Présentation

Relations politiques

La France et le Cap-Vert entretiennent des relations suivies, sur le plan bilatéral et via le partenariat spécial entre l’Union européenne et le Cap-Vert. Un dialogue politique régulier s’est établi entre les deux pays, qui entretiennent également des relations de coopération en matière de développement et de gestion des flux migratoires (signature d’un accord bilatéral en novembre 2008). Le Cap-Vert dispose d’une ambassade à Paris depuis 1996.

La francophonie progresse également dans ce pays (obligatoire dès le secondaire depuis 2013), qui se montre très ouvert à l’influence française. Dans le même temps, le Cap-Vert s’est rapproché de l’Union européenne, avec laquelle il a conclu en novembre 2007 un « partenariat spécial » concernant notamment les questions de sécurité. En 2015, la France s’est impliquée dans le processus de préparation du contenu du futur Partenariat Union Européenne - Cap-Vert pour la Sécurité et la Stabilité.

Visites

  • 2015 (7-10 nov) : le président de la République du Cap-Vert, M. Jorge Carlos Fonseca, a rencontré le groupe d’amitié de l’Assemblée Nationale, mais sa visite était surtout destinée à rencontrer la diaspora.

-2013 (21 janvier) : entretien à Paris entre le président de la République du Cap-Vert, M. Jorge Carlos Fonseca et Mme Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la Francophonie.

2013 (4-6 février) : visite au Cap-Vert de la sénatrice UMP Joëlle Garriaud-Maylam. Elle est reçue par le Maire de Praia, M. Ulisses Correia e Silva, le Secrétaire d’Etat, M. Jose Louis Rocha, le Président de l’Assemblée Nationale, M. Basilio Ramos et le Président de la République, M. Jorge Carlos Fonseca.

2013 (9-11 mars) : visite à Paris du Maire de Praia, M. Ulisses Correia e Silva. Il est reçu à la mairie du XV ème arrondissement par M. Philippe Goujon, Député-Maire, et au Sénat par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.

2013 (8-13 mai) : visite en France de la Ministre cap-verdienne des Communautés, Mme Fernanda Fernandes. Elle se rend à Lyon, Marseille et Nice. Elle est reçue à Paris par Mme Hélène Conway-Mouret, Ministre déléguée, chargée des Français de l’étranger.

2013 (12-15 juillet) : visite au Cap-Vert du député des Français de l’étranger, M. Pouria Amirshahi. Il est reçu par le Secrétraire d’Etat, M. ROCHA et par le Maire de Praia et nouveau Président du MPD, M. Ulisses CORREIA e SILVA.

2013 (6-15 septembre) : participation du Cap-Vert aux Jeux de la Francophonie, à Nice.

2013 (10 octobre) : visite au Cap-Vert de M. Yannick Imbert, Directeur général de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration). M. Imbert a été reçu à Praia par Mme Fernanda Fernandes, Ministre cap-verdienne des Communautés.

2013 (14-16 novembre) : visite à Paris à l’occasion du 33ème Congrès de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) du Maire de Praia, M. Ulisses Correia e Silva. Il est reçu à la mairie du XVème arrondissement par M. Philippe Goujon, Député-Maire, et au Sénat par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.

2013 (6-7 décembre) : visite à Paris à l’occasion du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique du Premier Ministre, M. José Maria Neves, du Ministre des Affaires Etrangères, M. Jorge Borges, et de la Ministre des Communautés, Mme Fernanda Fernandes.

Relations économiques

La France est un partenaire commercial de second rang pour le Cap-Vert. En 2014, les exportations françaises composées essentiellement de produits électroniques et alimentaires ont atteint 11 M€ (contre 9,4 M€ en 2013 et 10,3 M€ en 2012). La part de marché de la France atteint 1,6% (après avoir oscillé entre 2 et 3% au début des années 2000) et notre pays se classe 10ème fournisseur, loin derrière certains de nos partenaires européens (Portugal, Espagne, Pays-Bas). Les importations françaises demeurent symboliques (155 000 € en 2014).

L’étroite corrélation des cycles économiques cap-verdiens et européens – l’UE est le premier investisseur sur l’archipel - s’est notamment traduite par un recul net des IDE depuis 2008. Les flux d’IDE au Cap-Vert qui avaient atteint un plus haut historique en 2008 (209 MUSD) ont significativement baissé depuis : 120 MUSD en 2009, 112 en 2010, 105 en 2011, 58 en 2012 et 45 MUSD en 2013.

L’économie cap-verdienne demeure l’une des plus ouvertes aux investissements étrangers en Afrique subsaharienne. Le stock d’IDE au Cap-Vert atteint près de 1 400 M$ soit 70% du PIB du pays contre 15% en moyenne en Afrique de l’Ouest. Ces investissements interviennent notamment dans le secteur touristique et immobilier mais également dans les télécommunications, la santé, l’énergie, l’eau et l’assainissement. Les principaux investisseurs sont le Portugal, l’Espagne et la Chine.

La présence française est le fait de particuliers qui créent leurs propres sociétés dans le secteur des services (gestion d’entreprises, tourisme). Il convient cependant de noter le récent intérêt d’entreprises françaises pour les opportunités d’investissement en infrastructures : Thomson Broadcast a par exemple remporté fin 2014 l’appel d’offres pour le déploiement de la TNT sur l’archipel.

L’Agence française de Développement (AFD) intervient au Cap-Vert depuis son indépendance, en faveur du secteur des infrastructures (équipements municipaux, eau, assainissement, électricité) et du secteur bancaire. Depuis le passage du Cap-Vert au statut de pays à développement moyen en 2008, l’AFD peut de nouveau consentir des prêts souverains : 10 M€ en 2009 dans le secteur de l’eau (adduction d’eau potable et assainissement) à Santiago ; 22,2M€ en 2011 sur des unités de dessalement à Sao Vicente et à Sal. Enfin, en décembre 2014, un prêt de 26 M€ a été accordé à l’Etat pour le renforcement des capacités de production électrique sur l’île de Sal et l’optimisation de l’incorporation des énergies renouvelables dans le réseau électrique. Le niveau de développement atteint par le Cabo Verde accroît également les opportunités de financement à des contreparties privées ou publiques sans garantie de l’Etat (concours « non souverains ») : 10 M€ accordés en 2009 à trois banques commerciales pour le refinancement de prêts consentis à des municipalités ; première ligne de crédit de 5 M€ signée par PROPARCO en 2011.

S’agissant de la coopération militaire et de défense, l’appui de la France se concentre sur l’accompagnement des forces armées cap-verdiennes dans leur volonté d’intégration régionale, en particulier au sein de la brigade en attente de la CEDEAO. Il se concrétise notamment par l’enseignement du français au profit des militaires, en s’appuyant sur les structures de la coopération civile.

Mise à jour : 06.07.16

Informations complémentaires

PLAN DU SITE