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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Congo
Nature du régime : République
Chef d’Etat et de gouvernement : Denis Sassou Nguesso

Données géographiques

Superficie : 342 000 km²
Capitale : Brazzaville
Villes principales : Pointe-Noire, Dolisie,
Mossendjo, Nkayi, Ouesso
Langue(s) officielle(s) : français (officielle), lingala
Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655,96 XAF)
Fête nationale : 15 août

Données démographiques

Population (2015) : 4,62 millions d’hab. (Banque mondiale)
Croissance démographique (2015) : 2,5% (Banque mondiale)
Densité : 13,5 hab./km2
Peuples : Kongo, Téké, Mbochi, Oubanguiens, etc.
Espérance de vie (2015) : 62,9 ans (Banque mondiale)
Religion(s) : christianisme (90%), islam, animisme
Indice de développement humain (2015) : 136e sur 188 (PNUD)

Données économiques

PIB (2015) : 8,87 MdUSD (Direction générale du Trésor)
PIB / habitant (PPA) (2015) : 2 031 USD (DGT)
Taux de croissance (2016, prév.) : 4,4 % (2,5% en 2015 ; 6,8% en 2014) (FMI)
Taux d’inflation (2016, prév.) : 1,7% (0,9% en 2015, 0,9% en 2014) (FMI)
Balance commerciale (2015) : -10.7 Mds USD (DGT)
Principaux clients (2015) : Chine (53,5%), Etats-Unis (11,2%), Australie (9,4%) (DGT)
Principaux fournisseurs (2015) : Chine (18,5%), France (18,4%), Italie (6,1%) (DGT)
Production pétrolière (2016, prév.) : 284 931 barils jours (241 000 b/j en 2015) (FMI)

Exportations françaises vers le Congo : 654,7M€ en 2015 ( 635,8 M€ en 2014) (DGT)
Importations françaises du Congo : 88,2 M€ en 2015 (201 M€ en 2014) (DGT)

Portail de la Direction générale du Trésor : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/congo

Consulat général de France : Pointe-Noire
Communauté française : 7162 Français immatriculés au 01/06/2016 (dont 66% à Pointe-Noire et 34% à Brazzaville)
Communauté congolaise en France : environ 35 000 résidents autorisés à séjourner en France (Ministère de l’intérieur, 2015)

Politique intérieure

La perspective de la fin du mandat du président Sassou en 2016 a mobilisé le pouvoir et les principaux partis de l’opposition dès le début de l’année 2015. Alors qu’il ne pouvait constitutionnellement se présenter pour un troisième mandat (âge limite de 70 ans, pas plus de deux mandats), le président Sassou convie les partis politiques et la société civile à un débat sur le changement des institutions de la République, au motif qu’elles ne sont plus adaptées au contexte politique, culturel et social, et dans l’objectif de les rendre plus démocratiques.

Du 13 au 17 juillet, le gouvernement organise à Sibiti un « dialogue national », auquel l’opposition radicale, rejointe par quelques frondeurs du parti présidentiel (PCT), refuse de participer. A l’issue des discussions, les autorités congolaises annoncent qu’un consensus s’est dégagé en faveur du changement de constitution. Le 22 septembre, Sassou rend publique son intention de soumettre au référendum une nouvelle constitution, dont les nouvelles dispositions lèveraient les obstacles à sa reconduction, et dont la date est fixée au 25 octobre 2015.

Décrié par l’opposition qui appelle au boycott du scrutin, le référendum est précédé par de nombreuses manifestations. Le 20 octobre des heurts entre manifestants et forces de l’ordre font 4 morts selon le bilan officiel.

Fin décembre, le président Sassou annonce sa décision d’avancer l’élection présidentielle, initialement prévue en juillet 2016, au 20 mars, afin d’accélerer la mise en place des institutions issues de la nouvelle constitution. Neuf candidatures sont validées par la Cour constitutionnelle le 24 février. Le scrutin se déroule sans violences mais dans un contexte tendu, avec une coupure des communications pendant plus de 4 jours. Annoncés le 24 mars, les résultats officiels donnent Sassou gagnant dès le premier tour (avec 60 %), suivi de Kolelas (15 %) et du général Jean-Marie Michel Mokoko (14 %) – résultats validés par la Cour constitutionnelle le 4 avril.

Dans la nuit du 3 au 4 avril, des affrontements ont lieu à Brazzaville, entre les forces de l’ordre et des éléments armés, faisant 17 morts selon le gouvernement. Celui-ci accuse les milices Ninja du pasteur Ntumi et, sans attendre le résultat des investigations, lance une offensive dans la région du Pool, fief de Ntumi. Selon les organisations ayant eu accès à la zone (Caritas et MSF), ces opérations n’ont fait aucun mort civil mais de nombreux déplacés (plus de 2000).

Le 22 avril, le président Sassou nomme Premier ministre, M. Clément Mouemba, ancien ministre des finances de Lissouba ayant rejoint la majorité présidentielle puis, le 30 avril, un nouveau gouvernement, avec 38 ministres, dont 16 nouveaux. Les priorités affichées par le nouveau gouvernement sont le redressement de la situation financière du Congo, un meilleur contrôle et une meilleure efficience de la dépense publique et l’emploi des jeunes.

Situation économique et financière

La République du Congo a connu une année 2014 marquée par une croissance à un niveau relativement élevé (6,8%), mais la situation socio-économique du Congo s’est fortement dégradée en 2015 (1,0%) et ne devrait guère s’améliorer en 2016. L’économie congolaise, extrêmement dépendante des recettes issues des hydrocarbures (90% des exportations et 75% des recettes) a subi de plein fouet la chute des cours du pétrole. Les perspectives à court et moyen termes restent tributaires de l’évolution du secteur énergétique.
L’inflation reste modérée malgré un léger regain avec une prévision de 0,9% en 2015 et de 1,7% en 2016 (Source FMI).

