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La France et la Côte d’Ivoire

Brève

Côte d’Ivoire - Prestation de serment du président Ouattara (3 novembre 2015)

La France félicite le Président Ouattara, qui a prêté serment pour sa réélection à la présidence de la Côte d’Ivoire à l’issue du scrutin du 25 octobre.

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Présentation

Relations politiques

L’héritage laissé après la décolonisation avait justifié une relation politique riche suscitant des échanges à de multiples niveaux (43ème BIMA à Abidjan -dissout en juin 2009-, accords de défense, coopération civile dense).

La France est intervenue en Côte d’Ivoire au lendemain de la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 afin de protéger ses ressortissants. Très vite, le rôle de la France a évolué vers une interposition entre les forces armées du gouvernement ivoirien et la rébellion. La communauté internationale, notamment les Nations Unies, a avalisé le processus de sortie de crise défini par l’Accord de Marcoussis (janvier 2003) sous l’impulsion de la France tandis que le Conseil de sécurité donnait mandat à la force Licorne de soutenir l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

A l’issue du scrutin d’octobre 2010, en conformité avec la position des Nations Unies, des organisations africaines et de la communauté internationale, la France a reconnu M. Ouattara comme Président légitime de Côte d‘Ivoire et appelé Laurent Gbagbo à céder pacifiquement le pouvoir. Elle a soutenu les efforts diplomatiques de la communauté internationale et de médiation de l’UA et de la CEDEAO. Conformément à la résolution 1975, elle est intervenue, sur demande du SGNU au Président de la République, en soutien des forces de l’ONUCI pour la neutralisation des armes lourdes utilisées par les forces de Laurent Gbagbo contre les populations civiles et les forces de l’ONU. La France, au travers de la Force Licorne, est intervenue pour protéger de très nombreux ressortissants français, européens et extra européens à Abidjan, accueillant plus de 5 000 personnes sur sa base de Port Bouët.

L’élection du Président Ouattara a permis d’ouvrir une nouvelle page de la relation franco-ivoirienne. Les retrouvailles ont été célébrées à l’occasion de la visite d’Etat du président Ouattara début 2012.

Principales visites de personnalités françaises en Côte d’Ivoire

  • le 21 mai 2011 : Participation du Président de la République, accompagné du Ministre des Affaires étrangères et du Ministre chargé de la coopération à la cérémonie d’investiture du Président Ouattara à Yamoussoukro.
  • du 26 au 28 juin 2011 : Visite de travail du M. Gérard Longue, Ministre de la Défense.
  • les 14 et 15 juillet 2011 : Visite officielle du Premier Ministre François Fillon.
  • le 1er décembre 2012 : Déplacement de M. Pierre Moscovici, Ministre de l’Economie et des Finances, et de M. Pascal Canfin, Ministre délégué chargé du Développement pour la signature du premier CD2 (contrat désendettement développement).-le 19 janvier 2013 : Déplacement de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères à Abuja à l’occasion du Sommet extraordinaire de la CEDEAO (Pour la première fois la France a été invitée à participer à un sommet des chefs d’Etat de cette organisation ).
  • les 18 et 19 novembre 2013 : Déplacement de Mme. Nicole Bricq, Ministre du Commerce extérieur
  • 17 juillet 2014 : Visite officielle du Président de la République à Abidjan
  • 24 et 25 octobre 2014 : visite de M. Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale
  • 25 avril 2015 : visite de la Secrétaire d’Etat en charge du Développement et de la Francophonie, Mme Annick Girardin.
  • 11 septembre 2015 : visite de la Secrétaire d’Etat chargée du numérique, Mme Axelle Lemaire.

Principales visites de personnalités ivoiriennes en France

  • le 25 au 28 janvier 2012 : Visite d’Etat du Président Ouattara en France, symbole de la réconciliation entre les deux pays
  • le 26 juillet 2012 : Président Ouattara reçu à l’Elysée.
  • le 4 décembre 2012 : Président Ouattara reçu à l’Elysée.
  • le 8 avril 2013 : Président Ouattara reçu à l’Elysée.
  • 4 décembre 2014 : Président Ouattara à l’Elysée.
  • 11 janviers 2014 : participation du ministre de la Défense, M. Koffi, à la marche républicaine.
  • 4 décembre 2014 : Président Ouattara reçu à l’Elysée

Relations économiques

Faisant partie des 47 pays prioritaires du commerce extérieur français, la Côte d’Ivoire est notre 1er partenaire commercial au sein de la zone Franc, et le 4ème en Afrique subsaharienne, après le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola. De notre côté, la France se positionne comme le 2ème partenaire commercial de la Côte d’Ivoire après le Nigéria. En 2013, le montant des échanges bilatéraux a atteint 1,7 Mds€, en progression de 10 % par rapport à 2012. Les exportations françaises se sont élevées à 1,02 Mds€, concentrées sur les catégories de produits suivants : produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture, produits des industries agroalimentaires, machines industrielles et agricoles, machines diverses et produits pharmaceutiques. Nos importations est de 662 M€, essentiellement composées de produits des industries agroalimentaires, produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture, produits pétroliers raffinés et coke, bois, papier et carton.

Les grands groupes français traditionnellement présents en Afrique sont pour la plupart actifs en Côte d’Ivoire au travers de filiales. On dénombre environ 140 filiales françaises qui emploient près de 40 000 personnes et quelque 500 PME françaises de droit local, soit la plus forte implantation française en Afrique sub-saharienne. De nouveaux besoins se présentent dans les secteurs agroalimentaires et également dans le domaine de l’énergie de la ville, auxquels nos PME sont en capacité de répondre. Les acteurs économiques français, tout comme l’ensemble des opérateurs en Côte d’Ivoire, ont pâti fortement de la crise politique post-électorale.

