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Présentation

Les relations politiques

Les relations franco-camerounaises sont anciennes, denses et ponctuées de visites bilatérales. Notre coopération civile, importante et multiforme, atteste d’une relation confiante et nourrie, dans tous les domaines (gouvernance, santé, éducation, infrastructures, développement rural, environnement, enseignement supérieur, recherche et culture).

Le président Biya a effectué plusieurs visites en France. Il est notamment venu en visite officielle du 21 au 24 juillet 2009, et a participé au sommet de Nice en mai 2010, ainsi qu’aux festivités du cinquantenaire des indépendances africaines à Paris les 13 et 14 juillet 2010. A l’occasion d’une visite de travail en France, le président Biya a rencontré le Président de la République à l’Elysée le 30 janvier 2013. Il a aussi participé au sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, les 5 et 6 décembre 2013, ainsi qu’au sommet de Paris sur la sécurité au Nigéria le 17 mai 2014 et à la COP 21, début décembre 2015.

En sens inverse, M. François Hollande, Président de la République, s’est rendu en visite d’Etat à Yaoundé le 3 juillet 2015. La précédente visite d’un chef d’Etat français au Cameroun remontait à celle effectuée par M. Jacques Chirac en 1999.

M. François Fillon, Premier ministre, s’est rendu à Yaoundé les 21 et 22 mai 2009. Deux accords ont été signés à cette occasion : le premier, dans le domaine de la défense, se substitue aux accords de 1974 ; le second vise à assurer la gestion concertée et transparente des flux migratoires.

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, s’est rendu au Cameroun les 15 et 16 mars 2013. Il y est retourné le 19 avril pour la délivrance de la famille Moulin-Fournier ainsi que le 31 décembre, lors de la libération du père Georges Vandenbeusch. M. Fabius est revenu en visite les 21 et 22 février 2015.

M. Claude Bartolone s’est rendu à Yaoundé les 26 et 27 octobre 2014, à l’occasion de la première visite d’un président de l’Assemblée nationale au Cameroun depuis l’indépendance.

Les visites ministérielles ont été régulières. Depuis 2010, s’y sont rendus :

  • M. Jean-Louis BORLOO, ministre de l’écologie, de l’énergie et du développement durable, dans le cadre des cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance, célébrée le 20 mai 2010.
  • M. Henri de RAINCOURT, ministre de la coopération, du 29 juin au 1er juillet 2011, à l’occasion de la signature du second C2D.
  • M. Edouard COURTIAL, secrétaire d’Etat chargé des Français à l’étranger, du 1er au 3 février 2012, lors d’un déplacement au profit de la communauté française.
  • M. Bernard CAZENEUVE, ministre de l’intérieur, le 15 mai 2015.
  • Mme Annick GIRARDIN, secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie, du 1er au 3 novembre 2015.
  • M. André Vallini, secrétaire d’Etat chargé du développement et de la francophonie, le 30 juin et le 1er juillet 2016.

Relations économiques

Relations commerciales

Le Cameroun représente le premier partenaire commercial de la France en Afrique centrale, hors pétrole. Il est notre deuxième client (derrière le Gabon) et notre deuxième fournisseur (derrière le Congo) en Afrique centrale et se révèle un partenaire significatif pour les importations françaises de certains produits (fruits tropicaux, aluminium, bois et pétrole). La France est le 3e fournisseur du Cameroun en 2014 derrière la Chine et le Nigéria – dont la place fluctue en fonction des ventes de pétrole.

Après une baisse sensible de 7,5% en 2014, les exportations françaises vers le Cameroun ont baissé de 1,5% en 2015 pour atteindre 644,5 M€, constituées en premier lieu de produits pharmaceutiques, de produits des industries alimentaires, d’équipements de communication et ordinateurs et d’automobiles. Les importations françaises (294 M€, +27 %), sont dominées par les produits agricoles (fruits tropicaux, cacao) et sylvicoles, l’aluminium et le pétrole brut. Au total, le solde commercial se réduit de 423,4 à 350,3 M€.

Une présence économique française diversifiée

La France demeure l’un des trois principaux pays investisseurs au Cameroun, avec les Etats-Unis et la Malaisie (oléoduc Tchad-Cameroun). La présence française s’appuie sur une centaine de filiales de groupes français, présentes dans les secteurs des hydrocarbures, de l’agroalimentaire, du ciment, du bois, du BTP, des télécommunications et de la logistique. L’implantation d’environ 200 PME-PMI fondées par des Français témoigne en outre de la vitalité des liens économiques tissés entre nos deux pays. Le stock d’IDE français au Cameroun s’établit en 2014 à 906 M€, en baisse de 18% par rapport à 2013.

Total s’est désengagé de sa composante exploration et production au profit de Perenco (groupe français spécialisé dans l’exploitation de champs matures), tout en conservant son réseau de distribution. EDF est actionnaire majoritaire de la Nachtigal Hydro Power Company, créée le 7 juillet 2016 afin d’exploiter le barrage hydroélectrique de Nachtigal, non loin de Yaoundé, dont la construction est estimée à 800 M$ et dont l’électricité serait principalement vendue à l’aluminerie. GDF-Suez a annoncé en 2015 renoncer à un projet de liquéfaction du gaz de 6 Md$ sur le site de Kribi avec la Société nationale des hydrocarbures.

