Présentation de Cap Vert

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Cap-Vert
Chef de l’Etat : M. Jorge Carlos Fonseca depuis le 9 septembre 2011.
Chef du Gouvernement : José Ulisses Correia e Silva

Données géographiques

Superficie : 4 033 km2
Capitale : Praia
Villes principales : Praia, Mindelo, Assomada
Langue (s) officielle (s) : Portugais
Langue (s) courante (s) : Portugais, Créole
Monnaie : Escudo cap-verdien (1 euro = 110 escudos)
Fête nationale : 5 juillet (proclamation de l’indépendance en 1975)

Données démographiques

Population : 520 500 habitants (Banque Mondiale, 2015)
Densité : 129,2 habitant/km² (2015), densité à Santiago 300 habitant/km² (Près de 300 000 habitants sur moins de 1000 km²)
Espérance de vie : 73,1 ans en 2014 (Banque Mondiale)
Taux d’alphabétisation : 85%
Religion (s) : Catholicisme (92%), protestantisme (7%), Islam (1%)
Indice de développement humain : 126ème sur 189 pays (Doing Business de la Banque Mondiale en 2015)

Données économiques

PIB : 1,7 milliard de dollars (Banque Mondiale, 2016)
PIB par habitant : 13 662 $ (Banque Mondiale, 2016)
Taux de croissance : 1% en 2013 ; 0,6% en 2014, 1,1% en 2015, 4 % en 2016 (Banque Mondiale)
Taux d’inflation (2016) : -1,5 % (Banque Mondiale)
Taux de chômage (16,8% en 2013 et près de 32% pour les jeunes)
Principaux clients : Portugal, Espagne, Pays-Bas, Sénégal, Togo (Comtrade, 2015)
Principaux fournisseurs : Portugal, Pays-Bas, Espagne, Chine, Brésil (Comtrade, 2015)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2015 (Banque Mondiale)

  • agriculture : 9 %
  • industrie : 19 %
  • services : 72 %

Exportations de la France vers le Cap-Vert : 40 M€ en 2016 (Douanes françaises)
Importations françaises depuis le Cap-Vert : 155 000 € en 2016 (Douanes françaises)
Stock IDE France au Cap-Vert : 7,57 M€ (2015)

Communauté cap-verdienne en France : 100 000 (estimation)

Site : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/cap-vert

Composition du gouvernement issu des élections législatives du 20 mars 2016

M. José Ulisses CORREIA E SILVA : Premier-ministre, ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Régionalisation
M. Olavo CORREIA : Ministre des Finances et de l’Administration Publique
M. José GONÇALVES : Ministre de l’Économie et de l’Emploi
M. Paulo Augusto ROCHA : Ministre de l’Administration Intérieure et des Transports routiers
M. Luís Filipe TAVARES : Ministre des Affaires étrangères et des Communautés, Ministre de la Défense
M. Fernando Elísio FREIRE : Ministre des Affaires parlementaires, présidence du Conseil des Ministres et Sports.
Mme Janine LELIS : Ministre de la Justice, du Travail et du Processus électoral
Mme Maritza ROSABAL : Ministre de l’Éducation, de la Famille, de l’Inclusion Sociale, de l’Enseignement Supérieur et de la Science
M. Abraão VICENTE : Ministre de la Culture, des Industries créatives et de la Communication sociale
M. Arlindo DO ROSARIO : Ministre de la Santé et de la Sécurité Sociale
M. Gilberto CORREIA E SILVA : Ministro de l’Agriculture et de l’Environnement, Sécurité alimentaire, Eau et assainissement.
Mme. Eunice SILVA : Ministre des Infrastructures, de l’Aménagement du Territoire et du Logement

Présence française

Site internet de l’ambassade : www.ambafrance-cv.org
Représentation française : Ambassade de France à Praia (poste à présence diplomatique) et trois agences consulaires dans les villes de Mindelo (île de Sao Vicente), Santa Maria (île de Sal) et de Sal Rei (île de Boa Vista).
Communauté française au Cap-Vert : 339 inscrits au registre au 31 décembre 2016 (estimation de 76 000 touristes français par an en 2016, +10% par rapport à 2015).

