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Présentation

Données générales

Nom officiel : Burkina Faso
Président de la République : M. Michel Kafando

Données géographiques

Superficie : 274 500 km²
Capitale : Ouagadougou
Villes principales : Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou
Langue (s) officielle (s) : Français
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 11 décembre

Données démographiques

Population : 16, 9 millions d’habitants (Banque mondiale, 2013)
Densité : 54 hab/km²
Croissance démographique : 3,1% (Banque Mondiale, 2013)
Espérance de vie : 56 ans (Banque Mondiale, 2012)
Taux d’alphabétisation : 29% (CIA World Factbook)
Religions : Islam (60,5 %), Catholicisme (19%), Animisme (15,3%), Protestantisme (4,2%). (CIA World Factbook, 2014)
Indice de développement humain : 181ème sur 187 pays (PNUD, 2014)
Classement Transparency International : 83ème sur 177 pays (2013)

Données économiques

PIB : 11,6 milliards de dollars (Banque mondiale, 2013)
PIB par habitant : 729 dollars (FMI, 2013)
Taux de croissance : 6,6 % (Banque mondiale, 2013)
Taux de chômage : NC
Taux d’inflation : 2 % (=DGTPE, 2013)
Solde budgétaire : - 3,2 % du PIB (CIA World Factbook 2014))
Balance commerciale : - 4 % du PIB (FMI, 2010)

Principaux clients (CIA World Factbook, 2014) : Chine (25,9%), Turquie (24,8%), Belgique (5,2 %)
Principaux fournisseurs (CIA World Factbook, 2014) : Côte d’Ivoire (17,6%), France (15,2 %), Ghana (4,8%), Togo (4,4%)

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB (CIA World Factbook 2014) :

  • agriculture : 33,6 %
  • industrie : 23,6 %
  • services : 42,8 %

Exportations de la France vers le Burkina Faso : 332 M€ (DGT, 2013)
Importations françaises depuis le Burkina Faso : 10M€ (DGT, 2013)

Consulat de France : Ouagadougou
Communauté française : 3 582 inscrits (au 31/12/2013)
Communauté burkinabé en France : 4 678 (2014)

Politique intérieure

Indépendante le 5 août 1960, la Haute Volta a connu plusieurs coups d’Etat dont celui de Thomas Sankara en 1983. Elle devient le Burkina Faso, “pays des Hommes intègres”, en 1984. Le 16 octobre 1987, Blaise Compaoré, ancien compagnon de route de Sankara, prend le pouvoir. Il est élu en 1991 et réélu en 1998.

Lors des élections présidentielles de 2005, le président sortant Blaise Compaoré est à nouveau réélu avec 80,3 % des voix dès le premier tour.

L’opposition, très affaiblie et plus que jamais divisée après les défaites successives aux présidentielles et aux municipales, a subi une lourde défaite aux élections législatives de 2007 (13,5 % des sièges au sein de l’Assemblée Nationale contre 66 % pour le CDP et 20,5 % pour la mouvance présidentielle). Face à ce constat, l’opposition a tenté, sans grand succès, de se réunir. Le parti de l’Union pour la renaissance-Parti Sankariste (Unir-PS) a été désigné chef de file de l’opposition et son président, Bénéwendé Sankara, a été le premier candidat déclaré à l’élection présidentielle de novembre 2010. L’ancien Ministre de l’économie et des finances, Zéphirin Diabré a créé le 1er mars 2010 son parti politique, l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC).

La question de la révision de la Constitution de 1991 est apparue au centre des réflexions politiques de l’année 2010. Le premier tour de l’élection présidentielle a eu lieu le 21 novembre 2010. La campagne électorale et le vote se sont déroulés, selon les différentes missions d’observation, dans un climat apaisé et dans de bonnes conditions. Blaise Compaoré a été réélu à la Présidence de la République, avec 80% des voix. Les principaux candidats de l’opposition, Arba Diallo et Bénéwendé Sankara, ont recueilli respectivement 8,21% et 6,34 % des suffrages. Le Premier ministre Tertius Zongo a été reconduit par le Président Compaoré.

