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Présentation

Relations politiques

Notre relation bilatérale institutionnelle est rythmée, depuis 1985, par des rencontres biannuelles franco-espagnoles (« sommet » présidé par le Président de la République du côté français et par le chef du gouvernement du côté espagnol, et réunion à Haut niveau, présidée par le Premier ministre français), qui ont permis de tisser entre nos deux pays une relation dense. Le XXIVe sommet bilatéral, tenu à Paris le 1er décembre 2014, a permis d’afficher nos larges convergences sur les moyens à mettre en œuvre dans le cadre de la zone euro pour sortir de la crise (priorité aux investissements, emploi des jeunes etc.), de mettre en avant notre préoccupation commune que l’Europe puisse financer des projets d’interconnexions énergétiques et ferroviaires) et d’afficher nos convergences sur les grands enjeux internationaux du moment (Sahel, Syrie, Iran).

Visites et entretiens récents

Lors du sommet du 27 novembre 2013 à Madrid, 8 ministres ont accompagné le Président de la République et le Premier Ministre. En décembre 2014, pour le sommet franco-espagnol qui s’est tenu à Paris, M. Hollande a reçu M. Rajoy accompagné de 7 ministres et de 2 secrétaires d’Etat. Le 4 mars 2015, le Président de la République, avec le Président du gouvernement espagnol, le Premier ministre portugais et le Président de la Commission européenne, s’est rendu à Madrid pour présiderun sommet sur les interconnexions énergétiques. Enfin, du 2 au 4 juin 2015, le Roi Felipe VI et la Reine Letizia ont été accueillis à Paris pour leur première visite d’Etat (il s’agissait du report de la visite initialement prévue entre le 24 et le 26 mars qui avait dû être annulée suite au crash de l’avion de Germanwings, lequel transportait une cinquantaine de ressortissants espagnols).

Relations économiques

La France est le premier partenaire économique de l’Espagne, avec des échanges commerciaux se montant à plus de 60 milliards d’euros par an.

En 2012, la France a enregistré une nette détérioration de son solde commercial avec l’Espagne, qui est devenu, pour la première fois, déficitaire à hauteur de 1,6 Mds€, alors qu’il était excédentaire de 6,4 Mds€ en 2007. L’année 2014 a été marquée par le retour à l’excédent de notre solde commercial (730M€), et 2015 a confirmé cette tendance à la hausse (915M€).Premier volume d’échanges entre la France et l’Espagne malgré son recul depuis 2005, le poste matériel de transport est déficitaire pour la France depuis 2007 mais s’est considérablement amélioré (+56,7%) en 2014 (-1,7 Md€ contre -2,5 Md€ en 2013). Le solde commercial du secteur agro-alimentaire est déficitaire pour la France depuis 1999, alors qu’il dégageait autrefois un excédent confortable. Le déficit, stable par rapport à l’année précédente, s’élève à 1,4 Md€ en 2014.

Les positions de nos entreprises restent stables depuis 2010, aux alentours de 11% de parts de marché, après une érosion importante enregistrée au début des années 2000 alors que celles de l’Allemagne (12,1% en 2014 contre 11,2% en 2013) ont progressé. Ainsi, la France est restée en 2014 le 2ème fournisseur de l’Espagne derrière l’Allemagne et son premier client, tandis que l’Espagne est notre 3ème client (+ 2 place par rapport à 2013) et notre 6ème fournisseur.

En 2013, notre balance des servicesa enregistré un déficit de l’ordre de 2 Md€ vis-à-vis de l’Espagne. Le secteur du tourisme en constitue une composante importante. En 2014, six millions d’Espagnols ont visité la France, soit une hausse de 12% par rapport à 2013. Les Espagnols constituent la troisième nationalité européenne à Paris derrière les Britanniques et les Allemands.

On note un volume important d’investissement dans les deux sens : la France reste le 3e investisseur en Espagne (derrière le Royaume Uni et les USA), avec plus de 2000 filiales installées en Espagne, lesquelles emploient plus de 300 000 salariés.. Les entreprises françaises en Espagne se démarquent sur certains marchés précis comme la grande distribution, l’automobile et les télécommunications par les places de choix qu’elles y occupent. Les entreprises espagnoles sont implantées sur plus de 1 300 sites en France, et emploient plus de 55 000 personnes.

Enfin, en ce qui concerne le secteur financier, les banques françaises sont les premières détentrices de dette publique espagnole (5,4 % du total).

Coopération culturelle, scientifique et technique

Malgré la crise qui frappe l’Espagne, la coopération franco-espagnole affiche un dynamisme qui se concrétise quotidiennement par des échanges d’envergure dans les domaines éducatif, linguistique et culturel. Signe de cette coopération dynamique, l’ouverture d’une antenne du Musée Pompidou à Malaga, inaugurée le 28 mars 2015.
Le réseau culturel français en Espagne permet une présence équilibrée sur tout le territoire, avec six Instituts français ou antennes (Barcelone, Bilbao, Madrid, Saragosse, Séville, Valence) et vingt Alliances françaises. Bien qu’elle soit la deuxième langue vivante enseignée, la position du français demeure fragile : l’apprentissage d’une deuxième langue vivante européenne à l’école n’est pas obligatoire.