Selon les estimations et prévisions du FMI, la dette publique s’élevait à 41,8% du PIB fin 2014, contre 38,2% fin 2013, et atteindrait 57,5% en 2015. L’évolution notable de cette dette extérieure s’explique notamment par des nouveaux emprunts contractés auprès de la Chine qui, en matière de dette bilatérale, demeure le principal pays créancier du Congo avec 2,3 Md€ à mi-2015. Standard & Poors a abaissé la note du Congo de B+ à B en février 2015. Le FMI a déclassé le risque de soutenabilité de la dette extérieure congolaise de faible à modéré en juillet 2015.

L’économie congolaise est encore très peu diversifiée. En dehors des industries extractives, essentiellement pétrolières, et d’un secteur tertiaire en croissance régulière (23,5%), la part des autres secteurs dans le PIB reste marginale : BTP (4,3%), industrie manufacturière (4,7%), agriculture et élevage (3,8%), extraction gazière (0,7%). Le gouvernement affiche sa volonté de diversifier l’économie, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’économie forestière. Des zones économiques spéciales (ZES) offrant des avantages fiscaux et douaniers ont également été mises en place (Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso et Oyo-Ollombo). La remise à niveau des infrastructures (portuaires, routières, ferroviaires, électriques), en particulier la route et le chemin de fer sur l’axe stratégique Pointe-Noire/Brazzaville pour le désenclavement de l’arrière-pays, mais aussi de la Centrafrique et de la RDC, doit contribuer à la croissance. L’axe routier Pointe-Noire-Brazzaville (535 km) est effectif depuis le 1er mars 2016 avec la mise en service du dernier tronçon Dolisie-Brazzaville (375 km) La fin de ces travaux permet désormais de relier Pointe-Noire (sud) à Ouesso (nord) sur un parcours bitumé d’environ 1 400 km.

Concernant l’environnement des affaires, le classement du Congo s’est très légèrement amélioré selon le rapport « Doing Business » 2016 qui situe le pays au 176e rang des 189 pays recensés, alors qu’il occupait le 185e rang en 2014.

En matière de développement humain, le Congo se place en 2015 au 136e rang mondial, sur 188 pays recensés, dans le dernier rapport sur le développement humain publié par le PNUD, progressant de 4 places par rapport à 2014. Le rapport indique aussi qu’au Congo, 27% des travailleurs sont pauvres et près d’un million de jeunes (15-29 ans) recherchent un emploi.

Politique extérieure

Depuis la fin de la guerre civile, Brazzaville a su restaurer ses relations avec ses voisins ainsi qu’avec la communauté internationale. Sur la dernière décennie, le Congo a présidé l’Union africaine (2006) et la CEEAC (2003-2007), et a été membre du Conseil de sécurité des Nations Unies (2006-2007) et du Conseil des droits de l’Homme (2011- 2014).

Les contacts sont réguliers avec la Chine, devenue l’un des premiers partenaires économiques du Congo (avec la France et les Etats-Unis). Pékin déploie une activité économique intense dans le pays (construction, bois, pétrole, minerais). Le président Xi Jinping a effectué une visite de travail à Brazzaville en mars 2013, lors de sa première tournée africaine, tandis que le président Sassou s’est rendu à Pékin en juin 2014. Brazzaville noue également depuis quelques années des liens de plus en plus forts avec les pays émergents, notamment sur la plan économique : Turquie, Russie, Brésil, Inde.

Malgré un refroidissement récent dû à des différends frontaliers, le principal allié régional demeure l’Angola, dont l’aide a été décisive lors des guerres civiles. Denis Sassou Nguesso a effectué en mars 2015 une visite d’Etat à Luanda afin de consolider les relations bilatérales.

En République centrafricaine, le président Sassou a joué un rôle important dans la conduite du processus politique qui a conduit aux élections de fin 2015, début 2016. Président du comité de suivi des accords de Libreville conclus le 11 janvier 2013 entre les parties centrafricaines sous l’égide de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, il a été chargé de veiller à leur application.. Ont été organisés sous ses auspices le forum de Brazzaville (juillet 2013) et surtout le forum de Bangui (mai 2015), étape majeure du processus de dialogue et de réconciliation. Le Congo a par ailleurs été actif financièrement (prêt de 38 M€, don de 6 M€ pour le paiement des salaires) et l’est encore militairement (981 militaires et policiers au sein de la MINUSCA).

Brazzaville est signataire de l’accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs, qui amorce un dialogue politique régional en vue d’une résolution durable du conflit. A ce titre, le président Sassou a organisé des sommets à géométrie variable avec les chefs d’Etat de la région et a facilité le processus de concertations nationales en RDC.

Le Congo, dont les recettes dépendent à 78 % de la production d’hydrocarbures, est directement menacé par l’insécurité maritime. Depuis janvier 2015, plus de 50 actes de piraterie (140 en 2014) ont été rapportés dans le golfe de Guinée, dont la stabilité est aussi fragilisée par la pêche illicite, les trafics et l’émigration clandestine. Brazzaville est active sur le sujet, dans la continuité du sommet de Yaoundé (24-25 juin 2013), où les pays d’Afrique centrale et occidentale ont adopté un code de conduite et décidé la création d’un centre interrégional de coordination. Un centre régional de la sécurité maritime de l’Afrique centrale (CRESMAC) a été inauguré à Pointe-Noire en octobre 2014.

Mise à jour : 20.06.16


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