Présentation du Burundi

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Burundi
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat : M. Pierre Nkurunziza

Données géographiques

Superficie : 27 834 km²
Capitale : Bujumbura
Villes principales : Gitega, Ngozi, Rumonge, Muyinga
Langue (s) officielle (s) : français, kirundi
Langue (s) courante (s) : kirundi
Monnaie : Franc burundais (1 eur = 1803, 57 BIF)
Fête nationale : 1er juillet

Données démographiques

Population : 11,55 millions d’habitants (ONU)
Densité : 435 hab/km²
Croissance démographique : 3,3% (ONU)
Taux de fécondité : 5,9 naissances/femme
Espérance de vie : 58 ans (F) 51,2 ans (H)
Taux d’alphabétisation : 59,3 %
Religion (s) : chrétienne (majoritaire), animiste (11%), musulmane (2%)
Indice de développement humain : 184ème sur 187
Classement transparency international : 150ème sur 168

https://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/burundi

Données économiques

Population : 11,55 millions d’habitants (ONU)
Densité : 435 hab/km²
Croissance démographique : 3,3% (ONU)
Taux de fécondité : 5,9 naissances/femme
Espérance de vie : 58 ans (F) 51,2 ans (H)
Taux d’alphabétisation : 59,3 %
Religion (s) : chrétienne (majoritaire), animiste (11%), musulmane (2%)
Indice de développement humain : 184ème sur 187
Classement transparency international : 150ème sur 168

Composition du gouvernement
(24 août 2015)

Président de la RÉPUBLIQUE : M. Pierre NKURUNZIZA
• 1er Vice-président : M. Gaston SINDIMWO
• 2ème Vice-président : M. Joseph BUTORE

Les ministres

  • Ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique : M. Pascal BARANDAGIYE - Ministre de la sécurité publique : M. Alain Guillaume BUNYONI
  • Ministre des relations extérieures et de la coopération internationale : M. Alain Aimé NYAMITWE
  • Ministre à la Présidence chargé de la bonne gouvernance et du plan : M. Serges NDAYIRAGIJE
  • Ministre à la Présidence chargée des affaires de la Communauté est-africaine : Mme Léontine NZEYIMANA
  • Ministre de la Justice et garde des Sceaux : Mme Aimée Laurentine KANYANA
  • Ministre des finances, du budget et de la planification du développement : M. Domitien NDIHOKUBWAYO
  • Ministre de l’agriculture et de l’élevage : M. Déo Guide RUREMA
  • Ministre de la défense nationale et des anciens combattants : M. Emmanuel NTAHOMVUKIYE
  • Ministre de la santé publique et de la lutte contre le Sida : Mme Josiane NIJIMBERE
  • Ministre de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Mme Janvière NDIRAHISHA
  • Ministre des postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias : M. Nestor BANKUMUKUNZI
  • Ministre de l’eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme : M. Célestin NDAYIZEYE
  • Ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme : Mme Pélate NIYONKURU
  • Ministre de l’énergie et des mines : M. Come MANIRAKIZA
  • Ministre de la fonction publique, du travail et de l’emploi : M. Félix MPOZERINIGA
    - Ministre du développement communal : Mme Jeanne d’Arc KAGAYO
  • Ministre des transports, des travaux publics et de l’équipement : M. Jean Bosco NTUNZWENIMANA
  • Ministre des droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre : M. Martin NIVYABANDI
  • Ministre de la jeunesse, des sports et de la culture : M. Jean Bosco HITIMANA

Présence française

Ambassade de France : Bujumbura
Communauté française au Burundi : 377 immatriculés (DFAE, déc 2015)
Communauté burundaise en France : 1 312 ressortissants autorisés à séjourner en France (2016)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Burundi a connu des violences qui ont fait 300.000 morts et un long processus de paix entre 1993 et 2006.

Les accords de paix d’Arusha signés en 2000 ont permis la mise en place d’une république multipartite où le Président occupe les fonctions de chef de l’État et chef du gouvernement. Les institutions et les partis politiques doivent obligatoirement respecter des quotas entre communautés. Les deux vice-présidents doivent être issus de communautés et de partis politiques différents. Conformément à la constitution, l’assemblée nationale est composée à 60% de Hutus et à 40% de Tutsis, y compris un minimum de 30% de femmes.

Le Burundi est en crise depuis que le président Nkurunziza a annoncé sa candidature à un troisième mandat en avril 2015. Les autorités ont réagi à l’hostilité d’une partie de la population par des violences policières et la restriction des libertés fondamentales. Plus de 300.000 Burundais se sont réfugiés à l’extérieur du pays.

Le président Pierre Nkurunziza a été réélu au premier tour le 21 juillet 2015 avec 69,41 % des suffrages. Le processus électoral (législatives, présidentielle, collinaires* et communales), a été boycotté par l’opposition et jugé non crédible par la communauté internationale. Celle-ci a demandé l’ouverture d’un dialogue inter-burundais en vue de la réconciliation nationale et la sanctuarisation de la constitution et de l’accord d’Arusha. La Communauté d’Afrique de l’Est a confié à l’Ouganda la médiation en faveur du dialogue national et nommé un facilitateur en la personne de l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, pour appuyer cette médiation.

