Accès rapide :

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : Côte d’Ivoire
Superficie : 322.463 km²
Capitale : Yamoussoukro
Villes principales : Abidjan, Bouaké, Daloa, Yamoussoukro
Langue (s) officielle (s) : Français
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 7 août


Données démographiques

Population : 21,1 millions d’habitants (Banque Mondiale, 2009)
Densité : 60 hab/km² (Banque de France, 2008)

Croissance démographique : 2 % (Banque Mondiale, 2011)
Espérance de vie : 57,2 ans (Banque Mondiale, 2012)
Taux d’alphabétisation : 48,7% (PNUD)

Religion (s) : islam : 38.6%, christianisme : 32.8%, animisme : 11.9%, sans religion : 16.7% (CIA World Factbook, 2008)
Indice de développement humain : 170ème/ 187 pays (PNUD, 2011)
Classement Transparency International : 154ème/180 pays


Données économiques

PIB : 24 Mds USD (Banque Mondiale, 2011)
PIB par habitant : 1 100USD (Banque Mondiale, 2011)

Taux de croissance : 8 % (Banque Mondiale, 2012)
Taux de chômage : NC
Taux d’inflation : 8,1 % (Banque Mondiale, 2008)

Solde budgétaire en 2008 : - 0,4 % du PIB (Banque de France)
Balance commerciale : 1 468 Mds FCFA (FMI)

Principaux clients (Economist Intelligence Unit, 2009) : Pays-Bas (13,9%) ; France 10,7% ; Etats-Unis (7,8%) ; Allemagne (7,2%)
Principaux fournisseurs (Economist Intelligence Unit, 2009) : Nigeria (20,7 %), France (14,2 %), Chine (7,2 %), Thaïlande (5,1 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque Mondiale, 2009) :

  • agriculture : 25%
  • industrie : 25%
  • services : 50%

Exportations de la France vers la Côte d’Ivoire en 2011 : 735 M€ (Mission économique)
Importations françaises depuis la Côte d’Ivoire en 2011 : 545 M€ (Mission économique)

Consulat de France : Abidjan
Communauté française en 2009 : 14 000 inscrits (2012)
Communauté ivoirienne en France : 37 869 (MIIIDS, 2008)


Institutions

Laurent Gbagbo avait été élu président de la République de Côte d’Ivoire en octobre 2000 pour un mandat de 5 ans. La tentative de coup d’Etat de 2002 (voir « Politique intérieure ») avait divisé le territoire en deux et durablement fragilisé le pays. Le mandat de Laurent Gbagbo avait été prolongé à plusieurs reprises par les différents accords qui ont tenté de régler la crise ivoirienne.

Attendue de longue date, l’élection présidentielle a finalement été organisée en novembre 2010. Alassane Ouattara a remporté celle-ci et a été reconnu comme le Président légitime de la Côte d’Ivoire par la communauté internationale. Le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir a plongé le pays dans une situation institutionnelle inédite et dans la guerre civile.

Après des mois d’efforts diplomatiques pour convaincre Laurent Gbagbo de céder pacifiquement le pouvoir, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (soutenant le Président Ouattara) ont lancé une offensive militaire fin mars à l’issue de laquelle Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011.

Le Président Ouattara a été officiellement investi le 21 mai 2011 à Yamoussoukro. Un premier gouvernement a été nommé le 1er juin 20011. Des élections législatives ont eu lieu le 11 décembre 2011 et les résultats définitifs proclamés le 8 mars 2012. Suite à la démission du Premier ministre, Guillaume Soro, qui a été élu Président de la nouvelle Assemblée nationale, un nouveau gouvernement a été nommé le 13 mars 2012.

Fin novembre 2012, suite à des dissensions au sein de la coalition au pouvoir, le Président Ouattara a dissous le gouvernement avant de nommer un nouveau Premier Ministre, Daniel Kablan Duncan. La Côte d’Ivoire a également organisé des élections locales (municipales et régionales) début 2013. Les prochaines élections présidentielles sont attendues pour 2015.


