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Présentation de la Colombie

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Colombie
Nature du régime : régime présidentiel (constitution de 1991)
Chef de l’Etat : Juan Manuel Santos (juin 2010)

Données géographiques

Superficie : 1,1 M km² (Banque mondiale)
Capitale : Bogotá (près de 8 M d’hab.), à 2 640 mètres d’altitude
Villes principales (estimations 2015) : Medellin (2,46 M), Cali (2,37 M), Barranquilla (1,2 M), Carthagène (1 M)
Langue officielle : espagnol
Autres langues : environ 85 langues autochtones (guahibo, guambiano, arhuaco, inga, tucano, etc.)
Monnaie : peso colombien (1€ = 3445 pesos, 1$USD = 3075 pesos au 22/03/2016)
Fête nationale : 20 Juillet, jour de l’Indépendance

Données démographiques
Banque mondiale / ONU

Population : 48,6 M, urbaine à 76,1%
Densité : 44 hab./km²
Croissance démographique : 1,29% par an (PNUD, 2010/2015)
Espérance de vie : 74 ans
Taux d’alphabétisation : 94%
Religion : catholique à 95%
Indice de développement humain (2014) : 0,72 (97éme rang mondial sur 188 pays)
Coefficient de Gini (2015) : 0,522 (0 = plus grande égalité de revenus, 1 = plus forte disparité)

Données économiques
SE Bogota

PIB (2015) : 294 Mds USD
PIB par habitant (2015) : 6060 USD
Taux de croissance (2015) : + 3,1 %
Taux de chômage (2015) : 8,9 %
Taux d’inflation (glissement annuel février 2016) : 7,59 %
Dette publique brute (2015) : 43,7% (dont 22,1% de dette externe)
Déficit public : -3% (% PIB)
Réserves internationales (janv. 2016) : 46,7 Md USD (10 Mds USD en 2002)

Total des exportations (2015) : 35,7 Mds USD (-35% par rapport à 2014, du fait d’une baisse de 47,1% des exportations de pétrole, soit 12,8 Md$ et 36% du total exporté)
Total des importations (2015) : 54 Mds USD (-15,6%)

IDE : stock 2015 : 149,7 Mds USD (concentrés dans les secteurs des mines et des hydrocarbures). Flux 2015 : 12 Mds d’USD (4,08 points de PIB)

Principaux clients (2015) : Etats-Unis (27,6%), Panamá (6,71%), Chine (6,34%), Espagne (4,43%), Pays-Bas (4,17%), Equateur (4,01%),
Principaux fournisseurs (2015) : Etats-Unis (28,7%), Chine (18,56%), Mexique (7,13%), Allemagne (4,19%), Brésil (3,86%), France (3,54%), Japon (2,27%).

Exportations de la France vers la Colombie (2015) : 0,841 Md € (56ème client de la France)
Importations françaises depuis la Colombie (2015) : 0,380 Md € (74ème fournisseur de la France)

Cf. site du ministère français de l’économie et des finances : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/colombie

Communauté française en Colombie : 5410 inscrits au registre des Français.
Réseau des 16 Alliances françaises : 30 000 élèves en 2014 (dont 13.000 à Bogota)
3 Lycées français à Bogota, Cali et Pereira + ouverture d’un nouveau lycée à Medellin (sept. 2015) : 3.500 enfants élèves (80% de colombiens)
Communauté colombienne en France : 14.000 inscrits au Consulat de Colombie à Paris.

Politique intérieure

Institutions

Constitution
La Colombie connaît un régime relativement stable, malgré les nombreux épisodes de violence, depuis son indépendance, en 1819. Il s’agit d’un régime présidentiel (Constitution de 1991), fondé sur une stricte séparation des pouvoirs, largement inspiré du modèle nord-américain, même si persistent des éléments de régime parlementaire.

Pouvoir exécutif
Le président de la République et le vice-président sont élus au suffrage universel pour un mandat de quatre ans. La réforme des pouvoirs de juin 2015 est revenue au principe du mandat non renouvelable en vigueur avant la réforme constitutionnelle de 2004. Le président de la République cumule les fonctions de chef de l’État, de chef du gouvernement et d’autorité administrative suprême.