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Depuis son indépendance en 1975, le pays est gouverné dans la stabilité. Après quinze ans de régime d’obédience marxiste dirigé par un parti unique, le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV) est né en 1980 de l’éclatement du Parti africain de l’indépendance de la Guinée-Bissao et des îles du Cap-Vert (PAIGC) suite au coup d’Etat en Guinée Bissao.

Le multipartisme a été institué en 1990. La transition s’effectue pacifiquement avec la victoire du Mouvement pour la démocratie (MPD). Reconduit en 1995, le MPD perd les élections de 2001, face au PAICV : M. Pedro Pires est élu à la présidence (avec 12 voix d’écart sur un total de plus de 150 000 suffrages exprimés) et M. José Maria Neves, secrétaire général du PAICV, est nommé Premier ministre.

M. Pedro Pires est réélu en février 2006 face à l’ancien Premier ministre Carlos Veiga, le PAICV conservant la majorité à l’Assemblée nationale.
Suite aux élections législatives de février 2011, le PAICV conserve la majorité absolue. Mais l Jorge Carlos Fonseca (MPD) remporte, le 21 août 2011, le second tour de l’élection présidentielle cap-verdienne avec 54% des voix. Il devient ainsi le quatrième président de la République du Cap-Vert.

Les élections législatives de mars 2016 puis les municipales de septembre confirment la popularité du MPD, dont le vice-président (et Maire de Praia), M. Ulisses Correia e Silva, devient Premier ministre.
Le 2 octobre 2016, le président Jorge Carlos Fonseca, est réélu pour un deuxième et dernier mandat, avec 74% des voix.

Situation économique

L’archipel cap-verdien, isolé et disposant de très peu d’eau douce, est largement dépendant de l’extérieur.

Son PIB (1,6Md$ en 2016) est dominé par le tourisme et le commerce d’importation. Le secteur primaire (9 % du PIB) tend à se développer mais demeure loin de satisfaire les besoins domestiques : ne disposant que de 10% de terres arables, le Cap-Vert importe 85% de ses besoins alimentaires. L’industrie (19 % du PIB) est à la recherche de débouchés extérieurs pour des activités de sous-traitance (secteurs aéronautique et pharmaceutique notamment). Le secteur des services (72 % du PIB) est porté par le tourisme et les services financiers.

Le Cap-Vert a su s’imposer comme l’un des pays les plus dynamiques de la région.

Cet essor a néanmoins été fortement obéré par la crise économique et les difficultés des principaux partenaires européens du pays (en particulier Portugal et Espagne). La bonne tenue du secteur touristique a permis au pays d’échapper à la récession. Depuis 2009, la conjugaison de dépenses de soutien à l’activité économique et de recettes limitées par le ralentissement de la croissance s’est traduite par un déficit budgétaire important. En 2015, la dette publique atteint 133 % du PIB.

Toutefois, cet endettement est jugé soutenable par le FMI et la Banque mondiale dans la mesure où il s’appuie sur des financements concessionnels de long terme et un flux toujours important d’entrées de devises.

Politique étrangère

L’appartenance à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) constitue une composante importante de la politique extérieure du Cap-Vert, seul pays insulaire de la région. Malgré sa taille modeste, le Cap-Vert mène une diplomatie active et ambitieuse et affirme sa vocation à être une passerelle entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques.

Le pays abrite l’Institut de recherche internationale sur l’intégration régionale et les transformations sociales de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (CEREEC).

Le Cap-Vert a signé en décembre 2010 avec les gouvernements de l’Espagne et du Portugal ainsi que les gouvernements régionaux des Açores, des Canaries et de Madère, la déclaration commune portant création de la Macaronésie, espace politique et de coopération régionale renforcée : outre ses bénéfices directs pour les quatre archipels, il vise à ancrer davantage le Cap-Vert à l’Union européenne et à améliorer son accès à l’Afrique occidentale.

Le Cap-Vert a été choisi pour être l’un des deux pays tiers pilotes, avec la Moldavie, pour la mise en place d’un partenariat pour la mobilité avec l’Union européenne. L’accord est entré en vigueur en décembre 2014.

Si le Cap-Vert cherche à diversifier ses appuis extérieurs (Union européenne, Etats-Unis, Chine, Afrique du Sud), son appartenance au monde lusophone demeure déterminante. Il a par ailleurs adhéré à la Francophonie en décembre 1996.

Mise à jour : 10.06.17

Informations complémentaires

PLAN DU SITE