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L’Union européenne et la Corée du Nord

L’Union européenne entretient des relations diplomatiques avec la RPDC depuis 2001. Un dialogue politique bilatéral UE-RPDC s’est tenu de 1998 à 2011. Ayant repris en 2015 (14e session en juin), il a été de nouveau interrompu dans le contexte des essais nucléaires.

L’ensemble des Etats-membres, à l’exception de la France et de l’Estonie, entretiennent des relations diplomatiques avec la RPDC. Sept d’entre eux disposent d’ambassades à Pyongyang (Allemagne, Bulgarie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suède), et y représentent l’UE, qui ne dispose pas de délégation sur place, par une présidence tournante. La Pologne assurera la présidence tournante de l’UE en Corée du Nord au premier semestre 2017.
La politique de l’Union européenne en Corée du Nord est basée sur l’approche dite de « l’engagement critique ». Elle est caractérisée par le maintien du dialogue et la fourniture d’une aide humanitaire tout en restant ferme sur les enjeux tels que la non-prolifération (régime de sanctions de l’UE) et les droits de l’Homme (parrainage des résolutions à l’ONU).

La Corée du Nord ne bénéficie d’aucun des instruments financiers traditionnels de l’UE consacré au développement ni du dispositif SPG. L’Union européenne intervient dans le domaine humanitaire en Corée du Nord depuis 1995, sous la forme d’aide alimentaire, d’assistance médicale et sanitaire, ainsi qu’agricole (environ 6 millions d’euro chaque année). L’aide humanitaire apportée par l’UE s’est élevée à 135,3 millions d’euros répartis sur 130 projets pour la période 1995-2015. Elle finance notamment un renforcement des capacités nord-coréennes en matière de prévention des catastrophes à hauteur de 300 000 euros sur la période 2016-2017.

Les relations économiques entre l’Union européenne et la RPDC sont limitées : le commerce bilatéral total s’est élevé à 30 millions d’euros en 2015 (11 millions d’importations de la RPDC vers l’UE ; 19 millions d’euros d’exportations de l’UE vers la RPDC). Les principaux postes d’importations depuis la Corée du Nord sont des produits chimiques et des équipements informatiques et de télécommunication. En sens inverse, l’UE exporte essentiellement de la nourriture et du bétail, des produits pharmaceutiques, et du matériel agricole.

En 2006, l’UE a mis en place un régime autonome de sanctions. Celui-ci a été renforcé par une décision du Conseil des Affaires étrangères du 18 février 2013, à la suite du tir balistique de décembre 2012 et de l’essai nucléaire de février 2013. La résolution 2270 adoptée en mars 2016 par le CSNU a été transposée dans la législation européenne le 31 mars 2016 (décisions 2016/475/PESC et 2016/476/PESC). L’UE a dénoncé une « violation inacceptable » et une « menace » envers la sécurité en Asie du Nord-est et a renforcé ses sanctions autonomes. Des sanctions individuelles ont été adoptées, le 19 mai 2016, qui concernent 18 responsables nord-coréens et une entité dans le domaine de la défense nationale. Des sanctions sectorielles ont aussi été adoptées, le 27 mai 2016, imposant de nouvelles restrictions commerciales, des restrictions dans le domaine financier ainsi qu’en matière de transport et d’investissement.

L’Union européennne reste fortement préoccupée par la nature grave et persistante des violations des droits de l’Homme en Corée du Nord (cf. paragraphe 6).

Pour plus d’informations : http://eeas.europa.eu/korea_north/index_en.htm

Mise à jour : 16.11.16

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