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Présentation

Données générales

Source des données chiffrées : Ambassade de France au Chili, ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, PNUD, revue The Economist, FMI, Banque mondiale.

Nom officiel : République du Chili
Chef d’Etat : Mme Michelle Bachelet

Données géographiques

Superficie : 755 776 km²
Capitale : Santiago du Chili
Villes principales : Santiago, Valparaiso, Concepción, Antofagasta
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso (1000 pesos = 1,48 € au 1er avril 2015)
Fête nationale : 18 septembre

Données démographiques

Population : 17,57 millions
Densité : 23 habitants/km2
Taux de croissance démographique : 0,88 %
Espérance de vie : 81,7 ans
Taux d’alphabétisation 98,55 %
Religion(s) : catholicisme romain 88%, églises protestantes 11%
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,83 (42e rang sur 177)

Données économiques (2015)

PIB : 265 Mds USD
PIB ppa par habitant : 15198 USD
Taux de croissance : 2,3 % (estimation 2015, contre 1, 9% en 2014 et 4,3% en 2013)
Taux de chômage : 6,4 %
Taux d’inflation : 4,4 %
Déficit budgétaire : 0,69 % du PIB
Balance commerciale : 8 605 M USD
Principaux clients : Chine, Etats Unis, JaponPrincipaux fournisseurs : Etats Unis, Chine, Etats Unis, Brésil

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • Agriculture : 3,23 %
  • Industrie : 35,10 %
  • Services : 61,67 % Exportations de la France vers le Chili : 655 M€ Importations françaises depuis le Chili : 1031 M€

Informations sur la communauté française du Chili

Consulat (s) de France : section consulaire de l’Ambassade, consulats honoraires à Antofagasta, La Serena, Valparaiso - Viña del Mar, Concepción, Temuco, Osorno et Punta Arenas
Communauté française : 10936 inscrits
Communauté chilienne en France : estimée à 15 000 personnes

Politique intérieure

Institutions

  • Constitution de 1980, révisée en août 2005.
  • Pouvoir exécutif : régime présidentiel. Le président de la République est élu au suffrage universel direct (deux tours), pour un mandat de quatre ans (depuis septembre 2005). Il ne peut pas constitutionnellement prétendre à un deuxième mandat consécutif. Il nomme les membres du gouvernement. Le président de la République ne peut pas dissoudre le Congrès national. Le gouvernement n’est pas responsable devant le Congrès national.
  • Le pouvoir législatif est bicaméral. Le Parlement, appelé Congrès National, est constitué du Sénat (la chambre haute) dont les 38 membres sont élus au suffrage universel pour huit ans et de la Chambre des députés (la chambre basse), dont les 120 députés sont élus pour quatre ans au suffrage universel. La révision constitutionnelle d’août 2005 a supprimé deux catégories de sénateurs : les 9 membres nommés (deux anciens membres de la Cour suprême, un ancien contrôleur général de la République, un ancien chef d’état-major de chacune des trois armes, un ancien recteur d’université et un ancien ministre) et les anciens présidents de la République (qui étaient sénateurs à vie s’ils avaient été en poste pendant 6 années).
  • Pouvoir judiciaire : Cour suprême (un président et 20 juges).

Principaux pactes et partis politiques

  • Nueva Mayoria (Nouvelle Majorité) – Alliance de partis de la Concertation : Parti démocrate-chrétien (DC), Parti pour la démocratie (PPD), Parti socialiste (PS), Parti radical social-démocrate (PRSD), et d’autres partis de gauche, notamment le Parti communiste (PC), le Movimiento amplio social (MAS) et la Izquierda ciudadana (IC)
  • « Chili vamos », ex-Alianza - Coalition de partis de droite : Renovación nacional (Renouveau national - RN) et Union démocrate indépendante (UDI)
  • PRO : Parti progressiste

