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Présentation du Canada

Présentation

Données générales

Nom officiel : Canada
Nature du régime : monarchie constitutionnelle à régime parlementaire bicaméral, fédération de 10 provinces et trois territoires
Chef de l’Etat : la reine du Canada Elisabeth II est représentée par un Gouverneur général (M. David Johnston depuis le 1er octobre 2010).
Premier ministre : Justin Trudeau (Parti Libéral du Canada), depuis le 4 novembre 2015.

Données géographiques

Superficie : 9 984 670 km²
Capitale fédérale : Ottawa (1,24 million d’habitants)
Principales villes (2014) : Toronto (6,21 millions d’habitants), Montréal (4,13 millions), Vancouver (2,31 millions), Calgary (1,41 million), Ottawa-Gatineau (1,24 million), Edmonton (1,16 million)
Langues officielles du gouvernement fédéral : anglais et français (depuis 1969) ; Québec : français ; Nouveau-Brunswick : anglais et français ; autres provinces et territoires : anglais (plusieurs gouvernements provinciaux fournissent des services en français : Ontario, Nouvelle-Écosse, Manitoba, Île-du-Prince-Edouard).
Langues courantes (2011) : anglais (58 % de la population), français (23 %), autres (19%)
Monnaie : dollar canadien (1 CAD = 0,70€ au 19 novembre 2015)
Fête nationale : 1er Juillet (1867) « Fête du Canada »

Données démographiques

Population (estimation novembre 2015) : 35,86 millions d’habitants
Densité : 3,5 hab. / km²
Croissance démographique (estimation 2015) : + 1,0% vs 2014
Espérance de vie (2014) : 79 ans (H), 84 ans (F)
Taux d’alphabétisation : 99%
Religions (2011) : chrétiens 67,3% (dont catholiques 39,0%, protestants 16,0% orthodoxes 1,7%) ; musulmans 3,2% ; hindouistes 1,5% ; sikhs 1,4% ; bouddhistes 1,1% ; juifs 1%. Sans religion : 23,9%
Indice de développement humain IDH (2013) : 0,902 (8e/187)

Données économiques
PIB nominal (2014) : 1 887 Mds USD (1 671 Mds € - parité euro dollar septembre 2015)
PIB nominal par habitant (2014) : 50 271,1 USD (44 520 € - parité euro dollar septembre 2015)
Taux de croissance 2014 : 2,5% (prévision 2015 : 1,1%)
Taux de chômage (octobre 2015) : 7,0%
Taux d’inflation (septembre 2015) : 1,0%
Solde budgétaire (budget 2015-2016) : + 1,4 Mds CAD
Balance commerciale (2014) : + 13,4 Mds CAD

Principaux clients (2014) : États-Unis (76,8%), Chine (3,7%), Royaume-Uni (2,9%), Japon (2,0%)
Principaux fournisseurs (2014) : États-Unis (54,3%), Chine (11,5%), Mexique (5,6%), Allemagne (3,1%)
Principaux produits d’exportation (2014) : produits énergétiques (25%), biens et matériels industriels (16,1%), véhicules et pièces (13,6%), biens de consommation (10,8%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : agriculture (2%), industrie (27%), services (70%)
Exportations françaises vers le Canada (2014) : 5,5 Md € (biens et services)
Importations françaises du Canada (2014) : 5,4 Md € (biens et services)

Relations France-Canada

Consulats de France : Québec, Montréal, Toronto, Vancouver, Moncton.
Ambassadeur de France à Ottawa : M. Nicolas CHAPUIS (depuis février 2015).
Ambassadeur du Canada à Paris : M. Lawrence Cannon (depuis juillet 2012)
Communauté française au Canada (2013) : 83 000 inscrits, environ 150 000 personnes au total.
Communauté canadienne en France (2012) : 60 000 environ.

