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Présentation

Relations politiques

Les consultations au plus haut niveau sont très régulières et le dialogue stratégique mis en place en 2012 permet de dynamiser la relation bilatérale. Le Prince Héritier a rencontré trois fois le Président de la République (le 11 juillet 2012, le 15 janvier 2013 à Abou Dabi et le 16 janvier 2014). Les ministres des Affaires étrangères se rencontrent régulièrement, à titre bilatéral ou en marge de conférences internationales. Les visites ministérielles françaises régulières aux Emirats arabes unis entretiennent un dialogue politique dense et de haut niveau. Le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, M. Christian Masset, est le représentant personnel du Président de la république pour le dialogue stratégique, outil de pilotage à haut niveau de la relation bilatérale qui se réunit deux fois par an, et dont la dernière session s’est tenue le 27 mai 2015 à Lyon. Mme Anne-Marie Idrac est, depuis le 29 septembre 2014, la représentante spéciale du Ministre des Affaires étrangères pour les échanges économiques avec les Emirats.

Visites

depuis juin 2014

  • 15 septembre, Abou Dabi : M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.
  • 15 septembre, Paris : Cheikh Abdallah Bin Zayed Al Nahyan, Ministre fédéral des Affaires étrangères (Participation à la conférence de Paris sur la Paix et la sécurité en Irak)
  • 29 septembre-2 octobre, Abou Dabi, Dubaï : Mme Anne-Marie Idrac, Représentante spéciale du Ministre pour les relations économiques avec les EAU.
  • 13 octobre, Paris : Cheikh Abdallah Bin Zayed Al Nahyan, Ministre des Affaires étrangères.
  • 3-4 novembre, Abou Dabi : Général de Villiers, CEMA.
  • 4-5 novembre, Abou Dabi : Mme Fleur Pellerin, Ministre de la Culture et de la communication.
  • 10-11 novembre, Abou Dabi, Dubaï : M. Christian Masset, Secrétaire général du MAEDI.
  • 10-11 novembre, Abou Dabi, Dubaï : Mme Anne-Marie Idrac, representante spéciale du Ministre.
  • 14-17 novembre, Paris : Farès Al Mazrouei, Vice-MAE chargé des questions de sécurité.
  • 16 décembre, Abou Dabi : M. Christian Masset, Secrétaire général du MAEDI.
  • 20 janvier 2015, Abou Dabi : Mme Ségolène Royal, ministre de l’Ecolologie, du Développement durable et de l’Energie.
  • 21 janvier 2015, Abou Dabi : Mme Anne-Marie Idrac, Représentante spéciale du Ministre.
  • 10 février 2015, Paris : Cheikh Mohamed Bin Zayed al Nahyan, Prince héritier d’Abou Dabi ; Cheikh Hazza Bin Zayed Al Nahan, Conseiller national de sécurité et vice-Président du Conseil exécutif d’Abou Dabi ; Cheikh Saef Bin Zayed Al Nahyan, ministre de l’Intérieur et vice-Premier ministre des Emirats arabes uni
  • 20 avril 2015, Dubaï : Mme Anne-Marie Idrac, Représentante spéciale du Ministre.
    - 20 avril 2015, Dubaï : M. Nicolas Hulot, Envoyé spécial pour le Climat ?
    - 27 mai 2015, Lyon : Khaldoun Al Moubarak, représentant personnel du Prince héritier pour le Dialogue stratégique.
    - 2-3 juin 2015, Paris : Dr. Anwar Gargash, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères.

Relations économiques

Avec 4,1 Mds EUR d’exportations françaises vers les EAU, la Fédération demeure notre principal débouché commercial dans le Golfe et notre troisième excédent au niveau global en 2014

Le volume des échanges commerciaux bilatéraux s’est établi en 2014 à 5,17 Mds €, en léger repli (-1,9%) par rapport au résultat record de 2013 à 5,27 Mds € (+12,1% par rapport à l’exercice précédent). Ces chiffres placent la Fédération au deuxième rang de nos partenaires commerciaux dans le Golfe, derrière l’Arabie Saoudite (9,4 Mds €). Les exportations françaises à destination des Emirats arabes unis ont progressé de 2,1% en 2014 (4,1 Mds €). Ce résultat fait suite à une année 2013 relativement exceptionnelle au cours de laquelle nos exportations avaient enregistré un rebond de 12,2%. La Fédération a absorbé 42% de nos ventes dans le Golfe en 2014 (38% en 2013), consolidant ainsi sa position de premier débouché commercial de notre pays dans le Golfe, devant l’Arabie Saoudite (2,9 Mds €), second pour l’ensemble de la zone Proche et Moyen-Orient (15 pays) derrière la Turquie (6 Mds €). A la faveur d’un recul en valeur des exportations émiriennes (-14,9%) à 1,07 Md €, la France consolide son excédent commercial structurel sur les EAU. Etabli à 3,03 Mds € (+14,6% en un an), il constitue notre troisième solde mondial derrière le Royaume Uni et Hong Kong, devant Singapour. En 2014, les EAU étaient le 20ème client, dépassant ainsi des partenaires traditionnels tels que le Portugal ou le Maroc, et le 47ème fournisseur de notre pays (respectivement 21ème et 42ème en 2013).