Situation politique

Michelle Bachelet a été élue en décembre 2013 Présidente pour la deuxième fois avec 62% des voix. Sa campagne a suscité de très fortes attentes, notamment des étudiants qui manifestent depuis 2011 pour obtenir la gratuité de l’enseignement supérieur. Le programme de la « Nouvelle majorité » promet de combler le « déficit social » chilien et repose à ce titre sur trois piliers principaux : une réforme en profondeur du système éducatif, une nouvelle constitution se substituant à celle issue du pinochétisme, ainsi qu’une réforme fiscale destinée à financer l’éducation. Des évolutions sont également recherchées dans le secteur des retraites (hausse du minimum vieillesse, fonds de pension étatique notamment) et du système public de santé. Dans la mise en œuvre de son programme, Michelle Bachelet, qui détient la majorité dans les deux chambres du Parlement, se heurte toutefois au caractère relativement hétérogène de sa majorité.

Les avancées obtenues sont significatives. A son actif, et pour ce qui est de sa réforme prioritaire dans le domaine de l’éducation, la Présidente peut en effet faire valoir un début de mise en place de la gratuité dans les études secondaires et supérieures (une trentaine d’universités). Plusieurs textes modifiant substantiellement le fonctionnement de la vie publique ont également été adoptés (fin du très controversé scrutin binominal ; vote des lois dites "des partis" et de "renforcement de la démocratie" visant à moraliser la vie publique). Les réformes économiques et de société progressent, malgré un contexte difficile (réforme du système fiscal voté en 2015 pour gagner trois points de PIB ; profonde refonte en cours du droit du travail destinée à renforcer le poids des syndicats ; mise en place de l’équivalent du PACS…). Enfin, une large consultation nationale a été engagée en faveur de l’adoption d’une nouvelle Constitution (celle-ci datant de l’ère Pinochet), visant notamment à permettre une meilleure reconnaissance institutionnelle des peuples autochtones et à approfondir la décentralisation de l’Etat.

Enfin, le projet de loi relatif à l’avortement thérapeutique est toujours en discussion et provoque de vives réactions, y compris au sein de la majorité.

Confrontée à une perte de popularité, dans un contexte marqué par des scandales de corruption et une croissance en perte de vitesse, la Présidente a remanié son gouvernement le 11 mai 2015 pour relancer son action. Le PPD et le PC sortent renforcés de ce remaniement.

Situation économique

Le Chili s’est imposé ces dernières années comme l’une des économies les plus dynamiques d’Amérique latine. Depuis une vingtaine d’années, le pays connaît une forte croissance économique (croissance moyenne du PIB de +4,5% entre 2001 et 2013). Quatrième économie sud-américaine derrière le Brésil, l’Argentine et la Colombie son PIB par habitant est le plus élevé de la région (15198USD/habitant). Enfin, son adhésion à l’OCDE en janvier 2010 témoigne de la bonne santé de son économie et d’une reconnaissance internationale de sa stratégie de libéralisation et de sa politique économique, caractérisée par une gestion rigoureuse de ses dépenses publiques et une forte ouverture sur l’extérieur.

Cette économie dynamique a toutefois subi un ralentissement important en 2014 (croissance de 1,9 %) du fait d’un retournement des investissements (anticipation du ralentissement de la croissance chinoise et correction des cours du cuivre) et d’un recul de la consommation intérieure, dans un contexte d’endettement croissant des ménages.

Economie libérale et ouverte sur l’extérieur, le Chili a conclu à ce jour 2accords de libre-échange qui le lient à 63 pays, ce qui lui permet de conforter ses positions commerciales et son rôle de plate-forme d’exportation en Amérique du sud, mais aussi vers la zone Asie-Pacifique. Si le Chili est un marché compétitif et exigeant, l’ouverture, la solidité et le dynamisme de son économie en font une destination attractive, aussi bien pour les exportateurs que pour les investisseurs. Plus de 2000 entreprises françaises par an exportent vers le Chili (dont plus de 50% de PME) et le nombre de filiales françaises implantées dans le pays a été multiplié par trois en vingt ans (192 implantations à ce jour dans tous les secteurs d’activité).

