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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Croatie
Nature du régime : démocratie parlementaire (constitution juin 1991)
Chef de l’Etat : Kolinda Grabar-Kitarovic (Présidente élue le 11 janvier 2015)
Premier ministre : M. Tihomir Orešković
Président du Parlement : M. Zeljko Reiner.

Données géographiques

Superficie : 56 594 km²
Capitale : Zagreb - 800 000 habitants (1,1 million avec l’agglomération)
Villes principales : Split (190.000 hab), Rijeka (145.000 hab), Osijek, Zadar
Langue officielle : croate
Langue(s) courante(s) : croate
Monnaie : kuna (HRK) (1 € = environ 7,5 HRK)
Fête nationale : 25 juin (anniversaire de la déclaration d’indépendance de 1991)

Données démographiques

Population : 4 225 316habitants (statistiques Eurostat au 1er janvier 2015)
Densité : 75 h/km²
Croissance démographique : - 2 %
Espérance de vie : 72,5 ans (hommes), 79,3 ans (femmes).
Taux d’alphabétisation : 98,5%.
(2015) : catholicisme majoritaire (87,8%), orthodoxes (4,4%), musulmans (1,3%), protestants (0.3%)
Indice de développement humain : 0,805 (47ème rang mondial sur 186) – source PNUD 2013

Données économiques
(Sources : DGTPE, Commission européenne, PNUD)

PIB (2014) : 43 Mds €
PIB par habitant (2012) : 10 305 €
Taux de croissance (2015) : +1,71% (prévisions 2016 : +1,4 %)
Taux de chômage (2015) : 15,8 %
Taux d’inflation (2015) : +0,1 %
Déficit budgétaire (2015) : -4,9 %
Dette publique (2013) : 89,2%
Balance commerciale (2014) : -6,8 Mds €
Principaux clients (2012) : Italie (15,3%), Bosnie-Herzégovine (12,8%), Allemagne (10,2%), Slovénie (8,6%), Autriche (6,5%), Serbie (4,3%)
Principaux fournisseurs (2012) : Italie (16,9%), Allemagne (12,7%), Russie (7,6%), Chine (7,1%), Slovénie (5,9%), Autriche (4,5%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 5,5 %
  • industrie : 27,4 %
  • services : 67,1 % Exportations de la France vers la Croatie (2014) : 307 M € (11ème fournisseur) Importations françaises depuis la Croatie (2014) : 148 M € (9ème client)

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/croatie

Consulat de France : Section consulaire de l’Ambassade de Zagreb
Communauté française en Croatie : environ un millier dont 1 076 personnes immatriculées au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2014.
Environ 500 000 touristes français par an
Communauté croate en France : 40 000 personnes environ.

Politique intérieure

Le système politique, établi par la constitution de 1991, était à l’origine présidentiel. Il a été rééquilibré en 2000, lors du tournant européen pris par le pays, pour devenir un régime parlementaire où le Premier ministre, issu de la majorité au parlement, conduit la politique nationale.

Les élections présidentielles du 11 janvier 2015 ont été remportées par Kolinda Grabar-Kitarović, incarnant l’aile modérée du parti conservateur HDZ. Favorable à l’ancrage de la Croatie au sein de l’UE et de l’OTAN, elle a notamment su tirer parti des difficultés du précédent gouvernement social-démocrate, dans un contexte économique dégradé, en orientant sa campagne sur le thème du retour à la croissance et l’emploi.

Les élections législatives de novembre 2015 n’ont fait aucun véritable vainqueur : dans un contexte de reprise économique après 6 années de récession, la coalition sortante a obtenu environ autant de sièges de députés que la « coalition patriotique » construite autour du parti conservateur HDZ de Tomislav Karamarko. Le troisième parti, « Most », formation hétéroclite mettant l’accent sur la nécessité de réformes structurelles, et dont le bon résultat aux élections législatives avait surpris par son ampleur, a choisi, après six semaines de négociations tendues, de signer avec le HDZ un accord de coalition marqué à droite. Il leur a toutefois fallu un mois supplémentaire pour s’accorder sur la composition d’un gouvernement dirigé par l’homme d’affaires croato-canadien Tihomir Orešković, sans étiquette politique et jusque-là inconnu du grand public. Ses priorités étaient d’emblée : stimuler le développement économique du pays, moderniser le secteur public et resserrer son périmètre afin de maîtriser le niveau d’endettement, tirer parti des fonds européens (11 Mds € disponibles d’ici 2020) pour lancer de grands projets s’inscrivant dans les objectifs stratégiques de l’Union européenne (terminal de gaz naturel liquéfié près de Rijeka, liaison ferroviaire entre le port de Rijeka et la Hongrie, irrigation dans la Slavonie agricole), instaurer un impôt foncier sur les propriétés non exploitées, favoriser les investissements étrangers dans le secteur touristique (fiscalité réduite), parvenir ainsi à réduire le chômage structurel qui alimente une émigration continue depuis des années.

