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Les Nations unies et Chypre

Le 4 mars 1964, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 186, aux termes de laquelle il a recommandé la création de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP). La Force a été établie au niveau opérationnel le 27 mars 1964. A la suite des événements de juillet et août 1974, le Conseil de sécurité a adopté un certain nombre de résolutions qui ont modifié le fonctionnement de l’UNFICYP et ont élargi le mandat de la Force en la chargeant de tâches additionnelles liées, entre autres, au respect du cessez-le-feu.

Les lignes de cessez-le-feu s’étendent à travers l’île sur une distance d’environ 180 km. La zone tampon des Nations Unies a une largeur qui va de 20 mètres à 7 km. Elle représente à peu près 3% de la superficie de l’île. Le statu quo maintenu par l’UNFICYP dans la zone tampon est devenu un élément vital pour empêcher la reprise des hostilités. L’UNFICYP surveille constamment les lignes de cessez-le-feu et la zone tampon grâce à un réseau de postes d’observation et à des patrouilles. Les tâches de l’UNFICYP sont compliquées par l’absence d’un accord de cessez-le-feu formel. De ce fait, elle est confrontée à des centaines d’incidents chaque année. Les incidents les plus graves tendent à se produire dans des zones où les lignes de cessez-le-feu sont proches, notamment à Nicosie et ses banlieues.

Une autre fonction importante confiée à la Force est d’encourager la reprise des activités normales dans la zone tampon. Elle facilite ainsi la reprise des activités agricoles, assiste les deux communautés sur les questions liées à l’approvisionnement en eau et en électricité entre les deux zones, facilite les contacts normaux entre Chypriotes grecs et turcs et fournit des services d’urgence médicale à travers les lignes.

En l’absence d’un règlement politique à la question de Chypre, le mandat de la Force a été régulièrement prorogé. Tous les six mois, le Secrétaire général informe le Conseil de sécurité que, du fait de la situation sur le terrain et des événements politiques, la présence de l’UNFICYP demeure indispensable à la fois pour maintenir le calme dans l’île et pour créer les meilleures conditions possibles pour l’exécution de sa mission de bons offices. De son côté, le Conseil de sécurité proroge régulièrement le mandat de la Force pour une durée de six mois.

Depuis les événements de 1974, la situation à Chypre est restée calme malgré des recrudescences périodiques de la tension. Les deux camps ont, d’une façon générale, respecté le cessez-le-feu et le statu quo militaire. Mais le Secrétaire général des Nations unies a maintes fois souligné que le retour au calme et le maintien du cessez-le feu ne signifiaient pas la paix.

Le Secrétaire général est prié depuis 1964 d’user de ses bons offices à Chypre. Depuis lors, les Secrétaires généraux successifs et leurs représentants spéciaux ont essayé de dégager une formule qui rencontre l’agrément des Chypriotes grecs comme des Chypriotes turcs. Les années 1990 ont vu une intensification des efforts qui ont permis de mettre à jour les éléments essentiels pour un règlement global.

Entre 1999 et le début de 2003, des efforts supplémentaires ont conduit à l’organisation de rencontres sous les auspices du Secrétaire général, K. Annan.

La reprise des négociations depuis mai 2015 se fait sous l’égide du Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies, l’ancien Ministre des Affaires Etrangères Espen Barth Eide ; c’est une garantie qu’elles intègrent bien les paramètres convenus des Nations Unies : une fédération bicommunautaire et bizonale fondée sur l’égalité politique.

Mise à jour : 22.12.15

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