A la mi-février 2011, le Burkina Faso a été confronté à de nombreuses manifestations (suite notamment au décès d’un collégien à Koudougou) et à des mutineries militaires (notamment Ouagadougou à la mi-avril et à Bobo Dioulasso début juin) qui se sont traduites par des violences, des pillages et des attaques contre des symboles du pouvoir. Le Président Compaoré a entamé en mars 2011 des consultations avec les forces vives du pays. Il a procédé au remplacement de certains responsables militaires et a nommé le 21 avril 2011 un nouveau gouvernement dirigé par Luc-Adolphe Tiao, qui a annoncé des mesures d’urgence budgétaires et fiscales.

Les premières élections couplées législatives et municipales se sont tenues le 2 décembre 2012. Elles ont confirmé un tassement du parti présidentiel, le CDP, (qui avec 70 sièges sur 127 soit 55,11%, subit un recul mais conserve la majorité parlementaire) et réalise de remarquables résultats au niveau communal, et la percée de l’Union pour le Changement (UPC) devenue la seconde force politique du pays. Le chef de l’UPC, Zéphirin Diabré est donc le nouveau chef de l’opposition tandis que l’opposition traditionnelle sankariste, de tendance radicale, subit une forte déconvenue. M. Sougalo Appolinaire Ouattara, député du CDP, a été élu Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso en remplacement de Roch Marc Christian Kaboré. Le Premier ministre burkinabé Luc Adolphe TIAO a présenté le 2 janvier 2013 son troisième gouvernement. Composée de personnalités issues du CDP ou de techniciens reconnus dans leurs domaines de compétence, la nouvelle équipe gouvernementale s’appuie sur la « garde rapprochée du chef de l’Etat »que sont, en premier lieu, les trois Ministres d’Etat.

L’Assemblée nationale du Burkina Faso a voté le 21 mai 2013 la création d’un Sénat, et ce malgré le rejet de l’opposition et d’un parti de la majorité, qui soupçonnent une volonté de réviser la Constitution pour permettre au président Blaise Compaoré de se représenter en 2015 (l’article 37 de la Constitution le lui interdisait).

Début 2014, le Président Compaoré a dû faire face à une crise au sein de son parti et à une reconfiguration de la scène politique. Plusieurs cadres historiques du parti ont annoncé le 6 janvier 2014, dans une lettre ouverte, leur démission du CDP. Parmi les démissionnaires figuraient Simon Compaoré, l’ancien maire de Ouagadougou, et Marc Roch Kaboré, l’ancien président de l’Assemblée nationale. Ils dénonçaient le projet de réforme de la constitution, destiné à permettre au président Compaoré de se représenter. Ils ont bénéficié d’un soutien important parmi les militants et certains chefs traditionnels (400). Ils ont créé un nouveau parti, le MPP, Mouvement du Peuple pour le Progrès.

Durant l’année 2014, l’opposition et la société civile se sont mobilisés contre la perspective d’un changement de constitution qui aurait permis à Blaise Compaoré de se représenter en 2015. Plusieurs manifestations pacifiques ont été organisées.

En octobre 2014, Blaise Compaoré a annoncé clairement sa volonté que soit modifié l’article 37 de la constitution pour pouvoir briguer un nouveau mandat en 2015. Le 30 octobre, jour du vote du projet de loi à l’assemblée nationale, des manifestations massives ont éclaté à travers le pays. Plusieurs bâtiments officiels ont été incendiés. Les maisons de certains responsables politiques ont été pillées. Le 31 octobre, Blaise Compaoré a remis une lettre de démission, et s’est réfugié en Côte d’Ivoire. Il se trouve à présent en Côte d’Ivoire.. Les manifestations du 30 octobre au 2 novembre ont causé la mort de 24 personnes et fait 625 blessés selon un comité d’expert désigné par le gouvernement burkinabè.

Le jour-même de la démission de Blaise Compaoré (31 octobre), le lieutenant-colonel Zida s’est déclaré chef de l’Etat, avec le soutien de l’armée, d’une partie de la société civile et de la classe politique. La Communauté des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) puis l’Union africaine, relayées par le reste de la communauté internationale, ont demandé la remise des pouvoirs par les militaires à des autorités de transition civiles, sous peine de sanctions. Une mission Nations Unies/Union africaine/CEDEAO s’est déployée et plusieurs chefs d’Etats de la région (Ghana, Sénégal, Nigéria, Togo, Mauritanie) ont fait le déplacement à Ouagadougou.