*élections collinaires : élections des conseillers de collines ou quartier

Situation économique

Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres au monde avec un PIB par habitant de 315 USD (2015) et plus des deux tiers de sa population qui vit sous le seuil de pauvreté.
Le Burundi a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2009, ce qui lui a permis d’obtenir une annulation de 100% de sa dette grâce aux annulations bilatérales additionnelles. Le niveau de la dette extérieure est cependant redevenu important. Le pays présente un risque de surendettement élevé.
Les priorités du gouvernement burundais en matière de développement ont été formalisées dans le plan « Vision Burundi 2025 » et confirmées dans le « Cadre Stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté de deuxième génération » (CSLP-II) adopté en 2012 et prévoyant des investissements dans le domaine de l’énergie, des transports et télécommunications.

Enclavé, le pays a connu une croissance économique moyenne de +3,7% sur la décennie écoulée, presque intégralement amortie par la croissance démographique (+3,3% en 2015, pour 11,55 millions d’habitants). La population rurale (90%) vit d’une agriculture de subsistance tandis que les pressions sur les terres agricoles s’accentuent.
Le pays souffre structurellement d’une économie peu diversifiée et vulnérable aux conditions climatiques et aux variations des cours des marchés internationaux. Le niveau de recettes fiscales demeure extrêmement faible (12% du PIB en 2014).
La crise politique et sécuritaire résultant des élections de 2015 a aggravé cette situation de fragilités structurelles. Les secteurs source d’emploi et de croissance (agriculture, industrie de la bière) sont très fortement affectés par les mouvements de population, la hausse des prix et de la fiscalité et l’absence d’investissement. La crise a également conduit les bailleurs à revoir leur politique d’aide qui représentait, jusqu’en 2015, plus de 50% du budget national.

Politique étrangère

Le Burundi et l’intégration régionale

Bujumbura accueille le Secrétariat permanent de la Conférence internationale sur les Grands Lacs (CIRGL) depuis 2007.

A l’instar du Rwanda, le Burundi a rejoint en 2007 la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) qui regroupe l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie et le Soudan du Sud. Il a ratifié le protocole de marché commun de la Communauté de l’Afrique de l’Est, entré en vigueur le 1er juillet 2010.

En outre, le pays a pris part à la relance de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) en 2007.

Bujumbura est partie à l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération dans la région des Grands Lacs, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013, par onze Etats de la région, sous les auspices des Nations Unies, de l’Union africaine, de la CIRGL et de la communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Par cet accord, les Etats de la région s’engagent à respecter l’intégrité territoriale de leurs voisins et à s’abstenir de susciter ou de soutenir des groupes armés hors de leurs frontières.

Le Burundi et les Nations Unies

Admis aux Nations Unies le 18 septembre 1962, le Burundi a siégé comme membre non-permanent au Conseil de sécurité à une seule reprise (1970-1971).

L’Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB), a été déployée de 2004 à 2006, afin de soutenir et d’accompagner les efforts entrepris par le Burundi pour établir durablement la paix et la réconciliation nationale suite à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Burundi, signé à Arusha le 28 août 2000. Fin 2006, cette opération de maintien de la paix a laissé place au Bureau intégré des Nations unies au Burundi (BINUB) dont le mandat s’est achevé en décembre 2014.

Une mission d’observation électorale des Nations Unies (MENUB) a observé le processus électoral de 2015.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies (HCDH) dispose d’un bureau propre au Burundi depuis janvier 2015. La situation au Burundi a été mise à l’ordre du jour du Conseil des droits de l’Homme (CDH) en septembre 2015 et fait l’objet de discussions lors des trois sessions ordinaires annuelles du CDH depuis lors.

Le Conseil de sécurité est activement mobilisé en faveur d’un règlement pacifique et durable de la crise de 2015 depuis le déclenchement de celle-ci, en particulier via l’adoption de plusieurs résolutions (2248 du 12/11/2015, 2279 du 01/04/2016, 2303 du 29/01/ 2016).

Le Burundi et les opérations de maintien de la paix

En Somalie le Burundi est engagé depuis 2007 dans le cadre de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Son contingent s’élève à 5 188 en 2016, faisant du Burundi le deuxième contingent sur place après celui de l’Ouganda.

Dans le cadre des Nations unies, le Burundi contribue aux opérations de maintien de la paix à hauteur de 1 190 personnels (juillet 2016) répartis principalement au sein de la MINUSCA en République centrafricaine (1 107) et dans une moindre mesure dans la MINUAD au Darfour (39), dans l’ONUCI en Côte d’Ivoire (28), dans la MINUSMA au Mali (14) et dans la FISNUA (2).

Mise à jour : 13.06.17

Informations complémentaires

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