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La France et les Comores

Brève

Comores - Première réunion du haut-conseil paritaire (Paris, 28-29 novembre)

Les 28 et 29 novembre s’est tenue à Paris la première réunion du haut-conseil paritaire institué par la « Déclaration de Paris sur l’amitié et la coopération entre la France et les Comores », signée le 21 juin dernier par le président de la République et son homologue comorien, Ikililou Dhoinine. Cette déclaration vise à refonder les relations bilatérales, malgré le différend historique entre les deux pays.

Présentation

Relations politiques

Tout en s’opposant sur la question de l’île de Mayotte, sur laquelle chacun des deux pays revendique la souveraineté, la France et les Comores restent des partenaires privilégiés, comme en témoignent les très nombreux citoyens binationaux.

En 2007, la France et les Comores ont mis en place un « Groupe de Travail de Haut niveau » (GTHN), chargé de préparer un accord sur l’insertion de Mayotte dans son environnement géographique. Les travaux ont avancé de façon irrégulière en raison du contexte politique (le référendum sur la « départementalisation » de Mayotte le 29 mars 2009 a un moment tendu les relations, les changements politiques intervenus de part et d’autre en 2011 et 2012 ont aussi ralenti les travaux) mais non sans résultat.

Le Président de la République a reçu le président Ikililou Dhoinine le 21 juin 2013. Ils ont signé ensemble la « Déclaration de Paris sur l’amitié et la coopération entre la France et les Comores », une déclaration qui vise à refonder les relations bilatérales, malgré le différend historique entre les deux pays, et dont découleront plusieurs accords.

Elle prévoit un dialogue politique renforcé (avec la mise en place d’un Haut conseil paritaire), une coopération bilatérale et régionale plus ambitieuse, un nouvel élan dans les relations économiques, des engagements à prendre toutes les mesures appropriées pour mettre fin aux drames en mer, ainsi qu’à faciliter la circulation des personnes entre les îles.

La première réunion du haut conseil paritaire s’est tenue à Paris les 28-29 novembre 2013. Une convention bilatérale d’entraie judiciaire et pénale a été paraphée lors de ses travaux.


Visites

Du 11 au 18 février 2011, le président élu, Ikililou Dhoinine, a effectué sa première visite en France depuis son élection, à titre privé, alors qu’il n’avait pas encore été investi dans ses fonctions présidentielles.

Le Président de la République a rencontré le président comorien à Kinshasa, en marge du sommet de l’OIF en octobre 2012. Il a reçu le président Ikililou à l’Elysée le 21 juin 2013 pour la signature de la déclaration d’amitié. A l’occasion de cette visite, le président comorien a également rencontré le ministre délégué en charge du Développement et la ministre déléguée en charge de la Francophonie.


Relations économiques

En 2010, les échanges entre la France et les Comores s’élevaient à près de 24 M€ d’exportations françaises vers les Comores et plus de 4 M€ d’importations. La Banque de France estime à 2M€ le stock d’investissements français aux Comores, montant identique à celui des investissements comoriens en France.

Les transferts unilatéraux (des migrants) vers les Comores sont substantiels.

La mission économique française compétente est celle de Tananarive (Madagascar). Elle assiste notamment les entreprises souhaitant s’installer aux Comores. La COFACE ne délivre actuellement aucune garantie sur les Comores.


Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération française avec l’Union des Comores suit les axes arrêtés dans des Documents Cadre de Partenariat (DCP). Un DCP a été signé en 2006, en cohérence avec le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) de l’Union des Comores.

Un nouveau DCP, pour la période 2013-2014 a été signé le 20 juin 2013 lors de la visite en France du Président de l’Union des Comores, qui prévoit 33 M€ d’engagements sur la période.

La coopération se déploie au travers :

  • des activités gérées par le Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France, le SCAC ;
  • des activités de notre opérateur pivot, l’Agence française de Développement (AFD) ;
  • des activités ad hoc à la demande du gouvernement comorien ;
  • de la coopération décentralisée des collectivités territoriales, notamment Mayotte et La Réunion ;
  • de la coopération régionale au sein de la Commission de l’Océan indien dont la France est également membre, au titre de La Réunion.


Autres types de coopération

Le 27 septembre 2010, la France et l’Union des Comores ont signé un nouvel Accord de Partenariat de Défense qui a pour objectif de développer les capacités de l’armée comorienne et prévoit un volet de coopération dans le domaine de la sécurité maritime. Ce dernier volet est particulièrement opportun à un moment où la piraterie maritime d’origine somalienne a étendu ses activités jusqu’à l’entrée du Canal du Mozambique.

La France met également à la disposition de l’Union des Comores un expert technique international (ETI) spécialisé dans les domaines de la sûreté aéroportuaire et de la Police de l’Air et des Frontières et un autre ETI auprès de la Banque centrale des Comores.

Un accord de réaménagement de la dette, qui annule 6,8 M$ de créances françaises, soit une annulation de toutes les créances françaises aux conditions de l’aide publique au développement a été signé en juin 2013, ainsi qu’une convention d’aide budgétaire de 1 M€ sur le budget 2013 (qui vient s’ajouter aux 3 M€ octroyés sur le budget 2012).

Ces accords, qui font suite aux décisions prises par les instituions financières internationales et en Club de Paris fin 2012, visent à soutenir la politique budgétaire des Comores et ainsi que sa politique d’investissements publics, qui ont donné des résultats et mis le pays sur le chemin d’une croissance régulière.


Mise à jour : 13.01.14

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