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Présentation du Gabon

Présentation

Données générales

Nom officiel : République gabonaise
Nature du régime : République (régime présidentiel)
Chef de l’Etat : M. Ali Bongo Ondimba, Président de la République (depuis le 16 octobre 2009)
Chef du gouvernement : M. Emmanuel Issoze Ngondet (depuis le 2 octobre 2016)

Données géographiques

Superficie : 267 667 km²
Capitale : Libreville
Villes principales : Port-Gentil, Franceville, Oyem, Lambaréné
Langue officielle : français
Monnaie : Franc CFA (1€ = 655,96 XAF)
Fête nationale : Fête de l’indépendance du Gabon (17 août)
Hymne : « La Concorde »

Données démographiques

Population : 1,8 M hab.
Croissance démographique : 2,1% (UNICEF)
Composition ethnique : Fang, Myéné, Punu, Téké, Kota, etc.
Densité : 6,3 hab. /km2
Espérance de vie : 63 ans (PNUD, 2015)
Religion(s) : Christianisme (85%), islam, animisme
Indice de développement humain 2015 : 0,684 - 110e rang mondial (PNUD, 2016)

Données économiques

RNB par habitant 20155 : 9200 USD (Banque mondiale, décembre 20162016) Taux de croissance du PIB en 2015 : 4% (Banque mondiale décembre 2016)
Taux d’inflation 2015 : 0% (DGT, avril 2016)
Balance commerciale 2014 : + 4,6 MdUSD (DGT, avril 2016)
Exportations totales 2015 : 5,2 MdUSD, Importations totales 2013 : 3 MdUSD (DGT, avril 2016)
Principaux fournisseurs 2015 : France (25%), Belgique, Chine Etats-Unis (DGT, avril 2016)
Production pétrolière 2015 : 219000 b/j (DGT, avril 2016)
Exportations de la France vers le Gabon (2015) : 539 M€ (DGT, avril 2016)
Importations de la France en provenance du Gabon (2015) : 173 M€ (DGT, avril 2016)
Classement 2016 « Doing business » de la Banque mondiale : 162 sur 189 (-6)

Autres données

Indice Mo Ibrahim 2016 : 48,8 (32e sur 54 pays africains notés)
Classement 2016 Reporters sans frontières : 100e sur 180 pays classés
Consulat général de France : Libreville et une chancellerie détachée à Port-Gentil
Communauté française au Gabon : 10568 personnes immatriculées (2015)

Politique intérieure

La campagne électorale pour les présidentielles de 2016 s’est déroulée dans un climat tendu. Les opérations de vote ont eu lieu le 27 août 2016. Dix candidats étaient en lice parmi lesquels Ali Bongo Ondimba, le Président sortant, et Jean Ping, ancien ministre des Affaires étrangères sous Omar Bongo et ancien Président de la commission de l’Union africaine, désigné « candidat unique de l’opposition » après le ralliement le 16 août de Guy Nzouba Ndama (ancien Président de l’Assemblée nationale) et Casimir Oyé Mba (ancien Premier Ministre d’Omar Bongo).

Le ministère de l’Intérieur a officiellement annoncé les résultats provisoires de l’élection présidentielle le 31 août. Selon l’annonce officielle, Ali Bongo est réélu avec 49,80% des suffrages exprimés contre 48,23% pour Jean Ping, l’écart entre les deux candidats n’étant que d’un peu plus de 5500 voix (sur environ 357 000 suffrages exprimés). L’annonce des résultats provisoires a été suivie par des violences en province et à Libreville.

Jean Ping a contesté les résultats en particulier s’agissant de la province du Haut-Ogooué où les résultats provisoires donnaient plus de 95% des suffrages à Ali Bongo pour une participation supérieure à 99,9%. Il a déposé le 8 septembre un recours devant la Cour constitutionnelle.

Cette dernière a validé le 24 septembre la réélection d’Ali Bongo avec 50,66% des suffrages exprimés contre 47,24% pour Jean Ping (soit environ 11 000 voix d’écart). La cérémonie d’investiture d’Ali Bongo a été organisée le 27 septembre et un nouveau gouvernement a été formé le 2 octobre 2016. Un ultime recours en révision déposé par Jean Ping devant la Cour constitutionnelle a été rejeté en novembre.

Situation économique

(Sources DG Trésor)

Avec un PIB par habitant de 8 581 USD en 2015, le Gabon est largement au-dessus de la moyenne de ses voisins et classé par les institutions internationales comme un pays à revenu intermédiaire. Le pétrole représentait jusqu’en 2014, 40% du PIB et plus de 85% des recettes d’exportation. Le secteur minier au Gabon est principalement centré sur l’exploitation du manganèse. L’exploitation forestière au Gabon est également un des piliers historique de l’économie gabonaise. Ce secteur clé constitue le principal employeur du secteur privé avec plus de 25% de la population active et elle est la deuxième source de recettes d’exportation devant les mines (manganèse). Cette structure de l’économie gabonaise rend le pays vulnérable aux fluctuations des cours internationaux.

