Accès rapide :

La France et la Chine

Brève

Chine - Déplacement de Matthias Fekl à Chengdu à l’occasion de la foire internationale de la Chine de l’Ouest (23 au 25 octobre 2014)

Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger, se rendra à Chengdu (Sichuan) pour participer à la 15ème foire internationale de la Chine de l’Ouest.

Présentation

Relations politiques

La reconnaissance de la Chine populaire le 27 janvier 1964 a constitué le point de départ des relations officielles entre la République populaire de Chine et la République Française. La France a ainsi été le premier grand pays occidental à nommer à Pékin un ambassadeur de plein exercice. La relation franco-chinoise est qualifiée de « partenariat global » depuis la déclaration conjointe du 16 mai 1997. Cette décision prise par la France en 1997, confirmée à chaque rencontre bilatérale de haut niveau, repose sur la conviction qu’un dialogue confiant avec la Chine est de nature à favoriser l’évolution du pays vers davantage de stabilité, de croissance et de liberté. La France et la Chine commémorent en 2014 le 50ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

Le partenariat global stratégique franco-chinois est nourri par un flux intense de visites bilatérales de haut niveau. Les Chefs d’Etat se rencontrent régulièrement, lors de visites d’Etat, de visites officielles ou en marge de grands sommets internationaux. Le Président de la République a effectué une visite d’Etat en Chine les 25 et 26 avril 2013 et la Premier Ministre s’y est rendu en décembre 2013. Le Ministre des Affaires étrangères a effectué plusieurs visites en Chine : en juillet 2012 à Pékin, en avril 2013 à Pékin et Shanghai, en septembre 2013 à Pékin, en février 2014 à Pékin, Fuzhou et Tianjin et en mai 2014 à Pékin, Hangzhou et Shanghai. Le ministre chinois des Affaires étrangères M. Wang Yi est venu en France les 30 et 31 octobre 2013. Le Président chinois, Xi Jinping, a effectué une visite d’Etat en France du 25 au 28 mars 2013. Un plan de coopération à moyen-long terme adopté à l’occasion de cette visite donne des orientations opérationnelles au partenariat franco-chinois.

La relation franco-chinoise se développe selon trois axes prioritaires :

  • renforcer le dialogue politique,
  • travailler au rééquilibrage des relations économiques dans un esprit de réciprocité
  • favoriser l’accroissement des échanges entre les sociétés civiles, notamment entre jeunes français et chinois.

Plusieurs mécanismes de dialogue structurent notre partenariat avec la Chine : le dialogue stratégique depuis 2001, le dialogue économique et financier de haut niveau depuis 2013. Le dialogue de haut niveau sur les échanges humains, acté lors de la visite d’Etat du Président Xi Jinping sera lancé prochainement.

L’intensité du dialogue politique se traduit par une coordination sur les grands sujets internationaux et globaux (changement climatique, gouvernance économique, financière et monétaire mondiale, crises régionales), au cœur de la relation franco-chinoise. Sur l’ensemble de ces sujets, la Chine est aujourd’hui un acteur incontournable. Cette coordination permet de mettre à profit nos convergences dans les grandes enceintes internationales et d’approfondir nos discussions sur nos points de divergence.

Sur le plan bilatéral, le développement du partenariat global stratégique franco-chinois se traduit par l’approfondissement de coopérations économiques et industrielles structurantes, notamment dans les secteurs de l’aéronautique et du nucléaire civil, dans lesquels de véritables partenariats ont été développés.

Ces coopérations sont conduites sur la base des principes de réciprocité et de bénéfices mutuels. La relation franco-chinoise se développe également dans de nouveaux domaines prometteurs, comme l’environnement et le développement durable, l’agro-alimentaire, la santé et les services financiers.

Site internet de l’Ambassade de France en Chine


Relations économiques

Notre relation économique et commerciale avec la Chine est marquée par un fort déséquilibre. Le déficit commercial atteint, en 2013, 25,8 milliards d’euros. La Chine est, devant l’Allemagne, notre premier déficit commercial bilatéral. Notre part de marché en Chine (données chinoises) est de 1,18% en 2013 contre environ 4,8% pour l’Allemagne, 0,85% pour le Royaume-Uni et 1,03 % pour l’Italie. La Chine est notre 5e fournisseur (devant les Etats-Unis et le Royaume-Uni) et détient une part de marché en France de 7 %, avec des pointes sur les marchés de l’habillement et du cuir, où elle se place au premier rang avec une part de 29,3%, et de l’électronique (21,9 %).

