès du KAIPTC, où il contribue notamment à l’apprentissage du français par les troupes ghanéennes. Il est en charge de l’organisation de stages annuels au profit d’officiers supérieurs ouest-africains, et des relations avec les autres centres de formation au maintien de la paix de la CEDEAO. En liaison avec l’attaché de défense, non résident en poste à Lomé (Togo), il est l’interlocuteur des Forces Armées Ghanéennes et propose et coordonne les actions de coopération militaire et de défense.

La coopération policière

Notre coopération porte sur des missions d’expertise et de formation, notamment sur la lutte anti-terroriste et la lutte contre le trafic de stupéfiants et la criminalité organisée.

Coopération européenne

Pour la période 2014-2020, la dotation au titre du 11ème FED, l’UE prévoit une enveloppe pays de 323 M€ (contre 373,6 M€ pour le 10ème FED) concentrée sur : la gouvernance, l’agriculture ainsi que la politique sociale et l’emploi. Il s’agit d’une enveloppe de dons, qui peuvent être mixés à des prêts. L’AFD est autorisée à instruire des projets s’inscrivant dans le cadre des FED en lieu et place de l’UE (instruction déléguée).

Les principaux bailleurs au Ghana étaient, en 2014-15, la Banque mondiale (430 M$), les Etats-Unis d’Amérique (164,2 M$), la Banque africaine de développement (129,2 M$), le Fonds monétaire international (116,2 M$), l’Union européenne (104,8 M$) et le Royaume-Uni (103,4 M$)./.

Mis à jour : 23.02.17

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