Politique intérieure

Généralités

Le Canada est une monarchie constitutionnelle. La reine Elisabeth II est représentée par un Gouverneur général, M. David Johnston, dont les pouvoirs sont symboliques et qui occupera ses fonctions jusqu’en 2017, année du 150ème anniversaire de la Confédération canadienne. Le système politique, régi par une constitution composée des deux lois constitutionnelles de 1867 et 1982 (Charte des droits et libertés), est une démocratie parlementaire de type britannique.

Le parlement est bicaméral. La Chambre des Communes est composée de 338 députés élus pour un maximum de 5 ans au scrutin uninominal à un tour (majorité absolue : 170 sièges). Le Sénat du Canada est composé de 105 sénateurs, nommés par le gouverneur général sur proposition du Premier ministre, et inamovibles jusqu’à leurs 75 ans.

Cinq partis fédéraux sont représentés à la Chambre des communes. Le Parti Conservateur (droite, issu de la fusion du Parti Progressiste-Conservateur et de l’Alliance Canadienne) et le Parti Libéral du Canada (centre) se disputent généralement le pouvoir. Après avoir incarné l’ « opposition officielle » au gouvernement Conservateur entre 2011 et 2015 suite à la cuisante défaite du Parti Libéral aux élections fédérales de 2011, le Nouveau Parti Démocratique (gauche) est de nouveau relégué à une lointaine troisième place suite aux élections fédérales du 19 octobre 2015. Aujourd’hui, la répartition des sièges s’établit comme suit :

  • Parti Libéral du Canada (Justin Trudeau), 184 sièges (39, 4% des voix aux dernières élections)
  • Parti Conservateur du Canada (dont le chef était le Premier ministre sortant Stephen Harper, qui a démissionné suite à la défaite de son parti aux dernières élections, l’intérim étant assuré par Rona Ambrose), 99 sièges (31,9 % des voix aux dernières élections)
  • Nouveau Parti Démocratique (Thomas Mulcair), 44 sièges (19,7 % des voix aux dernières élections)
  • Bloc Québécois (dont le chef, Gilles Duceppe, s’est fait battre dans sa circonscription et s’est retiré, l’intérim étant assuré par Rhéal Fortin), 10 sièges (4,7 % des voix aux dernières élections)
  • Parti Vert (Elizabeth May), 1 siège (3,4 % des voix aux dernières élections)

Le nouveau gouvernement majoritaire constitué par Justin Trudeau suite à sa victoire aux élections du Parti Libéral a été assermenté le 4 novembre 2015. La première session législative s’est ouverte le 3 décembre.

Provinces

Le Canada est une fédération composée de 10 provinces et de 3 territoires. Par ordre d’entrée dans la Fédération : Québec, Ontario, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick (1867), Manitoba (1870), Colombie-Britannique (1871), Ile-du-Prince-Edouard (1873), Territoires du Nord-Ouest (1874), Territoire du Yukon (1898), Alberta, Saskatchewan (1905), Terre-Neuve-et-Labrador (référendum de 1949), Territoire du Nunavut (1999). Chaque province, où la reine est représentée par un Lieutenant-gouverneur, est dotée d’un gouvernement aux pouvoirs étendus, responsable devant l’assemblée législative provinciale.

Premiers ministres provinciaux : Rachel Notley (néo-démocrate, Alberta), Christy Clark (libérale, Colombie-Britannique), Wade McLauchlan (libéral, Ile-du-Prince-Edouard), Greg Selinger (néo-démocrate, Manitoba), Brian Gallant (libéral, Nouveau-Brunswick), Stephen McNeil (libéral, Nouvelle-Écosse), Kathleen Wynne (libérale, Ontario), Philippe Couillard (Parti libéral du Québec – libéral / fédéraliste, Québec), Brad Wall (Parti saskatchewanais – centre-droit, Saskatchewan), Robert McLeod (Indépendant – Territoires du Nord-Ouest), Peter Taptuna (Indépendant – Territoire du Nunavut), Paul Davis (conservateur, Terre-Neuve-et-Labrador), Darrell Pasloski (Parti du Yukon – conservateur, Yukon).