Politique intérieure

La Côte d’Ivoire a connu une grave crise politico-militaire après la tentative de coup d’Etat opérée par une rébellion armée en septembre 2002. La France, puis la CEDEAO, ont envoyé d’importants contingents militaires pour séparer les belligérants. Cette interposition a permis d’éviter une guerre civile et de nombreux massacres. Depuis le cessez-le-feu de 2003, la Côte d’Ivoire vivait au rythme d’un processus de sortie de crise pour lequel l’organisation d’élections présidentielles et législatives justes, transparentes, libres et démocratiques constituait une étape décisive.

La Communauté internationale s’est largement investie depuis 2003 afin de progresser dans cette voie. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a créé le 4 avril 2004 une opération de maintien de la paix, l’ONUCI, soutenue par la force française Licorne, pour prendre le relais des contingents de la CEDEAO et accompagner le processus de paix.

Le processus de paix a connu de nombreux blocages imputables à l’absence de volonté réelle des parties, puis un brutal coup d’arrêt en novembre 2004, lorsque les forces loyalistes ont rompu le cessez-le-feu en lançant une offensive au cours de laquelle neuf soldats français ont été tués. La communauté française a alors été victime de nombreuses exactions et une partie a été évacuée (plus de 8 000 personnes). A la suite de ces événements, le Conseil de Sécurité a décidé un embargo sur les armes, prévu un mécanisme de sanctions individuelles et renforcé le mandat de l’ONUCI.

Après l’échec successif des accords de Marcoussis, Accra et Pretoria, le nouveau président de la CEDEAO, le Président burkinabè Blaise Compaoré, a organisé un dialogue direct inter-ivoirien proposé par le Président Gbagbo à la rébellion des Forces Nouvelles. Le Chef des Forces Nouvelles, Guillaume Soro, et Laurent Gbagbo ont signé le 4 mars à Ouagadougou un accord sur un processus de transition conduisant à des élections fin 2007. Un accord complémentaire a été conclu le 27 mars 2008 faisant de G. Soro le nouveau Premier Ministre et lui interdisant de se présenter à l’élection présidentielle.

Dans ce contexte, le mandat des forces impartiales a été régulièrement renouvelé en vue d’accompagner la mise en œuvre de l’Accord Politique de Ouagadougou et d’aider à l’organisation des élections. Dans ce sens, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (RSSGNU), M. Choi, avait la mission de certifier le processus électoral.

Depuis la signature de l’Accord de Ouagadougou, des avancées tangibles avaient été constatées : gouvernement de réconciliation, suppression de la zone de confiance et de la ligne verte qui coupait le territoire en deux, organisation des audiences foraines (délivrance de plus de 600 000 jugements supplétifs de naissance), début du redéploiement de l’administration dans le Nord. Les opérations d’identification et de recensement électoral s’étaient officiellement achevées en juin 2009 et la liste électorale définitive adoptée en septembre 2010. Le premier tour de l’élection présidentielle s’est déroulé le 31 octobre 2010. Le président sortant Laurent Gbagbo et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara ont recueilli respectivement 38,30% et 32,08% des suffrages au premier tour.

A l’issue du second tour qui s’est tenu le 28 novembre 2010, alors que la Commission électorale indépendante avait annoncé la victoire d’A. Ouattara avec 54,1% des voix, le Conseil constitutionnel a invalidé la décision de la CEI et déclaré Laurent Gbagbo vainqueur. Le RSSGNU M. Choi a, dans le cadre de son mandat de certification, validé les résultats proclamés par la CEI. La communauté internationale (et notamment les organisations africaines -Union africaine, la CEDEAO-, mais encore l’Union européenne, les Etats-Unis ou la France) a alors logiquement reconnu Alassane Ouattara comme le Président élu et légitime de Côte d’Ivoire. Le Groupe de Haut Niveau des chefs d’Etat nommés par l’Union africaine a confirmé, dans ses conclusions rendues le 10 mars 2011 à Addis Abeba, la reconnaissance d’A. Ouattara comme Président de la République de Côte d’Ivoire.