Pouvoir législatif
Il est exercé par un Congrès bicaméral comprenant un Sénat de 102 membres (circonscription unique) et une Chambre des représentants (circonscriptions territoriales) de 166 membres élus pour quatre ans (2014-2018).

Pouvoir judiciaire
Il s’inspire du modèle français avec des spécificités, notamment l’existence d’un Ministère public autonome, le « Fiscal » général, nommé par la Cour suprême à partir de trois candidats proposés par le président de la République. Le pouvoir judiciaire est exercé par la Cour suprême de justice, la Cour constitutionnelle et le Conseil d’État.

Principaux partis politiques

- Le Parti Conservateur, l’un des pôles du bipartisme traditionnel colombien, s’est rangé dès 2002 aux côtés d’Alvaro Uribe (bien qu’issu du Parti Libéral) et a soutenu sa réélection en 2006. Il a perdu de son poids électoral mais conserve une place centrale sur l’échiquier politique, au Congrès, au gouvernement comme lors de l’élection présidentielle de juin 2014 (15% des voix pour Mme Marta Lucia Ramirez).

- Le Parti Libéral, le deuxième pôle du bipartisme traditionnel, s’est opposé au Président Uribe mais son candidat à l’élection présidentielle de 2010 a fait un piètre score. Il a soutenu le Président Santos au sein de la coalition de l’Unité nationale en 2014 et demeure incontournable au Congrès.

- Le Parti de la U (Parti social d’Unité nationale), créé en 2005. Favorable à Juan Manuel Santos.

- Le Centro Democrático, créé en 2011 par l’ancien président Uribe comme force d’opposition de droite au président Santos. Son candidat à l’élection présidentielle de 2014, Oscar Ivan Zuluaga, a affronté Juan Manuel Santos au second tour après être arrivé en tête du premier tour.

- Le Parti Cambio radical, créé en 2001 aux côtés des deux partis traditionnels, est issu de l’aile droite du Parti libéral. Ce parti a soutenu le Président Uribe, mais s’est opposé à sa réélection en 2006. Son candidat Germán Vargas Lleras a obtenu un bon résultat lors de l’élection présidentielle de 2010 (3ème position au premier tour). Soutien du président Santos lors de l’élection présidentielle de 2014, M. Vargas Lleras est devenu son vice-président à l’issue du scrutin, le 15 juin 2014.

- Le Pôle démocratique alternatif, parti de gauche, regroupe diverses tendances qui sont autant d’obstacles à son émergence en tant que force d’alternance. Malgré son faible nombre d’élus au Congrès, Clara Lopez a obtenu 15% des voix au premier tour de l’élection présidentielle du 25 mai 2014.

- Le Parti Vert, regroupant diverses personnalités allant de la gauche au centre-droit, a émergé lors de l’élection présidentielle de 2010 et son candidat, Antanas Mockus, a créé la surprise en passant le premier tour (mais il n’a obtenu que 27,47% des voix au second tour contre le futur président, M. Santos, élu avec 69,13% des votes). Lors des élections législatives de mars 2014, le Parti Vert a fusionné pour devenir l’« Alianza Verde » mais a déçu lors de l’élection présidentielle de 2014 (8,28% au premier tour de l’élection présidentielle le 25 mai 2014) pour son candidat Enrique Peñalosa.

- La « Marcha Patriotica » est un large mouvement social qui tend à se constituer en une structure d’accueil pour la guérilla à l’issue des négociations de paix engagées à La Havane avec les FARC en novembre 2012. Il reprend l’initiative de l’ « Unión Patriotica », parti de gauche créé en 1982, dont plusieurs dizaines de militants et sympathisants furent persécutés et parfois assassinés à la suite de l’échec d’une tentative de paix avec la guérilla colombienne (FARC et ELN notamment) sous le gouvernement Betancur (1982-1986).