Derniers développements

Les élections fédérales du 19 novembre ont vu le grand retour sur la scène politique canadienne du Parti Libéral de Justin Trudeau (fils de Pierre-Elliot Trudeau, Premier ministre du Canada de 1968 à 1984, avec une brève interruption en 1979), qui a déjoué tous les sondages en remportant la majorité absolue des sièges à la Chambre des Communes. Le message de changement et d’optimisme de Justin Trudeau l’a emporté sur les promesses de continuité du Premier ministre conservateur sortant Stephen Harper, au pouvoir depuis 10 ans.

Le gouvernement a été formé par Justin Trudeau le 4 novembre. Son programme, annoncé le 4 décembre 2015 lors du Discours du Trône, est centré autour d’une amélioration de la qualité de vie de la classe moyenne (baisses d’impôts, meilleurs services) de la classe moyenne, tout en faisant le pari d’une relance économique par des investissements dans des secteurs stratégiques. Justin Trudeau souhaite également incarner un gouvernement plus transparent et représentatif du Canada (réforme électorale annoncée et accent mis sur la diversité canadienne, avec des mesures en faveur des Premières nations, des immigrants et des réfugiés). Justin Trudeau se démarque également de son prédécesseur en favorisant les partenariats avec l’échelon provincial, notamment dans les domaines sociaux (plan santé) et environnementaux.

Les relations entre Québec et Ottawa devraient rester stables. En effet, si le Parti Libéral est traditionnellement centralisateur, le Premier ministre du Québec s’est félicité de la volonté du gouvernement libéral de travailler en concertation avec les provinces. Le Parti Libéral a remporté près de la moitié des sièges du Québec, qui est désormais représenté au gouvernement par 6 ministres.

Situation économique

Le Canada figure parmi les pays les plus développés de la planète, et a longtemps dominé le classement de l’Indice de Développement Humain (8e aujourd’hui).

Le pays est ouvert sur l’extérieur : les échanges de biens comptent pour près des trois-quarts du PIB. Le Canada possède des accords de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique (ALENA, 1994), Israël (1997), le Chili (1997), le Costa Rica (2002), l’AELE (2009), le Pérou (2009), la Colombie (2011), la Jordanie (2012), le Panama (2013), le Honduras et la Corée du Sud (2014). La négociation avec l’Union européenne de l’Accord économique et commercial global s’est achevée en septembre 2014. Des négociations sont en cours avec l’Inde et plusieurs autres pays.

Le Canada présente deux particularités :

  • il est immensément riche en matières premières (hydrocarbures, minerais, produits agricoles). Le Canada détient ainsi les troisièmes réserves mondiales de pétrole, en est le 6ème producteur. C’est le premier pays exportateur d’uranium. Ces matières premières représentent une part croissante des exportations du Canada ;
  • il est voisin de la première économie mondiale, les États-Unis, proximité encore renforcée par l’ALENA. Les trois quarts des exportations canadiennes sont destinées au marché américain. Les États-Unis détiennent plus de la moitié du stock d’investissements directs étrangers au Canada.

Le Canada possède plusieurs filières industrielles d’excellence. C’est en premier lieu le cas de l’aérospatiale (Bombardier), mais aussi des télécoms (Bell Canada, Blackberry, Rogers, Aastra), de l’informatique (ATI), de l’automobile (Magna), des bois et papiers (Résolu, Cascades), des biotechnologies, etc. Cependant, le manque de compétitivité, complété de problèmes spécifiques, a mis en difficulté des entreprises comme Blackberry et Bombardier.

Dans les années 1990, l’économie canadienne a renoué avec une croissance soutenue, un taux de chômage et une inflation maîtrisés. Les finances publiques fédérales avaient alors été assainies à la suite d’une décennie d’efforts budgétaires, accompagnés d’une profonde réforme de l’administration fédérale.

