Accès rapide :

L’Union européenne et la Corée du Nord

L’Union européenne entretient des relations diplomatiques avec la RPDC depuis 2001. Un dialogue politique bilatéral UE-RPDC s’est tenu de 1998 à fin 2011 sur une base annuelle, sous réserve du contexte politique dans la péninsule coréenne. La dernière session a eu lieu en juin 2015.

La politique de l’Union européenne en Corée du Nord est résumée par l’approche dite de « l’engagement critique ». Cette approche est fondée sur le maintien du dialogue et la fourniture d’une aide humanitaire tout en restant ferme sur les enjeux tels que la non-prolifération (régime de sanctions de l’UE) et les droits de l’Homme (parrainage des résolutions du Conseil des Droits de l’Homme).

La Corée du Nord ne bénéficie d’aucun des instruments financiers traditionnels de l’UE consacré au développement. L’Union européenne intervient dans le domaine humanitaire en Corée du Nord depuis 1995, sous la forme d’aide alimentaire, d’assistance médicale et sanitaire, ainsi qu’agricole (environ 6 millions d’euro chaque année). L’aide humanitaire apportée par l’UE s’est élevée à 135 millions d’euros répartis sur 130 projets pour la période 1995-2015.

Les relations économiques entre l’Union européenne et la RPDC sont limitées : le commerce bilatéral total s’est élevé à 34 millions d’euros en 2014 (17 millions d’importations de la RPDC vers l’UE ; 18 millions d’euros d’exportations de l’UE vers la RPDC). Les principaux postes d’importations depuis la Corée du Nord sont le pétrole et le textile. En sens inverse, l’UE exporte essentiellement de la nourriture et du bétail, des produits pharmaceutiques, et du matériel agricole.

En réaction au premier essai nucléaire nord-coréen de 2006, l’UE a mis en place un régime autonome de sanctions. Celui-ci a été renforcé par une décision du conseil des affaires étrangères du 18 février 2013, à la suite du tir balistique de décembre 2012 et de l’essai nucléaire de février 2013. La résolution 2270 adoptée en mars 2016 par le CSNU suite au quatrième essai nucléaire a vocation à être transposée dans la législation européenne. L’Union européenne, après avoir dénoncé une « violation inacceptable » et une « menace » envers la sécurité en Asie du Nord-est, examine l’opportunité d’aporter de nouvelles mesures restrictives pour compléter cette résolution.

L’Union européennne reste fortement préoccupée par la nature grave et persistante des violations des droits de l’Homme en Corée du Nord. Lors de la 31e session du conseil des droits de l’Homme (29 février – 24 mars 2016), l’UE a présenté, conjointement avec le Japon, une nouvelle résolution sur les violations des droits de l’Homme en Corée du Nord, qui reprend le langage de 2015, inclut des mises à jour relatives aux conclusions de la Comission d’enquête des Nations Unies et à l’inscription de cette question à l’ordre du jour du CSNU. Elle demande la création d’un panel d’experts sur la responsabilité en Corée du Nord. Cette résolution a été adoptée le 24 mars 2016 à la fin de la session du conseil des droits de l’Homme à Genève.

L’ensemble des Etats-membres de l’Union européenne à l’exception de la France et de l’Estonie entretiennent des relations diplomatiques avec la Corée du Nord. Parmi eux, huit Etats-membres disposent d’ambassades à Pyongyang (Allemagne, Bulgarie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suède), et y représentent l’UE, qui ne dispose pas de délégation sur place.

Pour plus d’informations : http://eeas.europa.eu/korea_north/index_en.htm

Mise à jour : 23.03.16

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2016