Évolution politique

Les résultats des élections parlementaires du 9 mars 2014 ont entériné la domination des partis de droite (Parti Libéral et Parti Conservateur) et de leurs variantes (Partido de la U du président Santos, Centro Democrático de l’ex-président Uribe, Cambio Radical), avec une majorité en faveur de M. Santos. Malgré la dynamique parlementaire, le candidat Santos s’est retrouvé en deuxième position le 25 mai 2014 à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle à laquelle se présentaient trois candidats de la droite traditionnelle : outre Juan Manuel Santos lui-même (Parti de la U, 25,69%), Marta Ramirez (Parti conservateur, 15,5%) et Oscar Ivan Zuluaga (Centro Democrático, 29,25%). Lors du deuxième tour, le 15 juin, M. Santos, qui avait axé l’essentiel de sa campagne sur la perspective d’un accord de paix avec les FARC, a inversé la tendance et remporté le scrutin avec 51% des suffrages contre 45% à son adversaire, M. Zuluaga. Le report des voix de la gauche, sensible à l’engagement de M. Santos pour la paix, a été déterminant, en particulier sous l’impulsion de Clara Lopez, dirigeante du Pôle Démocratique Alternatif (15% des voix au premier tour). Un taux élevé d’abstention a caractérisé cette élection présidentielle, malgré un regain de mobilisation au second tour (52% contre 60% au 1er tour).

Lors de son discours d’investiture, le 7 août 2014, le président réélu a fixé trois grandes orientations à son nouveau gouvernement : la paix, l’équité et l’éducation.

Pour mettre un terme à un conflit de cinquante ans qui a fait plus de 200 000 morts et 7 millions de victimes, des négociations de paix ont été officiellement engagées par le Président Santos avec la guérilla des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) le 19 novembre 2012 à La Havane, sous les auspices de Cuba et la Norvège, « pays garants » (le Chili et le Venezuela en étant les « pays accompagnateurs »).

L’accord de paix global entre le gouvernement colombien et les FARC, conclu à La Havane le 24 août 2016, traduit un tournant dans l’histoire de la Colombie. L’accord, formellement signé le 26 septembre à Carthagène, devait toutefois faire l’objet d’une approbation par le peuple colombien, le 2 octobre 2016.

Contre toute attente, ce référendum a vu la victoire du non à 50,21%, dans un contexte de forte abstention (près de 63%). Le résultat du référendum s’explique en partie par le fait que certains points de l’accord restent très mal acceptés par une opinion toujours méfiante envers la guérilla (participation politique des ex-membres des FARC et justice transitionnelle jugée trop généreuse).

Il en résulte une forte incertitude quant à l’avenir du processus de paix, même si les premières prises de position des différents acteurs se sont voulues apaisantes, confirmant le cessez le feu bilatéral et annonçant la recherche d’une solution concertée.

Le pari du Président Santos est désormais celui d’un accord tripartite réunissant son gouvernement, les FARC et le camp d’A. Uribe, dans l’espoir qu’il en résulte un accord plus solide que le précédent. M. Santos a installé une « Commission pour le dialogue national », instance de discussion entre toutes les forces politiques en vue de dégager des pistes de compromis.

Le gouvernement et les FARC ont en outre adopté le 7 octobre un protocole prévoyant un réexamen de l’accord à la lumière des résultats du référendum. Ce protocole prévoit un regroupement des FARC pour assurer le cessez le feu, le maintien de la mission de l’ONU pour l’observer et la poursuite des activités de déminage, de recherche des disparus, de substitution des cultures illicites et de démobilisation des mineurs combattants. Avec l’attribution du Prix Nobel de la Paix au Président Santos et l’annonce de pourparlers de paix avec la seconde guérilla du pays, l’ELN, les autorités espèrent continuer d’entretenir la dynamique de paix.