Dans la perspective de la sortie de crise, la Côte d’Ivoire avait bénéficié d’un fort soutien de la France dans les instances financières internationales. Suite à l’accord de restructuration de la dette signée par la Côte d‘Ivoire avec le Club de Paris le 15 mai 2009, la France avait signé un accord de restructuration bilatéral avec le pays le 9 décembre 2009, se traduisant par une annulation de dette de 455M$, un rééchelonnement de 697M$, et un différé de 2,2 Mds $.

Depuis la fin de la crise postélectorale, la France a octroyé un appui de 350 M€ (prêt de l’AFD) principalement pour le paiement des salaires et pensions des fonctionnaires et pour le financement de dépenses sociales urgentes et la relance économique (dettes de l’Etat, fonds de relance…).

De plus, l’AFD a accordé une garantie totale au prêt de 32,8 milliards de FCFA (soit 50 M€) octroyé à l’Etat de Côte d’Ivoire par deux banques commerciales locales : la BICICI (groupe BNP PARIBAS) et la BOA-Côte d’Ivoire.

Coopération

La France est le premier bailleur bilatéral de la Côte d’Ivoire.
En juin 2012, la Côte d’Ivoire a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE. En juillet 2012, nous avons signé un accord bilatéral qui prévoit :

  • l’annulation sèche de 913 M€ de créances commerciales ;
  • l’annulation complémentaire de 2,9 milliards d’euros de dette, via le mécanisme du Contrat de désendettement et de développement (C2D).

Le C2D a pour objectif de financer des programmes structurants de développement. Concrètement, les échéances de la dette sont remboursées, puis immédiatement reversées au pays bénéficiaire afin de financer les projets définis en commun. L’AFD en est l’opérateur.

Un premier C2D (2012-2015) portait sur 630 M€ : tous les fonds ont déjà été affectés mais certains programmes sont encore en cours d’exécution, et la trésorerie tend à s’accumuler. 100 M€ ont été alloués à de l’aide budgétaire. Les ressources du 1er C2D ont été affectées selon 6 secteurs de concentration :

  • infrastructures de transport (153 M€)
  • éducation, formation, emploi (93 M€)
  • eau (86 M€)
  • santé (76,5 M€)
  • agriculture, développement rural et biodiversité (79 M€)
  • Justice (23 M€)

Le 1er C2D a notamment permis un accès amélioré à l’eau potable pour 580 000 Ivoiriens et a créé de l’emploi pour 2000 jeunes grâce aux travaux à haute intensité de main d’œuvre.
Le deuxième C2D (2015-2020) s’élève à 1,125 milliards d’euros. Il a été signé à Paris le 3 décembre 2014 par le Ministre Laurent Fabius et le Premier ministre ivoirien. Il se chevauche avec le premier, permettant d’utiliser la trésorerie disponible pour les projets de l’un ou de l’autre C2D. La Côte d’Ivoire remboursera 225 M€ par an. Les 6 secteurs de concentrations restent les mêmes :

  • Développement urbain, décentralisation, eau et assainissement : 195 M€ ;
  • Éducation, formation, emploi : 191 M€ ;
  • Infrastructures de transport : 191 M€ ;
  • Agriculture, développement rural et biodiversité : 122 M€ ;
  • Santé et protection sociale : 68 M€
  • Justice : 8 M€.

335 M€ seront alloués à de l’aide budgétaire et à une réserve, à affecter au fil de l’exécution.

Entre 2002 et 2011, pendant la crise ivoirienne, l’AFD avait suspendu ses activités souveraines en raison d’impayés sur sa dette souveraine. En avril 2011, au sortir de la crise post-électorale, la France a apporté un soutien financier exceptionnel à la Côte d’Ivoire : 350 M€ de prêt budgétaire et 50 M€ de garantie sur un prêt privé. La Côte d’Ivoire présente, selon le FMI, un « risque modéré » de surendettement et son endettement public continue de progresser. La Côte d’Ivoire est un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, avec un revenu national brut annuel moyen par habitant de 1380 $.

Durant la décennie de crise, l’AFD n’a pas cessé de financer le secteur privé. L’AFD appuie les PME : le portefeuille des garanties ARIZ en Côte d’Ivoire est le plus important de l’AFD. Proparco, filiale de l’AFD dédié au financement du secteur privé, a financé depuis 2008 une douzaine de projets dans les secteurs de l’énergie, de la banque, de l’agro-industrie et des infrastructures.

L’Institut français d’Abidjan, qui a dû fermer pendant la crise, a connu d’importants travaux de rénovation. Il a rouvert en décembre 2014. L’ambassade intervient via le programme 185 (730 000 euros en 2015) : bourses de l’enseignement supérieur, soutien à l’institut français et à la recherche, alliances françaises. En 2015, l’ambassade dispose de 43 000 euros sur programme 209, principalement dédiés à la coopération en matière de gouvernance.

Coopération de l’Union européenne : le programme indicatif national du 11ème FED pour la Côte d’Ivoire est doté de 273 M€ (soit une très légère augmentation en moyenne par rapport au 10ème FED). Il prévoit des actions dans trois domaines prioritaires :

  • Le renforcement de l’Etat et la consolidation de la paix (60 M€), qui vise à poursuivre l’appui dans les domaines de la justice, de l’Etat de droit, de la sécurité intérieure, de la réforme du secteur de la sécurité, de droits de l’Homme et des finances publiques ;
  • L’appui au secteur de l’agriculture (60 M€), dont l’objectif est de sécuriser le foncier rural et à promouvoir les cultures vivrières périurbaines
  • Le soutien au secteur de l’énergie (139 M€), qui doit contribuer à assurer de manière durable la sécurité énergétique dans le pays.


Mise à jour : 16.01.16

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