Relations bilatérales

Présentation

Relations politiques

Les autorités des Emirats arabes unis, sous l’impulsion de Cheikh Zayed, ont rapidement fait le choix de se doter d’un dispositif de défense dissuasif et se sont tournés vers la France. Les relations, dans un premier temps limitées aux hydrocarbures et aux coopérations de sécurité, couvrent aujourd’hui un large spectre : coopération culturelle et universitaire (Louvre Abou Dabi, Sorbonne), installation de bases militaires françaises permanentes à Abou Dabi, projets conjoints dans le domaine des énergies renouvelables.

Les consultations au plus haut niveau sont très régulières et le dialogue stratégique mis en place en 2012 permet un suivi technique des principaux projets de notre relation bilatérale. Le prince héritier a rencontré cinq fois le président de la République (le 11 juillet 2012, le 15 janvier 2013, le 16 janvier 2014 et le 10 février 2015, 2 décembre 2016). Les ministres des affaires étrangères se rencontrent régulièrement, à titre bilatéral ou en marge de conférences internationales. Les visites ministérielles françaises régulières aux Emirats arabes unis entretiennent un dialogue politique fourni dans tous les domaines. Le secrétaire général du ministère des affaires étrangères co-préside le dialogue stratégique bi-annuel, dont la neuvième session s’est tenue en novembre 2016 Abou Dabi. La conférence internationale sur la préservation du patrimoine en danger, co-organisée par la France et les Emirats, s’est tenue les 2 et 3 décembre 2016 à Abou Dabi en présence du président de la République et de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement.

Visites

depuis septembre 2014

  • 20 janvier 2015, Abou Dabi : Mme Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.
  • 21 janvier 2015, Abou Dabi : Mme Anne-Marie Idrac, représentante spéciale du ministre des affaires étrangères et du développement international pour les relations économiques avec les Emirats.
  • 10 février 2015, Paris : Cheikh Mohamed Bin Zayed al Nahyan, prince héritier d’Abou Dabi ; Cheikh Hazza Bin Zayed Al Nahan, conseiller national de sécurité et vice-Président du conseil exécutif d’Abou Dabi ; Cheikh Saef Bin Zayed Al Nahyan, ministre de l’intérieur et vice-Premier ministre des Emirats arabes unis.
  • 20 avril 2015, Dubaï : Mme Anne-Marie Idrac, représentante spéciale du ministre.
  • 20 avril 2015, Dubaï : M. Nicolas Hulot, envoyé spécial pour le climat.
  • 27 mai 2015, Lyon : Khaldoun Al Moubarak, représentant personnel du prince héritier pour le dialogue stratégique.
  • 2-3 juin 2015, Paris : Dr. Anwar Gargash, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.
  • 29 septembre 2015, Abou Dabi, Dubaï : Mme Anne-Marie Idrac, représentante spéciale du ministre.
  • 14 décembre 2015, Paris : Cheikh Abdallah Bin Zayed Al Nahyan, Ministre des affaires étrangères.
  • 18-19 janvier 2016, Abou Dabi, Dubaï : M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international
  • 19 janvier 2016, Abou Dabi : Mme Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargé du développement et de la Francophonie.
  • 21 mars 2016, Dubaï : M. André Vallini, secrétaire d’Etat chargé du développement et de la Francophonie.
  • 20 mai 2016 : Cheikh Abdallah Bin Zayed Al Nahyan, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale.
  • 5 juillet 2016, Paris : Cheikh Abdallah Bin Zayed Al Nahyan, ministre des affaires étrangères et de la Coopération internationale.
  • Octobre 2016, Paris : Mme Amal Amal Al Qubaisi, présidente du conseil national fédéral.
  • 2-3 décembre 2016, Abou Dabi : M. François Hollande, président de la République française.

Relations économiques

Avec 3,6 milliards d’euros d’exportations françaises vers les Emirats, la fédération devient notre 2ème débouché dans le Golfe, mais reste notre quatrième excédent au niveau mondial en 2016.

Le volume des échanges commerciaux bilatéraux s’est établi à 4,66 milliards d’euros en 2016, en repli de 4,5 % par rapport à l’exercice précédent. Ces chiffres placent la fédération au 2ème rang de nos partenaires commerciaux dans le Golfe, derrière l’Arabie saoudite (7,9 milliards d’euros).

Les exportations françaises à destination des Emirats arabes unis ont diminué de 5,9% en 2016 à 3,62 milliards d’euros. C’est le deuxième repli consécutif de nos ventes aux Emirats, après la baisse de 6,3% enregistrée en 2015. En 2016, la fédération a absorbé 31,7% de nos ventes dans le Golfe, devenant le 2ème débouché commercial de la France dans la région, après l’Arabie saoudite (36%), alors qu’elle occupait la première position en 2015. Cela s’explique également par la forte hausse des exportations françaises en Arabie saoudite sur la période (+31,7%). Le repli des exportations françaises, combiné à un volume d’importations en provenance des Emirats relativement stable, ont conduit à une réduction de l’excédent commercial structurel de la France. Etabli à 2,57 milliards d’euros (-8,4% en g.a.), il demeure notre quatrième solde mondial derrière le Royaume-Uni, Hong-Kong, et Singapour. En 2016, les Emirats étaient notre 28ème client, et notre 48ème fournisseur (respectivement 21ème et 47ème en 2015).