Du fait de la guerre et des trafics (narcotrafic en premier lieu), les violations des droits humains restent à un niveau préoccupant en Colombie (disparitions, tortures et intimidations, violences faites aux femmes, mines antipersonnel, enrôlement d’enfants soldats, populations déplacées). Au cours des dernières années, l’État colombien a cependant multiplié ses efforts pour améliorer cette situation et renforcer sa coopération avec la communauté internationale : acceptation de l’examen périodique universel de la Commission des droits de l’homme de l’ONU (en 2008, puis en 2013), instauration d’un dialogue formel sur les droits de l’homme entre l’Union européenne et la Colombie (sous présidence française de l’UE, en 2008), levée de la réserve au statut de la Cour pénale internationale s’agissant des crimes de guerre (1er novembre 2009), renouvellement du mandat du Haut-commissariat aux droits de l’homme en Colombie (2011-2014, puis 2014-2018).

Situation économique

La Colombie s’est inscrite en 2015 dans un cadre macro-économique dominé par la chute des cours des matières premières (-17,4% en moyenne hors produits pétroliers), plus accusée encore dans le cas des hydrocarbures (-47,8% en moyenne annuelle pour le pétrole brut, à 48,67 Usd contre 93,17 en 2014). Or, le pétrole (1 million de barils/jour en moyenne en 2015) représente, selon les années, 50 à 55% des exportations, un tiers de l’investissement direct étranger et un sixième environ des recettes budgétaires de la Colombie. Conséquence directe de la chute des cours du pétrole, le peso colombien s’est déprécié en moyenne annuelle de 37,3% par rapport au dollar, alors qu’il avait affiché au cours des 4 années précédentes une assez grande stabilité (dépréciation moyenne de 1,6% par an).

La croissance du Pib s’est établie à 3,1% en 2015. Cette performance s’est accompagnée d’un reflux du taux de chômage (8,9% en moyenne annuelle contre 9,1% en 2014) et d’un recul de la pauvreté : le pourcentage de la population vivant dans la pauvreté (28,2%) est passé en-dessous de celui de la population appartenant à la classe moyenne (30,5%).
L’évolution de l’indice des prix à la consommation (IPC) est en 2015 l’un des points négatifs de l’économie colombienne. L’IPC s’est établi en fin d’année à 6,77% (3,7% en 2014 et 1,9% en 2013), au-delà de la cible d’inflation de la Banque de Colombie fixée à 3% (+/- 1 point de pourcentage). Par voie de conséquence, le salaire minimum a bénéficié au 1er janvier 2016 d’une augmentation de 7%. Deux raisons principales expliquent ce glissement des prix inédit depuis 2008 (+7,67%) : la transmission aux prix, par le canal des importations, des effets de la dépréciation du peso par rapport à la plupart des devises étrangères (hors real brésilien) ; les effets sur la production agricole du phénomène climatique El Niño dans le nord de la côte pacifique de l’Amérique latine : les prix des aliments ont ainsi connu une hausse annuelle de 10,85%. L’alimentation a dès lors contribué à près de la moitié (3,06 points sur 6,77) de la hausse de l’IPC, les deux autres grands contributeurs étant le logement (1,69 points) et le transport (0,71 points).

Face au recul des prix du pétrole, les recettes du gouvernement central dans ce secteur sont passées en un an de 2,6 à 1,2 points de PIB. Le déficit de l’Etat a été cependant contenu à 3% du PIB (2,4% en 2014), grâce notamment à de bonnes rentrées fiscales (en hausse de 8,2% ou +0,6 point de PIB, pour atteindre 105,9% de la cible définie dans le budget) et à une compression des dépenses courantes (-0,1 point de Pib) et d’investissement (-0,3 point de PIB). Le déficit du secteur public consolidé s’est pour sa part établi à 2,7% du PIB (1,8% en 2014), les comptes sociaux présentant un excédent de 0,4 points de PIB.
La dette publique a progressé d’environ 3,7 points de PIB à 43,7%. Si elle reste majoritairement domestique et libellée en monnaie locale, la dette publique externe augmente, (de 15 à 22,1% du PIB en un an). La notation souveraine reste inchangée (BBB pour S&P, Baa2 pour Moody’s et BBB pour Fitch). S&P a toutefois dégradé la perspective à négative en début d’année, les deux autres agences de notation restant pour le moment à « stable ».

