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Présentation du Gabon

Présentation

Données générales

Nom officiel : République gabonaise
Nature du régime : République (régime présidentiel)
Chef de l’Etat : M. Ali Bongo Ondimba, Président de la République (depuis le 16 octobre 2009)
Chef du gouvernement : M. Daniel Ona Ondo (depuis le 27 janvier 2014)

Données géographiques

Superficie : 267 667 km²
Capitale : Libreville
Villes principales : Port-Gentil, Franceville, Oyem, Lambaréné
Langue officielle : français
Monnaie : Franc CFA (1€ = 655,96 XAF)
Fête nationale : Fête de l’indépendance du Gabon (17 août)
Hymne : « La Concorde »

Données démographiques

Population : 1,8 M hab. (Recensement de la population, février 2015)
Croissance démographique : 2,1% (UNICEF)
Composition ethnique : Fang, Myéné, Punu, Téké, Kota, etc.
Densité : 6,3 hab. /km2
Espérance de vie : 63 ans (PNUD, 2015)
Religion(s) : Christianisme (85%), islam, animisme
Indice de développement humain 2014 : 110e rang mondial sur 190 (PNUD, 2015)
Indice Mo Ibrahim 2014 : 52,2 (23e sur 54 pays africains notés)
Classement 2016 Reporters sans frontières : 100e sur 180 pays classés

Données économiques

PIB par habitant 2014 : 16367 USD (PNUD, décembre 2015) Taux de croissance du PIB en 2015 : 4% (DGT, mars 2016)
Taux d’inflation 2015 : 0% (DGT, mars 2016)
Balance commerciale 2014 : + 4,6 MdUSD (DGT, mars 2016)
Exportations totales 2015 : 5,2 MdUSD, Importations totales 2013 : 3 MdUSD (DGT, mars 2016)
Principaux clients 2015 : Malaisie, Australie, Etats-Unis (DGT, octobre 2014)
Principaux fournisseurs 2015 : France (25%), Belgique, Chine Etats-Unis (DGT, mars 2016)
Production pétrolière 2015 : 219000 b/j (DGT, mars 2016)
Exportations de la France vers le Gabon (2015) : 539,3 M€ (DGT, mars 2016)
Importations de la France en provenance du Gabon (2015) : 172,8 M€ (DGT, mars 2016)
Classement 2016 « Doing business » de la Banque mondiale : 162 sur 189 (-6)

Consulat général de France : Libreville et une chancellerie détachée à Port-Gentil
Communauté française au Gabon : 10568 personnes immatriculés (2015)
Communauté gabonaise en France : 10897 personnes

Politique intérieure

Le décès du président Omar Bongo le 8 juin 2009 ouvre une période de transition politique, qui se déroule pacifiquement et conformément aux prescriptions constitutionnelles. Le projet de société d’Ali Bongo est dominé par le concept de l’« émergence » (perspective à l’horizon 2025), censée procéder du développement du « Gabon vert », du « Gabon industriel » et du « Gabon des services », auquel s’ajoute un volet « Gabon bleu », qui couvre les enjeux maritimes –, préservation des ressources halieutiques et de la biodiversité marine.

Le 12 janvier 2011 entre en vigueur une révision constitutionnelle portant sur 36 dispositions relatives notamment aux libertés publiques, aux conditions de l’élection du Président de la République et à ses attributions. Les élections législatives du 17 décembre 2011 aboutissent à une victoire écrasante du parti présidentiel ; le parti démocratique gabonais (PDG) obtient 114 sièges sur les 120 que compte l’Assemblée nationale. Ce scrutin, auquel l’opposition avait appelé à ne pas participer, mobilise peu les électeurs, toutefois (participation : 34,28%). Les élections municipales et départementales de décembre 2013 ont vu le parti présidentiel consolider sa domination (mécaniquement confirmée à l’issue des élections sénatoriales de septembre 2014). A l’issue de ces scrutins, le Président Bongo nomme un nouveau Premier ministre, le Professeur Daniel Ona Ondo, qui succède à Raymond Ndong Sima, et forme un nouveau gouvernement, chargé de mettre en œuvre un pacte social visant à réduire les inégalités et de poursuivre l’émergence. Largement remanié le 11 septembre 2015, le gouvernement fait face à la dégradation de la situation socio-économique induite par la chute du prix du baril de pétrole, qui se traduit par de nombreuses grèves, notamment dans l’administration et le secteur pétrolier.