Des exportations diversifiées et équilibrées versus des importations dominées par les hydrocarbures :

• Exportations : L’année 2016 est à nouveau marquée par le recul de nos ventes d’aéronefs qui deviennent, avec 339 millions d’euros (-23%) notre 2ème produit à l’export, après les parfums et produits cosmétiques (394 M €, -5,8%). La performance à l’export enregistrée par les instruments et appareils de mesures (193 millions d’euros, +94,3%) et les produits pharmaceutiques (174 M €, +4%), n’a pas permis d’enrayer la baisse du total des exportations françaises, qui demeure fortement liée au « facteur Airbus ». Les trois premiers secteurs exportateurs atteignent plus de 70 % de nos ventes : les biens de consommation hors agroalimentaire représentent 31% du total (1,12 milliard d’euros, -3,2%), devant les biens d’équipements (1,02 Md €, -10%), et les matériel de transports (431 millions d’euros, -22,8% en g.a.). Les ventes de produits agricoles et alimentaires restent stables en 2016 (405 millions d’euros, -0,3%).
• Importations : Estimées à 1,05 milliard d’euros, les importations en provenance des Emirats ont augmenté de 0,7% en 2016, après une hausse de 2% en 2015. Le recul de nos achats de produits pétroliers, qui constituent 68% de nos importations en 2015 (713 millions d’euros, -6,3%), a été compensée par la hausse de nos importations hors hydrocarbures (336 millions d’euros, +19,5%). L’aluminium est le 2ème type de produit importé des Emirats (129 millions d’euros, +29,3%), devant les matières plastiques (34 millions d’euros, +83%)

Une présence française grandissante dans le pays

Les Emirats comptent aujourd’hui le plus grand nombre d’implantations de sociétés françaises avec près de 600 (+10% par an), dont la majorité des grands groupes du CAC 40 qui implantent leur siège régional à Dubaï.

En France, les Emirats sont les premiers investisseurs du Golfe

Les Emirats sont le deuxième pays investisseur du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCEAG) en France après le Qatar, avec un stock d’investissements directs à l’étranger (IDE) de 1,13 milliards d’euros en 2015, représentant près de 35% des investissements du Golfe dans notre pays. Fortement volatile sur les 10 dernières années, le stock d’IDE émirien en France a plus que doublé (+130%) par rapport à 2014, mais est 4 fois moins important que le stock reçu en 2013. En 2015, les Emirats génèrent le plus important flux d’IDE du Moyen-Orient vers la France, pour un montant de 619 millions d’euros, représentant près de 90% des flux en provenance du Golfe.

Environ 50 entreprises sont détenues partiellement ou majoritairement par des capitaux émiriens en France (Source : Orbis/Business France). Les investissements des Emirats dans notre pays restent très orientés vers les valeurs mobilières et l’immobilier, soit directement, soit via des fonds de placement. Faible par rapport aux capacités d’investissement des EAU, l’investissement dans l’industrie connait une progression depuis 2013. En 2014, la France demeurait la deuxième destination en Europe pour les projets émiriens créateurs d’emplois.

Coopération éducative, culturelle, scientifique et technique

La France conduit aux Emirats arabes unis deux projets emblématiques : la Sorbonne et le Louvre. L’université Paris Sorbonne Abou Dabi, seule université francophone du Golfe, a délivré ses premiers diplômes en mai 2010 et poursuit son développement (800 étudiants dont 25 % d’Emiriens). Initialement centrée sur les sciences humaines et sociales, elle a ouvert à la rentrée 2013 une licence de mathématiques et de physique et devrait rapidement offrir, en association avec TOTAL, l’IFP et l’UTC de Compiègne, une formation professionnelle de qualité pour le secteur pétrolier. Le Louvre Abou Dabi devrait par ailleurs être inauguré prochainement. Son ouverture sera accompagnée par une saison culturelle, dont le premier événement a été organisé à Abou Dabi le 16 mars 2016. Les premières œuvres acquises (plus de 200 pièces de toutes époques et de tous pays) ont été présentées lors d’une grande exposition à Abou Dabi en avril 2013, puis au Louvre à Paris de mai à juillet 2014. La liste des 300 œuvres maîtresses prêtées par les musées de France a été publiée.

Coopération militaire

La France est un important partenaire des Emirats arabes. Notre coopération est la plus complète et la plus dense dans cette région, avec une dimension fortement opérationnelle, grâce au dispositif prépositionné des forces françaises aux Emirats arabes unis (700 hommes), et couvre aujourd’hui une grande variété de domaines.

Mise à jour : 25.04.17

Informations complémentaires

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