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L’Union européenne et l’Egypte

L’UE et l’Égypte ont entamé des relations diplomatiques en 1966. Longtemps encadrées par l’accord de coopération signé en 1976 avec la communauté économique européenne (CEE) et entré en vigueur en 1977, les relations euro-égyptiennes ont ensuite été fondées sur un accord d’association, signé le 25 juin 2001 et entré en vigueur depuis le 1er juin 2004. Un plan d’action destiné à le mettre en œuvre a été signé le 6 mars 2007 lors de la troisième réunion du conseil d’association. L’UE s’emploie à développer des relations étroites avec ce pays, qui est son voisin géographique et à soutenir les réformes qu’il entreprend.

L’Union européenne est le premier partenaire commercial de l’Egypte. L’UE est le premier partenaire commercial de l’Egypte tant pour les importations (machines, équipements de transport) que pour les exportations égyptiennes (pétrole et produits miniers, produits chimiques, textile). L’UE constitue également la principale source d’investissements directs étrangers pour l’Egypte (60%).

Dans un contexte de dégradation de la situation économique égyptienne liée aux bouleversements politiques, l’UE a joué un rôle important dans la mesure où l’Egypte est, après le Maroc, le deuxième bénéficiaire de l’instrument européen de voisinage (IEV). Elle a ainsi bénéficié d’environ 1 milliard d’euros sur la période 2007-2013. Pour 2014-2020, les crédits IEV s’élèvent entre 756 et 924 millions d’euros, dont 210 à 257 millions pour la période 2014-2015. L’essentiel de ces crédits sont consacrés à des programmes socio-économiques et environnementaux (80%). L’Egypte est également le deuxième bénéficiaire, après le Maroc, des prêts de la facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP).

L’UE joue également un rôle important de soutien à la société civile égyptienne et aux droits de l’Homme, dans le cadre notamment de l’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme (IEDDH) : plus de 2 millions d’euros ont ainsi été engagés entre 2010 et 2014 et 1,5 millions pour l’année 2015 en faveur de projets relatifs à la peine de mort, les droits de l’Homme et l’autonomisation des femmes.

Mise à jour : 20.02.17

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