Accès rapide :

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : République de Côte d’Ivoire
Superficie : 322.463 km²
Capitale : Yamoussoukro
Villes principales : Abidjan, Bouaké, San Pedro, Gagnoa, Korhogo, Daloa, Yamoussoukro
Langue (s) officielle (s) : Français
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 7 août

Données démographiques

Population : 22,7 millions d’habitants (Banque mondiale, 2015) dont 5,5 millions d’étrangers
Densité : 69,7 hab/km² (Banque Mondiale, 2014)
Croissance démographique : 2,4 % (Banque mondiale, 2014)
Espérance de vie : 51,9 ans (Banque Mondiale, 2015)
Taux d’alphabétisation : 57% (Banque Mondiale, 2011)
Religion (s) : islam : 42%, christianisme : 34%, animisme : 4%, sans religion : 19%, autres religions : 1% (Institut national de la statistique de Côte d’Ivoire, 2014)
Indice de développement humain : 172ème/ 187 pays (PNUD, 2015)
Classement Transparency International : 107e/168 pays (2015)

Données économiques

PIB : 32 Mds USD (DGT, 2016)
PIB par habitant : 1 410 USD (DGT, 2015)
Taux de croissance : 8,6% (FMI, 2015)
Taux de chômage : NC
Taux d’inflation : 1,6 % (DGT, 2015)
Solde budgétaire : - 2,3 % du PIB (DGT, 2015)
Balance commerciale : 1 468 Mds FCFA (FMI)
Principaux clients : Pays-Bas (10%) ; Etats-Unis (8%) ; Afrique du Sud (7%) ; France 6% (DGT, 2014)
Principaux fournisseurs : Nigeria (22 %), France (12 %), Chine (9 %), Inde (5 %) (DGT, 2014)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (DGT, 2016) :

  • agriculture : 28%
  • industrie : 25%
  • services : 47%

Exportations de la France vers la Côte d’Ivoire : 1,1 Mds€ (DGT, 2015)
Importations françaises depuis la Côte d’Ivoire : 772 M€ (DGT, 2015)
Les échanges bilatéraux sont favorables à la France avec un excédent de 335 M€ et un taux de couverture des importations par les exportations de 144%.

La Côte d’Ivoire a conclu avec succès un programme de réformes avec le FMI. Le pays bénéficie d’un programme quadriennal sous la forme d’une Facilité élargie de crédit (FEC) de 614 MUSD d’aide budgétaire. Lors de la huitième et dernière revue du programme, fin 2015, le FMI a souligné les bonnes performances macroéconomiques du pays au cours de ces dernières années, tout en attirant l’attention des autorités sur plusieurs enjeux de finances publiques.

Consulat de France : Abidjan
Communauté française : 16 000 inscrits et environ 18 000 résidents
Communauté ivoirienne en France : 49980 (INSEE, 2012)

Institutions

La Côte d’Ivoire est une république à régime présidentiel. La Constitution de la IIe République a été adoptée en 23 juillet 2000 et est entrée en vigueur le 1er août 2000. Elle prévoit que le Président soit élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, qui est nommé par le Président de la République.
Au plan législatif, l’Assemblée nationale est composée de 225 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans.
Le Président de la République n’a pas le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale et le gouvernement n’est pas responsable devant l’Assemblée nationale.

Laurent Gbagbo avait été élu président de la République de Côte d’Ivoire en octobre 2000 pour un mandat de 5 ans. La tentative de coup d’Etat de 2002 (voir « Politique intérieure ») avait divisé le territoire en deux et durablement fragilisé le pays. Le mandat de Laurent Gbagbo a été de facto prolongé en raison de la crise. Attendue de longue date, l’élection présidentielle a finalement été organisée en novembre 2010 et remportée par Alassane Ouattara’. Le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir a plongé le pays dans une nouvelle période de violence. Après des mois d’efforts diplomatiques pour convaincre Laurent Gbagbo de céder pacifiquement le pouvoir, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (soutenant le Président Ouattara) ont lancé une offensive militaire fin mars à l’issue de laquelle Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011. Il est actuellement en procès devant la Cour pénale internationale sous l’accusation de crimes contre l’humanité.

Le Président Ouattara a été officiellement investi le 21 mai 2011 à Yamoussoukro. Il a été réélu au premier tour de l’élection présidentielle du 25 octobre 2015, avec 83,66% des suffrages exprimés et un taux de participation de 52,86%.
En janvier 2015 le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a été reconduit à son poste à la tête d’un nouveau gouvernement.

Politique intérieure

Le refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 s’est soldé par un conflit armé, qui a fait plus de 3000 victimes. L’investiture d’Alassane Ouattara, en mai 2011, y met un terme et marque le retour à la normale après une crise qui durait depuis le coup d’Etat du général Gueï, en 1999. Depuis, la Côte d’Ivoire a fait de grands progrès vers une normalisation et le climat apaisé de la campagne électorale et du scrutin d’octobre 2015 confirme cette normalisation de la vie politique.

La situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée : l’Etat a restauré son autorité sur l’ensemble du territoire (coupé en deux depuis 2004)’’. Le processus de DDR (démobilisation, désarmement, réintégration) a permis de rendre à la vie civile 74 000 combattants. La réforme du secteur de la sécurité (RSS) est en cours.
En matière de réconciliation, une Commission dialogue, vérité et réconciliation a auditionné, entre 2011 et 2014, 64 000 victimes de la crise post-électorale. Un fonds de 15 M€ a été mis en place pour les indemniser.

Le dialogue avec le Front populaire ivoirien (FPI) a progressé : libération provisoire de prisonniers et dégel des avoirs de proches de Laurent Gbagbo, création de postes supplémentaires dans la commission électorale indépendante.
Le traitement judiciaire de la crise progresse : le procès en assises de Simone Gbagbo et de 78 autres cadres du FPI, pour atteinte à la sûreté de l’Etat, s’est achevé en mars 2015 et fait l’objet d’un pourvoi en cassation. L’ex-première dame est également poursuivie pour crimes contre l’humanité. Le procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé (ancien chef des « jeunes patriotes ») à la Cour pénale internationale s’est ouvert le 28 janvier 2016. Le 12 avril 2015, le Président Ouattara a annoncé qu’il ne transfèrerait plus personne à la CPI et que seule la justice ivoirienne jugerait les auteurs de crimes de la crise post-électorale. Le 18 février, trois anciens officiers, dont l’ancien chef de la sécurité rapprochée de l’ex-Première dame Simone Gbagbo, ont été condamnés à la prison à vie pour avoir assassiné, en 2002, l’ancien président Robert Gueï et ses proches.

En 2010, le Président Ouattara a été élu grâce à une coalition avec le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). En février 2015, le PDCI a confirmé officiellement son soutien au Président Ouattara dès le premier tour et le Président Ouattara a été le candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), rassemblant quatre partis (PDCI, RDR, MFA et UDPCI).

Le FPI est divisé entre une aile radicale, qui fait de la libération de Gbagbo le préalable au retour du parti dans le jeu politique, et une aile modérée, menée par Pascal Affi N’Guessan, qui a participé au scrutin présidentiel d’octobre 2015.

Le dimanche 13 mars 2016, la station balnéaire de Grand-Bassam (15 km d’Abidjan) a été le théâtre d’une attaque terroriste, ayant fait 19 victimes de six nationalités différentes dont quatre Français, revendiquée par AQMI. C’est la première fois que la Côte d’Ivoire est frappée par une attaque de ce type.

Situation économique

Avec une population estimée à 22,7 millions d’habitants et un PIB de 32Mds$ en 2016, la Côte d’Ivoire fait figure de puissance sous-régionale. Elle représente 35% du PIB de l’UEMOA et 60% de ses exportations agricoles. Mais avec un PIB/hab de 1 319 $, le pays se classe au 172e rang mondial (sur 187) de l’indice de développement humain du PNUD (37e rang en Afrique), ’avec un taux de pauvreté de 46,3% (moins de 1,90 $ par personne et par jour).

La Côte d’Ivoire dispose de solides atouts économiques. Elle possède des infrastructures héritées des deux décennies du « miracle ivoirien » (1960-1980) : 2ème port d’Afrique sub-saharienne, important réseau routier, aéroport international récemment agrandi. ’Dans le secteur agricole, qui occupe 28% du PIB, le pays est le 1er producteur de cacao au monde avec plus de 35% du marché. Il figure aux tout premiers rangs africains pour plusieurs autres productions agricoles d’exportation (caoutchouc, noix de cajou, coton, café, palmier à huile, banane, ananas, cola). Le secteur secondaire (25% du PIB) est dominé par le raffinage de pétrole brut, le BTP et la transformation agro-alimentaire. Le secteur tertiaire (47% du PIB) est fortement dominé par les activités bancaires, la téléphonie mobile (5 opérateurs) ainsi que les TIC. Le pays assure son autosuffisance énergétique grâce à l’exploitation depuis quelques années de gisements de gaz et de pétrole ; ils lui ont permis d’exporter de l’électricité et des produits pétroliers dans la sous-région, sa raffinerie (SIR) se classant au 2e rang d’Afrique subsaharienne.

La Côte d’Ivoire est sur une bonne dynamique depuis la fin de la crise post-électorale (avril 2011). La croissance est de retour (+9,8% en 2012 et +8,7% en 2013, 8% en 2014 et 8,4% en 2015, après une récession de 5% du PIB en 2011) sous l’impulsion de l’ensemble des secteurs d’activité ainsi que du dynamisme progressif du secteur privé. La croissance du PIB devrait atteindre 8,5% en 2016 selon les prévisions de la Banque Mondiale. Les autorités ivoiriennes ont un ambitieux programme d’investissements visant à faire accéder le pays au rang d’économie émergente en 2020, et à continuer de réduire le taux de pauvreté. Un premier plan national de développement (2012-2015) a recueilli 8,6 Mds$ (4.319 Mds FCFA). Le gouvernement a adopté un nouveau programme national de développement (PND) pour la période 2016-2020, qui prévoit de grandes réformes structurelles visant à stimuler une croissance soutenue, tirée par le secteur privé, et à transformer structurellement l’économie. ’’Le montant total des financements, sous forme de prêts et de dons, annoncés par les bailleurs de fonds en mai 2016 s’élève à 15,4 Mds$. La France prend toute sa part à cet effort de la communauté internationale et s’est engagée à décaisser un total de 1,54 Mds$ pour la Côte d’Ivoire pour la période 2016-2020.