Des exportations diversifiées et équilibrées, des importations dominées par les hydrocarbures

Exportations : les principaux postes en 2014 sont globalement identiques à ceux des années précédentes et révèlent la bonne tenue d’un courant d’affaires dense et diversifié. La santé de nos exportations demeure toutefois fortement liée au « facteur Airbus », dont les livraisons ont encore augmenté de 35% à 1,02 Md € en 2014 (après +66,7% en 2013 par rapport à 2012). Hors aéronefs, notre commerce courant est en recul (-5,4%). Cela s’explique notamment par les résultats en baisse de secteurs tels que les équipements de télécommunication (-29% à 160 M€), les matériels de distribution et de commande électrique (-47,8% à 74,1 M€) ou encore les produits du raffinage du pétrole (-81,6% à 34,7 M€). A l’instar des exercices précédents, les trois premiers secteurs exportateurs se partagent à parts à peu près équitables environ 80% de nos ventes : matériels de transports (28,5% à 1,170 Md €), biens de consommation hors agro-alimentaire (25,8% à 1,057 Md €) et biens d’équipements (23,2% à 953 MEUR). Le secteur de l’agroalimentaire poursuit sa progression tandis que les produits pétroliers raffinés confirment leur déclin.

Importations : Alors qu’elles avaient progressé de 6,5% et 7% respectivement en 2012 et 2013, nos importations en provenance des EAU ont reculé de 15% en 2014 à 1,07 Md€. Nos achats de produits pétroliers raffinés, qui constituaient jusqu’alors plus de 70% de nos importations, se sont fortement tassés (-37,6% à 550 M€), tandis que la reprise de nos enlèvements de pétrole brut observée en 2013 (92 M€ contre quasiment rien en 2012) se confirme en 2014 : +89,2% à 174,5 M€.

Une présence française grandissante dans le pays

En 2013, le stock d’IDE français aux EAU est devenu négatif pour la première fois depuis 2003 à – 763 M€, après 287 M€ en 2012. Cette évolution conjoncturelle en termes d’investissement contraste avec l’amplification ces dernières années de la présence économique française dans la fédération. Les EAU comptent aujourd’hui le plus grand nombre d’implantations de sociétés françaises avec près de 600 (+10% par an), dont la majorité des grands groupes du CAC 40 qui implantent leur siège régional à Dubaï, et abritent la plus forte communauté d’expatriés Français du Moyen-Orient, avec 25 000 ressortissants. La présence française aux EAU est hétérogène et nos entreprises sont particulièrement bien représentées dans tous les secteurs stratégiques de la Fédération.

En France, les EAU sont les premiers investisseurs du Golfe

Les investissements émiriens en France représentant près de 40% des investissements du Moyen-Orient dans notre pays, avec un stock d’investissements directs à l’étranger (IDE) de 4,9 Md €en 2013, en forte hausse par rapport à 2012 (1,6 Md€). S’agissant des flux, ils sont redevenus positifs en 2013 pour la première fois depuis 2009 à 3,3 Md € contre -1,7 Md € en 2012.

Environ 50 entreprises sont détenues partiellement ou majoritairement par des capitaux émiriens en France (Source : Orbis/AFII). Les investissements des EAU dans notre pays restent très orientés vers les valeurs mobilières et vers l’immobilier, soit directement, soit via des fonds de placement. L’investissement dans l’industrie demeure faible par rapport aux capacités d’investissement des EAU et on constate peu d’intérêt pour la reprise d’entreprises en difficulté.

Les projets des entreprises émiriennes restent aujourd’hui très concentrés dans l’immobilier et, dans une moindre mesure, dans le tourisme et l’aéronautique. Les territoires privilégiés sont l’Ile-de-France, la région de Lyon et la région PACA. La prochaine session du Dialogue stratégique franco-émirien sera précédée par des rencontres entre fonds d’investissement émiriens et entreprises innovantes de la région lyonnaise

Coopération éducative, culturelle, scientifique et technique

La France conduit aux Emirats arabes unis deux projets emblématiques : la Sorbonne et le Louvre. L’université Paris Sorbonne Abou Dabi, seule université francophone du Golfe, a délivré ses premiers diplômes en mai 2010 et poursuit son développement (800 étudiants dont 25 % d’Emiriens). Initialement centrée sur les sciences humaines et sociales, elle a ouvert à la rentrée 2013 une licence de mathématiques et de physique et devrait rapidement offrir, en association avec TOTAL, l’IFP et l’UTC de Compiègne, une formation professionnelle de qualité pour le secteur pétrolier.

Le Louvre Abou Dabi, musée universel d’une ampleur exceptionnelle, ouvrira fin 2015, le bâtiment de Jena Nouvel étant aujourd’hui en phase de finalisation. Les premières œuvres acquises (plus de 200 pièces de toutes époques et de tous pays) ont été présentées lors d’une grande exposition à Abou Dabi en avril 2013, puis au Louvre à Paris de mai à juillet 2014. La liste des 300 œuvres maîtresses prêtées par les musées de France a été publiée.

La coopération militaire

La France est le deuxième partenaire des Emirats arabes unis par la nature et le nombre des actions (plus d’une centaine annuellement). Notre coopération est la plus complète et la plus dense dans cette région, avec une dimension fortement opérationnelle, grâce au dispositif prépositionné des FFEAU (700 hommes), et une grande variété de domaines, y compris les plus sensibles.

Mise à jour : 25.06.15

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