Cette évolution contrastée de notre commerce bilatéral ne doit pas faire oublier les nombreux succès enregistrés par les entreprises françaises en Chine et les perspectives encourageantes données par les nouveaux secteurs de coopération économique (environnement et développement durable, secteur financier, agro-alimentaire…). Notre présence économique et commerciale dans le pays s’appuie sur près de 1400 entreprises françaises. Ces bonnes performances participent au rééquilibrage des relations économiques et commerciales bilatérales et pourraient être dynamisées par une plus grande ouverture de la Chine, notamment s’agissant de l’accès au marché (marchés publics notamment) et en matière de protection de la propriété intellectuelle, sujets sur lesquels nous attendons davantage de réciprocité.

Les "grands contrats" continuent d’occuper une place importante dans nos relations économiques bilatérales, à l’image des succès remportés par Airbus, Eurocopter ou, dans le domaine du nucléaire civil, par Areva. La coopération franco-chinoise dans le domaine nucléaire est l’illustration d’un partenariat industriel de long terme que la France et la Chine ont su bâtir. Ce partenariat a été à nouveau renforcé en 2010 par la décision des chefs d’Etat d’établir un partenariat global couvrant l’ensemble des étapes du cycle du combustible nucléaire. Depuis plus de vingt ans, l’industrie française (AREVA, Alstom, EDF) a pris une part prépondérante dans la réalisation d’un parc de centrales nucléaires civiles chinoises (centrales de Daya Bay, Ling Ao). La construction de deux centrales EPR à Taishan a permis de renforcer ce partenariat dans la durée. Notre coopération historique avec la Chine dans ce domaine s’appuie sur l’excellence de l’offre française, tant en terme de performances que de sécurité des installations. La sûreté est l’un des piliers de cette coopération.

Les investissements des entreprises françaises en Chine passent notamment par la réalisation de sociétés conjointes. De nombreuses entreprises françaises se sont lancées dans de tels partenariats, à l’image d’Alstom, de Michelin, Veolia, Citroën ou Lafarge. Les investissements des entreprises françaises en Chine constituent ainsi une composante de plus en plus importante de notre relation économique.

La présence des investissements chinois en France est en progression. Ils représentent aujourd’hui un stock d’environ 3,5 milliards d’euros et emploient près de 15 000 personnes. La France souhaite promouvoir et accompagner le développement des investissements chinois dès lors qu’ils sont créateurs d’emplois et de croissance.


Coopération culturelle, scientifique et technique

Coopération scientifique et technologique

La coopération scientifique et technologique, encadrée par l’accord intergouvernemental du 21 octobre 1978, est aujourd’hui centrée sur plusieurs domaines prioritaires que la XIIIème Commission mixte franco-chinoise sur la coopération scientifique et technologique a définis en mai 2011 (développement durable, biodiversité et gestion de l’eau, énergie, sciences de la vie, etc.).

Elle est également caractérisée par un accord de coopération en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses émergentes signé entre les gouvernements français et chinois en 2004. L’Institut Pasteur de Shanghai, lancé en collaboration avec l’Académie des Sciences de Chine, a été inauguré à cette occasion. Il constitue, avec le Laboratoire franco-chinois d’Informatique, d’Automatique et de Mathématiques Appliquées (LIAMA) situé à Pékin et fruit d’un partenariat entre l’Académie des Sciences de Chine et l’INRIA, des modèles d’excellence pour la recherche. Plus de 2000 chercheurs des deux pays issus de 300 laboratoires coopèrent actuellement au sein d’une trentaine d’établissements publics franco-chinois de recherche.


Coopération culturelle et artistique

Dans le domaine des échanges artistiques et culturels, le festival artistique annuel « Croisements » qui, depuis 2006, pérennise le succès des années culturelles croisées de 2004 et 2005, permet d’approfondir la connaissance de nos cultures et d’offrir d’une image renouvelée de la France, faite non seulement de culture et d’arts mais également de modernité et de technologie.