Dans le domaine de la téléphonie mobile, Orange bénéficie d’une position favorable sur le marché camerounais, qui devient de plus en plus concurrentiel avec l’arrivée d’autres opérateurs. Des intérêts français sont aussi représentés dans l’agro-industrie (Compagnie fruitière, Vilgrain, Castel), le BTP (Vinci, Fayat, Bouygues) et l’industrie (Lafarge, Air Liquide). Le groupe Bolloré est présent dans les ports (gestion des terminaux à conteneurs des ports de Douala et de Kribi), le chemin de fer (concession de CAMRAIL, ligne Douala-Ngaoundéré) et les opérations de transit. Il a, en outre, ouvert à Yaoundé la première des salles de cinéma de son réseau Canal Olympia. Cette liste, non exhaustive, illustre l’intérêt que portent les groupes français à ce pays.

L’aide bilatérale française

Dans le cadre d’une remise de dette bilatérale additionnelle, le premier contrat de développement et de désendettement (C2D), d’une durée de 5 ans (2006-2011), a bénéficié d’une enveloppe globale de 537 M€ intégrée dans un document cadre de partenariat (DCP) d’un montant total de 653 M€. Le second C2D, d’un montant de 326 M€ pour la période 2011-2016, est concentré sur 2 secteurs : l’agriculture et le développement rural (60%) et les infrastructures et le développement urbain (34%).

Un troisième et dernier C2D a été signé à Yaoundé le 30 juin 2016. Celui-ci représente 611 M€ de dons à mettre en œuvre par l’AFD sur la prochaine décennie (2016-2026). L’aide-programme se concentre sur deux secteurs, l’agriculture et le développement rural d’un côté (182 M€), les infrastructures et aménagements urbains de l’autre (156 M€). Le contrat prévoit également une enveloppe consacrée à des appuis budgétaires sectoriels, privilégiant les secteurs sociaux et les populations des régions les plus fragiles (185 M€).

Très présente au Cameroun, l’Agence française de développement finance de nombreux projets de développement, au moyen notamment de prêts souverains bonifiés (par l’apport du C2D). Un premier prêt de 60 M€ a ainsi été signé pour la réhabilitation de l’entrée est de Douala tandis qu’un second prêt de 100 M€ a été signé pour la construction du second pont sur le Wouri (Douala), pour lequel 33 M€ du second C2D sont aussi mobilisés. A titre d’exemple, des conventions ont été signées pour la part française dans le financement du barrage de Lom Pangar (50 M€), l’aménagement de l’entrée ouest de Douala (75 M€) ou l’assainissement de la ville de Douala (130 M€).

www.tresor.economie.gouv.fr/pays/cameroun

Coopération culturelle, scientifique et technique

Notre coopération dans le domaine de la recherche bénéficie depuis 2012 d’un financement C2D de 8,2 M€ et vise les domaines de la recherche agronomique et médicale. Les filières professionnelles de coopération bénéficient de notre assistance technique au sein du pôle d’appui à la professionnalisation de l’enseignement supérieur en Afrique centrale (PAPESAC). Dans le domaine de l’enseignement supérieur, notre action s’appuie sur le dispositif classique des bourses, missions et invitations. Au total, le dispositif d’assistance technique français au Cameroun mobilise 29 experts techniques internationaux.

Dans le domaine de la coopération culturelle, les missions de l’Institut français du Cameroun visent à :

  • assurer une action culturelle de proximité et de qualité, en faisant des établissements culturels français et les alliances franco-camerounaises des centres de référence ;
  • promouvoir la langue française dans le contexte du bilinguisme officiel du Cameroun ;
  • renforcer les capacités des acteurs culturels privés en développant une offre de formation s’appuyant sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
  • contribuer à l’élaboration d’une politique culturelle publique ayant des effets économiques positifs.

S’ajoute à ce dispositif trois Alliances françaises (Garoua, Bamenda et Dschang) et six écoles homologuées réparties sur tout le territoire.

Autres domaines de coopération civile

Le partenariat français (hors C2D) vise à renforcer la gouvernance au Cameroun par le financement d’outils de coopération dans la lutte contre la corruption, le renforcement des capacités opérationnelles de la police, l’appui à la décentralisation, la gouvernance urbaine, les finances publiques ou l’harmonisation du droit des affaires. La seconde priorité est accordée à l’émergence et à la structuration de la société civile à travers les FSP mobilisateurs en cours et la contribution du Fonds social de Développement.

L’accord de gestion concertée des flux migratoires est à l’origine de projets de développement solidaire (12 M€) dont les secteurs prioritaires sont la formation professionnelle, le soutien aux activités productives créatrices d’emplois, la santé, les énergies renouvelables et le développement durable.

Coopération militaire

Le Cameroun tient une place particulière au sein de l’architecture de paix et de sécurité en Afrique centrale et dans le golfe de Guinée.

Ce pays est le premier partenaire de la France en matière de coopération de sécurité et de défense. L’accord rénové de partenariat de défense conclu le 21 mai 2009 est entré en vigueur le 1er août 2012.

Ce partenariat vise à soutenir les mécanismes africains de sécurité collective au niveau régional et continental. Il porte principalement sur la formation à travers des écoles nationales à vocation régionale (ENVR), le cours supérieur interarmées de défense (CSID), l’Ecole internationale des forces de sécurité (EIFORCES) et le centre de perfectionnement aux techniques de maintien de l’ordre (CPTMO).

Mise à jour : 12.07.16

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