Laurent Gbagbo s’est toutefois maintenu au pouvoir en nommant son propre « gouvernement » et en opérant un blocus de l’Hôtel du Golf où étaient installés le Président Ouattara et le gouvernement légitime. De nombreux appels et médiations régionales et internationales ont été mis en œuvre afin de permettre une transition ordonnée, pacifique et respectueuse de la volonté des Ivoiriens. Le Conseil de sécurité a adopté le 20 décembre 2010 à l’unanimité la résolution 1962 prolongeant pour une durée de 6 mois le mandat de l’ONUCI.

Face au refus persistant de l’Ancien Président de quitter le pouvoir, l’Union Européenne a pris des sanctions ciblées contre Laurent Gbagbo, son entourage et ceux qui le financent. Les Etats-Unis et le Canada ont également pris des sanctions individuelles. L’Union africaine avait exclu la Côte d‘Ivoire de ses instances jusqu’à l’arrivée au pouvoir effectif d’A. Ouattara.

La communauté internationale a fait part de son inquiétude quant aux nombreuses violences et atteintes au droit de l’homme en Côte d‘Ivoire. Le Conseil des Droits de l’Homme à Genève a créé le 25 mars 2011 une commission d’enquête indépendante pour enquêter sur les exactions en Côte d’Ivoire. La Cour pénale internationale a affirmé à plusieurs reprises suivre de près la situation. Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, ex-Forces Nouvelles), favorables au Président Ouattara, ont lancé le 28 mars 2011 une offensive d’envergure. Après avoir rapidement pris le contrôle de la majeure partie du pays, elles se sont engagées, le 31 mars 2011, dans Abidjan, où s’étaient retranchés les derniers éléments armés favorables à Laurent Gbagbo, notamment autour du palais présidentiel où elles leur ont opposé une forte résistance.

Le Conseil de sécurité a adopté le 30 mars 2011, à l’unanimité, la résolution 1975 par laquelle il a autorisé l’ONUCI, soutenue par la force Licorne, comme le prévoit la résolution 1962, à « utiliser tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de la tâche qui lui incombe de protéger les civils […], y compris pour empêcher l’utilisation d’armes lourdes contre la population civile ». La résolution imposait également des sanctions ciblées à l’encontre de Laurent Gbagbo, de son épouse et de trois de ses proches.

Le 4 avril 2011, l’ONUCI et Licorne (sur demande expresse du SGNU) ont mis en œuvre cette résolution en attaquant les sites d’armes lourdes menaçant les civils. Laurent Gbagbo a été arrêté dans sa résidence d’Abidjan par les FRCI le 11 avril 2011 ainsi que son épouse et a été transféré à l’Hôtel du Golf. Le Président Ouattara a été officiellement investi le 21 mai 2011 à Yamoussoukro. Un premier gouvernement a été nommé le 1er juin 2011.

Le Président Ouattara fait désormais face à de nombreux défis :
Le principal défi concerne le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire. L’armée devra à la fois intégrer une partie des ex-rebelles et démobiliser les sureffectifs. En vertu de la résolution 2000 du CSNU, l Représentant spécial du SGNU est chargé de coordonner les différents acteurs internationaux actifs en matière de réforme des secteurs de sécurité. L’enjeu est de mettre fin aux prébendes que les FRCI (ex-Forces Nouvelles) ont établies depuis 2002 dans la zone Centre Nord Ouest puis depuis avril 2011 dans le reste du pays, mais également de mettre sur pied une véritable armée nationale ivoirienne au service de la population. La situation sécuritaire et humanitaire dans l’Ouest reste précaire et propice aux trafics, en particuliers d’armes.

Le Président Ouattara devra également conduire le processus de réconciliation nationale. Il s’agit de mettre fin à la logique d’exclusion de plusieurs franges de la population et de restaurer le « vouloir vivre ensemble ». La mise sur pied d’une Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation présidée par Charles Konan Banny va dans le bon sens mais elle piétine.