La constitution du gouvernement s’était accompagnée de vives polémiques autour des responsabilités confiées à des personnalités controversées, au premier chef Zlatko Hasanbegovic, désigné comme ministre de la culture et des cultes.

Le gouvernement de Tihomir Orešković a chuté le 16 juin 2016 suite à l’adoption d’une motion de défiance par le parlement, au terme d’une crise au sommet de l’exécutif. Le Vice-Premier ministre Tomislav Karamarko, chef du HDZ, était mis en cause dans une affaire de conflit d’intérêts. Le parlement croate a décidé le 20 juin de se dissoudre. La dissolution a pris effet le 15 juillet. Depuis, le gouvernement de Tihomir Orešković est chargé des affaires courantes, dans l’attente de l’investiture du gouvernement qui sera issu des élections législatives anticipées, prévues le 11 septembre 2016.

Situation économique

L’année 2015 a vu la Croatie renouer avec la croissance (+1,8% selon les estimations de la Commission européenne), après avoir perdu près de 13% de son PIB entre 2009 et 2013.La reprise de l’activité économique, qui devrait se prolonger au cours des prochaines années (+2,1% en 2016), est notamment tirée par de bonnes performances à l’exportation (accroissement de 4,9% et de 5,6% des exportations de biens attendus en 2016 et 2017), le dynamisme du secteur touristique (revenus en hausse de 3% en 2015) et la consommation intérieure. Les fonds structurels européens devraient également apporter de l’oxygène à l’économie croate au cours des prochaines années, avec 11 milliards d’euros sur la période 2014-2020 pour le financement de projets en matière d’eau, d’énergie, d’infrastructures portuaires et ferroviaires, et le renforcement du tissu des PME-PMI La Croatie reste cependant confrontée à des difficultés socio-économiques importantes. Elle dispose, fin 2014, d’un PIB par habitant proche de 59% de la moyenne de l’UE. Le taux de chômage (16% de la population active) y est l’un des plus élevés de l’UE et affecte particulièrement la jeunesse.

Les finances publiques croates, fortement dégradées après la crise, ont connu un relative amélioration. Le déficit public s’élevait à 3,2 % du PIB en 2015, après 5,7% en 2014. Cependant, la dette s’établirait à près de 93 % du PIB fin 2015 contre 81 % en 2013. Dans le cadre de la procédure de déficit excessif, deux des trois objectifs clés n’avaient pas été tenus en 2014, selon la Commission européenne. Le projet de loi de finances 2015 approuvé le 2 décembre 2014 par le parlement retenait une hypothèse de croissance de 0,4 %, plus réaliste que dans les lois de finances précédentes et un déficit public de 3,8 % (soit - 4,3 % en norme

Politique extérieure

a. L’engagement régional

La Croatie est engagée activement dans la coopération régionale et se présente comme un élément stabilisateur, désireux de soutenir les efforts de tous les pays de la région pour rejoindre l’UE et l’Alliance atlantique. La Croatie est présente à toutes les initiatives de coopération régionale : SEECP (processus de coopération du sud-est européen), dont elle a exercé la présidence avec dynamisme jusqu’en mai 2007, CEFTA (Accord de libre-échange centre-européen) et conseil de coopération régionale (RCC), nouvelle organisation issue de la disparition du pacte de stabilité qui repose sur le principe d’une forte appropriation régionale. Elle fait partager son expérience des négociations d’adhésion à l’UE (échange d’experts, traduction de l’acquis communautaire). Zagreb s’est également impliquée dans une cogestion avec la Slovénie du processus de Brdo, qu’elle a souhaité voir renommer « Brdo-Brijuni ». La Croatie a organisé à Dubrovnik le 15 juillet 2014 la 2ème édition du sommet informel des chefs d’Etats de la région (la Slovénie avait accueilli la 1ère édition en juillet 2013, en présence du président de la République François Hollande comme invité d’honneur), ainsi qu’un nouveau sommet, le 24 novembre 2015 à Zagreb, marqué par la participation du vice-président américain Joe Biden.