Le contexte politique est dominé par la perspective de l’élection présidentielle, le 27 août prochain, selon un mode de scrutin à un tour – des élections législatives sont prévues en décembre 2016. Ali Bongo, qui brigue un deuxième septennat, devrait affronter plusieurs candidats de l’opposition, dont Jean Ping, ex-ministre des affaires étrangères d’Omar Bongo et ancien président de la commission de l’Union africaine, et Casimir Oyé Mba, ancien premier ministre d’Omar Bongo, tous deux passés dans l’opposition. Incarnation d’un courant dissident au sein du PDG, Guy Nzouba Ndama, qui a démissionné de la présidence de l’assemblée nationale qu’il occupait depuis 1997, a lui aussi décidé de se présenter face à Ali Bongo.

Situation économique

Conjoncture économique

Après une récession de près d’1,5% en 2009, le Gabon connaît des taux de croissance significatifs depuis 2010 (5% en moyenne), mais le tassement de la production pétrolière, combiné à la chute du cours du baril, et l’apparition en 2013 d’une crise de trésorerie durable, affaiblissent l’économie. Le taux de croissance s’est établi à 4% en 2015, au lieu des 6% initialement prévus (source BEAC). Pour l’année 2016, la croissance, estimée à 6% par les autorités, ne devrait pas excéder 3%, selon le FMI. Disposant naguère de bons fondamentaux, le Gabon a vu sa dette augmenter significativement ces quatre dernières années (21% en 2012, 40% en 2015) et enregistre une forte détérioration de ses comptes extérieurs. Le Gabon doit aussi lutter contre un taux de pauvreté élevé. L’indice de développement humain, en recul en 2014, est en décalage par rapport à son PIB par tête. Malgré une croissance forte au cours des 4 dernières années, 30% des Gabonais sont économiquement faibles.

(sources DGTrésor)

L’économie gabonaise repose essentiellement sur les matières premières et l’industrie forestière

Les revenus du Gabon reposent essentiellement sur l’exploitation pétrolière (39% du PIB et 84% des recettes d’exportation). Faute de découverte majeure au cours de ces trente dernières années, la production de brut (220 000 barils/jour environ) décroît tendanciellement.

Avec l’amélioration de la formation professionnelle, la diversification d’une économie très dépendante des ressources pétrolières constitue l’un des principaux enjeux de la politique économique gabonaise. Dans cette perspective, Libreville s’efforce d’améliorer le climat des affaires afin d’attirer les investissements étrangers. La transformation locale des matières premières destinées à l’exportation, source de valeur ajoutée et de création d’emplois, est l’un des principaux objectifs du « Gabon vert » et du « Gabon industriel », dont le développement s’inscrit dans une politique de gestion durable et raisonnée des ressources, sobre en carbone.

La gestion durable des écosystèmes forestiers et la valorisation de la biodiversité constituent des axes forts de la stratégie de développement économique du pays. Ces secteurs d’activités sont considérés comme des voies de diversification et de potentielles alternatives économiques durables à la production pétrolière. L’industrie forestière constitue en effet le deuxième secteur économique : principal employeur, elle ne représente que 5,8% des exportations totales en valeur mais 60% du PIB hors pétrole. La transformation du bois sur place est une obligation légale depuis mai 2010. L’écotourisme, appuyé sur un réseau de 13 parcs nationaux couvrant 21% du territoire, constitue aussi un axe de développement intéressant pour l’économie gabonaise, encore embryonnaire à ce stade.

Le manganèse, exploité par la Comilog (capital détenu par le français Eramet à hauteur de 66 %), représente 6% du PIB, 6 % des exportations du pays et 3% de l’emploi privé. Néanmoins le tassement de la demande externe s’est traduit en 2014 par une baisse de la production, qui s’est poursuivie en 2015. Le président Bongo, qui a inauguré le complexe métallurgique de Moanda avec le président du groupe Eramet en juin 2015, veut faire de son pays l’un des leaders mondiaux de la production de silico-manganèse. L’adoption d’un nouveau code minier en 2015 vise à clarifier les règles d’exploitation et à attirer de nouveaux investisseurs, le sous-sol gabonais recelant des minerais encore peu exploités à ce jour.

Politique extérieure

Des relations diplomatiques diversifiées

Outre les bonnes relations entre le Gabon et les pays d’Europe de l’Ouest, le président Bongo a rapproché son pays de la Turquie (5 rencontres de haut niveau depuis 2011). Plusieurs accords de coopération ont été signés lors de la dernière visite officielle de Recep Tayyip Erdogan, en mai 2015, dans des domaines variés. Ankara a ouvert une ambassade à Libreville en janvier 2012 ; réciproquement, le Gabon a récemment ouvert une ambassade en Turquie. Après une forte croissance (97 MUSD en 2013), les échanges commerciaux entre les deux pays se stabilisent aujourd’hui autour de leur niveau de 2012 (60 MUSD).