Sur la période 1998 - 2008, le Canada a enregistré les meilleurs résultats du G7 avec une croissance moyenne de 3,3%. Depuis 2008, le Canada a plutôt bien résisté à la crise. Un programme de stimulus de 40 milliards de CAD a été associé à des mesures d’austérité maintenant le déficit sous contrôle. Le Canada connait toutefois une réduction de sa croissance (en récession au premier semestre 2015, avec -0,1% de croissance au 2e trimestre 2015, après une contraction de 0,2% au 1er trimestre, elle repart à 2,3% au troisième trimestre) en raison du faible cours de vente de ses hydrocarbures. Son taux de chômage a baissé s’établissant à 7,0 % en octobre 2015. Le budget fédéral est structurellement excédentaire pour l’exercice budgétaire 2015-2016 (+ 1,4 Mds CAD), alors que les provinces, dont les budgets sont absorbés à 80% par l’éducation et la santé, se plaignent du déséquilibre fiscal au profit d’Ottawa. Cette bonne santé économique, qui se traduit effectivement par des finances publiques très saines, au niveau fédéral du moins (certaines provinces sont dans des situations sensiblement moins favorables : provinces maritimes, Québec et Ontario), cache de réelles disparités régionales et un basculement vers l’Ouest : l’industrie manufacturière et diversifiée du Québec et de l’Ontario continue à souffrir d’un manque de compétitivité, par rapport aux États-Unis notamment, y compris dans les technologies avancées (cf. la déconfiture de Blackberry), les provinces de l’Atlantique (sauf Terre-Neuve&Labrador, dopée par le pétrole) restent les parents pauvres de l’économie canadienne, tandis que les provinces de l’Ouest riches en ressources naturelles, profitent de la reprimarisation de l’économie (qui valorise le dollar canadien, aux dépens des industries laurentiennes).

Politique extérieure

Promoteur historique du multilatéralisme, le Canada est membre de l’OTAN, de l’OMC, de l’OCDE, de l’OSCE, de l’OEA, de l’APEC, du Commonwealth, de la Francophonie, et de la Cour pénale internationale.

Le gouvernement conservateur, au pouvoir de 2006 à 2015, avait cependant opéré un recentrage de la politique étrangère canadienne sur la promotion des intérêts économiques (renforcement des liens avec les pays émergents, retrait du protocole de Kyoto et favorisation de l’extraction des matières premières) et de l’affirmation de la souveraineté nationale canadienne et sa capacité militaire (Arctique, engagement militaire en Afghanistan, en Libye, contre Daesh en Irak et en Syrie).

Justin Trudeau a indiqué vouloir redonner toute sa place au Canada sur la scène internationale (« Canada is back ») et en particulier dans les enceintes multilatérales. Justin Trudeau a également annoncé l’arrêt des frappes en Syrie et en Irak et l’accueil de 25 000 réfugiés d’ici la fin février 2016). Une reprise des relations diplomatiques avec l’Iran est également envisagée.

L’un des nouveaux axes principaux de la politique extérieure comme intérieure canadienne sera la lutte contre le changement climatique. Justin Trudeau a annoncé un investissement massif dans les technologies et infrastructures vertes, ainsi que l’établissement d’un prix sur le carbone. Si les fondamentaux de la position canadienne devraient rester inchangés (souci de ménager la compétitivité économique nationale, insistance sur l’engagement des pays émergents), le Canada s’est fortement investi dans la COP21 (invitation de tous les chefs des provinces et territoires à participer à la Conférence dans la délégation canadienne, annonce de 2,5 milliards de dollars de financement au Fonds Vert sur 5 ans).

Plusieurs axes de la politique étrangère canadienne restent cependant inchangés, comme le soutien infaillible à l’Ukraine (en raison notamment du poids considérable de la diaspora ukrainienne au Canada, forte d’environ 1,5 millions de personnes sur 35 millions) ou le soutien aux accords de libre-échange, en particulier l’Accord économique et commercial global entre l’Union européenne et le Canada.

Mise à jour : 07.12.15

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