Le Président Ouattara sera jugé sur sa capacité à rétablir un Etat de droit et à imposer une justice équitable et non une « justice de vainqueurs » comme cela semble être le cas actuellement. Par ailleurs, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a été autorisé le 3 octobre à enquêter sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre qui auraient été commis après l’élection présidentielle de novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Fin février, les juges de la CPI ont étendu l’autorisation d’enquêter en Côte d’Ivoire aux crimes commis depuis la tentative de coup d’Etat contre le régime de M. Gbagbo en septembre 2002. Le transfèrement, le 30 novembre dernier de l’ex-Président Laurent Gbagbo à la CPI à La Haye est un pas important. Le procureur de la CPI poursuit son enquête.

Le troisième défi concerne la normalisation de la vie politique. Les élections législatives du 11 décembre 2011, ainsi que les élections partielles du 26 février ont eu lieu dans des conditions satisfaisantes, même si le FPI de Laurent Gbagbo n’a pas participé à ce scrutin.

Grand vainqueur de ce scrutin, le RDR a remporté 138 sièges sur 253, contre 86 pour le PDCI et 17 pour les indépendants. Ces résultats ont été certifiés par le Représentant spécial du SGNU. Guillaume Soro, élu député de la circonscription électorale de Ferkéssédougou (nord), a démissionné de son poste de Premier ministre le 8 mars. Respectant une promesse électorale faite à l’ancien Président Bédié, le Président Ouattara a nommé le 13 mars un nouveau Premier ministre issu du PDCI, Jeannot Ahoussou Kouadio, garde des sceaux du gouvernement sortant. Celui-ci a procédé à la formation d’un nouveau gouvernement, dans lequel il occupe à nouveau le poste de ministre de la justice tandis que le Président Ouattara prend le ministère de la Défense.

Guillaume Soro a été élu président de la nouvelle Assemblée nationale. L’avenir politique et judicaire de M. Soro, soupçonné de graves crimes, reste cependant au cœur du problème ivoirien.


Situation économique

Avec une population estimée à 21 millions d’habitants dont 4,5 millions d’étrangers et avec un PIB de 17,2 Mds EUR en 2010, la Côte d’Ivoire continue de faire figure de puissance sous-régionale malgré une superficie de seulement 322 463 km² et une décennie de crise. Mais avec un PIB/hab qui a régressé à 1 070 USD, le pays se classe au 163ème rang mondial (sur 183) de l’indice de développement humain du PNUD, d’où un taux de pauvreté de 49% (moins de 1$ par personne et par jour).

La Côte d’Ivoire conserve sa place de 1er producteur mondial de cacao (près de 40 % du marché). Les activités secondaires (27% du PIB) sont dominées par le raffinage de pétrole brut, le BTP et la transformation agro-alimentaire. Le secteur tertiaire (40% du PIB) est fortement dominé par les activités bancaires, la téléphonie mobile (5 opérateurs) ainsi que les TIC.

Le pays assure son autosuffisance énergétique grâce à l’exploitation depuis quelques années de gisements de gaz et de pétrole ; ils lui ont permis d’exporter de l’électricité et des produits pétroliers dans la sous-région, sa raffinerie (SIR) se classant au 2ème rang d’Afrique subsaharienne.

Le pays se classait en 2009 au 163ème rang (sur 182) selon l’indice de développement humain du PNUD, avec 49% de sa population vivant en-dessous du seuil de pauvreté (1$/jour).
La Côte d’Ivoire dispose pourtant de solides atouts économiques. Elle possède des infrastructures héritées des deux décennies du « miracle ivoirien » (1960-1980) : 2ème port d’Afrique sub-saharienne, important réseau routier. L’économie ivoirienne souffre néanmoins fortement de la dégradation des facteurs de production de base depuis la crise. Dans le secteur primaire, le pays est le 1er producteur de cacao au monde avec près de 40% du marché. Il figure aux tout premiers rangs africains pour plusieurs autres productions agricoles d’exportation (caoutchouc, anacarde, coton, café, palmier à huile, banane, ananas, cola). Depuis quelques années, il a exploité des gisements de gaz et de pétrole lui permettant d’exporter de l’électricité et du brut comme des produits raffinés.

