Accès rapide :

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Corée
Nature du régime : Démocratie parlementaire (système monocaméral)
Chef de l’Etat : Mme PARK Geun-hye
Premier ministre : M. HWANG Kyo-ahn

Données géographiques

Superficie : 99.618 km² (hors zone démilitarisée)
Capitale : Séoul
Villes principales : Busan, Incheon, Daegu, Daejeon, Gwangju.
Langue officielle : coréen
Monnaie : won
Fête nationale : 3 octobre (fondation de l’empire Joseon, en 2333 av. J-C)

Données démographiques

Population : 50,6M (2015, source Banque mondiale) (dont 13,1% de plus de 65 ans)
Densité : 519,4 hab/ km² (2016, source ONU)
Croissance démographique : 0, 382% (2015, source Banque mondiale)
Espérance de vie : 82,15 (2015, source Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 97,9% (2015)
Religions : sans religion (47%), bouddhisme (23 %), protestantisme (17 %), catholicisme (11 %), confucianisme, chamanisme, islam
Indice de développement humain (IDH) : 0,898 (2014, source PNUD)

Données économiques

PIB (2015) : 1378 Mds USD (source Banque mondiale)
PIB par habitant (2014) : 27 222 USD (source Banque Mondiale)
Taux de croissance (2015) : 2,6% (3,3% en 2014)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2014) : 3,5%
Taux d’inflation (2015) : 0,71 %
Balance commerciale (2015) : 90 Mds USD
Principaux clients en 2015 (source : Korea International Trade Association) : Chine (137 Mds USD, 25 %), ASEAN (75 Mds USD), Etats-Unis (70 Mds USD), Union européenne (48 Mds USD), Hong Kong (30 Mds USD), Viet Nam (18 Mds USD), Japon (26 Mds USD).
Principaux fournisseurs en 2015 (source : Korea International Trade Association) : Chine (90 Mds USD, 17%), Union européenne (57 Mds USD), Japon (46 Mds USD), ASEAN (45 Mds USD), USA (45 Mds USD), Allemagne (21 Mds USD), Arabie saoudite (20 Mds USD).

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB (2014, source Bank of Korea) :

  • agriculture : 2,4 %
  • industrie : 38,2 %
  • services : 59 %

Exportations de la France vers la Corée (2015) : 4,82 Mds EUR
Importations françaises depuis la Corée (2015) : 3,08 Mds EUR
Solde positif en 2015 : 1,73 Mds € (source Douanes Françaises)

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade de France à Séoul
Communauté française en Corée en 2015 : 2 927 inscrits au registre des Français établis hors de France (soit une communauté française estimée à environ 4000 personnes)
Communauté coréenne en France en 2014 : environ 15 000 personnes (source MOFA)

Politique intérieure

La présidente PARK Geun-hye a été élue en décembre 2012 pour un mandat unique de cinq ans. Le Premier ministre, HWANG Kyo-ahn, a été nommé en juin 2015 avec pour priorité la relance de l’économie, incluant un accent particulier sur le développement de l’innovation. Les pouvoirs de la présidente ont été transférés au Premier ministre depuis la procédure de destitution initiée par l’assemblée nationale le 9 décembre 2016 sur fond des manifestations les plus importantes de l’histoire de la Corée depuis 1987. La Cour constitutionnelle dispose de 180 jours pour statuer sur la destitution de la présidente. Le parti présidentiel Saenuri (conservateur), a perdu la majorité au Parlement au profit du parti Minjoo (démocrate) pour la première fois depuis 16 ans lors des élections législatives du 13 avril 2016. Les prochaines élections sont prévues pour décembre 2017. En cas de confirmation de la destitution, le scrutin devrait se tenir dans un délai de 60 jours.

Situation économique

11e puissance économique mondiale (PIB de 1378 Mds USD en 2015), 6e exportateur et 9e importateur mondial, la Corée est un pôle majeur d’innovation en Asie et un pays membre du G20. Elle est l’une des économies les plus ouvertes du monde (taux d’ouverture proche de 90%).

La croissance du PIB coréen a été de 2,6% en 2015 (contre 3,3% en 2014). Le commerce extérieur s’est contracté en 2015 avec une baisse de 8% des exportations (527 Mds USD en 2015 pour 573 Mds USD en 2014) et de 16,9% des importations (437 Mds USD en 2015 pour 526 Mds USD en 2014), soit 90 Mds USD d’excédent (47 Mds USD en 2014).

