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L’Union européenne et l’Espagne

Présentation

Bénéficiaire net au budget de l’UE (2013) : +3,1 Mds€ (selon la méthode de la Commission)
Fonds européens perçus en 2013 : 13,8 Mds € dont
au titre de la cohésion : 5,6 Mds € ;
au titre de la PAC : 5,6 Mds €.
Nombre de députés au Parlement européen : 54 /751.
Nombre de voix au Conseil de l’UE (pondération, Traité de Nice) : 27 /352.
Commissaire européen : Miguel Arias Canete (PP), Energie et climat.

Priorités espagnoles

L’Espagne est un pays profondément européiste. L’appartenance à l’Union coïncide avec une transformation économique et politique profonde de l’Espagne. La politique européenne du gouvernement Rajoy est axée sur l’objectif de passer du statut de bénéficiaire à celui de moteur de l’UE. La priorité a été donnée, ces dernières années, à la résolution de la crise de la zone euro. Pour ce faire, l’Espagne a soutenu toutes les mesures susceptibles de renforcer la croissance (sans peser sur ses finances publiques) et l’intégration économique et financière. Elle accepte une intégration plus poussée, avec de plus fortes délégations de souveraineté.

Gouvernance

Désireuse de se montrer exemplaire, l’Espagne a déjà ratifié le traité instituant le mécanisme européen de stabilité (MES), ainsi que le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Madrid reste convaincue qu’une action plus directe de la Banque centrale européenne sur les marchés obligataires (achat de titres) est nécessaire pour faire baisser les taux d’intérêt. La supervision bancaire unique est une priorité pour l’Espagne, afin de permettre une recapitalisation directe de ses banques par le MES et ainsi rompre le lien entre dette bancaire et dette souveraine. Par ailleurs, Madrid est favorable à l’approfondissement du marché intérieur, aux project bonds (infrastructures), à l’utilisation rapide des reliquats des fonds structurels, ainsi qu’à l’augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (BEI).

Perspectives financières de l’UE

Bénéficiaire net sur les pF 2007-2013, tout portait à croire que l’Espagne deviendrait un contributeur net dans les perspectives financières 2014-2020. Cependant, l’accord conclu au Conseil européen des 7 et 8 février 2013 a été plus favorable qu’envisagé et l’Espagne devrait demeurer bénéficiaire net durant cette période. C’est un succès pour Mariano Rajoy qui avait affiché deux priorités fortes pour l’Espagne : la préservation de la PAC et une réduction limitée des fonds qu’elle reçoit au titre de la politique de cohésion. Sur la PAC, nos positions sont très proches (une déclaration conjointe sur la préservation de la PAC a été signée à ce sujet par nos ministres de l’agriculture, en marge du sommet franco-espagnol du 10 octobre). Ressources : l’Espagne demande la remise à plat des mécanismes de corrections et des rabais, dont elle ne bénéficie pas. Elle fait également preuve d’ouverture sur la création de nouvelles ressources propres, et a soutenu, après beaucoup d’hésitation, l’initiative franco-allemande de coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières.

Politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC)

Les Espagnols partagent nos ambitions pour l’Europe de la défense, même s’ils n’ont pas les mêmes capacités et la même latitude que nous pour engager des moyens militaires. C’est un des plus fidèles soutiens à la PSDC. La contribution espagnole aux opérations de la PSDC est importante en dépit de ses capacités réduites. Elle porte indifféremment sur les volets civil et militaire, en se consacrant notamment sur la lutte contre la piraterie, la Somalie, le Sahel, le Proche et Moyen Orient.

Elargissement

L’Espagne tient une position de principe favorable à l’élargissement (y inclus Turquie).

Mise à jour : 27.05.15

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