Rassemblant déjà plus de 500 000 spectateurs en 2012, l’édition 2013 qui a proposé 91 évènements dans 25 grandes villes de Chine a atteint le million de spectateurs. Sont mis à l’honneur les projets novateurs, comme le nouveau cirque, la danse contemporaine et des mises en scène inédites, ainsi que les coproductions artistiques franco-chinoises (plus de 150 partenaires culturels chinois ont été associés à l’édition 2013). Notre coopération culturelle s’appuie sur l’accord intergouvernemental de septembre 2002, renouvelé en avril 2013 à l’occasion de la visite du Président de la République.


Coopération universitaire et linguistique

Dans le domaine universitaire, un programme conséquent de bourses du gouvernement français, comme le programme « France Excellence », l’ouverture de filières de formation d’excellence en partenariat, tels que l’École centrale de Pékin ou le collège aéronautique sino-européen de Tianjin, et la conclusion de nouveaux partenariats devraient être les moteurs de croissance des échanges éducatifs franco-chinois dans les prochaines années.

En l’espace de dix ans, le nombre d’étudiants chinois en France a été multiplié par dix, passant à près de 30000 étudiants inscrits dans un établissement du supérieur. Les étudiants chinois constituent ainsi le deuxième contingent d’étudiants étrangers en France. Par ailleurs, « Club France » réseau des anciens étudiants chinois en France, créé en 2008 à l’initiative de l’Ambassade de France en Chine, compte près de 15000 adhérents et 6000 membres actifs.

La coopération linguistique a été marquée en 2011-2012 par l’Année linguistique croisée franco-chinoise, qui reflète le désir partagé par nos deux pays d’apprendre la langue et la culture de l’autre et a permis de renforcer la connaissance mutuelle de nos sociétés. En 2013-2014, 37 000 élèves français étudient le chinois dans le secondaire et 17000 dans le supérieur. Le chinois est la 5ème langue la plus enseignée en France. Réciproquement, on compte en Chine près de 100 000 apprenants de français. En outre, on dénombre 32 sections internationales de chinois en France en 2013 et l’ouverture de 8 sections internationales de français est programmée en Chine à la rentrée 2014.

Suite à la signature d’un accord en mars 2013 entre le Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP) et la « National Education Examinations Authority » (NEEA), les certifications officielles françaises DELF/DALF (Diplôme d’étude de langue française/Diplôme approfondi de langue française) sont présentes en Chine depuis fin 2013. Par ailleurs, le réseau des 13 Alliances françaises en Chine continentale rassemble plus de 38000 apprenants.


Coopération en matière d’environnement et de développement durable

Notre coopération en Chine vise également à défendre nos positions dans les grandes enceintes internationales et dans les négociations avec nos partenaires, ce à quoi contribuent nos actions en matière d’environnement, dont les priorités sont le changement climatique, le développement urbain durable et les questions de l’eau.

L’Agence française de développement (AFD) intervient en Chine depuis 2004, dans le cadre d’un partenariat avec le ministère chinois des Finances et la Commission nationale du développement et des réformes. Son action vise à accompagner la transition du pays vers une économie sobre en carbone et respectueuse de l’environnement et alimenter les partenariats bilatéraux en valorisant l’expertise et le savoir-faire des acteurs français. Depuis 2004, 20 projets ont été menés pour un total de 1.029 millions d’euros d’autorisations (prêts souverains aux conditions du marché depuis 2011) et deux nouveaux projets sont actuellement mis en oeuvre dans les provinces du Heilongjiang et du Fujian.


Coopération décentralisée

La France et la Chine ont fait le choix, depuis les 1ères Rencontres de la coopération décentralisée franco-chinoise à Wuhan en 2005, d’approfondir les liens tissés entre leurs collectivités, notamment en ce qui concerne la mise en place de politiques urbaines propres et durables adaptées à de nouveaux modes de vies.

Aujourd’hui, 70 collectivités territoriales françaises sont engagées en Chine, recouvrant plus de 150 projets menés avec 90 collectivités chinoises partenaires dans des secteurs clef du développement territorial (culture, université, recherche, économie…). 15 grandes collectivités territoriales françaises ont ouvert un bureau de représentation en Chine. La coopération décentralisée avec la Chine monte progressivement en puissance, et contribue au développement économique de nos collectivités territoriales, mais également à la coopération culturelle et universitaire entre la France et la Chine. Il est prévu que les 4èmes rencontres de la coopération décentralisée franco-chinoise soient organisées à Strasbourg en novembre 2014.


Mise à jour : 09.09.14

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014