Le 13 novembre, une Charte de la transition a été adoptée à l’unanimité par les parties prenantes (l’armée, les partis politiques, la société civile, les autorités religieuses et coutumières). En conformité avec les attentes de la communauté internationale, cette charte prévoit la nomination d’un président de la transition civil et l’organisation d’élections présidentielle et législatives, dans un délai d’un an, auxquelles les membres du pouvoir de transition ne pourront pas participer.

Le 17 novembre, les parties prenantes ont désigné Michel Kafando comme président de la transition. Le 19 novembre, il a nommé le lieutenant-colonel Issac Zida Premier ministre.

La principale mission de la transition est d’organiser les prochaines élections. Le premier tour des élections couplées présidentielle et législatives aura lieu le 11 octobre 2015. Le premier tour des élections municipales aura lieu le 31 janvier 2016.

Le 7 avril, le Conseil national de transition a adopté un projet de loi portant révision du code électoral, qui prévoit l’inéligibilité de « toutes les personnes ayant soutenu un changement anticonstitutionnel qui porte atteinte au principe de l’alternance démocratique notamment au principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels ayant conduit à une insurrection ». L’ancienne majorité conteste cette disposition, et a saisi le Conseil constitutionnel.

Situation économique

Avec un PIB par tête de l’ordre de 1,5 euro par jour et par habitant, le Burkina Faso (16,5 millions d’habitants vivant à 83% dans les zones rurales) est un pays pauvre (183ème rang sur 187 au dernier classement de l’Indice de développement humain) et enclavé. La forte pression démographique (+3,1% par an) absorbe une part importante de la croissance économique (supérieure à 6% par an au cours de la dernière décennie). L’aide au développement (en moyenne 10% du PIB sur les cinq dernières années) et le développement aurifère (en 2013, l’or a représenté 80% des exportations du Burkina) contribuent fortement au dynamisme de l’économie burkinabè.

En 2013, l’inflation a été contenue à 2%. Le déficit budgétaire, malgré une forte augmentation des dépenses sociales à compter de septembre 2013, est resté limité à 3% du PIB. La dette externe, dont la soutenabilité ne semble pas poser de problème à moyen terme, a été inférieure à 2012 (22,9% du PIB) et s’établit, en 2013, à 21,8% du PIB. La dette totale a toutefois augmenté passant de 27,3% du PIB en 2012 à 33,3% du PIB en 2013. Le déficit de la balance des paiements courants présente une tendance à l’aggravation en 2013 et 2014 (-0,8% du PIB en 2012 ; -3,5% en 2013 ; -5,8% prévus pour 2014) du fait, notamment, de la baisse du prix international et de la stagnation de la production du principal produit d’exportation du Burkina (l’or), de la réduction des cours mondiaux du coton ainsi que de la forte augmentation des importations principalement tirées par les projets publics d’investissement. Le 16 décembre 2013, le FMI a approuvé la septième et dernière revue de la Facilité élargie de crédit qui s’est terminée fin 2013. En outre, il s’est prononcé pour la mise en place d’un nouvel arrangement triennal de même nature dont la première revue a été approuvée en juin 2014.

Le Burkina Faso a été éligible dès 1997 à l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés), et a bénéficié dans ce cadre d’un important allègement de dette, notamment de la part des créanciers multilatéraux et de ceux du Club de Paris. L’atteinte du point d’achèvement en juin 2002 a ouvert la voie à un traitement final de la dette due par le pays aux créanciers du Club de Paris, qui ont accepté l’annulation de plus de 97% de leurs créances. Des efforts supplémentaires ont été accordés par les institutions multilatérales fin 2005 au titre de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM). Le stock de dette extérieure du Burkina Faso à fin 2013 (3 milliards de dollars) est constitué à 80% de dette multilatérale. Le FMI a requalifié le pays en risque de surendettement modéré lors de la 4ème revue de la dernière FEC.

L’APD totale reçue par le Burkina Faso s’est élevé en 2012 à 1 159 millions de dollars (contre 995 en 2011 et 1 062 en 2010). La France (89 millions de dollars par an sur 2011-2012 soit 18% de l’aide bilatérale) est le deuxième bailleur bilatéral derrière les Etats-Unis (20%). La Banque Mondiale (221 millions de dollars par an sur 2011-2012) fournit 38% de l’aide multilatérale suivie de l’Union Européenne (27%).

Politique extérieure

Soupçonné d’avoir soutenu le Libéria de Charles Taylor au début des années 2000, puis d’avoir soutenu la rébellion ivoirienne en 2002, le Burkina Faso est parvenu à modifier considérablement son image à l’étranger.