Le bilan chilien comporte cependant quelques fragilités, en particulier sa dépendance énergétique, ce qui conduit le gouvernement à redéfinir sa matrice en termes de production et d’approvisionnement.

Politique extérieure

Depuis le rétablissement de la démocratie, le Chili s’est employé à normaliser ses relations avec ses voisins, malgré la persistance de certaines tensions. Les relations avec le Pérou et la Bolivie restent marquées par le souvenir de la guerre du Pacifique (1879-84) : le 27 janvier 2014, la CIJ a pris une décision mettant fin au litige frontalier avec le Pérou, qui laisse au Chili une grande partie de ses ressources halieutiques ; la Bolivie a également saisi, en mars 2013, la CIJ pour trancher la querelle séculaire du problème de l’accès de la Bolivie à la mer. Par un arrêt du 24 septembre 2015, la Cour s’est reconnue compétente pour connaître de la requête bolivienne d’obligation de négocier de bonne foi un accès souverain à la mer, sans pouvoir préjuger des résultats de ces négociations. Le Chili a, quant à lui, saisi la CIJ en juin 2016 afin de faire reconnaitre le statut international au fleuve Silila qui prend sa source en Bolivie et parcourt le nord du Chili.

Actif sur la scène internationale, le Chili s’engage en faveur du renforcement du multilatéralisme, du libre-échange, mais aussi de la régulation de la mondialisation, de la diversité culturelle et des droits de l’homme (membre du CDH depuis 2008). Sous la présidence de M. Ricardo Lagos, le Chili a dénoncé l’intervention américaine en Irak. Il a été le premier pays latino-américain à participer à la force intérimaire envoyée en Haïti après le départ du Président Aristide, avec le déploiement d’un contingent chilien de quelque 500 soldats, sous mandat de l’ONU. Le Président Piñera a effectué un déplacement en Israël et en Palestine (reconnue dès janvier 2011) en mars 2011. Enfin, le Chili a siègé au Conseil de Sécurité de l’ONU de janvier 2014 à décembre 2015.

Le Chili entretient en outre de bonnes relations avec la Colombie et l’Équateur. Il a assumé la première Présidence pro tempore de l’UNASUR (l’Union des Nations sud-américaines) et joué un rôle positif dans l’apaisement des tensions en Bolivie, lors de la crise bolivienne d’août-septembre 2008 (convocation d’une réunion d’urgence des 9 pays membres et déclaration de la Moneda du 16 septembre). Il participe en tant qu’ « accompagnateur » les négociations de paix en cours entre le gouvernement colombien et les FARC. Si le Chili s’est abstenu de s’engager pleinement dans une logique d’intégration commerciale régionale (il n’est que membre associé du Mercosur depuis 1996 et de la CAN depuis juin 2007), il s’est fortement impliqué dans l’Alliance Pacifique créée en janvier 2007 à Cali (Colombie) à la suite d’une initiative du président péruvien Alan Garcia, qui connait un développement rapide et substantiel et à laquelle la France est devenue membre observateur en 2013. La Présidente Bachelet a fait du rapprochement entre l’Alliance du Pacifique et le Mercosur fondé sur la « convergence dans la diversité », une priorité de sa politique étrangère : le président argentin Mauricio Macri a été l’invité spécial de la présidence chilienne de l’Alliance du Pacifique lors du XIème Sommet des Chefs d’Etat le 1er juillet 2016 au Chili.

Le Chili entretient d’étroites relations avec les États-Unis (1er pays investisseur) et la zone Asie-Pacifique (1er client). Il est membre de l’APEC depuis 1994 et a signé le 5 octobre 2015 le Traité de Partenariat Transpacifique.
La conclusion d’un Accord d’Association en 2002 a marqué une étape importante dans le développement des relations UE/Chili. Ambitieux et novateur au moment de sa signature, cet accord doit prochainement être modernisé afin de l’adapter aux préoccupations actuelles et à niveau d’ambition plus élevé quant à la libéralisation des échanges commerciaux.

Mise à jour : 01.07.16


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