En dépit de ce contexte favorable et des efforts des autorités ivoiriennes unanimement salués par la communauté financière internationale, la Côte d’Ivoire doit relever de nombreux défis, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption et de l’amélioration de l’environnement des affaires, afin de retrouver pleinement son statut de moteur de la croissance économique régionale.

Politique extérieure

Conscients de l’enjeu que représente la Côte d’Ivoire pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest toute entière, de nombreux chefs d’Etat africains s’étaient impliqués dans la résolution de la crise ivoirienne depuis le début des années 2000, notamment par le biais du Groupe de Travail International (Bénin, Ghana, Guinée, Niger, Nigeria, Afrique du Sud, Congo-Brazzaville au titre de la présidence de l’Union africaine). L’Union africaine a également exercé une médiation active sur le dossier par l’intermédiaire du Président Mbeki (médiateur de novembre 2004 à octobre 2006).

Abidjan a accusé à plusieurs reprises le Burkina Faso ’d’avoir armé et financé la rébellion. Cependant, en tant que président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Président Compaoré a joué le rôle de médiateur et permis la reprise du dialogue entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, chef de la rébellion des « Forces nouvelles ». Les deux pays ont par la suite signé un traité d’amitié et de coopération, le 29 juillet 2008.
Le Président Ouattara, réélu le 25 octobre 2015, a été l’un des premiers à féliciter son homologue burkinabè et il s’est rendu à l’investiture de Roch Marc Christian Kaboré le 29 décembre 2015 à Ouagadougou. La relation entre les deux pays est cependant marquée par des contentieux judiciaires liés à la tentative de coup d’Etat militaire menée en 2015 au Burkina. ’’’Par ailleurs, dans le cadre de ’l’enquête sur la mort de Thomas Sankara, la justice burkinabè a émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien chef de l’Etat Blaise Compaoré, qui réside en Côte d’Ivoire depuis février 2015.

Au travers du déploiement de l’ONUCI, mais aussi par l’intermédiaire de l’Union européenne, la communauté internationale a continuellement soutenu et encouragé la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou et des engagements pris par les responsables politiques ivoiriens, dont dépendait en premier ressort la sortie de crise.

Depuis les événements du second tour de l’élection de 2011, la communauté internationale s’est fortement mobilisée sur le dossier ivoirien (Conseil de sécurité, Union européenne, Conseil des droits de l’homme…) et en premier lieu les institutions africaines de l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui ont tenu de nombreuses réunions extraordinaires sur la Côte d’Ivoire, envoyé plusieurs médiations et pris clairement position en faveur du respect du vote des Ivoiriens. Suite à l’arrivée effective d’Alassane Ouattara au pouvoir, l’UA a levé ses sanctions. L’ONU a fait de même le 28 avril 2016 (levée des sanctions individuelles et de l’embargo sur les armes). Le Conseil de sécurité a par ailleurs décidé de la fermeture de l’ONUCI au 30 juin 2017.

La fin de la crise ivoirienne a permis à la Côte d’Ivoire de retrouver tout son poids dans la sous-région et de reprendre sa place sur la scène internationale. Le Président Ouattara a ainsi consacré beaucoup de temps à rendre visite à ses homologues d’Afrique de l’Ouest. Cette nouvelle diplomatie s’est notamment concrétisée par la réactivation du Conseil de l’Entente’’, organisation de coopération régionale d’Afrique de l’Ouest, à finalité principalement économique, créée en mai 1959. Les pays fondateurs sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Niger. Ils ont été rejoints par le Togo en 1966.

Succédant au Président nigérian Goodluck Jonathan, le Président ivoirien Alassane Ouattara a exercé la présidence de la CEDEAO pendant deux ans à compter du 17 février 2012. Sous sa présidence, la CEDEAO a joué un rôle déterminant dans le règlement de la crise malienne et dans la transition en Guinée Bissao. Le Président Ouattara a passé la main de la présidence au Président ghanéen John Dramani Mahama du 44ème sommet de la CEDEAO qui s’est tenu à Yamoussoukro le 29 mars 2014.

Le 8 janvier 2016, le Président Ouattara a été élu à l’unanimité par ses pairs pour succéder à Boni Yayi à la présidence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il a fixé comme priorités de son mandat, l’intégration des économies et des peuples des pays membres de l’institution.

Mise à jour : 04.07.16


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2016