Le Gabon entretient également des liens privilégiés avec le Maroc, où Ali Bongo s’est rendu à trois reprises en 2013 à l’invitation du roi Mohammed VI. Au cours de la dernière visite du roi (juin 2015), plusieurs accords de coopération en matière de formation professionnelle, notamment, ont été signés. Un projet de création d’une usine d’engrais près de Port-Gentil avec l’Office chérifien des phosphates est à l’étude.

En Asie, le Gabon souhaite développer ses relations avec la Corée (accords signés dans le domaine de la coopération culturelle, des mines et des hydrocarbures), tout en maintenant ses liens avec le Japon, important investisseur dans les secteurs de la pêche et de la forêt. La Chine est aussi un partenaire privilégié : Omar Bongo avait été l’un des rares chefs d’Etat africains à avoir été reçus par le président chinois Hu Jintao lors du premier sommet Chine-Afrique en 2006. Plusieurs programmes de coopération économique entre les deux pays ont été adoptés à l’issue du sommet Chine-Afrique de Johannesburg (décembre 2015). La Chine a bénéficié de plusieurs grands contrats : barrage du Grand Poubara (160 MW), exploitation du gisement de Belinga, construction de stades en préparation des éditions 2012 et 2017 de la CAN. Ali Bongo a aussi développé des liens avec Singapour, où il a signé en 2010 des accords dans le domaine de l’urbanisation et de la gestion portuaire. L’entreprise singapourienne Olam occupe une place grandissante dans l’économie gabonaise.

Avec les Etats-Unis, les relations se développent dans les domaines politique et économique. Le 9 juin 2011, le président Bongo a été reçu officiellement par le président des Etats-Unis, devenant le premier président de l’Afrique francophone à être reçu à la Maison Blanche sous la présidence Obama. Le Président Bongo a participé au sommet Etats-Unis-Afrique qui s’est tenu en août 2014 et Libreville a accueilli en août 2015 la dernière édition du forum de l’African Growth and Opportunity Act, en marge duquel le Gabon a signé un important contrat avec la société Caterpillar (140 MUSD).

Sur la scène internationale, les prises de position d’Ali Bongo sur les questions environnementales et climatiques lui confèrent une image positive. Premier pays africain à avoir livré sa contribution à la réduction des gaz à effet de serre, le Gabon a favorisé la conclusion de l’Accord de Paris (décembre 2015), en coordonnant avec l’Allemagne les négociations sur les financements et les transferts de technologie lors de la COP21, à la demande de la présidence française., Membre du Conseil de sécurité des Nations Unies de janvier 2010 à décembre 2011, le Gabon y a joué un rôle positif. Il a par la suite confirmé sa volonté de contribuer au règlement pacifique des crises internationales, en soutenant notamment les résolutions sur la Syrie au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le Gabon est partie à la Convention de Mérida du 31 octobre 2003 (lutte contre la corruption) et au Statut de Rome (CPI), qu’il a ratifié en 2000. Le Gabon a aboli la peine de mort en 2010 et ratifié de nombreux instruments internationaux : Convention de Palerme contre la traite des êtres humains, Convention pour la protection contre les disparitions forcées…
Le Gabon a été élu au Conseil des droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies pour un mandat de trois ans (2013-2016). Il en a assuré la présidence en 2014.

Un acteur régional

Le Gabon a exercé la vice-présidence de l’Union africaine en 2011 et Jean Ping, ancien ministre des affaires étrangères d’Omar Bongo, a présidé la Commission de l’Union africaine du 29 avril 2008 au 15 octobre 2012. Le Gabon accueillera la Coupe d’Afrique des nations en janvier 2017.

Le Gabon appartient à l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), à la Zone Franc, à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qu’il a présidée de juillet 2012 à mai 2015, avant de succéder au Tchad à la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), dont il accueille le siège. Le Gabon est pleinement mobilisé en RCA, sur les plans politique (en janvier 2013, Libreville a accueilli les premiers pourparlers sur la RCA), militaire (le Gabon a maintenu un contingent de 450 hommes au sein de la MINUSCA, force de maintien de la paix déployée par les Nations Unies depuis septembre 2014) et financier, dans le cadre de la CEMAC. Le président Bongo était présent au sommet d’Abuja sur la sécurité régionale (mai 2015), axé sur l’enjeu de la lutte contre Boko Haram, sommet auquel le Président de la République a participé.

Mise à jour : 12.07.16

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