La Croatie suit avec attention la situation en Bosnie-Herzégovine, où la nationalité croate représente environ 11 % de la population totale.

Elle a aussi développé des relations de confiance avec Tirana et Skopje. En outre, Zagreb a fortement soutenu le processus d’adhésion du Monténégro à l’OTAN.

b. Le différend territorial slovéno-croate de la Baie de Piran

Traditionnellement bonnes, les relations avec la Slovénie ont connu un refroidissement au cours de l’année 2015. La Croatie s’est retirée unilatéralement en juillet 2015 d’une procédure d’arbitrage, initiée en 2009 devant un tribunal dépendant de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, destinée à trancher un différend territorial vieux de vingt ans opposant les deux pays sur la Baie de Piran. Zagreb reprochait aux autorités slovènes des interférences dans la procédure d’arbitrage, destinées à favoriser la Slovénie. Dans une décision rendue le 30 juin 2016, le Tribunal a estimé que les infractions commises par la Slovénie n’étaient « pas de nature à autoriser la Croatie » à se retirer de la procédure d’arbitrage, que le Tribunal entend désormais poursuivre.

La coordination dans la crise des réfugiés le long de la « route des Balkans » a un temps été à l’origine de tensions entre Zagreb et Ljubljana vers la fin de l’année 2015. Les autorités croates avaient exprimé leur préoccupation à la suite de l’édification d’obstacles techniques, et notamment de barbelés, aux frontières slovènes. Les deux pays sont cependant parvenus à assurer une gestion commune efficace du transit de migrants et réfugiés.

c. Une normalisation progressive des relations serbo-croates

La normalisation des relations entre la Croatie et la Serbie est engagée depuis plusieurs années. La visite du vice-Premier ministre serbe, M. Vučić, à Zagreb en avril 2014, a été accompagnée de gestes constructifs des autorités serbes (aide à la localisation de fosses communes où étaient enterrés des civils croates, excuses du Président serbe pour les crimes commis à Srebrenica). Des commissions mixtes avaient aussi été réactivées autour de trois « paniers » de négociations : la gestion du passé (retour des réfugiés, échange d’informations sur les personnes disparues, restitution des biens culturels confisqués, facilitation des procès pour crimes de guerre), la coopération économique (levée des obstacles à l’installation de sociétés serbes en Croatie, impact de l’entrée dans l’UE) et le futur européen commun (projets transfrontaliers avec le concours de crédits européens, soutien politique et technique à l’adhésion de la Serbie). Par ailleurs, des réactions politiques mesurées ont accompagné la décision de rejet, prise par la Cour internationale de Justice le 4 février 2015, des plaintes croisées pour « génocide » déposées par les deux pays devant la Cour internationale de justice concernant la période 1991-1995.

Les autorités croates et serbes semblent attachées à poursuivre l’amélioration des relations bilatérales, bien que des questions sensibles alimentent périodiquement des tensions entre les deux pays (traitement pénal des crimes de guerre, enjeux mémoriels, processus d’adhésion à l’UE, etc.). La présidente Kolinda Grabar-Kitarović et le Premier ministre Aleksandar Vučić ont signé le 20 mai 2016 une déclaration conjointe dans laquelle ils ont marqué leur volonté « d’initier ou d’accélérer » la résolution des principaux différends serbo-croates.

d. L’engagement à l’OTAN en faveur de la sécurité et la stabilisation

L’entrée de la Croatie au sein de l’OTAN est devenue effective depuis le sommet de l’Alliance en avril 2009. Priorité est donnée à la participation aux opérations extérieures de l’OTAN. Fin 2015, 91 personnels croates sont engagés en Afghanistan, dans des missions de protection de la force et de police militaire, avec les contingents américains et allemands. La Croatie participe également à la KFOR au Kosovo. Zagreb a renforcé sa contribution aux opérations de maintien de la paix de l’ONU avec la participation à plusieurs missions (UNMOGIP en Inde et au Pakistan, UNFICYP à Chypre, MINUL au Libéria et FINUL au Liban). La Croatie fait preuve d’un intérêt croissant pour les opérations PSDC. L’année 2015 a vu les deux premiers mandats croates sous bannière européenne. Une équipe de protection embarquée a participé à EUNAVFOR ATALANTA de décembre 2014 à avril 2015 tandis qu’un bâtiment était engagé dans l’opération TRITON au second semestre.

Mise à jour : 26.07.16


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