Coopération éducative et linguistique

Près de 2 millions de Français apprennent l’espagnol et 1,3 million d’Espagnols apprennent le français. Le réseau scolaire français en Espagne demeure le plus important réseau d’Europe et le 3e au monde, après le Liban et le Maroc. L’Espagne compte de plus 342 sections bilingues qui scolarisent 27 000 élèves. La France est, par ailleurs, le 2e pays d’accueil pour les étudiants espagnols en mobilité (plus de 6 000 en 2013-2014, au coude à coude avec le Royaume-Uni). En 2008, un accord sur la double délivrance de l’examen de fin d’études secondaires (dit accord bachibac) a été signé par les ministères d’éducation des deux pays. Il précise les modalités de la mise en place d’un cursus permettant aux candidats d’obtenir simultanément le baccalauréat et le bachillerato. L’accord-cadre intergouvernemental sur les dispositifs linguistiques, éducatifs et culturels dans les établissements scolaires, signé le 16 mai 2005 à Madrid, a consolidé les sections bilingues en langue française.

Coopération scientifique et technique

Des accords de coopération lient les grands organismes de recherche et développement français comme le CNRS, l’INSERM, l’INRA et IFREMER à leurs homologues espagnols. Les collaborations dans le cadre des outils du CNRS concernent 5 programmes internationaux de coopération scientifique, 2 laboratoires européens associés (LEA) et 10 participations conjointes à des groupements de recherche européens ou internationaux (GDRE-GDRI).

Autres types de coopération

La coopération policière

La coopération policière, et notamment la lutte contre le terrorisme, continue de donner de très bons résultats. L’état de faiblesse de l’ETA est le résultat des arrestations opérées tant en Espagne qu’en France. Le 20 octobre 2011, l’ETA a annoncé, dans un communiqué, l’arrêt définitif de son activité armée après 43 ans de violence. Pour autant, cette déclaration n’a signifié ni la dissolution du groupe, ni la remise des armes. Le combat contre le danger islamiste constitue un autre axe de notre coopération.

La coopération transfrontalière

En matière de coopération transfrontalière, les interconnexions sont pour l’Espagne un enjeu politique et économique majeur :

- Infrastructures ferroviaires : côté Méditerranée, la liaison à grande vitesse Perpignan-Figueras, d’une longueur de 44 km, maillon clé de la liaison Madrid-Barcelone-Paris, a été inaugurée en janvier 2011. Perpignan et Figueras sont ainsi reliées en direct via un tunnel transfrontalier de 8 km au niveau du Perthus, ce qui a permis d’augmenter le trafic de 70 %. Début 2013, les travaux de prolongement côté espagnol ont été achevés et Perpignan est désormais potentiellement reliée à Barcelone en 50 minutes. L’inauguration de cette LGV Perpignan-Barcelone a eu lieu en décembre 2013. Côté Atlantique : le projet de LGV « Dax-Vitoria » est dans une phase avancée de chantier côté espagnol. Le tracé Bordeaux-frontière a été défini fin mars 2012, avec un objectif de lancement de l’enquête publique en 2013. La commission parlementaire française dite « mobilité 21 » a néanmoins préconisé un report de la mise en œuvre de ce projet, côté français, au-delà de 2030.

- Interconnexions électriques : une ligne à très haute tension (THT) entre Baixas et Santa Llogaia doublant les capacités électriques a été inaugurée par le Premier ministre et le Président du gouvernement espagnol, le 20 février 2015. Une ligne très haute tension sous-marine est à l’étude dans le Golfe de Gascogne.

- Interconnexions gazières : l’Espagne, en surcapacité gazière structurelle, a besoin de réexporter vers le Nord le gaz qu’elle importe par le Sud et par ses 6 terminaux GNL (sur les 16 que l’on compte en Europe). C’est pourquoi, côté Atlantique, des travaux de renforcement sont en cours sur les gazoducs de Larrau et de Biriatou (en Navarre et au Pays basque) pour atteindre une capacité de 7,5 Gm3/an, soit l’équivalent de 20 % de la consommation espagnole : ce qui représentera un triplement de la capacité d’échange par rapport à 2010.

- Autoroutes de la mer : l’autoroute de la mer Nantes-Gijon (Asturies), opérée par l’armateur français Louis Dreyfus, a été inaugurée en septembre 2010. Elle connait une fréquentation supérieure aux attentes, mais a dû suspendre ses activités en septembre 2014. Des moyens sont recherchés au niveau européen, pour envisager des financements permettant de soutenir ce projet (qui avait bénéficié d’aides au démarrage pendant deux ans). Une seconde autoroute de la mer au départ de Vigo (Galice) a été prévue ; elle a été mise en service début 2015 pour desservir Algesiras, Saint-Nazaire et Le Havre.

Mise à jour : 07.11.16

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