Le Président Compaoré a joué un rôle essentiel de médiation dans différentes crises ouest-africaines :

  • La facilitation du dialogue inter-togolais en août 2006 a permis au Burkina Faso de revenir sur la scène diplomatique. Le Président burkinabé a joué un rôle important dans la conclusion de l’Accord Politique Global de 2006 (APG) dont il a été Facilitateur. Le Président Compaoré a continué depuis lors d’accompagner le dialogue inter-togolais, particulièrement dans la perspective de la préparation des élections présidentielles de mars 2010.
  • Depuis la signature de l’Accord politique de Ouagadougou en mars 2007, le Burkina Faso jouait un rôle déterminant dans le processus de sortie de crise ivoirien. Le Burkina Faso, facilitateur de cet accord, veillait à sa mise en œuvre et organisait de nombreuses réunions de suivi à Ouagadougou. Les deux pays ont signé un traité d’amitié et de coopération le 29 juillet 2008. La visite d’Etat du Président Compoaré en Côte d’Ivoire (15-18 septembre 2009), marquée en particulier par la tenue d’un Conseil des Ministres conjoint entre les deux gouvernements, s’inscrivait dans la continuité de ce traité.
  • Le Président Compaoré a été nommé facilitateur de la crise guinéenne par la CEDEAO, et a joué un rôle important dans la sortie de la crise qu’a traversé le pays depuis les évènements du 28 septembre 2009.

Blaise Compaoré a été élu par ses pairs à la Présidence de l’UEMOA et de la CEDEAO pendant 2 années consécutives (2007 et 2008). L’entrée du Burkina Faso au Conseil de Sécurité comme membre non permanent pour le biennum 2008-2009 est par ailleurs venue renforcer la stature internationale que se construit ce pays. La nomination de son ministre des affaires étrangères, M. Djibril Bassolé comme médiateur conjoint de l’Union Africaine et des Nations Unies au Darfour (qui a occupé ce poste jusqu’en avril 2011, date de son rappel au gouvernement), a confirmé cette évolution, tout comme l’élection le 17 février 2012, du burkinabè Kadré Désiré Ouedraogo (ancien Premier ministre et actuellement ambassadeur auprès de l’UE) comme Président de la Commission de la CEDEAO.

A la suite du coup d’Etat du 22 mars 2012 au Mali, la CEDEAO a mandaté le Burkina Faso comme médiateur pour la crise malienne. Elle lui a confié deux missions : régler la crise institutionnelle après le coup d’Etat du capitaine Sanogo et instaurer un processus de négociation entre l’Etat malien et les groupes armés du Nord. Un accord-cadre a été conclu le 6 avril 2012 entre la médiation et la junte permettant un retour à l’ordre constitutionnel.

En ce qui concerne le dialogue Nord-Sud, le médiateur burkinabè a d’abord tenté de faire émerger un accord entre les autorités maliennes, Ansaar Eddine et le MNLA. Le 4 décembre 2012, une première rencontre entre les trois parties a eu lieu à Ouagadougou. Mais le 8 janvier 2013, Ansaar Eddine a lancé une offensive vers le sud du Mali, provoquant le déclenchement de l’opération Serval. En mai 2013, le Burkina Faso a repris ses efforts de médiation entre le gouvernement malien et les groupes armés non terroristes qui avaient pris le contrôle de Kidal (MNLA, HCUA). Le 18 juin 2013, les discussions ont abouti à la signature de l’accord préliminaire de Ouagadougou entre les autorités maliennes et les groupes armés non terroristes. Cet accord a permis la tenue de l’élection présidentielle d’août 2013 sur l’ensemble du territoire malien et le retour progressif de l’armée et de l’administration malienne dans la région de Kidal. Cet accord traçait les jalons des futures négociations devant mener à un accord de paix final.

Depuis l’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta en août 2013 comme Président du Mali, le Burkina Faso a vu son rôle de médiateur diminuer. En juillet 2014, des négociations directes ont débuté à Alger, à la demande des autorités maliennes. Le Burkina Faso est associé à ces négociations.

Le Burkina participe à la force des Nations Unies au Mali (la MINUSMA), à hauteur d’un bataillon. Un second bataillon est en préparation.

Mise à jour : 16.04.15


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