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Présentation

Relations politiques

La France et l’Estonie entretiennent des relations étroites dès la première déclaration estonienne d’indépendance, en 1918. Les relations diplomatiques sont établies, en 1921, lors de l’entrée de l’Estonie à la Société des Nations. Les relations bilatérales sont florissantes jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Lors de la deuxième indépendance, en 1991, les relations diplomatiques sont immédiatement établies. La création de l’Institut estonien de Paris, en 2001, l’adhésion de l’Estonie à l’Union européenne, en 2004, et son adoption de l’euro, en 2011, sont autant d’éléments culturel, politique et économique qui n’ont cessé de rapprocher les deux pays de façon significative.

Les visites bilatérales sont suivies. Le Premier ministre Andrus Ansip a été reçu à Paris le 7 octobre 2011, à l’occasion de l’inauguration du festival culturel estonien « Estonie tonique ». Les deux ministres de la Culture ont eu un entretien en marge de la séance d’inauguration du festival. Le 20 décembre 2011, le ministre des Affaires étrangères Urmas Paet est venu à Paris où il a été reçu par M. Juppé.

M. Cazeneuve, ministre délégué aux Affaires européennes, s’est rendu en Estonie en septembre 2012, pour des entretiens avec le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères.

Le président Toomas Hendrik Ilves a été reçu à l’Elysée par le président de la République le 7 janvier 2013.

Le Premier ministre Taavi Rõivas a été reçu par le président de la République le 8 juillet 2014. Les relations diplomatiques ont de part et d’autre été jugées « très bonnes ».

Les attentats de Paris ont été condamnés par les autorités estoniennes. La ministre des Affaires étrangères, Keit Pentus-Rosimannus, s’est rendue à la marche républicaine du 11 janvier 2015.

Relations économiques

En 2015, la France a été le 15ème fournisseur du pays avec 1,8 % de part de marchéLes exportations de la France vers l’Estonie ont diminué de 5 % par rapport de 2014, qui avait déjà été une année de chute (-18,7 %), tandis que les importations de la France en provenance de l’Estonie, elles, ont progressé de 16 %. La France est ainsi le 13ème client de l’Estonie

En 2015, pour la première fois, le solde commercial bilatéral est devenu négatif pour la France, avec un déficit de 35 millions d’euros. Ce résultat confirme la tendance à la baisse de l’excédent commercial français au cours des trois dernières années. Le premier poste d’exportations françaises vers l’Estonie reste celui des équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (27 % du total). Alors que les postes matériels de transport (17 % du total) et produits chimiques, parfums et cosmétiques (9 %) ont connu des baisse notables, en revanche, celui des produits pharmaceutiques a pu se targuer d’une hausse de 31 %.

La hausse des importations françaises en provenance d’Estonie s’est centrée sur les achats de matériels de transport (39 % du total) et, dans une logique tendancielle, sur ceux de bois, papier et carton (20 % du total). L’augmentation des importations est donc à relativiser, du fait du transit de véhicules automobiles qui impacte fortement les chiffres.

Les investissements français en Estonie ont progressé à la fin des années 2000 pour se stabiliser aujourd’hui (16ème place parmi les investisseurs en 2015, stock de 199,2 M €). Au total, en réintégrant comme français les investissements effectués via des pays tiers (pays scandinaves notamment), on peut estimer notre stock d’IDE à environ 250 millions d’euros. En janvier 2011, un contrat majeur a été signé dans le domaine de la production électrique : Alstom, qui avait déjà signé un contrat pour l’installation de procédés de désulfuration sur les anciennes unités de production d’électricité à base de schistes bitumineux installées à Narva, dans le nord-est de l’Estonie, a obtenu un contrat avec Eesti Energia (électricien estonien) portant sur la construction de deux nouvelles unités de production sur le site de Narva, dont le montant total est d’un milliard d’euros (montant encore jamais atteint dans la région), soit 6,5 % du PIB estonien. Ce contrat doit permettre à l’Estonie de conforter son indépendance énergétique tout en limitant ses émissions de gaz à effet de serre.

Les autres investisseurs français en Estonie sont Dalkia (réseaux de chaleur de Tallinn et de 13 autres villes estoniennes, prise de contrôle à 100 % en 2009 d’une unité de cogénération à la biomasse), Saint-Gobain (7 filiales, dont 3 de production de verre et mortiers industriels et 4 de distribution, notamment le premier distributeur estonien de matériaux de construction, ABC Ehitus), et Lafarge. JC Decaux dispose d’un contrat pour la gestion du mobilier urbain de la capitale. Enfin, la société EOLANE a racheté début 2012 la société estonienne ELCOTEQ (industrie électronique).

Coopération décentralisée

La vieille ville de Tallinn, aux anciens remparts, a conclu un jumelage avec la ville de Carcassonne, qui associe notamment un volet de formation professionnelle (métiers de l’hôtellerie) et des activités de coopération culturelle (installation de trois vitraux réalisés par un artiste estonien dans une chapelle de l’Aude à l’été 2015). Par ailleurs, les pôles de compétitivité situés à Grenoble et dans la région Rhône-Alpes apparaissent appropriés pour développer des échanges avec l’Estonie dans le domaine numérique, qui pourraient s’articuler sur les accords interuniversitaires.

En janvier 2015, le 38e congrès de l’INTA (Association internationale du développement urbain, fondée à Lyon en 1975) s’est tenu à Tallinn. L’association, qui rassemble désormais plus de 2 000 membres, associés et partenaires répartis dans 60 pays, a manifesté le souhait de développer des relations plus avancées avec Tallinn dans le domaine de la ville numérique.

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’expertise technique et administrative française est reconnue par nos partenaires estoniens.
En matière de recherche, des partenariats entre universités ont été établis : entre l’université de Tartu et les universités de Tours et de Lille, entre l’université technique de Tallinn et l’INSA de Lyon, entre l’université de Tallinn et l’IEP de Paris à Dijon. Un partenariat Hubert Curien (programme G.F. Parrot) est destiné à soutenir des projets de recherche conjoints, notamment dans les domaines de la biologie, de la santé et de la médecine. L’accent est également mis sur les nouvelles technologies et le montage de projets dans le cadres des financements européens (Hoizon 2020 et Erasmus).
L’enveloppe du budget de coopération de notre ambassade à Tallinn s’élève, en 2015, à 245 000 euros.

La France accueille une cinquantaine d’étudiants estoniens par an, se plaçant ainsi après la Russie, l’Allemagne, la Finlande, les États-Unis et la Suède.

Par ailleurs, l’Estonie a intégré l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en qualité d’observateur au mois d’octobre 2010 et a participé au sommet de Montreux. Le français est la deuxième langue apprise dans la fonction publique grâce à un programme d’enseignement qui prévoit la formation de 400 fonctionnaires par an. À ce jour, plus de 4 000 fonctionnaires estoniens ont pu en bénéficier.

La rentrée scolaire 2013-2014 a été marquée par l’ouverture de la première classe d’enseignement en français en Estonie, une classe de maternelle, au sein de l’école européenne de Tallinn.

. Mme Claudia Delmas-Scherer est ambassadeur de France en Estonie depuis septembre 2016.
M. Alar Streimann est ambassadeur d’Estonie depuis septembre 2015.

M. Jean-Claude Pérez, député de l’Aude, est président du groupe d’amitié France-Estonie de l’Assemblée nationale.

M. Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin, est président du groupe d’amitié France-Pays baltes du Sénat.

Mise à jour : 05.09.16

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