L’évolution de la balance des biens et services est un autre facteur de préoccupation en 2015. La balance des biens et services présente un solde négatif de 12,97 Mds, plus que doublé par rapport à 2014 (6,04 Mds). En revanche, le déficit du compte courant évolue peu (6,4% du PIB en 2015), du fait d’une amélioration de la position de la balance des transferts (principalement les transferts des émigrés, en hausse de 14,4%) et d’une division par deux du déficit de la balance des revenus (de -12,6 Mds à -6 Mds).
Les réserves de change restent très élevées : à 46,3 Md USD fin février 2016, elles ne reculent que de 0,4 % sur un an et représentaient 10,3 mois d’importations fin 2015 (8,8% fin 2014).

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/colombie

Politique extérieure

Depuis son arrivée au pouvoir, le Président Santos a élargi les orientations diplomatiques de la Colombie, après des années durant lesquelles les préoccupations sécuritaires intérieures (guérillas, narcotrafic) cantonnaient le pays à une relation quasi-exclusive avec les Etats-Unis.

Au plan régional, M. Santos a rétabli les relations diplomatiques avec le Venezuela et l’Equateur, rompues du temps de son prédécesseur du fait de la présence, sur le territoire de ces pays, de bases arrières des FARC. Il a par ailleurs repris le dialogue politique au sein de l’UNASUR et de l’OEA, y compris sur des sujets liés au conflit colombien. Le pays, candidat à l’APEC, développe ses relations avec l’Asie-Pacifique. Cofondatrice avec le Pérou, le Chili et le Mexique en avril 2011 de l’Alliance pour le Pacifique (intégration souple sur une base économique libérale), la Colombie est très bien positionnée entre les trois Amériques (nord-sud et centre) et la façade asiatique.

Siégeant comme membre non-permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies pendant le biennium 2011-2012, la Colombie a confirmé son engagement pro-occidental (positions sur la Libye, les printemps arabes, l’Iran…) ainsi que sa capacité à assumer des responsabilités dans la lutte contre les menaces transversales (narcotrafic, blanchiment d’argent, terrorisme…), le pays restant l’un des premiers producteurs de cocaïne au monde. Le président Santos marque régulièrement sa volonté de faire évoluer le débat international sur les drogues.

Dans le domaine de la sécurité, la Colombie, soutenue par les Etats-Unis, souhaite coopérer avec l’OTAN : un accord a déjà été signé entre les deux parties en juin 2013 permettant l’échange d’informations classifiées. Cependant, les pays d’Amérique latine (Brésil et Mexique en tête) n’accueillent pas favorablement la perspective d’une extension éventuelle de la compétence géographique de l’OTAN.

Sur les enjeux internationaux, la Colombie cherche à peser dans les négociations sur le climat au sein du Dialogue de Carthagène et, depuis 2013, au sein du groupe AILAC (Alliance indépendante d’’Amérique latine et des Caraïbes), formé avec le Chili, le Costa Rica, le Guatemala, le Panama et le Pérou.

Bogota se rapproche aussi de l’Europe, comme en témoigne l’accord de libre-échange UE/Colombie entré en vigueur le 1er août 2013. L’UE est déjà très présente en Colombie avec une politique de coopération (crédits de 160M€ pour 2007/2013) ciblée sur l’appui au processus de paix, l’état de droit, la justice et les droits de l’homme, la compétitivité et le commerce. Enfin, à la suite de la demande colombienne, un accord-cadre de participation aux opérations de gestion de crises menées par l’UE a été conclu en juin 2014.

Les Etats-Unis, qui ont conclu un ALE avec la Colombie fin 2011, restent le premier fournisseur de la Colombie (27,6% de participation au total exporté avec des exportations en hausse de +14% sur la période), suivis par la Chine (17,2%) et le Mexique (9,4%).

Depuis fin 2013, le pays est entré dans une phase active d’adhésion à l’OCDE (visite du Secrétaire général José Angel Gurría à Bogota en octobre 2013).

Mise à jour : 07.11.16

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