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L’Union européenne et la Corée du Nord

L’Union européenne entretient des relations diplomatiques avec la RPDC depuis 2001.

Un dialogue politique bilatéral UE-RPDC s’est tenu de 1998 à fin 2011 sur une base annuelle, sous réserve du contexte politique dans la péninsule coréenne. Il devait reprendre en octobre 2014, mais a été annulé suite à l’instauration par les autorités nord-coréennes d’une quarantaine en vue d’empêcher la propagation du virus Ebola. La quarantaine ayant été partiellement levée début mars 2015, ce dialogue pourrait reprendre après une levée définitive s’il est approuvé par les Etats-membres.

En réaction au premier essai nucléaire nord-coréen de 2006, l’UE a mis en place un régime autonome de sanctions. Celui-ci a été renforcé par une décision du Conseil des Affaires étrangères du 18 février 2013, à la suite du tir balistique de décembre 2012 et de l’essai nucléaire de février 2013.

L’Union européenne intervient dans le domaine humanitaire en Corée du Nord depuis 1995, sous la forme d’aide alimentaire, d’assistance médicale et sanitaire, ainsi qu’agricole (environ 6 millions d’euro chaque année).

Les relations économiques entre l’Union européenne et la RPDC sont limitées : le commerce bilatéral total s’est élevé à 175 millions d’euros en 2010 (105 millions d’importations de la RPDC vers l’UE ; 70 millions d’euros d’exportations de l’UE vers la RPDC). Les principaux postes d’importations depuis la Corée du Nord sont le pétrole et le textile. En sens inverse, l’UE exporte essentiellement des produits pharmaceutiques et du matériel agricole.

L’Union européennne reste fortement préoccupée par la nature grave et persistante des violations des droits de l’Homme en Corée du Nord. Lors de la 28ème session du Conseil des Droits de l’Homme (2-27 mars 2015), l’UE doit présenter, conjointement avec le Japon, une nouvelle résolution sur les violations des droits de l’homme en Corée du Nord, qui reprend le langage de la résolution de 2014, inclut des mises à jour relatives aux conclusions de la COI et à l’inscription de cette question à l’ordre du jour du CSNU, et demande un suivi régulier de la situation par les différents organes des Nations-Unis et plus particulièrement par le bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme, récemment ouvert à Séoul.

Pour plus d’informations : http://eeas.europa.eu/korea_north/index_en.htm

Mise à jour : 03.04.15

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