Après une année 2010 plutôt satisfaisante (2,4 % de croissance contre 3,8 % en 2009), l’économie ivoirienne a connu en 2011, du fait de la crise postélectorale, une récession moins sévère que prévu (-5,8%). Le recul du PIB affecterait essentiellement le secteur secondaire (-9,7 %), compte tenu de la destruction de nombreuses unités de production et des pillages enregistrés, alors que le secteur tertiaire et surtout le secteur primaire ont fait preuve d’une belle résistance. L’inflation a été plutôt contenue (3 % en moyenne sur 2011), en dépit des tensions inflationnistes constatées durant la période de la crise (11,7 % en avril) dues essentiellement aux difficultés d’approvisionnement du pays. La croissance ivoirienne a rebondit en 2012 à % et l’inflation est revenu en-deçà du seuil des 3 %.

En dépit de ce contexte favorable et des efforts des autorités ivoiriennes unanimement salués par la communauté financière internationale, la Côte d’Ivoire doit relever de nombreux défis, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption, afin de prétendre à nouveau pleinement à son statut de moteur de la croissance économique régionale, après dix ans de crise latente.


Politique extérieure

Conscients de l’enjeu que représente la Côte d’Ivoire pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest toute entière, de nombreux chefs d’Etat africains s’étaient impliqués dans la résolution de la crise ivoirienne depuis le début des années 2000, notamment par le biais du Groupe de Travail International (Bénin, Ghana, Guinée, Niger, Nigeria, Afrique du Sud, Congo-Brazzaville au titre de la présidence de l’Union africaine). L’Union africaine a également exercé une médiation active sur le dossier par l’intermédiaire du Président Mbeki (médiateur de novembre 2004 à octobre 2006).

Abidjan a accusé à plusieurs reprises le Burkina-Faso d’armer et de financer la rébellion. Cependant, en tant que président de la CEDEAO, le Président Compaoré avait depuis été agréé par toutes les parties pour jouer le rôle de médiateur dans la reprise du dialogue entre L. Gbagbo et G. Soro. Le Burkina-Faso constituait depuis lors le facilitateur incontournable du processus de sortie de crise ivoirien. Les deux pays ont signé un traité d’amitié et de coopération le 29 juillet 2008 ; le Président Compaoré a effectué du 15 au 18 septembre 2009 une visite en Côte d’Ivoire, marquée notamment par la tenue d’un premier Conseil des Ministres conjoint.

Au travers du déploiement de l’ONUCI, mais aussi par l’intermédiaire de l’Union européenne, la communauté internationale a continuellement soutenu et encouragé la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou et des engagements pris par les responsables politiques ivoiriens, dont dépendait en premier ressort la sortie de crise.

Depuis les évènements du second tour de l‘élection, la communauté internationale s’est largement mobilisée sur le dossier ivoirien (Conseil de sécurité, Union européenne, Conseil des droits de l’homme…) et en premier lieu les institutions africaines de l’Union africaine et la CEDEAO qui ont tenu de nombreuses réunions extraordinaires sur la Côte d’Ivoire, envoyé plusieurs médiations et pris clairement position en faveur du respect du vote des Ivoiriens. Suite à l’arrivée effective d’A. Ouattara au pouvoir, l’UA a levé ses sanctions.

La fin de la crise ivoirienne doit permettre à la Côte d’Ivoire de retrouver tout son poids dans la sous-région et de reprendre sa place sur la scène internationale. Le Président Ouattara a ainsi consacré beaucoup de temps à visiter ses homologues d’Afrique de l’Ouest. Cette nouvelle diplomatie s’est concrétisée par la réactivation du Conseil de l’Entente. Il s’agit d’une organisation de coopération régionale d’Afrique de l’Ouest, à finalité principalement économique, créée en mai 1959. Les pays fondateurs sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Niger. Ils ont été rejoints par le Togo en 1966.

Le Président Ouattara assure actuellement la présidence de la CEDEAO et à ce titre est très investi sur les crises malienne et bissau-guinéenne.


Mise à jour : 30.10.13


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014