Le Gabon a ainsi subi de plein fouet la baisse des prix matières premières et fait face depuis deux ans au défi de la chute des cours du pétrole. Après cinq années de forte croissance de l’activité (6% en moyenne de 2010 à 2014), celle-ci a nettement ralenti pour atteindre 3,9% en 2015.

Politique extérieure

Des relations diplomatiques diversifiées

Le président Bongo a rapproché son pays de la Turquie (5 rencontres de haut niveau depuis 2011). Plusieurs accords de coopération ont été signés lors de la dernière visite officielle de Recep Tayyip Erdogan, en mai 2015, dans des domaines variés. Ankara a ouvert une ambassade à Libreville en janvier 2012 ; réciproquement, le Gabon a récemment ouvert une ambassade en Turquie. Après une forte croissance (97 MUSD en 2013), les échanges commerciaux entre les deux pays se stabilisent aujourd’hui autour de leur niveau de 2012 (60 MUSD).

Le Gabon entretient également des liens privilégiés avec le Maroc, où Ali Bongo s’est rendu à trois reprises en 2013 à l’invitation du roi Mohammed VI. Plusieurs accords de coopération en matière de formation professionnelle, notamment, ont été signés. Un projet de création d’une usine d’engrais près de Port-Gentil avec l’Office chérifien des phosphates est à l’étude.

La Chine est aussi un partenaire privilégié : Omar Bongo avait été l’un des rares chefs d’Etat africains à avoir été reçus par le président chinois Hu Jintao lors du premier sommet Chine-Afrique en 2006. Plusieurs programmes de coopération économique entre les deux pays ont été adoptés à l’issue du sommet Chine-Afrique de Johannesburg (décembre 2015). La Chine a bénéficié de plusieurs grands contrats : barrage du Grand Poubara (160 MW), exploitation du gisement de Belinga, construction de stades en préparation des éditions 2012 et 2017 de la CAN. Ali Bongo a aussi développé des liens avec Singapour, où il a signé en 2010 des accords dans le domaine de l’urbanisation et de la gestion portuaire.

Avec les Etats-Unis, les relations se sont développées dans les domaines politique et économique. Le 9 juin 2011, le président Bongo a été reçu officiellement par le président des Etats-Unis, devenant le premier président de l’Afrique francophone à être reçu à la Maison Blanche sous la présidence Obama. Le Président Bongo a participé au sommet Etats-Unis-Afrique qui s’est tenu en août 2014 et Libreville a accueilli en août 2015 la dernière édition du forum de l’African Growth and Opportunity Act, en marge duquel le Gabon a signé un important contrat avec la société Caterpillar (140 MUSD).

Sur la scène internationale, le Gabon s’est engagé sur les questions environnementales et climatiques. Premier pays africain à avoir livré sa contribution à la réduction des gaz à effet de serre, le Gabon a favorisé la conclusion de l’Accord de Paris (décembre 2015), en coordonnant avec l’Allemagne les négociations sur les financements et les transferts de technologie lors de la COP21, à la demande de la présidence française.

Le Gabon est partie à la Convention de Mérida du 31 octobre 2003 (lutte contre la corruption) et au Statut de Rome (CPI), qu’il a ratifié en 2000. Le Gabon a aboli la peine de mort en 2010 et ratifié de nombreux instruments internationaux : Convention de Palerme contre la traite des êtres humains, Convention pour la protection contre les disparitions forcées…

Le Gabon a été élu au Conseil des droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies pour un mandat de trois ans (2013-2016). Il en a assuré la présidence en 2014.

Un acteur régional

Le Gabon a exercé la vice-présidence de l’Union africaine en 2011 et Jean Ping, ancien ministre des affaires étrangères d’Omar Bongo, a présidé la Commission de l’Union africaine du 29 avril 2008 au 15 octobre 2012. Le Gabon accueillera la Coupe d’Afrique des nations en janvier 2017.

Le Gabon appartient à l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), à la Zone Franc, à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qu’il a présidée de juillet 2012 à mai 2015, avant de succéder au Tchad à la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), dont il accueille le siège. Le Gabon s’est mobilisé en RCA, sur les plans politique (en janvier 2013, Libreville a accueilli les premiers pourparlers sur la RCA), militaire (le Gabon a maintenu un contingent de 450 hommes au sein de la MINUSCA, force de maintien de la paix déployée par les Nations Unies depuis septembre 2014) et financier, dans le cadre de la CEMAC.

Un différend oppose le Gabon et la Guinée équatoriale quant à l’îlot de Mbanié. La médiation du secrétariat des Nations unies relancée par le SGNU adjoint, M. Jeffrey Feltman, a abouti le 15 novembre 2016 à un accord entre le Gabon et la Guinée équatoriale, qui prévoit de soumettre à la cour internationale de justice le différend frontalier les opposant.

Mise à jour : 02.01.17

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