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Déclaration de Laurent Fabius : NSA – informations de l’hebdomadaire Der Spiegel (30 juin 2013)

"La France a demandé aujourd’hui des explications aux autorités américaines au sujet des informations dévoilées par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, selon lesquelles la National Security Agency (NSA) aurait espionné les institutions de l’Union européenne.

Ces faits, s’ils étaient confirmés, seraient tout à fait inacceptables.

Nous attendons des autorités américaines qu’elles lèvent dans les plus brefs délais les inquiétudes légitimes suscitées par les révélations de la presse."


Q&R - Extrait du point de presse - 3 juillet 2013

Q : Pourquoi la France a-t-elle ferme’ son espace aerien a Evo Morales ?

Serait-il possible de confirmer que la France n’espionne jamais ses allies et partenaires ?



L’autorisation de survol du territoire national a été accordée à l’avion du président bolivien. Nous ne souhaitons entretenir par voie de presse aucune polémique sur ce sujet.

S’agissant de votre seconde question, Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, a confirmé le 2 juillet que "nous n’espionnons pas l’ambassade des États-Unis". Je vous confirme que cette remarque vaut pour nos alliés et partenaires.


Etats-Unis – Union européenne (Q&R - Extrait du point de presse - 2 juillet 2013)

Q - Quel a été le contenu de l’entretien téléphonique d’hier après-midi entre le Ministre et son homologue américain ?

Y a-t-il eu une réponse américaine à la demande d’explication de la France à la suite des allégations d’espionnage de l’UE et de la France notamment par la NSA ?



R - La France souhaite disposer dès que possible d’éclaircissements sur les informations particulièrement préoccupantes relayées par la presse, selon lesquelles l’administration américaine aurait espionné les institutions européennes ainsi que nos missions diplomatiques à Washington et à New York.

Le ministre s’en est entretenu avec son homologue américain hier après-midi. M. John Kerry l’a assuré qu’il répondrait à ses préoccupations dans les plus brefs délais. Le même message a été passé à l’ambassadeur des États-Unis à Paris, ainsi qu’à la Maison Blanche et au Département d’État, dès dimanche, par notre ambassade à Washington.

Q - Quels sont les effets négatifs possibles sur la relation bilatérale Franco-américaine suite à cette affaire d’espionnage présumé ? Quel impact sur les négociations UE-EU pour un accord sur les échanges ? Quelles garanties cherche la France pour rétablir la confiance entre les parties.


R - Comme l’ont indiqué le président de la République et le ministre des affaires étrangères, l’espionnage des diplomates et des représentations de pays amis ne saurait être justifié.

Plus généralement, la France a attiré l’attention de ses partenaires européens sur la sensibilité de l’Internet et du traitement des données. Elle souhaite que des garanties soient apportées par les États-Unis sur la protection des données personnelles, notamment dans le cadre des négociations qui doivent s’ouvrir entre l’Union européenne et les États-Unis pour la conclusion d’un accord transatlantique. Nous allons, dès cette semaine, nous concerter avec nos partenaires européens à ce sujet.


Q&R - Extrait du point de presse - 1er juillet 2013

Q - À quel moment la France a-t-elle été au courant des soupçons d’espionnage de ses représentations nationales (missions diplomatiques) ou des institutions européennes par les services de sécurité américains (NSA) ? La France était-elle au courant avant les révélations dans la presse allemande et britannique ?

Le Guardian affirme que la France était une des cibles visées par la NSA. Comment réagissez-vous ?

Le ministre a déclaré hier que la France attend des autorités américaines « qu’elles lèvent dans les plus brefs délais les inquiétudes légitimes suscitées par les révélations de la presse » au sujet de l’espionnage des institutions de l’UE par la NSA. Avez-vous reçu ces explications de la part des autorités américaines ?

R - Le ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, s’est exprimé hier sur ce sujet. Il a indiqué que la France avait demandé des explications aux autorités américaines et attendait de ces dernières qu’elles lèvent dans les plus brefs délais les inquiétudes légitimes suscitées par les révélations de la presse.

Rien ne saurait justifier sur le plan sécuritaire l’espionnage des diplomates et des représentations diplomatiques de pays amis, s’il était avéré. Ce serait donc inacceptable.

M. Laurent Fabius s’entretiendra par téléphone cet après-midi avec son homologue américain, M. John Kerry, à la demande de ce dernier. Il recevra par ailleurs l’ambassadeur des États-Unis à Paris.


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