La stratégie de croissance coréenne lancée en 2013 (plan triennal pour l’innovation économique) vise à promouvoir l’économie créative. La Corée a annoncé en juillet 2015 un nouveau plan de relance de 20 Mds USD, faisant suite à celui de 2014 de 43 Mds USD et à un budget expansionniste pour 2015 (+6%). Sur le plan structurel, la Corée s’emploie à réformer son marché du travail, notamment en faveur de l’emploi des jeunes et pour pallier les différences de statuts entre travailleurs temporaires et permanents. Le chômage reste très faible à 3,5%, la principale préoccupation étant la croissance du chômage des jeunes (de l’ordre de 9%).

Politique extérieure

La Corée du Sud entend jouer un rôle accru sur la scène internationale. Elle fait partie des 15 premiers contributeurs des Nations unies. Membre de l’OMC, du G20, du Conseil des droits de l’Homme, et membre non-permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies en 2013-2014, elle est aussi membre du Comité d’aide au développement de l’OCDE depuis 2010. Elle a rejoint l’Organisation internationale de la Francophonie en qualité d’Etat observateur en novembre 2016. Elle accueillera les Jeux Olympiques d’hiver à Pyeongchang en 2018.

Parallèlement à son développement économique spectaculaire, la Corée est passée du statut de récipiendaire d’aide internationale à celui de donateur (2 Mds USD en 2014) avec 0,15% du revenu national, en-dessous de son engagement d’arriver à 0,25% en 2015 et une aide encore liée à 50%.

L’alliance militaire avec les Etats-Unis conclue en 1953 demeure le pilier de la politique étrangère coréenne. La Présidente Park s’est rendue à deux reprises à Washington (2013 et 2015) et a reçu le Président Obama en avril 2014. 28 500 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud.

Les relations avec la Chine sont marquées par des liens économiques étroits. La Chine est le 1er partenaire commercial de la Corée et la Corée le 1er exportateur vers la Chine. Les deux pays ont signé un accord de libre-échange en juin 2015. Le projet du déploiement du système anti-missile américain (THAAD) dans le sud de la Corée a suscité l’opposition de Pékin qui le considère comme une atteinte à ses intérêts stratégiques et à la recherche d’une solution sur le dossier nord-coréen.

Avec le Japon, le premier sommet bilatéral entre chefs d’Etat et de gouvernement depuis 3 ans a eu lieu le 2 novembre 2015. La question des femmes de réconfort a fait l’objet d’un accord historique entre le Japon et la Corée en décembre 2015 par lequel le Japon reconnaît sa « responsabilité » et s’engage à financer un fonds d’indemnisation des victimes à hauteur de 1 Md de yens. Les deux pays sont convenus en 2016 de renforcer leurs échanges d’informations militaires en matière de sécurité dans le contexte nord-coréen.

La Chine, la Corée et le Japon ont tenu en novembre 2015 à Séoul leur premier sommet trilatéral depuis 2012. La déclaration commune prévoit la tenue régulière de sommet et la poursuite de la coopération en matière de paix et de sécurité régionales, de sûreté nucléaire, de développement durable, d’environnement, d’énergie et d’éducation. Les ministres des Affaires étrangères des trois pays se sont rencontrés le 24 août 2016 à Tokyo pour un échange de vues sur le renforcement de leur coopération et les enjeux régionaux et globaux.

Séoul souhaite jouer un rôle stabilisateur en Asie du Nord-Est et a proposé plusieurs initiatives telles que l’Initiative pour la paix et la coopération en Asie du Nord-Est (NAPCI), lancée par la Présidente Park en 2013 pour dépasser le « paradoxe asiatique » (échanges économiques denses mais relations politiques dégradées) par des coopérations concrètes. Sa mise en œuvre s’est toutefois heurtée à l’accroissement des tensions régionales depuis 2015. L’« Initiative Eurasiatique » vise pour sa part à renforcer la connectivité entre l’Europe et l’Asie du Nord-Est.

Un bureau dédié du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies, centré sur la situation des droits de l’Homme en Corée du Nord, a ouvert à Séoul en juin 2015.

Relations intercoréennes

Les deux essais nucléaires effectués par la Corée du Nord, les 6 janvier et 9 septembre 2016, et la multiplication des tirs de missiles balistiques en 2016 ont conduit la Corée du Sud à mettre un coup d’arrêt à la politique de confiance initiée par la Présidente Park lors de son arrivée au pouvoir.Cette « trustpolitik » visait à renforcer la coopération dans une perspective de réunification par étape, en commençant par l’humanitaire, puis, selon l’attitude du Nord, par les secteurs économique et culturel, l’amélioration des droits de l’Homme en Corée du Nord étant une composante à la préparation de l’unification. Estimant que le Nord a rompu avec tout esprit de coopération, la Corée du Sud privilégie désormais une politique de fermeté et de pression afin d’inciter Pyongyang à modifier sa ligne stratégique.

Mise à jour : 01.02.17

Informations complémentaires

PLAN DU SITE