Accès rapide :

Présentation du Burundi

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Burundi
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Pierre Nkurunziza

Données géographiques

Superficie : 27 834 km²
Capitale : Bujumbura
Villes principales : Gitega, Ngozi, Rumonge, Muyinga
Langue (s) officielle (s) : français, kirundi
Langue (s) courante (s) : kirundi
Monnaie : Franc burundais (1 eur = 1765 BIF)
Fête nationale : 1er juillet

Données démographiques

Population : 10,48 millions d’habitants (BAD)
Densité : 315 hab/km²
Croissance démographique : 3,7% (BAD)
Taux de fécondité : 4,7 naissances/femme
Espérance de vie : 51 ans
Taux d’alphabétisation : 59,3 %
Religion (s) : chrétienne (majoritaires), animiste (11%), musulmane (2%)
Indice de développement humain : 180ème sur 187
Classement transparency international : 170ème sur 180

Données économiques

PIB (au prix courant du marché) : 1,4 mds de $
PIB par habitant : 255 $

Taux de croissance du PIB : 4,7 % en 2014
Balance commerciale : -151(US$ m)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 34,8 %
  • industrie : 20 %
  • services : 45,1 %

Exportations de la France vers le Burundi : 13,9 M€ en 2013 (-10%)
Importations françaises depuis le Burundi : 4,4 M€ en 2013 (-6%)

Ambassade de France : Bujumbura
Communauté française au Burundi : 481 immatriculés (DFAE, 2014)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/burundi

Situation intérieure

Le Burundi a connu des violences qui ont fait 300.000 morts et un long processus de paix entre 1993 et 2006.

Les accords de paix d’Arusha signés en 2000 ont permis la mise en place d’une république multipartite où le Président occupe les fonctions de chef de l’État et chef du gouvernement. Les institutions et les partis politiques doivent obligatoirement respecter des quotas entre communautés. Les deux vice-présidents doivent être issus de communautés et de partis politiques différents. Conformément à la constitution, l’assemblée nationale est composée à 60% de Hutu et à 40% de Tutsi, y compris un minimum de 30% de femmes.

Le Burundi est en crise depuis que le président Nkurunziza a annoncé sa candidature à un troisième mandat en avril 2015. Les autorités ont réagi à l’hostilité d’une partie de la population par des violences policières et la restriction des libertés fondamentales. 200.000 Burundais se sont réfugiés à l’extérieur du pays.

Le processus électoral (législatives, présidentielle, collinaires* et communales), a été boycotté par l’opposition et jugé non crédible par la communauté internationale. Celle-ci demande l’ouverture d’un dialogue national en vue de la formation d’un large gouvernement d’union nationale et la sanctuarisation de la constitution.

*élections collinaires : élections des conseillers de collines ou quartier

Situation économique

Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres au monde : PIB/hab. de 270 USD en 2014, plus des deux tiers de sa population vit sous le seuil de pauvreté. Enclavé, le pays a connu une croissance moyenne de +2,8% sur la décennie écoulée, inférieure à la croissance de la population (+3% par an, pour 8 millions d’habitants), et plus faible que celles des autres pays de la Communauté d’Afrique de l’Est. La crise électorale a aggravé la situation.

Le déficit commercial se dégrade. Le Burundi importe quatre fois plus qu’il n’exporte.

Le Burundi a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2009, ce qui lui a permis d’obtenir une annulation de 100% de sa dette grâce aux annulations bilatérales additionnelles. Le niveau de la dette extérieure est cependant redevenu important. Le pays présente un risque de surendettement élevé.

Jusqu’au début de la crise électorale, le Burundi recevait une aide importante se montant à 55 dollars par habitant. Les priorités du gouvernement burundais en matière de développement ont été formalisées dans le « Cadre Stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté de deuxième génération » (CSLP-II).

La crise politique et sécuritaire que connaît actuellement le pays a conduit les bailleurs à revoir leur politique d’aide.

Politique extérieure

Le Burundi et l’intégration régionale

Bujumbura accueille le Secrétariat permanent de la Conférence internationale sur les Grands Lacs (CIRGL) depuis 2007.

A l’instar du Rwanda, le Burundi a rejoint en 2007 la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) qui regroupe l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. Il a ratifié le protocole de marché commun de la Communauté de l’Afrique de l’Est, entré en vigueur le 1er juillet 2010.

En outre, le pays a pris part à la relance de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) en 2007.

Bujumbura est partie à l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération dans la région des Grands Lacs, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013, par onze Etats de la région, sous les auspices des Nations Unies, de l’Union africaine, de la CIRGL et de la communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Par cet accord, les Etats de la région s’engagent à respecter l’intégrité territoriale de leurs voisins et à s’abstenir de susciter ou de soutenir des groupes armés hors de leurs frontières.

Le Burundi et les Nations Unies

Admis aux Nations Unies le 18 septembre 1962, le Burundi a siégé comme membre non-permanent au Conseil de sécurité à une seule reprise (1970-1971).

La situation au Burundi figure à l’ordre du jour du Conseil de sécurité depuis le début des années 2000, avec en particulier la création par la résolution 1545 (21 mai 2004) d’une Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB).

Fin 2006, cette opération de maintien de la paix a laissé place au Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB) dont le mandat s’est terminé en décembre 2014. Une mission d’observation électorale des Nations Unies (MENUB) a observé le processus électoral de 2015.

Un cadre stratégique pour la consolidation de la paix au Burundi a été mis en place en 2007 (Commission de consolidation de la paix). Il définit sept axes prioritaires : la promotion de la bonne gouvernance, l’achèvement de la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, la promotion des droits de l’Homme et de l’Etat de droit, le développement socio-économique, l’intégration régionale ainsi que la coordination de l’aide internationale.

Le Burundi et la Somalie

Le Burundi est engagé en Somalie depuis 2007 dans le cadre de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Le contingent burundais s’élève à 5 600 hommes, faisant de Bujumbura l’un des contributeurs les plus importants avec l’Ouganda.

Le Burundi et la Centrafrique

Depuis décembre 2013, le Burundi contribue à la sécurisation de Bangui avec la participation de 850 soldats burundais, dans un premier temps à la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), puis depuis septembre 2014 à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

Le Burundi et l’Union européenne

Union européenne : le programme indicatif national du 11ème FED (2014-2020) s’élève à 432 M€. A partir de 2016, la coopération s’inscrit dans le cadre de la programmation conjointe établie par les Etats-membres et les services de l’Union européenne présents au Burundi.

La crise politique a conduit l’Union européenne à suspendre ses financements aux élections.

Mise à jour : 27.08.15

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2016